đŸđđ Eat's business on the beach đđ·đ§ 2024-1
Bonjour Ă toutes et Ă tous, Eat's Business est une newsletter dans laquelle vous trouverez une revue de presse de quelques articles sur le monde de lâalimentaire qui mâont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente.Â
Pour information Eatâs Business passe en mode Ă©tĂ© Ă partir de cette semaine avec un rythme bimensuel afin que vous puissiez avoir tout de mĂȘme des infos tout en profitant de vos vacances.
Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont :Â
Le
Bonne lecture et bonne semaine Ă toutes et Ă tous!
Pour celles et ceux dâentre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :
LâidĂ©e de lancer cette revue de presse sous forme de newsletter mâest venue pendant le confinement. Eatâs Business fĂȘtera donc trĂšs bientĂŽt ses 4 ans.
En 4 ans ce sont prĂšs de 180 revues de presse que vous avez eu lâoccasion de consulter gratuitement.
Pour continuer Ă garder ce contenu gratuit et accessible Ă tous, notamment les Ă©tudiants, Eatâs Business cherche des sponsors pour la rentrĂ©e de septembre. Si vous souhaitez soutenir Eatâs Business nâhĂ©sitez pas Ă mâĂ©crire Ă contact@olivierfrey.com pour que lâon discute ensemble des modalitĂ©s.
Le Figaro, Venue du Mexique, en 100 ans, la salade Caesar a conquis le monde, 03/07/2024
Née en 1924 à Tijuana au Mexique, la salade Caesar célÚbre son centenaire cette année. Ce plat emblématique de la cuisine américaine, dont l'origine est généralement attribuée à l'Italien Caesar Cardini, a conquis les tables du monde entier en un siÚcle.
Contrairement aux idĂ©es reçues, la recette originale ne contenait ni poulet, ni anchois, ni bacon. Selon la lĂ©gende, elle aurait Ă©tĂ© improvisĂ©e un 4 juillet, jour de l'IndĂ©pendance amĂ©ricaine, alors que le restaurant de Caesar Cardini Ă©tait bondĂ© et manquait d'ingrĂ©dients. La premiĂšre salade Caesar se composait simplement de romaine, de jaune d'Ćuf cru, de parmesan, dâail, dâhuile d'olive et de sauce Worcestershire. Bien que Caesar Cardini soit considĂ©rĂ© comme son crĂ©ateur, d'autres revendiquent la paternitĂ© de cette salade, notamment son frĂšre Alex et certains de ses employĂ©s. Quoi qu'il en soit, le plat est rapidement devenu populaire, d'abord en Californie puis Ă New York, avant de traverser l'Atlantique. En 1953, elle est mĂȘme sacrĂ©e "meilleure recette nĂ©e aux AmĂ©riques en 50 ans" par la SociĂ©tĂ© internationale d'Ăpicure Ă Paris.
Au fil du temps, la recette a évolué, intégrant de nouveaux ingrédients comme le poulet, les anchois, le bacon ou encore un trait de citron dans la sauce. Aujourd'hui, cette salade iconique se décline sous diverses formes. Des chefs renommés comme Paul Pairet au Crillon ou François Perret au Ritz la réinventent, tandis que des cuisiniÚres américaines comme Carrie Solomon et Orly Olivier perpétuent la tradition à Paris avec leurs propres twists. La premiÚre propose une douzaine de versions adaptées aux saisons, utilisant différents types de choux en hiver ou des légumes variés comme le cresson, les épinards ou le fenouil. La seconde ajoute du chipotle à sa sauce pour une saveur fumée unique.
Que ce soit dans sa version classique ou revisitée, la Caesar reste un incontournable des menus, des fast-foods aux palaces. Son secret ? Une recette simple mais perfectible à l'infini, qui s'adapte aux goûts et aux tendances, sans jamais perdre son identité. La texture nappante de la sauce, le croquant de la salade et l'équilibre des saveurs en font un plat apprécié de tous.
Le Figaro, Bel et Dassault SystĂšmes sâassocient pour rĂ©volutionner lâagroalimentaire, 03/07/2024
Le groupe agroalimentaire Bel (La Vache qui rit, Kiri et Materne) s'associe à l'éditeur de logiciels Dassault SystÚmes dans le cadre d'un partenariat novateur. Cette collaboration vise à accélérer la transformation numérique de l'industrie alimentaire et à stimuler l'innovation dans le secteur.
Au cĆur de cette alliance, on trouve la plateforme d'innovation 3DExperience de Dassault SystĂšmes. LancĂ©e en 2012, cette technologie permet aux entreprises de visualiser et de modĂ©liser leurs donnĂ©es, tant au niveau de la conception que de la fabrication des produits. DĂ©jĂ utilisĂ©e dans des domaines tels que l'aĂ©rospatiale et la santĂ©, cette plateforme s'adapte dĂ©sormais au secteur agroalimentaire.
Le partenariat, dont l'accord a été conclu fin 2023, se concentre sur plusieurs aspects clés :
Innovation produit : l'utilisation de l'intelligence artificielle pour élaborer de nouvelles recettes plus saines, notamment en explorant les possibilités offertes par les protéines végétales.
Optimisation de la production : mise en place d'outils dans les usines pour améliorer l'efficacité, comme des capteurs pour détecter rapidement les anomalies.
Interconnexion des données : création d'une plateforme unique permettant de partager les informations sur la R&D et la production au sein de l'entreprise.
Le déploiement de ces solutions débutera en 2025, avec pour objectif de transformer radicalement les processus de recherche et d'innovation de Bel. Cette évolution devrait permettre une meilleure compréhension de toute la chaßne de production, garantissant ainsi une efficacité et une productivité accrues. Cécile Béliot, directrice générale de Bel, souligne l'importance de ce partenariat face à l'enjeu majeur de "réinventer l'alimentation de demain". Bernard CharlÚs, président du conseil d'administration de Dassault SystÚmes, met en avant la capacité de leurs solutions à gérer la "matiÚre vivante". Bien que cette transformation représente un investissement conséquent et comporte des risques, notamment en termes de réputation, elle pourrait permettre à Bel de réaliser des économies de plusieurs dizaines de millions d'euros à long terme.
Le Monde, Adieu avocat et chocolat ! Les chefs Ă lâheure de lâĂ©coresponsabilitĂ©, 04/07/2024
De plus en plus de chefs renommés adoptent une approche écoresponsable en bannissant certains aliments de leurs menus. Cette tendance, qui gagne du terrain dans la haute gastronomie, vise à réduire l'impact environnemental de la cuisine tout en stimulant la créativité culinaire. David Toutain, chef doublement étoilé, a par exemple remplacé l'anguille par du hareng dans l'un de ses plats signatures, en raison des risques de disparition de l'espÚce. D'autres chefs, comme Thomas Benady de l'Auberge sauvage, ont complÚtement éliminé la vanille et le chocolat de leurs cuisines. L'avocat, gourmand en eau, est également banni de nombreux établissements. Cette démarche s'étend également à la viande rouge, dont la consommation est réduite ou supprimée dans certains restaurants étoilés, en raison de son impact sur la santé et l'environnement. Les produits exotiques, à forte empreinte carbone, sont également moins prisés.
La transparence sur l'origine des produits devient primordiale. Des chefs comme ClĂ©ment Leroy du Chiberta privilĂ©gient les ingrĂ©dients locaux et cherchent Ă "faire plus avec moins". Certaines spĂ©cialitĂ©s rĂ©gionales, comme les grenouilles ou les Ă©crevisses, sont remises en question car souvent importĂ©es de loin. L'information et l'Ă©ducation des clients jouent un rĂŽle crucial dans cette transition. Des chefs comme Adrien Witte du ChĂ©ri Bibi Ă Biarritz expliquent leurs choix aux clients pour promouvoir les fournisseurs locaux et changer les mentalitĂ©s. Des alternatives locales sont explorĂ©es pour remplacer les produits problĂ©matiques. La chicorĂ©e, par exemple, est proposĂ©e comme substitut au cafĂ©. Certains restaurants, comme Arborescence Ă Lille, rĂ©ussissent mĂȘme Ă crĂ©er des plats aux saveurs asiatiques en utilisant uniquement des ingrĂ©dients locaux ou cultivĂ©s sur place.
Pour de nombreux chefs, cette approche reprĂ©sente un dĂ©fi stimulant qui les pousse Ă innover. Franco Bowanee, du chĂąteau de Vault-de-Lugny, a ainsi complĂštement revu sa carte pour se concentrer sur les produits locaux et les espĂšces mal-aimĂ©es comme le silure. Bien que certains choix puissent ĂȘtre difficiles, les chefs estiment que cette nouvelle approche les rend plus fiers de leur travail et les pousse Ă constamment apprendre et s'amĂ©liorer.
Le Monde, Fin du « mirage » chinois pour les vins de Bordeaux, 30/06/2024
Le marchĂ© chinois, autrefois eldorado pour les vins Ă©trangers, notamment bordelais, connaĂźt un dĂ©clin spectaculaire depuis 2017. Les importations de vins Ă©trangers en Chine ont chutĂ© de plus de 60% entre 2017 et 2023, avec une accĂ©lĂ©ration de la baisse depuis fin 2022. Cette situation contraste fortement avec la pĂ©riode d'euphorie vĂ©cue par le secteur viticole bordelais entre 2009 et 2016. L'attrait du marchĂ© chinois avait alors masquĂ© la surproduction structurelle dans le Bordelais, conduisant mĂȘme Ă l'annulation d'un plan d'arrachage de vignes envisagĂ© dĂšs 2005.
Plusieurs facteurs expliquent ce revirement :
La Chine est devenue un important producteur de vin et possĂšde le deuxiĂšme plus grand vignoble au monde, juste derriĂšre l'Espagne.
La consommation de vin en Chine, aprÚs avoir fortement augmenté jusqu'en 2017, connaßt depuis une baisse annuelle moyenne de 15%.
Le goût du vin ne s'est pas véritablement ancré dans les habitudes de consommation chinoises. Les Chinois préfÚrent largement les alcools de riz ou la biÚre. Le vin ne représente ainsi que 1,5% de la consommation d'alcool dans le pays.
La crise du Covid-19 et le ralentissement économique dans le pays.
Cette chute des exportations affecte davantage les petits vins que les grands crus, bien que ces derniers ne soient pas épargnés. Les domaines prestigieux comme Chùteau Margaux ont constaté une diminution de moitié du nombre d'acheteurs chinois lors des primeurs en 2024. ParallÚlement, la production de vin en Chine évolue vers une meilleure qualité, avec une baisse des vins de table au profit des crus premium. Le pays vise désormais à exporter ses propres vins, bien que leur percée sur le marché français reste limitée en raison de prix élevés.
Cette situation marque la fin d'une époque dorée pour les exportations de vins bordelais vers la Chine, obligeant le secteur à repenser ses stratégies commerciales et à faire face à ses problÚmes structurels de surproduction.
Les Ăchos, Breizh CafĂ© : Bertrand Larcher, ce breton fou du Japon qui relance la filiĂšre du sarrasin, 04/07/2024
Bertrand Larcher, fondateur de l'enseigne Breizh Café, s'est lancé dans une mission ambitieuse : relancer la filiÚre du sarrasin en Bretagne. Trente ans aprÚs l'ouverture de son premier restaurant à Tokyo, cet entrepreneur breton de 58 ans a construit un mini-empire d'une trentaine de restaurants, générant plus de 30 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Son parcours atypique l'a menĂ© du Japon, oĂč il a ouvert sa premiĂšre crĂȘperie en 1996, Ă la crĂ©ation d'une ferme biologique Ă Saint-Coulomb, en Bretagne. Cette ferme de 12 hectares, gĂ©rĂ©e selon les principes de l'agroĂ©cologie, produit le sarrasin bio utilisĂ© dans ses restaurants. Bertrand Larcher est prĂ©occupĂ© par l'Ă©tat des sols agricoles en France et milite pour des pratiques agricoles plus durables. Il a lancĂ© Kouer Breizhat, un projet de "solidaritĂ© paysanne" visant Ă soutenir la filiĂšre du sarrasin par des donations de semences bio et la crĂ©ation d'une caisse de pĂ©rĂ©quation pour assurer un revenu Ă©quitable aux cultivateurs.
Le dĂ©veloppement de Breizh CafĂ© a Ă©tĂ© soutenu par des personnalitĂ©s influentes, dont Jean-Yves Le Drian et François Pinault, dont la sociĂ©tĂ© Artemis est devenue actionnaire minoritaire en 2016. Cette collaboration a permis Ă Bertrand Larcher d'accĂ©lĂ©rer son expansion internationale, avec des ouvertures rĂ©centes Ă Rennes et Biarritz, et des projets Ă MegĂšve, Londres, QuĂ©bec et New York. Il a Ă©galement diversifiĂ© ses activitĂ©s avec la crĂ©ation de Maisons du Sarrasin, d'un hĂŽtel et d'une Ă©cole de crĂȘpiers Ă Saint-Malo. En novembre 2023, il a reçu le prix de l'innovation du guide La Liste.
Son prochain dĂ©fi est de faire inscrire la galette de blĂ© noir au patrimoine immatĂ©riel de l'humanitĂ© de l'UNESCO, soulignant l'importance culturelle et gastronomique de ce plat traditionnel breton. Le sarrasin, longtemps dĂ©laissĂ© en France, connaĂźt un regain d'intĂ©rĂȘt grĂące Ă ses qualitĂ©s nutritionnelles et Ă©cologiques. La collecte de sarrasin a Ă©tĂ© multipliĂ©e par cinq en vingt ans, atteignant 27 000 tonnes en 2022. Cette renaissance s'inscrit dans un mouvement plus large de retour vers des pratiques agricoles durables et des aliments sains, dont Bertrand Larcher est devenu l'un des principaux ambassadeurs en Bretagne.
Les Ăchos, En crise, l'industrie europĂ©enne de la viande se recompose, 03/07/2024
L'industrie européenne de la viande traverse une période de crise et de restructuration majeure. Elle est confrontée à plusieurs défis :
La baisse de la consommation de viande
Des problĂšmes sanitaires, comme la fiĂšvre porcine
Une perte de compétitivité face à la concurrence internationale
Une diminution des cheptels dans toute l'Europe
La hausse des coûts énergétiques
Une pĂ©nurie de main-d'Ćuvre
Cette situation entraßne une consolidation accélérée du marché. Le groupe néerlandais Vion Group illustre cette tendance en mettant en vente ses actifs allemands pour se recentrer sur le Benelux. Parmi les potentiels acquéreurs figurent le français Bigard, l'irlandais ABP et l'italien Cremonini. En Allemagne, la production du secteur a baissé pour la septiÚme année consécutive en 2023, reculant de 4% à 6,8 millions de tonnes. Cette diminution du volume d'animaux destinés à l'abattage pousse à la consolidation et à la fermeture d'usines.
Le phénomÚne touche toute l'Europe. Entre 2016 et 2023, le nombre de bovins destinés à la production de viande et de lait a diminué de 7%. Cette baisse est encore plus marquée en Europe de l'Est. En Espagne, le deuxiÚme plus gros cheptel allaitant d'Europe est en déclin depuis 2020 à cause de la sécheresse. En France, le ministÚre de l'Agriculture estimait en 2023 qu'un abattoir sur cinq était menacé.
Face Ă ces dĂ©fis, les acteurs du secteur adaptent leurs stratĂ©gies. A lâimage de Bigard, le leader français, qui acquiert des marchands de bestiaux et s'engage dans la contractualisation avec les Ă©leveurs. Une Ă©ventuelle acquisition d'outils industriels en Allemagne par Bigard pourrait lui permettre d'importer de la viande de bĆuf en France pour pallier la pĂ©nurie de matiĂšre premiĂšre.
Cette restructuration de l'industrie de la viande en Europe reflÚte les changements profonds dans les habitudes de consommation, les contraintes environnementales et sanitaires, ainsi que les défis économiques auxquels le secteur est confronté. Les acteurs doivent s'adapter rapidement pour assurer leur pérennité dans un marché en pleine mutation
Les Ăchos, Alimentation : l'envolĂ©e des marques de distributeurs fait les affaires des PME françaises, 28/06/2024
L'engouement des consommateurs pour les marques de distributeurs (MDD) ne faiblit pas et profite largement aux PME et ETI françaises. C'est ce que révÚle le dernier baromÚtre PME-grande distribution, réalisé par Nielsen pour la FEEF et la FCD.
Malgré les turbulences économiques récentes, les PME et ETI maintiennent leur position forte dans le secteur de la grande distribution. Cette progression s'explique par une offre élargie et une meilleure visibilité en rayon, les petites entreprises représentant plus de la moitié des références. L'inflation galopante a en effet poussé la grande distribution à miser davantage sur les MDD pour contrer la déconsommation. En 2023, les MDD ont enregistré leur meilleure performance depuis 2017, avec prÚs de 21 milliards de produits vendus. Elles pÚsent désormais 34,4% des ventes en valeur dans les grandes et moyennes surfaces. Les PME et ETI sont les grands gagnants de cette tendance, générant prÚs des deux tiers du chiffre d'affaires des MDD. Leur part a progressé au détriment des fabricants étrangers, répondant ainsi à la demande des consommateurs pour des produits d'origine française et de qualité. Les MDD ne sont plus perçues comme des produits d'entrée de gamme, mais jouent de plus en plus la carte des produits régionaux ou locaux.
Pour les petites entreprises, cette augmentation des volumes permet de faire tourner les usines. Cependant, elles subissent une pression sur les marges de la part des distributeurs engagĂ©s dans une guerre des prix. Les contrats avec les PME n'entrant pas dans le cadre des nĂ©gociations commerciales annuelles, les ajustements sont permanents. MalgrĂ© ces dĂ©fis, le potentiel de croissance des MDD en France reste important comparĂ© Ă d'autres pays europĂ©ens. En Suisse, par exemple, leur part de marchĂ© atteint 52% en valeur, et 45% en Espagne et aux Pays-Bas. Ce partenariat entre PME et grande distribution pourrait mĂȘme ouvrir des opportunitĂ©s Ă l'export pour certaines entreprises françaises.
Financial Times, Climate change is pushing up food prices â and worrying central banks, 03/07/2024
Le changement climatique entraĂźne une hausse des prix alimentaires et inquiĂšte les banques centrales. En Sicile, oĂč Giuseppe Divita et son frĂšre gĂšrent lâOleificio Guccione, les tempĂ©ratures croissantes et la diminution des prĂ©cipitations compliquent la production dâolives. Cette situation, aggravĂ©e par des coĂ»ts de production plus Ă©levĂ©s, a fait grimper les prix Ă des niveaux records en 20 ans.
Les phĂ©nomĂšnes climatiques extrĂȘmes, comme les vagues de chaleur, les sĂ©cheresses et les inondations, perturbent la production alimentaire depuis toujours. Cependant, le changement climatique accentue ces perturbations, rĂ©duisant les rendements et augmentant les prix. Des produits comme le blĂ©, lâhuile de palme, le sucre et le porc ont vu leurs prix augmenter de maniĂšre significative cette annĂ©e, une tendance persistante.
En 2023, un tiers de lâaugmentation des prix alimentaires au Royaume-Uni Ă©tait attribuĂ© au changement climatique, selon le think-tank Energy and Climate Intelligence Unit. FrĂ©dĂ©ric Neumann, Ă©conomiste en chef pour lâAsie chez HSBC, souligne que ces Ă©vĂ©nements climatiques anormaux, de plus en plus frĂ©quents, ont un impact durable sur lâapprovisionnement alimentaire mondial.
Une Ă©tude rĂ©cente de la Banque centrale europĂ©enne et de lâInstitut de recherche sur lâimpact climatique de Potsdam prĂ©dit que lâinflation alimentaire mondiale pourrait augmenter de 3,2 % par an au cours de la prochaine dĂ©cennie en raison de la hausse des tempĂ©ratures. Cette inflation accrue, qui pourrait atteindre jusquâĂ 1,18 % par an dâici 2035, touchera particuliĂšrement les pays du Sud.
Lâagriculture, directement affectĂ©e par le changement climatique, pourrait voir les rendements de cultures essentielles diminuer drastiquement. Les vagues de chaleur deviennent de plus en plus frĂ©quentes, compromettant des cultures comme le blĂ©, le riz, le soja et les pommes de terre. Les rendements chutent au-delĂ de certaines tempĂ©ratures, ce qui exacerbe la hausse des prix.
Les Ă©vĂ©nements climatiques extrĂȘmes, tels que les inondations au Pakistan ou les effets dâEl Niño, aggravent la situation en perturbant davantage les rĂ©coltes. Les changements de saison et les nouvelles pressions des ravageurs et des maladies compliquent encore la production agricole.
Les banques centrales doivent dĂ©sormais considĂ©rer ces pressions inflationnistes persistantes liĂ©es au changement climatique. Des Ă©conomistes comme David Barmes et FrĂ©dĂ©ric Neumann suggĂšrent que les politiques monĂ©taires doivent sâadapter pour faire face Ă ces nouveaux dĂ©fis, bien que des mesures comme le contrĂŽle des prix et les subventions ciblĂ©es pourraient ĂȘtre nĂ©cessaires. Lâimpact du changement climatique sur les prix alimentaires devient une rĂ©alitĂ© incontournable pour les dĂ©cideurs Ă©conomiques mondiaux.
Financial Times, How English wine came of age, 28/06/2024
La hausse des tempĂ©ratures transforme le sud de lâAngleterre en territoire propice Ă la viticulture, attirant des investisseurs Ă©trangers. Ed Mansel Lewis, agent viticole de Knight Frank, constate une augmentation des demandes de producteurs internationaux, dont des maisons de Champagne. Il apprend le français pour mieux gĂ©rer ces acquisitions. Le changement climatique rend les comtĂ©s du sud de lâAngleterre idĂ©aux pour la viticulture, offrant une alternative aux producteurs du sud confrontĂ©s Ă des conditions climatiques extrĂȘmes.
Cette semaine, le producteur Chapel Down a annoncĂ© envisager une vente pour financer de nouveaux vignobles et une nouvelle cave, ce qui a fait grimper son cours de bourse de 10 %. Ce potentiel rachat de Chapel Down, le plus grand producteur anglais, marque la transition de lâindustrie du vin anglaise vers un secteur en maturation. La perception du vin anglais a changĂ© grĂące Ă lâĂ©mergence de vins mousseux primĂ©s comme Gusbourne, Nyetimber et Hambledon, attirant lâintĂ©rĂȘt des maisons de Champagne.
Taittinger a Ă©tĂ© le premier Ă acheter une ferme fruitiĂšre dans le Kent en 2015. Depuis, dâautres producteurs comme Vranken-Pommery Monopole et Jackson Family Wines ont investi en Angleterre. Lâinvestissement dans le vin anglais est passĂ© de 20 millions de livres en 2017 Ă 80 millions en 2023. Le climat changeant et les maladies fongiques ont rĂ©duit la production mondiale de vin de 9,6 % en 2023, mais lâAngleterre a enregistrĂ© sa meilleure annĂ©e avec 22 millions de bouteilles.
Patrick McGrath, PDG de Hatch Mansfield, note que la viticulture se dĂ©place vers le nord en Europe, avec des vignobles plantĂ©s aux Pays-Bas et en SuĂšde. LâAngleterre bĂ©nĂ©ficie du changement climatique pour la production de vin mousseux. Lâhistoire viticole de lâAngleterre a Ă©tĂ© difficile, mais des investissements rĂ©cents, comme celui de Symington Family Estates Ă Hambledon, montrent une Ă©volution vers des acheteurs stratĂ©giques.
Le prix des terres viticoles en Angleterre augmente, atteignant environ 123 500 ÂŁ par hectare. Symington estime que ces investissements sont risquĂ©s mais offrent des rendements Ă©levĂ©s Ă long terme. Les grandes marques locales comme Berry Bros & Rudd pourraient Ă©galement acheter davantage de vignobles anglais. La protection de dĂ©signation dâorigine pour les comtĂ©s viticoles pourrait augmenter la valeur des terres.
MalgrĂ© le succĂšs croissant, lâindustrie du vin anglais reste fragmentĂ©e, composĂ©e principalement de petites et moyennes exploitations. Peu de producteurs sont rentables. Chapel Down a enregistrĂ© un bĂ©nĂ©fice dâexploitation de 2,4 millions de livres en 2023, contre une perte de 1,3 million pour Gusbourne. Les producteurs anglais cherchent Ă accroĂźtre la notoriĂ©tĂ© sur le marchĂ© domestique, avec des ventes en supermarchĂ© en hausse. Les investissements Ă©trangers voient le vin anglais comme une protection contre les tendances climatiques mondiales.
Fast Company, Kraft mac and cheese continues to thrive in todayâs natural foods era, 04/07/2024
La popularitĂ© du Mac & Cheese de Kraft persiste malgrĂ© lâĂšre des aliments naturels. En janvier 2015, les ventes de nourriture dans les restaurants ont dĂ©passĂ© celles des super et hypermarchĂ©s, marquant un tournant dans les habitudes alimentaires amĂ©ricaines. Toutefois, la pandĂ©mie de coronavirus a inversĂ© cette tendance, les consommateurs se ruant vers les super et hypermarchĂ©s pour cuisiner Ă la maison. En avril 2020, les ventes de macaroni au fromage Kraft ont augmentĂ© de 27 % par rapport Ă lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente. General Mills, fabricant du Mac & Cheese Annieâs, a Ă©galement connu une hausse similaire.
Bien que ce plat bon marchĂ© en boĂźte soit souvent considĂ©rĂ© comme un aliment pour enfants, de nombreux adultes lâapprĂ©cient secrĂštement. Historiquement, les gens ont consommĂ© des pĂątes et du fromage ensemble pendant des siĂšcles, avec des recettes remontant au XIIIe siĂšcle en Italie et au XVIIIe siĂšcle en Angleterre. MalgrĂ© plus de 5 millions de recettes disponibles en ligne, beaucoup prĂ©fĂšrent la version en boĂźte avec des formes variĂ©es de pĂątes et une sauce au fromage en poudre.
Le fromage transformĂ© a rĂ©solu le problĂšme de la conservation du fromage. En 1913, les chimistes suisses Walter Gerber et Fritz Stettler ont dĂ©couvert que lâutilisation de citrate de sodium amĂ©liorait la durĂ©e de conservation de lâemmental. James L. Kraft, un vendeur de fromage de Chicago, a obtenu le premier brevet pour le fromage transformĂ© en 1916. Il a chauffĂ© des restes de cheddar avec du phosphate de sodium pour tuer les bactĂ©ries et crĂ©er du fromage transformĂ©. Pendant la PremiĂšre Guerre mondiale, lâarmĂ©e amĂ©ricaine a achetĂ© plus de 6 millions de livres de ce fromage pour nourrir les soldats.
Kraft a ensuite développé une base de fromage en poudre, introduisant en 1937 le macaroni au fromage en boßte, vendu pour 19 cents avec un slogan promettant un repas pour quatre en neuf minutes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le produit a gagné en popularité car il était économique et utilisait peu de points de rationnement.
Aujourdâhui, bien que la tendance soit aux aliments simples, purs et naturels, les aliments transformĂ©s ont Ă©tĂ© largement acceptĂ©s dans le passĂ© en raison de leur longue conservation et de leur goĂ»t agrĂ©able. Ils ont Ă©galement libĂ©rĂ© les femmes des tĂąches culinaires chronophages, leur permettant de poursuivre des carriĂšres et des loisirs. Les aliments transformĂ©s Ă©taient souvent plus sains, enrichis en vitamines et minĂ©raux, et moins susceptibles de provoquer des maladies dâorigine alimentaire.
MalgrĂ© lâaccent actuel sur les aliments frais et locaux, les aliments transformĂ©s du XXe siĂšcle sont toujours produits sous une forme ou une autre. Le macaroni au fromage, avec environ 7 millions de boĂźtes vendues chaque semaine, continue dâĂȘtre apprĂ©ciĂ©. Le cĂ©lĂšbre dĂźner orange fluo est bien parti pour rester.
Wall Street Journal, Costco and Samâs Club Aisles Are Full of Gen Z Shoppers, 05/07/2024
Aux Etats-Unis, les jeunes adultes adoptent lâachat en gros pour lutter contre la hausse des prix alimentaires en groupant leurs achats avec leurs colocataires, voisins ou familles. Cette tendance les a conduit Ă adhĂ©rer aux spĂ©cialistes des magasins dâentrepĂŽt comme Costco et Samâs Club. Ces magasins sont populaires non seulement en raison des Ă©conomies rĂ©alisĂ©es, mais aussi parce quâils permettent de diviser les achats en gros. Une porte-parole de Samâs Club indique ainsi que le nombre de membres de moins de 27 ans a augmentĂ© de 63 % au cours des deux derniĂšres annĂ©es et que les clients ĂągĂ©s de 28 Ă 43 ans reprĂ©sentent dĂ©sormais un quart des membres. Au global, ce sont presque 128 millions de personnes qui dĂ©tenaient des cartes Costco en 2023, avec des frais dâadhĂ©sion entre 60 et 120 $.
MalgrĂ© une hausse des prix alimentaires plus lente quâen 2022 et 2023, les AmĂ©ricains dĂ©pensent en moyenne 11,2 % de leur revenu disponible pour la nourriture, un niveau presque inĂ©dit depuis trois dĂ©cennies. Les chaĂźne de magasins dâentrepĂŽt nâencouragent pas le partage de lâadhĂ©sion et procĂšdent Ă des vĂ©rifications dâidentitĂ© sur place tout en limitant Ă deux invitĂ©s par visite. Mais les ventes nettes ont tout de mĂȘme augmentĂ© cette annĂ©e pour Costco et Samâs Club.
Andrew Watson, Ă©tudiant en mĂ©decine Ă la Northwestern University, fait ses courses toutes les deux semaines avec ses colocataires en utilisant lâabonnement de lâun dâeux Ă Samâs Club. Chaque colocataire contribue Ă hauteur dâenviron 60 $ par semaine pour les courses. Autumn Lucy, une ingĂ©nieure de 35 ans, partage quant Ă elle ses achats en gros avec sa mĂšre et sa sĆur. NĂ©anmoins, les achats en gros ne sont pas toujours avantageux pour tout le monde. Câest ce quâexplique Devak Nanda, diplĂŽmĂ© en informatique de lâUniversitĂ© de lâIllinois, qui a dĂ©couvert que ses achats en gros avec ses colocataires nâĂ©taient pas rentables et quâils devaient se dĂ©pĂȘcher de consommer les aliments avant quâils ne se pĂ©riment.
Forbes, The Secret Sauce Behind This $350 Million Japanese Barbecue Sauce? Grandma, 30/06/2024
Justin Gill, fondateur de Bachanâs, a transformĂ© la recette familiale de sa grand-mĂšre en une marque de condiment Ă la croissance fulgurante. Depuis son siĂšge en Californie, des ingrĂ©dients comme le gingembre, le vinaigre de riz et le mirin sont mĂ©langĂ©s pour crĂ©er la sauce barbecue japonaise Bachanâs, conditionnĂ©e dans des bouteilles en plastique emblĂ©matiques.
LancĂ©e en 2019, Bachanâs a rapidement gagnĂ© en popularitĂ© grĂące Ă sa recette familiale. Elle est devenue la sauce barbecue la plus vendue sur Amazon et Whole Foods, avec des revenus annuels estimĂ©s Ă plus de 70 millions de dollars. Gill dĂ©tient toujours la majoritĂ© des parts et a permis Ă tous ses employĂ©s de devenir actionnaires. Le parcours entrepreneurial de Justin Gill a commencĂ© avec sa grand-mĂšre, Judy Yokoyama, une premiĂšre gĂ©nĂ©ration japonaise amĂ©ricaine. InspirĂ© par ses souvenirs, Gill a dĂ©cidĂ© de commercialiser la recette en 2013. AprĂšs six ans de tests, il a rĂ©ussi Ă crĂ©er une version sans conservateurs, fidĂšle Ă la recette dâorigine. Pour promouvoir sa sauce, il a distribuĂ© des Ă©chantillons dans les magasins et, lors de la pandĂ©mie, a transformĂ© sa maison en centre de distribution. Il a investi ses premiers revenus dans des publicitĂ©s sur les rĂ©seaux sociaux et a pris des prĂȘts personnels pour augmenter la production. Sa persĂ©vĂ©rance a payĂ©, et Bachanâs est devenue la sauce barbecue la plus vendue sur Amazon.
La percĂ©e de Bachanâs a Ă©tĂ© marquĂ©e par son entrĂ©e dans des chaĂźnes comme Whole Foods et Walmart. En 2021, la startup a levĂ© son premier tour de financement avec Prelude Growth Partners, sĂ©curisant 4 millions de dollars. En 2022, un second tour menĂ© par Sonoma Brands a levĂ© 13 millions de dollars supplĂ©mentaires. Justin Gill se concentre maintenant sur lâexpansion de Bachanâs dans plus de 25 000 magasins Ă travers le pays et sur le dĂ©veloppement de produits adjacents, comme les sauces Ă tremper. Il aspire Ă faire de Bachanâs une marque iconique, comparable Ă Heinz pour le ketchup ou Tabasco pour la sauce piquante. En rendant Bachanâs omniprĂ©sente, Gill souhaite partager la culture et lâhĂ©ritage de sa famille avec un large public.
Forbes, Blue Moon? Ube? Here Are Americaâs Most Popular Ice Cream Flavors, 30/06/2024
Ă l'approche du Mois national de la crĂšme glacĂ©e aux Ătats-Unis en juillet, une Ă©tude rĂ©cente rĂ©vĂšle les prĂ©fĂ©rences des AmĂ©ricains en matiĂšre de saveurs glacĂ©es. MalgrĂ© l'Ă©mergence de nouvelles tendances, les goĂ»ts traditionnels dominent toujours le marchĂ©.
Selon une enquĂȘte menĂ©e par l'Association internationale des aliments laitiers (IDFA) auprĂšs de plus de 2 200 adultes amĂ©ricains, la vanille reste la saveur prĂ©fĂ©rĂ©e avec 38% des votes, suivie du chocolat (32%) et de la fraise (25%). Beurre de pĂ©can et âcookie doughâ se partagent la quatriĂšme place avec 21% chacun.
Cependant, une analyse des donnĂ©es de recherche Google par Affordable Seating rĂ©vĂšle des goĂ»ts plus Ă©clectiques. La glace napolitaine arrive en tĂȘte avec 60 200 recherches mensuelles, suivie de la vanille. Des saveurs originales comme "blue moon", "ube" et "moose tracks" figurent Ă©galement dans le top 20.
Sur TikTok, une nouvelle tendance combine la glace à la vanille avec de l'huile d'olive extra vierge et du sel de mer, popularisée par la chanteuse Dua Lipa.
Les donnĂ©es de ventes d'Instacart, qui reprĂ©sente un cinquiĂšme du marchĂ© de l'Ă©picerie en ligne, confirment la domination de la vanille. Elle reprĂ©sente 30% de tous les achats de crĂšme glacĂ©e sur la plateforme et est la saveur prĂ©fĂ©rĂ©e dans 21 Ătats. Le chocolat arrive en deuxiĂšme position, favori dans 15 Ătats de la cĂŽte Est.
Laurentia Romaniuk, experte des tendances chez Instacart, explique la popularité de la vanille par sa polyvalence : "Elle rehausse sans effort une variété de desserts, qu'elle soit nichée dans un sundae au chocolat, associée à une tarte ou simplement savourée dans sa forme pure avec une garniture délicieuse." Malgré l'évolution des goûts et l'émergence de nouvelles saveurs, la vanille semble donc solidement ancrée comme la favorite des Américains.
CNBC, These could be the next big food and beverage trends, 29/06/2024
Le Summer Fancy Food Show, salon professionnel organisé par la Specialty Food Association à New York, s'est imposé comme le lieu idéal pour repérer les futures tendances alimentaires et culinaires. Cette année, l'événement a mis en lumiÚre plusieurs innovations prometteuses dans l'industrie agroalimentaire.
Parmi les tendances émergentes, le miel se démarque comme un ingrédient phare. Utilisé non seulement comme édulcorant naturel, mais aussi comme saveur principale, il se retrouve dans divers produits, des sodas aux pùtes à tartiner. Cette évolution répond à la demande croissante des consommateurs pour des alternatives naturelles au sucre raffiné.
Le poisson en conserve connaĂźt Ă©galement un regain d'intĂ©rĂȘt, en partie grĂące Ă sa popularitĂ© sur TikTok. Les fabricants proposent dĂ©sormais des produits plus sophistiquĂ©s, avec des saveurs variĂ©es et des emballages attrayants. Cette tendance s'Ă©tend aux snacks Ă base de poisson, offrant des options pratiques et riches en protĂ©ines pour les consommateurs en quĂȘte de collations saines.
Les planches de charcuterie, déjà populaires sur les réseaux sociaux, se renouvellent avec des saucissons aux saveurs audacieuses comme la truffe noire ou le mezcal. Les producteurs explorent également l'utilisation de viandes alternatives comme l'élan, le bison ou l'agneau pour diversifier leur offre.
Le salon a aussi mis en avant des snacks spécialement conçus pour accompagner les boissons alcoolisées. Des chips pour le vin aux biscuits apéritifs pour cocktails, ces produits visent à enrichir l'expérience de dégustation des consommateurs.
Ces nouvelles tendances reflÚtent l'évolution des goûts des consommateurs, de plus en plus attirés par des saveurs naturelles, des options de snacking saines et des expériences culinaires innovantes. Elles témoignent également de l'influence croissante des réseaux sociaux sur les habitudes alimentaires et de la capacité de l'industrie à s'adapter rapidement aux nouvelles demandes du marché.
Le Summer Fancy Food Show continue ainsi de jouer un rÎle crucial dans l'émergence de nouvelles marques et produits. Des entreprises comme Honest Tea, Ben & Jerry's et Tate's Bake Shop, aujourd'hui bien établies, ont fait leurs débuts lors de précédentes éditions du salon.
Washington Post, Is there really such a thing as a healthy soda?, 03/07/2024
Le marchĂ© des boissons gazeuses aux Ătats-Unis connaĂźt une rĂ©volution avec l'Ă©mergence de sodas prĂ©sentĂ©s comme "sains". Alors que la consommation de sodas traditionnels sucrĂ©s diminue depuis deux dĂ©cennies, de nouvelles marques telles que Poppi, Olipop et Zevia gagnent en popularitĂ© en promettant des bienfaits pour la santĂ©.
Ces boissons, qui revendiquent ĂȘtre "prĂ©biotiques", "avec des ingrĂ©dients propres" ou "naturellement sucrĂ©es", visent une clientĂšle soucieuse de sa santĂ©. Le marchĂ© mondial des boissons gazeuses, estimĂ© Ă 343,4 milliards de dollars cette annĂ©e, devrait continuer Ă croĂźtre, avec l'AmĂ©rique du Nord en tĂȘte.
Cependant, les experts remettent en question la vĂ©racitĂ© de ces allĂ©gations santĂ©. Marion Nestle, professeure Ă©mĂ©rite de nutrition Ă l'UniversitĂ© de New York, souligne que ces produits peuvent ĂȘtre "lĂ©gĂšrement meilleurs", mais pas nĂ©cessairement "bons" pour la santĂ©. Marlene Schwartz, directrice du Rudd Center for Food Policy and Health, met en garde contre l'effet "halo santĂ©" de ces produits.
Les entreprises utilisent des termes non rĂ©glementĂ©s comme "propre", "vert" et "bon pour l'intestin", sans preuves scientifiques rigoureuses. Une action en justice a mĂȘme Ă©tĂ© intentĂ©e contre Poppi pour allĂ©gations trompeuses sur ses effets prĂ©biotiques.
Bien que ces nouvelles boissons contiennent généralement moins de sucre que les sodas traditionnels (2 à 5 grammes contre 39 grammes pour un Coca-Cola classique), les experts restent sceptiques quant à leurs bénéfices réels pour la santé. Les édulcorants artificiels utilisés en remplacement du sucre font également l'objet de controverses.
Les risques liés à la consommation excessive de boissons sucrées, tels que l'obésité, le diabÚte de type 2 et les maladies cardiaques, sont bien documentés. Les directives diététiques fédérales recommandent que les adultes américains ne consomment pas plus de 10 % de leurs calories quotidiennes sous forme de sucre.
Pour ceux qui recherchent une boisson gazeuse et sucrée, les experts suggÚrent une alternative maison : mélanger de l'eau gazeuse avec du jus 100 % pur fruit. Cette option offre une boisson savoureuse et pétillante tout en contrÎlant la teneur en sucre.
The Spoon, The Food AI Weekly Bulletin: Will AI Fakery Make Restaurant Reviews a Thing of the Past?, 27/06/2024
Ce nâest pas Ă proprement parler un site mais plutĂŽt une newsletter que je vous propose de dĂ©couvrir cette semaine. Elle sâintĂ©resse Ă lâimpact de lâIA sur le secteur alimentaire. Voici les points saillants de cette semaine :
Les avis de restaurants gĂ©nĂ©rĂ©s par IA : une Ă©tude montre que les consommateurs ont de plus en plus de mal Ă distinguer les avis rĂ©els des faux gĂ©nĂ©rĂ©s par IA. Cette situation soulĂšve des prĂ©occupations quant Ă lâauthenticitĂ© des avis en ligne et la fiabilitĂ© du contenu gĂ©nĂ©rĂ© par les consommateurs. Les solutions potentielles incluent lâutilisation de lâIA pour dĂ©tecter les avis faux, bien que cela ne soit pas encore efficace, et la mise en place de labels vĂ©rifiant que les avis proviennent de clients ayant rĂ©ellement achetĂ© un produit ou visitĂ© un restaurant.
LâIA et lâart alimentaire : les outils dâIA gĂ©nĂ©rative comme Midjourney et DALL-E rĂ©volutionnent la crĂ©ation dâimages alimentaires, affectant les artistes indĂ©pendants qui fournissaient traditionnellement ces services. Bien que ces outils aient dĂ©mocratisĂ© la crĂ©ation dâimages professionnelles, ils posent des dĂ©fis pour les freelances. Des entreprises comme Innit utilisent dĂ©sormais lâIA pour gĂ©nĂ©rer des images de recettes, rĂ©duisant ainsi les coĂ»ts de production.
Avatars culinaires gĂ©nĂ©rĂ©s par IA : AprĂšs quâAl Michaels a autorisĂ© lâIA Ă reproduire sa voix, il est probable que des avatars de chefs cĂ©lĂšbres comme Julia Child ou Anthony Bourdain apparaissent bientĂŽt, suscitant des dĂ©bats sur lâimpact de lâIA sur la crĂ©ativitĂ© humaine.
Robot Ă avaler : Endiatx a dĂ©veloppĂ© le Pillbot, un robot microscopique capable dâexplorer le tractus gastro-intestinal, offrant des possibilitĂ©s rĂ©volutionnaires pour le diagnostic et la nutrition personnalisĂ©e.
LLM centrĂ©s sur lâalimentation et la nutrition : les modĂšles de langage spĂ©cifiques Ă lâindustrie alimentaire reprĂ©sentent une opportunitĂ© dâinvestissement prometteuse. Les VC voient un potentiel dans les modĂšles entraĂźnĂ©s dans des domaines comme la biologie et la chimie, pouvant offrir des opportunitĂ©s uniques.
DĂ©couverte de bioactifs par lâIA : Brightseed, en partenariat avec Ocean Spray, utilise son IA Forager pour dĂ©couvrir de nouveaux composĂ©s bioactifs dans les canneberges, promettant des avancĂ©es significatives pour la santĂ© humaine. Ces dĂ©couvertes, issues dâanalyses in silico, feront lâobjet de validations cliniques supplĂ©mentaires.
Pour sâinscrire Ă cette newsletter ça se passe ici.
Câest tout pour aujourdâhui.
Si vous apprĂ©ciez cette newsletter nâhĂ©sitez pas Ă la partager.
Et si vous voulez vous pouvez mĂȘme me payer un cafĂ© ;-)
A dans deux semaines!
O. Frey























