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Bonjour Ă toutes et Ă tous, je vous propose cette newsletter dans laquelle vous trouverez quelques articles sur le monde de lâalimentaire qui mâont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente.Â
Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont :Â
Libération, 9 bonnes raisons de limiter la carcasse, 04/08/2023
Le Figaro, EnquĂȘte sur L214, lâassociation qui cherche Ă imposer un monde 100% vĂ©gan, 24/07/2023
Washington Post, Infant peanut exposure can prevent allergies, but parents worry, 01/08/2023
Bonne lecture et bonne semaine Ă toutes et Ă tous!
Pour celles et ceux dâentre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :
Libération, Les boissons sans alcool distillent leur succÚs, 02/08/2023
Un article consacré au succÚs croissant des boissons sans alcool.
En France, environ un tiers des personnes se montrent sensibles aux boissons à faible teneur en alcool ou sans alcool, et un adulte sur sept ne consommerait pas d'alcool du tout, notamment les femmes, les jeunes adultes et les ménages à faibles revenus d'aprÚs une étude de Sowine. Le marché mondial des boissons sans alcool est estimé à 10 milliards d'euros et a connu une croissance de 9 % en volume en 2022, selon les données d'IWSR.
Comme le rappelle lâarticle, les boissons sans alcool existent depuis longtemps. Toutefois, leur popularitĂ© a augmentĂ© vers 2015 grĂące Ă de nouvelles mĂ©thodes de production qui prĂ©servent le goĂ»t. Comme lâexplique Philippe Collinet, directeur de la communication de Kronenbourg, âon a changĂ© la maniĂšre de produire. Au lieu de stopper la fermentation, ce qui limitait le goĂ»t, on a enlevĂ© l'alcool jusqu'Ă 0 % une fois la boisson fermentĂ©e, par Ă©vaporation Ă froid, sous vide. Le goĂ»t n'est ainsi plus dĂ©valuĂ©â. La forte hausse des taxes sur la biĂšre en 2013 a Ă©galement incitĂ© les brasseurs Ă dĂ©velopper de nouveaux segments, notamment les biĂšres sans alcool, aromatisĂ©es et artisanales.
Par ailleurs, la tendance des "flexi-drinkers" se développe également, avec des consommateurs alternant entre alcool et sans alcool. Certains cherchent à limiter leur consommation d'alcool pour des raisons de santé ou de mode de vie.
Le succĂšs des boissons sans alcool est tel que le secteur de la gastronomie sây est mis. Ainsi, les accords sans alcool sont de plus en plus proposĂ©s, avec des chefs et sommeliers crĂ©ant des boissons sans alcool Ă©quilibrĂ©es et savoureuses pour accompagner les plats.
Néanmoins, malgré ces avancées, le vin désalcoolisé peine à trouver sa place sur les tables françaises, alors que les autres boissons sans alcool rencontrent un succÚs grandissant.
Les Ăchos, Caviar : naissance d'un champion français, 01/08/2023
Le groupe Caviar House & Prunier, déjà leader du caviar français, a récemment acquis la société Caviar de Neuvic dans une opération d'échange de titres. Cette fusion renforce la position de la Dordogne en tant que fief du caviar en France. La société Caviar de Neuvic est le seul producteur de caviar certifié biologique en France et exploite une ferme avec 150 000 esturgeons sur trente hectares de bassins.
Avec l'intégration des saumons fumés Balik et d'un réseau de 40 boutiques en Europe et en Asie depuis 2021, le groupe Caviar House & Prunier, désormais détenu à 80 % par le fonds suisse Olma Luxury Holdings, est devenu un acteur international de la gastronomie fine avec un chiffre d'affaires de 43 millions d'euros.
Le groupe Prunier exploite cinq fermes en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie, avec une capacité de récolte de 25 tonnes de caviar, représentant plus de la moitié de la production nationale de caviar en France. Cependant, la production française de caviar progresse moins rapidement que dans d'autres pays, et la France se classe désormais quatriÚme derriÚre la Chine et la Russie, avec la Pologne qui pourrait bientÎt la dépasser.
Dans le cadre de sa stratégie de mondialisation, le groupe Prunier prévoit d'étendre son activité de fabrication dans le Gers et de convertir des étangs à carpes dans le Tarn-et-Garonne pour la production de caviar.
Le Monde, Crise alimentaire : « La seule maniĂšre dâĂ©viter les dĂ©rives est dâexiger des acteurs de lâagroalimentaire une transparence sur leurs transactions et leurs identitĂ©s », 13/07/2023
Une tribune de Ludovic Brindejonc, dirigeant du label Agri-Ethique, qui dĂ©nonce le caractĂšre spĂ©culatif de la hausse des prix dans l'agroalimentaire, oĂč 70 % des achats de blĂ© sont effectuĂ©s par des organismes financiers sans lien direct avec l'agriculture. Ces spĂ©culateurs voient les matiĂšres premiĂšres agricoles comme des denrĂ©es Ă acheter et Ă revendre, ce qui provoque une volatilitĂ© des prix et des consĂ©quences dĂ©sastreuses en termes de prĂ©caritĂ© alimentaire.
Pour éviter ces dérives, le dirigeant du label Agri-Ethique propose d'exiger des acteurs financiers et agroalimentaires une totale transparence sur leurs transactions et leurs identités. Il suggÚre également de s'inspirer du modÚle du commerce équitable, en fixant les prix sur une durée contractuelle pluriannuelle et en garantissant une juste rémunération aux producteurs.
De plus, il plaide en faveur d'une meilleure pédagogie envers les consommateurs, afin qu'ils comprennent mieux le systÚme et puissent faire des choix éclairés en fonction de leurs convictions. Il encourage également à mettre en avant la mention « non spéculatif » sur les produits pour favoriser la transparence sur les circuits et les acteurs impliqués.
Les Ăchos, Consommation : une nouvelle gĂ©nĂ©ration de produits solidaires arrive en rayon, 02/08/2023
Une nouvelle marque alimentaire vient de faire son apparition sur les étals des supermarchés. Elle se nomme Fiers et propose une trentaine de références alimentaires fabriquées par des personnes en situation de handicap dans des ateliers tels que les Esat (établissements ou services d'aide par le travail). L'objectif de la marque est de changer le regard sur le handicap en permettant à ces travailleurs d'intégrer le marché de l'agroalimentaire. En moyenne, 54 % du prix de vente des produits sont reversés aux ateliers partenaires de la marque.
Fiers se positionne comme une marque "handisolidaire" et est dĂ©jĂ rĂ©fĂ©rencĂ©e dans des grandes enseignes de la distribution telles que Auchan, Carrefour et IntermarchĂ©. Elle cherche Ă ĂȘtre au prix du marchĂ© pour attirer les consommateurs au-delĂ de son aspect solidaire. Les produits proposĂ©s vont du miel au snacking salĂ© en passant par les ingrĂ©dients Ă pĂątisser et les Ă©pices.
L'initiative de Fiers s'inscrit dans un mouvement plus large de développement des marques solidaires favorisant l'emploi des personnes en situation de handicap. Des initiatives similaires sont également visibles dans d'autres secteurs, comme le café avec Café Joyeux.
Fiers espÚre étendre rapidement sa présence dans d'autres enseignes et ambitionne de devenir la premiÚre marque nationale sans but lucratif, montrant qu'un modÚle complémentaire et solidaire est possible dans le domaine de l'agroalimentaire.
Le Parisien, Les Français ont consommé plus de viande en 2022, mais en ont acheté moins pour le foyer, 31/07/2023
DâaprĂšs une Ă©tude dâAgreste, en 2022 la consommation de viande en France a progressĂ© de 0,8 % par rapport Ă l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Cette hausse sâexplique principalement par âla croissance de la populationâ ainsi que la hausse de la consommation moyenne de viande par habitant qui est passĂ©e de 84,9 kg Ă©quivalent-carcasse (kgec) par habitant en 2021 Ă 85,2 kgec en 2022 (+0,5%).
Cependant, les achats des mĂ©nages en viande pour le foyer ont diminuĂ© en volume en raison de l'inflation. Les prix de la volaille ont augmentĂ© de 7,8 % en moyenne, et ceux de la boucherie de 5,2 %. En raison de cette inflation, les consommateurs ont rĂ©duit leurs achats de viande bovine (-6,8% par rapport Ă 2019) et ont privilĂ©giĂ© des produits carnĂ©s moins onĂ©reux, tels que la viande de poulet et de porc. Ainsi, en 2022, âles achats des mĂ©nages reculent trĂšs nettement en volume, aussi bien pour les viandes de boucherie que pour les volaillesâ.
Challenges, Mais pourquoi donc des rayons sans gluten disparaissent dans certains magasins?, 27/07/2023
Lâarticle met en avant les prĂ©occupations des acteurs du marchĂ© sans gluten en France. Certains s'inquiĂštent en effet de l'accessibilitĂ© de leurs produits dans les supermarchĂ©s. Ils constatent par exemple que le rayon dĂ©diĂ© au sans gluten disparaĂźt dans certains magasins et que les produits sans gluten se retrouvent dispersĂ©s dans d'autres rayons. Selon eux cette situation complique les courses pour les consommateurs concernĂ©s, qui doivent chercher les produits qui leur conviennent dans plusieurs rayons.
Les fabricants et distributeurs adoptent différentes approches quant à la mise en rayon des produits sans gluten. Certains privilégient un rayon dédié pour assurer une meilleure lisibilité et un confort d'achat, tandis que d'autres intÚgrent les produits sans gluten dans les familles de destination pour élargir la clientÚle. Cela entraßne une diversité de pratiques d'un magasin à l'autre.
Cette tendance de déréférencement ou de dispersion des produits sans gluten inquiÚte les fabricants, car elle est liée à la place qu'on leur accorde en rayon et aux arbitrages rendus. Les marques se demandent si l'accent sera mis sur le sans gluten ou sur la diététique, et cela a un impact sur les innovations et la diversité des produits proposés aux consommateurs.
MalgrĂ© ces inquiĂ©tudes, le marchĂ© du sans gluten se porte plutĂŽt bien, avec des ventes en croissance en grandes et moyennes surfaces. Le secteur reste cependant de niche, et seule une partie des cas de maladie cĆliaque est diagnostiquĂ©e. Les consommateurs sont intĂ©ressĂ©s par un rayon dĂ©diĂ© aux produits sans gluten pour une meilleure visibilitĂ© en magasin.
Libération, 9 bonnes raisons de limiter la carcasse, 04/08/2023
Ce (long) article met en évidence la nécessité de réduire la consommation de viande pour atténuer les effets néfastes de l'élevage sur l'environnement et la santé.
Tout dâabord, les scientifiques soulignent que l'agriculture, en contribuant Ă 19 % des Ă©missions de gaz Ă effet de serre, est un secteur clĂ© Ă cibler pour rĂ©duire les Ă©missions. NĂ©anmoins, comme le souligne lâarticle, les ventes de viandes et saucisses restent Ă©levĂ©es pendant les mois d'Ă©tĂ© malgrĂ© l'impact environnemental important de l'industrie de la viande.
Pourtant, le secteur de l'Ă©levage semble Ă©pargnĂ© par les politiques de rĂ©duction d'Ă©missions, notamment dans le cadre du grand chantier de planification Ă©cologique qui vient de lancer le gouvernement. Selon lâarticle, âl'agriculture est le secteur auquel le moins d'efforts seront demandĂ©s, par rapport au bĂątiment ou Ă l'Ă©nergieâ. Les spĂ©cialistes appellent pourtant Ă une rĂ©duction significative de la production de viande, notamment une baisse de 19 % pour le lait, 26 % pour l'Ă©levage bovin, 36 % pour le porc et 20 % pour les volailles de chair. Toutefois, le secteur de lâĂ©levage affirme que si on diminue la production mais que les comportements alimentaires des Français ne changent pas, celle-ci sera remplacĂ©e par des importations, ce qui ne rĂšglera pas le problĂšme pour autant.
Lâarticle met donc en avant 9 raisons pour lesquelles il est nĂ©cessaire de rĂ©duire notre consommation de viande :
Limiter le dérÚglement climatique: L'élevage est responsable de prÚs de la moitié des émissions agricoles de gaz à effet de serre, principalement en raison du méthane rejeté par les bovins. Une réduction significative de la consommation de produits animaux est nécessaire pour atteindre la neutralité carbone.
Protéger la biodiversité: L'agriculture intensive liée à l'élevage a un impact négatif sur la biodiversité, causé notamment par l'utilisation de pesticides et d'engrais pour la production d'aliments pour animaux.
Réduire la déforestation: Une partie de l'alimentation animale contribue à la déforestation, notamment en raison des importations de tourteaux de soja destinés à l'alimentation des animaux.
Diminuer la pollution de l'eau: Les élevages intensifs contribuent à la pollution des cours d'eau en raison des rejets de nitrate et d'azote provenant des déjections animales et des engrais azotés.
Améliorer la qualité de l'air: L'utilisation d'engrais chimiques et les déjections animales contribuent aux émissions d'ammoniac, qui peuvent entraßner des problÚmes de pollution atmosphérique.
Augmenter le bien-ĂȘtre animal: Les conditions d'Ă©levage intensif ne sont pas idĂ©ales pour le bien-ĂȘtre des animaux, avec des consĂ©quences sur la qualitĂ© de la viande produite.
Renforcer notre santé: Une surconsommation de viande rouge et de charcuterie est associée à un risque accru de cancers et de problÚmes de santé, tandis qu'une alimentation équilibrée est recommandée.
RĂ©allouer des terres: Une grande partie des terres agricoles est utilisĂ©e pour la production d'aliments pour animaux, ce qui entre en concurrence avec d'autres usages et empĂȘche la diversification des cultures.
Favoriser des élevages résilients: Promouvoir des pratiques d'élevage durables et de meilleure qualité peut contribuer à la résilience environnementale et économique, en évitant l'hyperconcentration de l'élevage dans certaines régions.
Konbini, Les restaurants végans parviendront-ils à changer le monde ?, 28/07/2023
La cheffe Claire Vallée et l'entrepreneuse Julia Chican cherchent à promouvoir une cuisine végétalienne et respectueuse de l'environnement à Paris. Claire Vallée propose des menus gastronomiques végétaliens dans un appartement, interrogeant sur des problématiques telles que la déforestation et la fonte des glaces. Elle considÚre que la cuisine devient un acte militant, et sa nouvelle approche s'aligne mieux avec ses convictions écoresponsables. D'un autre cÎté, Julia Chican a ouvert un établissement appelé Maslow, offrant plus de 100 couverts avec des plats végétariens à des tarifs abordables. Elle vise à encourager les gens à manger moins de viande au quotidien de maniÚre douce et sans compromis. Bien que les attitudes envers la cuisine végétalienne progressent, elles estiment que la France est encore en retard dans ce domaine et que la sensibilisation et l'éducation restent nécessaires pour encourager le changement.
A noter Ă©galement lâouverture toute rĂ©cente de Faubourg Daimant Ă Paris, qui se positionne aussi sur ce crĂ©neau avec le crĂ©do âfine dining vĂ©gĂ©tal : une cuisine de sauces ï»żqui renouvelle le genreâ.
Le Figaro, EnquĂȘte sur L214, lâassociation qui cherche Ă imposer un monde 100% vĂ©gan, 24/07/2023
Le Figaro a rĂ©alisĂ© une longue enquĂȘte en 6 articles sur lâassociation L214. Lâensemble des 6 articles est Ă retrouver ici.
Ce premier article explore en profondeur l'émergence du mouvement animaliste et végan à Lyon. Réputée pour sa gastronomie, la ville a également été un terreau fertile pour la naissance de la réflexion sur le traitement des animaux et le véganisme.
L214, une association au cĆur du mouvement, s'est positionnĂ©e comme un acteur majeur dans le dĂ©bat sur le bien-ĂȘtre animal en France. FondĂ©e il y a 15 ans, elle a adoptĂ© des mĂ©thodes de surveillance des Ă©levages et des abattoirs, exposant les pratiques controversĂ©es au public Ă travers des vidĂ©os chocs. Bien que se prĂ©sentant comme un lanceur d'alerte, L214 est motivĂ©e par une vision vĂ©gane et cherche Ă promouvoir un monde sans exploitation animale.
L'article rappelle également l'importance historique de Lyon en tant que foyer de l'anarchisme et du mouvement libertaire. Ces idéaux ont fourni le terreau intellectuel propice à la réflexion sur la souffrance animale et l'antispécisme. Les précurseurs de la cause animale, tels que David Olivier et Yves Bonnardel, se sont tournés vers le végétarisme en raison de leurs convictions philosophiques et éthiques.
Les Cahiers antispĂ©cistes, fondĂ©s en 1991, ont Ă©tĂ© un forum intellectuel oĂč ces rĂ©flexions ont pu se dĂ©velopper davantage. Ils ont abordĂ© des questions fondamentales concernant l'Ă©thique animale et critiquĂ© les pratiques d'Ă©levage et d'expĂ©rimentation animale. Bien que leur lectorat ait Ă©tĂ© limitĂ© Ă quelques centaines de personnes, leur influence a continuĂ© de croĂźtre au fil du temps.
L'évolution du mouvement s'est accélérée avec l'implication de nouvelles figures telles que Brigitte GothiÚre et Sébastien Arsac, qui ont créé Stop Gavage en 2003 pour sensibiliser aux souffrances infligées aux oies et aux canards dans la production de foie gras.
Wall Street Journal, âPoisoned: The Dirty Truth About Your Foodâ Review: Farm to Table to Hospital, 01/08/2023
L'article parle d'un documentaire intitulĂ© "Poisoned: The Dirty Truth About Your Food" (Du Poison Au Menu) qui expose les dangers cachĂ©s dans l'approvisionnement alimentaire aux Ătats-Unis. Le documentaire aborde les crises liĂ©es Ă la salmonelle, l'E. coli et autres problĂšmes de sĂ©curitĂ© alimentaire qui ont conduit Ă des rappels de produits et Ă des maladies graves, voire mortelles. Il met en lumiĂšre les dĂ©faillances du systĂšme de rĂ©gulation alimentaire, les intĂ©rĂȘts des lobbies et l'absence de pouvoir des responsables gouvernementaux pour mettre en place des normes plus strictes.
Le film présente également des responsables de l'industrie alimentaire et des scientifiques qui reconnaissent les problÚmes et tentent d'apporter des améliorations. Cependant, malgré les efforts déployés, les risques de contamination alimentaire persistent.
Le documentaire souligne l'importance de prendre des précautions lors de la préparation des aliments, en raison des risques de contamination croisée. Il fournit des informations sur la maniÚre de minimiser les risques liés à la consommation de produits alimentaires.
The Guardian, German supermarket trials charging true climate cost of foods, 31/07/2023
Pendant une semaine, dans les 2 150 succursales de la chaßne Penny, le principal supermarché à bas prix en Allemagne, 9 produits, principalement des produits laitiers et de la viande, ont été fixés à leur coût réel, selon les experts de deux universités, en tenant compte de leur impact sur le sol, le climat, l'utilisation de l'eau et la santé.
La campagne intitulée "wahre Kosten" ou "coûts réels" est menée en collaboration avec des universitaires de l'Institut de technologie de Nuremberg et de l'Université de Greifswald. Elle a été déclenchée par la conviction des chercheurs en consommation que les étiquettes de prix dans les supermarchés ne reflÚtent en rien les véritables coûts environnementaux ou sanitaires à long terme de la production des denrées alimentaires et de leur mise en rayon.
Parmi les produits concernĂ©s figurent des aliments allant du fromage et d'autres produits laitiers aux viandes transformĂ©es telles que les saucisses, ainsi que des substituts de viande vĂ©gĂ©taliens tels que les schnitzels vĂ©gĂ©taliens (qui ont connu une augmentation modĂ©rĂ©e de 5%). Les saucisses wiener et le fromage maasdamer, dont le prix a augmentĂ© de 94% Ă 4,84 âŹ, sont parmi les articles dont le prix a le plus augmentĂ©. Pour le fromage, les scientifiques ont calculĂ© des coĂ»ts cachĂ©s de 85 cents pour les Ă©missions nuisibles au climat telles que le mĂ©thane et le CO2, ainsi que 76 cents pour les dommages causĂ©s au sol par l'agriculture intensive et la production d'aliments pour animaux, 63 cents pour les effets des pesticides utilisĂ©s, y compris leur impact sur la santĂ© des agriculteurs, ainsi que 10 cents pour la pollution des eaux souterraines par l'utilisation d'engrais.
Le supermarché a déclaré qu'il verserait les bénéfices excédentaires issus des ventes à la charité Zukunftsbauer ou Future Farmer, qui soutient les exploitations familiales dans les régions alpines, dont beaucoup ont de plus en plus de difficultés à survivre en raison de rendements faibles, voire de pertes parfois, sur leurs produits.
L'objectif de cette initiative est de sensibiliser aux coûts environnementaux cachés des produits alimentaires. Les responsables de Penny ont déclaré que les prix de leurs produits ne reflÚtent en aucune maniÚre les surcoûts environnementaux accumulés tout au long de la chaßne d'approvisionnement.
Les experts impliqués dans l'expérience ont toutefois souligné que pour le moment, il n'était pas possible de présenter le coût réel pour la santé et l'environnement pour plus qu'une sélection limitée de produits. Cette expérimentation a donc été limitée à une gamme restreinte pour laquelle il était possible de faire des calculs réalistes. Cependant, ils espÚrent que cette initiative suscitera une forte impulsion pour discuter et envisager des prix équitables et conviviaux pour les produits alimentaires.
Washington Post, Infant peanut exposure can prevent allergies, but parents worry, 01/08/2023
Selon une nouvelle recherche, l'exposition des nourrissons aux arachides entre 4 et 6 mois peut potentiellement prévenir les allergies aux arachides, mais de nombreux parents restent anxieux à cette idée et ne sont pas conscients que cela est sûr.
Les responsables de la santé recommandent d'introduire des aliments contenant des arachides dÚs la petite enfance depuis 2017. Des études montrent que permettre aux bébés de prendre de petites doses supervisées d'aliments contenant des arachides, plutÎt que d'attendre qu'ils soient plus ùgés, permet de réduire considérablement le nombre d'enfants développant des allergies aux arachides.
Cependant, lorsqu'on a interrogé plus de 3 000 parents et gardiens d'enfants en bas ùge sur cette pratique, prÚs de 9 sur 10 n'étaient pas au courant des nouvelles directives.
En réalité, seulement 13% des parents connaissaient les recommandations récentes, ce qui est "décevant", selon Joshua Boyce, chef de la division d'allergie et d'immunologie clinique à l'hÎpital Brigham and Women's de Boston.
Certaines raisons rendent les parents craintifs de donner des arachides Ă leurs enfants en bas Ăąge. Pour certains parents, donner des aliments contenant des arachides pour la premiĂšre fois Ă un nourrisson est angoissant. Certains s'inquiĂštent du risque de rĂ©action allergique grave. Cependant, la recherche montre que les allergies graves aux arachides sont rares chez les bĂ©bĂ©s. Seulement 1,4 % des parents interrogĂ©s dans le cadre de l'enquĂȘte ont dĂ©clarĂ© que leur enfant avait rĂ©agi Ă leur premiĂšre exposition aux arachides, principalement avec des urticaires, des Ă©ruptions cutanĂ©es et des dĂ©mangeaisons, et moins souvent avec des vomissements, de la diarrhĂ©e et des douleurs d'estomac.
La recherche montre que les premiĂšres expositions aux arachides aident Ă prĂ©venir les allergies chez certains enfants, mĂȘme s'il n'est pas clair pourquoi cela fonctionne pour certains et pas pour d'autres. Il est possible que cela enseigne au systĂšme immunitaire des nourrissons que cet aliment n'est pas une menace.
Dans l'ensemble, l'exposition précoce réduit le risque de développement d'une allergie aux arachides chez les nourrissons à haut risque de 81%.
Le fait que beaucoup de parents ne soient pas au courant de ces recommandations met en évidence la nécessité de mieux informer les patients sur les risques réels liés à l'introduction précoce des arachides et de fournir aux pédiatres, en particulier ceux qui travaillent auprÚs des communautés marginalisées, les ressources nécessaires pour bien prendre soin de leurs patients et les éduquer.
Modern Farmer, The World Could Lose Half of all Farms by 2100, 27/07/2023
Une étude publiée dans la revue Nature Sustainability prévoit que le nombre de fermes dans le monde diminuera considérablement d'ici la fin du siÚcle, ce qui posera des problÚmes dans notre systÚme alimentaire. L'étude a créé un modÚle des fermes du monde entier pour examiner les tendances passées et prévoir leurs effets à l'avenir. à partir du nombre de fermes mondiales en 1969, les chercheurs ont modélisé leur évolution jusqu'en 2100.
Selon leurs trajectoires actuelles, le nombre de fermes devrait passer Ă seulement 272 millions d'ici la fin du siĂšcle, contre 616 millions en 2020. Dans le mĂȘme temps, la taille moyenne des fermes devrait doubler. L'Ă©tude montre que certaines rĂ©gions, notamment l'Europe et l'AmĂ©rique du Nord, verront un dĂ©clin relativement rĂ©gulier du nombre de fermes, tandis que d'autres rĂ©gions, dont l'AmĂ©rique latine et l'Afrique du Nord, passeront d'une pĂ©riode de crĂ©ation de fermes Ă une pĂ©riode de consolidation d'ici le milieu du siĂšcle.
Lâauteur principal de lâĂ©tude, Zia Mehrabi, professeur d'Ă©tudes environnementales, a utilisĂ© les donnĂ©es de la FAO pour examiner les zones agricoles, la production Ă©conomique et la taille de la population de plus de 180 pays.
L'une des principales raisons de ce déclin est la croissance économique. Lorsqu'une économie se renforce, de plus en plus de personnes quittent les zones rurales pour les zones urbaines, ce qui réduit le nombre de personnes pouvant s'occuper des terres agricoles rurales. Cela pourrait avoir des effets dévastateurs sur notre approvisionnement alimentaire.
Dans un communiquĂ© de presse, Zia Mehrabi affirme que âles grandes fermes ont gĂ©nĂ©ralement moins de biodiversitĂ© et plus de monocultures. Les petites fermes ont gĂ©nĂ©ralement plus de biodiversitĂ© et de diversitĂ© de cultures, ce qui les rend plus rĂ©silientes aux Ă©pidĂ©mies de parasites et aux chocs climatiques.â
Son travail de recherche souligne la consolidation des fermes et des terres. MĂȘme si la quantitĂ© de terres agricoles totales reste Ă peu prĂšs la mĂȘme, son modĂšle montre que moins de personnes possĂ©deront ces terres. Moins d'agriculteurs signifie moins de transmission de connaissances de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration, car de plus en plus de travaux agricoles seront automatisĂ©s.
Cette diminution des fermes est dĂ©jĂ en cours. Aux Ătats-Unis, le nombre de fermes diminue lentement depuis les annĂ©es 1980. En 2022, on recensait 2 millions de fermes dans tout le pays. C'est une diminution de 200 000 fermes par rapport aux chiffres de 2007.
Zia Mehrabi explique quâactuellement, nous avons âenviron 600 millions de fermes qui nourrissent le monde, et elles portent sur leurs Ă©paules huit milliards de personnesâ. Or selon lui, âd'ici la fin du siĂšcle, nous aurons probablement la moitiĂ© du nombre d'agriculteurs qui nourriront encore plus de personnes. Nous devons vraiment rĂ©flĂ©chir Ă la maniĂšre dont nous pouvons mettre en place des systĂšmes d'Ă©ducation et de soutien pour soutenir ces agriculteursâ.
Eater, Celebrities Canât Stop Making Ice Cream, 31/07/2023
Les collaborations de cĂ©lĂ©britĂ©s dans le monde de l'alimentation connaissent un essor sans prĂ©cĂ©dent et cette fois les cĂ©lĂ©britĂ©s sâattaquent aux produits surgelĂ©s. RĂ©cemment, Snoop Dogg a annoncĂ© le lancement d'une nouvelle gamme de glaces appelĂ©e "Dr. Bombay", tandis que la lĂ©gendaire chanteuse Cher a dĂ©voilĂ© sa propre marque de gelato, "Cherlato", en collaboration avec une entreprise de crĂšme glacĂ©e de luxe en Nouvelle-ZĂ©lande.
Le marché de la glace aux Etats-Unis est un marché énorme qui pÚse pas moins de 73 milliards de dollars qui devrait atteindre prÚs de 105 milliards de dollars d'ici 2029. Les Américains consomment en moyenne 20 livres de glace (environ 9kg) par personne et par an, et cette consommation est en augmentation, notamment avec l'émergence de nouvelles options à base de plantes et de marques haut de gamme.
L'engouement pour les glaces Ă l'effigie de cĂ©lĂ©britĂ©s n'est pas nouveau, avec de nombreuses boutiques proposant des saveurs en Ă©dition limitĂ©e en collaboration avec des stars. La glace semble ĂȘtre une extension naturelle des marques de certaines cĂ©lĂ©britĂ©s. Par exemple, pour Snoop Dogg, qui est associĂ© Ă d'autres produits comme le vin et la marijuana, la glace est plus qu'une simple collation, c'est un moyen de se dĂ©tendre et de se rĂ©jouir.
Cependant, il reste à voir quelle marque de glace à l'effigie de célébrités aura réellement du succÚs à long terme. La tendance des collaborations peut s'estomper, mais la fidélité des fans reste indéfectible.
Câest tout pour aujourdâhui.
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A dans quinze jours!
O. Frey














