đŸđđ Eat's business đđ·đ§ 2026-17
Bonjour Ă toutes et Ă tous, Eatâs Business est une newsletter dans laquelle vous trouverez une revue de presse de quelques articles sur le monde de lâalimentaire qui mâont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente.
Pour ceux qui veulent la version audio :
Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en priorité cette semaine sont :
Le Monde, Cheesecake, panna cotta, fondant au chocolat⊠quand lâhuile dâolive sâinvite pour le dessert, 28/05/2026
New York Times, The Hottest Snacks on the Market Are ⊠Dates?, 29/05/2026
Eater, I Tried Erewhonâs New $15,000-a-Year VIP Membership for a Month, 27/05/2026
Bonne lecture et bonne semaine Ă toutes et Ă tous!
Pour celles et ceux dâentre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :
Les Ăchos, PortĂ© par la « poulet mania » des Français, le gĂ©ant LDC vise les 10 milliards de revenus en 2030, 27/05/2026
Leader europĂ©en de la volaille, LDC poursuit sa croissance et affiche de nouvelles ambitions aprĂšs avoir dĂ©passĂ© les 7 milliards dâeuros de chiffre dâaffaires avec un an dâavance sur ses objectifs. Le groupe, propriĂ©taire notamment des marques Le Gaulois, LouĂ©, MaĂźtre Coq et Marie, vise dĂ©sormais les 10 milliards dâeuros de revenus Ă lâhorizon 2030-2031.
Cette performance sâexplique par la progression de la consommation de poulet en France, devenue la viande la plus consommĂ©e devant le porc, mais aussi par une politique active dâacquisitions. Le rachat de Pierre Martinet a notamment renforcĂ© la branche traiteur du groupe.
La croissance a Ă©tĂ© soutenue par la hausse des prix ainsi que par lâamĂ©lioration des performances industrielles. MalgrĂ© des nĂ©gociations parfois difficiles avec la grande distribution, notamment pour les produits de la marque Marie, LDC affirme avoir maintenu sa stratĂ©gie de qualitĂ© sans cĂ©der Ă des rĂ©ductions tarifaires jugĂ©es incompatibles avec ses exigences.
Pour atteindre ses nouveaux objectifs, le groupe compte combiner croissance organique et acquisitions. Lâinternational constitue un axe majeur de dĂ©veloppement, avec lâambition de plus que doubler son activitĂ© hors de France au cours des prochaines annĂ©es.
Sur le marchĂ© français, LDC prĂ©voit dâimportants investissements destinĂ©s Ă sĂ©curiser ses approvisionnements et Ă augmenter ses capacitĂ©s de production. Plusieurs centaines de nouveaux bĂątiments dâĂ©levage sont programmĂ©s, ainsi quâun nouvel outil dâabattage et des modernisations industrielles.
ParallÚlement, le groupe entend améliorer la rentabilité de son activité traiteur grùce à une meilleure organisation industrielle, au développement des synergies entre sites et à une optimisation du service aux distributeurs.
LâUsine Nouvelle, Avec sa nouvelle usine de transformation de noix de cajou Ă Saint-Malo, Cajoo Malo veut crĂ©er une chaĂźne dâapprovisionnement en circuit-court en Europe, 26/05/2026
Lâentreprise bretonne Cajoo Malo lance la construction Ă Saint-Malo dâune usine de transformation de noix de cajou destinĂ©e Ă relocaliser en Europe une activitĂ© aujourdâhui majoritairement rĂ©alisĂ©e en Asie. ReprĂ©sentant un investissement de 8,6 millions dâeuros, le projet bĂ©nĂ©ficie de soutiens bancaires ainsi que dâaides de la RĂ©gion Bretagne et de lâUnion europĂ©enne. Le futur site de 3 250 mÂČ devrait gĂ©nĂ©rer une quarantaine dâemplois.
Cette initiative intervient dans un contexte de croissance de la consommation de noix de cajou en Europe. Actuellement, les noix produites en Afrique sont gĂ©nĂ©ralement expĂ©diĂ©es vers lâInde ou le Vietnam pour y ĂȘtre dĂ©cortiquĂ©es et triĂ©es avant de revenir sur les marchĂ©s europĂ©ens. Cajoo Malo souhaite raccourcir cette chaĂźne logistique afin dâamĂ©liorer la traçabilitĂ©, de mieux contrĂŽler la qualitĂ© des produits et de rĂ©duire les Ă©missions liĂ©es au transport.
Selon lâentreprise, cette nouvelle organisation permettrait de diminuer de plus de 60 % lâempreinte carbone associĂ©e Ă la transformation des noix. Le projet prĂ©voit Ă©galement la valorisation des coproduits, notamment certaines enveloppes utilisĂ©es dans lâalimentation animale.
Ă lâorigine de cette dĂ©marche se trouve LoĂŻc Denjean-Massia, directeur gĂ©nĂ©ral de lâentreprise, qui sâest inspirĂ© de son expĂ©rience en CĂŽte dâIvoire, premier producteur mondial de noix de cajou brute. Son ambition est de crĂ©er une chaĂźne dâapprovisionnement plus directe entre les producteurs africains et les consommateurs europĂ©ens, en limitant le nombre dâintermĂ©diaires.
Lâusine sâappuiera sur une chaĂźne de production fortement automatisĂ©e Ă©quipĂ©e de machines italiennes spĂ©cialisĂ©es. La capacitĂ© visĂ©e est de 6 000 tonnes par an, avec un potentiel de doublement Ă moyen terme. Cajoo Malo entend ainsi dĂ©montrer quâune relocalisation industrielle est possible sur une filiĂšre mondialisĂ©e tout en rĂ©pondant aux attentes croissantes en matiĂšre de durabilitĂ© et de souverainetĂ© alimentaire.
Le Monde, Cheesecake, panna cotta, fondant au chocolat⊠quand lâhuile dâolive sâinvite pour le dessert, 28/05/2026
Longtemps cantonnĂ©e aux prĂ©parations salĂ©es, lâhuile dâolive sâimpose progressivement dans lâunivers de la pĂątisserie et des desserts. Cette tendance sâillustre notamment Ă Marseille avec le succĂšs de la pompe Ă huile, spĂ©cialitĂ© provençale traditionnellement associĂ©e aux fĂȘtes de NoĂ«l mais dĂ©sormais consommĂ©e toute lâannĂ©e dans certaines boulangeries.
Au-delĂ de cette brioche emblĂ©matique, lâhuile dâolive trouve aujourdâhui sa place dans de nombreuses crĂ©ations sucrĂ©es : cheesecakes, panna cotta, glaces, cakes ou encore fondants au chocolat. De plus en plus de chefs lâutilisent pour ses qualitĂ©s gustatives et techniques, soit comme ingrĂ©dient principal, soit comme touche finale destinĂ©e Ă renforcer certains arĂŽmes.
Cette Ă©volution sâinscrit dans une tendance de fond valorisant une cuisine plus vĂ©gĂ©tale et inspirĂ©e du rĂ©gime mĂ©diterranĂ©en. Lâhuile dâolive bĂ©nĂ©ficie Ă©galement dâune image favorable auprĂšs des consommateurs grĂące Ă sa richesse en acides gras insaturĂ©s et en antioxydants.
Les professionnels soulignent surtout sa diversitĂ© aromatique. Selon les variĂ©tĂ©s et les mĂ©thodes de production, elle peut apporter des notes vĂ©gĂ©tales, fruitĂ©es, Ă©picĂ©es ou mĂȘme cacaotĂ©es. Son comportement en pĂątisserie diffĂšre aussi de celui du beurre : elle procure des textures plus souples, prĂ©serve le moelleux des prĂ©parations et amĂ©liore leur conservation.
Lâarticle met Ă©galement en avant les expĂ©rimentations menĂ©es par certains producteurs et chefs autour dâhuiles aromatisĂ©es ou de nouvelles textures inspirĂ©es du caviar ou des pĂątes Ă tartiner. Ces innovations tĂ©moignent de la montĂ©e en puissance dâun ingrĂ©dient qui ne se contente plus dâaccompagner les plats salĂ©s.
Le Monde, Quatre idées reçues sur les vins faiblement alcoolisés, 28/05/2026
Les vins Ă faible teneur en alcool suscitent un intĂ©rĂȘt croissant alors que les consommateurs recherchent davantage de modĂ©ration dans leurs habitudes de consommation. Bien que ce marchĂ© reste encore limitĂ©, il progresse rĂ©guliĂšrement et contribue Ă faire Ă©voluer les pratiques de la filiĂšre viticole.
Lâarticle revient dâabord sur une idĂ©e reçue : ces produits peuvent bel et bien ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des vins, Ă condition de respecter certains critĂšres rĂ©glementaires. Dans certains cas, des dĂ©rogations ou des pratiques spĂ©cifiques permettent dâobtenir des vins prĂ©sentant des degrĂ©s dâalcool infĂ©rieurs aux standards habituels.
Deux approches coexistent pour Ă©laborer ces produits. Certains producteurs retirent une partie de lâalcool aprĂšs la vinification grĂące Ă des procĂ©dĂ©s techniques. Dâautres privilĂ©gient des mĂ©thodes naturelles, comme des vendanges plus prĂ©coces ou lâarrĂȘt anticipĂ© de la fermentation afin de limiter la transformation des sucres en alcool.
Lâarticle souligne Ă©galement que ces vins ne doivent pas ĂȘtre perçus comme des boissons sans risque. MĂȘme Ă des degrĂ©s plus faibles, lâalcool reste prĂ©sent. Toutefois, leur consommation peut faciliter une approche plus mesurĂ©e et mieux contrĂŽlĂ©e pour certains consommateurs.
Enfin, les professionnels interrogĂ©s contestent lâidĂ©e selon laquelle ces vins seraient rĂ©servĂ©s Ă lâapĂ©ritif. Plusieurs cuvĂ©es possĂšdent suffisamment de structure et de complexitĂ© pour accompagner un repas. Certains vins effervescents peu alcoolisĂ©s se marient ainsi avec les desserts, tandis que dâautres conviennent Ă des fruits de mer, des poissons ou des entrĂ©es.
Eater, I Tried Erewhonâs New $15,000-a-Year VIP Membership for a Month, 27/05/2026
Lâenseigne californienne Erewhon, devenue en quelques annĂ©es un symbole du luxe alimentaire et du bien-ĂȘtre haut de gamme, expĂ©rimente une nouvelle Ă©tape dans sa stratĂ©gie de fidĂ©lisation avec le lancement de niveaux dâadhĂ©sion rĂ©servĂ©s Ă ses plus gros clients. Une journaliste dâEater a testĂ© pendant un mois le programme « Reserve », destinĂ© aux consommateurs dĂ©pensant plus de 15 000 dollars par an dans les magasins de la chaĂźne.
Connue pour ses produits Ă prix Ă©levĂ©s, ses smoothies associĂ©s Ă des cĂ©lĂ©britĂ©s et son image fortement liĂ©e au mode de vie wellness de Los Angeles, Erewhon propose dĂ©jĂ une carte de fidĂ©litĂ© payante. Les nouvelles formules vont toutefois beaucoup plus loin. Les membres « Reserve » bĂ©nĂ©ficient notamment dâun accĂšs prioritaire aux caisses, de la livraison gratuite, dâune prĂ©paration accĂ©lĂ©rĂ©e de leurs boissons, dâun cafĂ© et dâune pĂątisserie offerts chaque jour ainsi que dâun service de conciergerie en magasin.
Au cours de son enquĂȘte, la journaliste a dĂ©couvert que cette conciergerie ne ressemble pas Ă un service de luxe ostentatoire mais plutĂŽt Ă un accompagnement personnalisĂ© destinĂ© Ă fluidifier lâexpĂ©rience dâachat. Les Ă©quipes peuvent aider Ă vĂ©rifier la disponibilitĂ© des produits, organiser des retraits simplifiĂ©s ou encore recommander certains articles. Le dispositif reste rĂ©cent et semble encore en phase dâajustement selon les magasins.
LâexpĂ©rience met Ă©galement en lumiĂšre le niveau de dĂ©penses de certains clients de lâenseigne. Plusieurs employĂ©s indiquent que les membres « Reserve » sont plus nombreux quâon pourrait le penser. Lâarticle Ă©voque mĂȘme lâexistence dâun niveau encore plus exclusif, surnommĂ© « Black Card », qui serait rĂ©servĂ© aux consommateurs dĂ©pensant environ 25 000 dollars par an, sans que lâentreprise ne confirme officiellement ce programme.
Au-delĂ de lâanecdote, cette initiative illustre lâĂ©volution du luxe dans le commerce alimentaire. Plus que les avantages financiers eux-mĂȘmes, ce type dâabonnement valorise la simplicitĂ©, le gain de temps et la personnalisation du service. Erewhon cherche ainsi Ă renforcer son positionnement de marque lifestyle en transformant lâacte dâachat en expĂ©rience exclusive. Lâarticle conclut que la vĂ©ritable valeur de ces programmes repose moins sur les produits offerts que sur le sentiment dâappartenance Ă un cercle privilĂ©giĂ© de consommateurs, dans un univers oĂč la commoditĂ© est devenue lâune des formes les plus recherchĂ©es du luxe contemporain.
New York Times, The Hottest Snacks on the Market Are ⊠Dates?, 29/05/2026
Longtemps cantonnĂ©es aux rayons spĂ©cialisĂ©s ou aux magasins de produits naturels, les dattes connaissent aujourdâhui un essor spectaculaire aux Ătats-Unis. PortĂ©es par la recherche dâaliments plus naturels, riches en fibres et moins transformĂ©s, elles sâimposent comme lâun des ingrĂ©dients les plus en vue de lâindustrie du snacking.
Cette popularitĂ© sâest particuliĂšrement illustrĂ©e lors du salon professionnel Expo West, rendez-vous majeur des marques alimentaires innovantes. Les dattes y Ă©taient prĂ©sentes sous de multiples formes : bonbons acidulĂ©s, barres Ă©nergĂ©tiques, boules gourmandes, sirops, sucres alternatifs, pĂ©pites de chocolat ou encore boissons fonctionnelles. AprĂšs avoir Ă©tĂ© utilisĂ©es principalement comme substitut au sucre dans les recettes, elles sont dĂ©sormais mises en avant comme produit Ă part entiĂšre.
Lâengouement sâexplique en grande partie par leur profil nutritionnel. Naturellement sucrĂ©es, les dattes rĂ©pondent aux attentes des consommateurs qui privilĂ©gient des listes dâingrĂ©dients courtes et facilement identifiables. Elles constituent Ă©galement une source intĂ©ressante de fibres, un nutriment dont la consommation reste insuffisante pour une grande partie de la population amĂ©ricaine. Leur indice glycĂ©mique relativement modĂ©rĂ© renforce aussi leur attractivitĂ© auprĂšs des consommateurs soucieux de leur santĂ©.
De nombreuses jeunes entreprises ont ainsi dĂ©veloppĂ© des produits innovants autour de ce fruit. Certaines proposent des dattes fourrĂ©es et enrobĂ©es de chocolat, dâautres des pĂątes Ă©nergĂ©tiques destinĂ©es aux sportifs ou encore des Ă©dulcorants naturels Ă base de dattes. Ces marques cherchent Ă sĂ©duire un public en quĂȘte de snacks Ă la fois gourmands, pratiques et perçus comme plus sains.
Cette forte croissance crĂ©e toutefois des tensions sur lâapprovisionnement. Les producteurs amĂ©ricains, principalement situĂ©s entre la Californie du Sud et lâArizona, peinent Ă rĂ©pondre Ă une demande en constante augmentation. Plusieurs exploitants indiquent que leurs rĂ©coltes sont Ă©coulĂ©es de plus en plus rapidement et que le dĂ©veloppement de nouvelles plantations ne suit pas le rythme du marchĂ©.
Pour les acteurs du secteur, la datte dĂ©passe dĂ©sormais le statut de simple « superaliment » Ă la mode. Elle sâinscrit dans une tendance de fond qui privilĂ©gie les ingrĂ©dients naturels, les bĂ©nĂ©fices nutritionnels et les alternatives au sucre raffinĂ©, faisant dâelle lâun des produits les plus prometteurs du marchĂ© du snacking.
Financial Times, How British comfort food won over the French, 30/05/2026
Longtemps moquĂ©e en France, la cuisine britannique connaĂźt aujourdâhui un regain dâintĂ©rĂȘt inattendu auprĂšs dâune nouvelle gĂ©nĂ©ration de consommateurs. Alors que les clichĂ©s sur les lĂ©gumes trop cuits, les sandwiches fades ou les plats peu raffinĂ©s restent profondĂ©ment ancrĂ©s dans lâimaginaire français, plusieurs entrepreneurs et restaurateurs contribuent Ă modifier cette perception en mettant en avant une version moderne et rĂ©confortante de la gastronomie britannique.
Lâarticle sâappuie notamment sur le parcours de deux jeunes Françaises ayant vĂ©cu Ă Londres dans leur vingtaine. Comme beaucoup de leurs compatriotes, elles sont parties avec une image trĂšs nĂ©gative de la cuisine anglaise avant de dĂ©couvrir sur place une offre alimentaire beaucoup plus riche et diversifiĂ©e que prĂ©vu. SĂ©duites par lâambiance des cafĂ©s britanniques et par certains classiques du quotidien, elles ont ouvert Ă Paris une adresse spĂ©cialisĂ©e dans les spĂ©cialitĂ©s dâoutre-Manche.
Cette Ă©volution sâinscrit dans le prolongement de la transformation de la gastronomie britannique amorcĂ©e depuis plusieurs dĂ©cennies. Lâessor des gastropubs, la valorisation des produits locaux et le renouveau de la cuisine traditionnelle ont contribuĂ© Ă amĂ©liorer lâimage culinaire du Royaume-Uni Ă lâinternational. Pourtant, les prĂ©jugĂ©s restent particuliĂšrement tenaces en France, oĂč la rĂ©putation de la cuisine britannique demeure lâune des plus mauvaises dâEurope.
MalgrĂ© cela, plusieurs spĂ©cialitĂ©s gagnent dĂ©sormais en popularitĂ© auprĂšs des consommateurs français. Les scones, les pies, les soupes maison, les sandwichs typiquement britanniques, les brownies ou encore certains plats de petit-dĂ©jeuner trouvent leur place dans les cafĂ©s et boulangeries urbaines. Lâattrait repose autant sur les saveurs que sur lâimage de convivialitĂ©, de simplicitĂ© et de « comfort food » associĂ©e Ă ces recettes.
Financial Times, Just how fancy is Yotam Ottolenghiâs new kitchen?, 30/05/2026
Le chef et auteur Ă succĂšs Yotam Ottolenghi a rĂ©cemment achevĂ© la rĂ©novation de la cuisine de sa maison londonienne, un projet qui reflĂšte sa philosophie culinaire : privilĂ©gier la simplicitĂ©, lâefficacitĂ© et la convivialitĂ© plutĂŽt que le luxe ostentatoire. Figure majeure de la gastronomie contemporaine, Ottolenghi a largement contribuĂ© Ă populariser au Royaume-Uni des ingrĂ©dients du Moyen-Orient et de la MĂ©diterranĂ©e tels que le zaatar, la harissa ou les citrons confits grĂące Ă ses livres et Ă ses restaurants.
SituĂ©e dans une maison gĂ©orgienne du quartier de Camden, la cuisine a Ă©tĂ© entiĂšrement repensĂ©e aprĂšs plus dâune dĂ©cennie dâutilisation. MalgrĂ© la rĂ©novation, lâorganisation gĂ©nĂ©rale de lâespace a peu changĂ©. Le chef souhaitait avant tout disposer dâun environnement parfaitement adaptĂ© Ă son usage quotidien : de grands espaces de prĂ©paration, de nombreux rangements, plusieurs fours et un accĂšs facile Ă ses ingrĂ©dients et ustensiles. Il revendique dâailleurs sa prĂ©fĂ©rence pour les tiroirs, jugĂ©s plus pratiques que les placards traditionnels.
Lâun des changements les plus marquants concerne lâabandon de la cuisson au gaz au profit dâune plaque Ă induction. Initialement rĂ©ticent, Ottolenghi reconnaĂźt aujourdâhui les avantages de cette technologie, notamment en matiĂšre de performance et de durabilitĂ© environnementale. Cette Ă©volution illustre une tendance de fond observĂ©e dans les cuisines domestiques haut de gamme.
Lâaspect le plus personnel du projet rĂ©side toutefois dans la dĂ©coration. Des carreaux illustrĂ©s spĂ©cialement conçus par une artiste norvĂ©gienne reprennent des rĂ©fĂ©rences Ă la vie familiale du chef : passions de ses enfants, souvenirs communs et objets du quotidien. Ottolenghi souhaite que cet ensemble constitue une vĂ©ritable mĂ©moire visuelle de la famille.
Lâarticle montre Ă©galement un visage plus intime du chef. MalgrĂ© sa rĂ©putation internationale, il explique que cette cuisine est avant tout celle oĂč il prĂ©pare les repas de ses deux fils, privilĂ©giant souvent des plats simples et rĂ©confortants comme les tacos, les schnitzels ou les sandwichs katsu. Plus quâun laboratoire de crĂ©ation gastronomique, cet espace est conçu comme un lieu de partage familial.
Terres Univia, La consommation de légumineuses en France, Mai 2026
LâĂ©tude NutrimĂ©trie 2024, rĂ©alisĂ©e auprĂšs dâenviron 2 200 adultes reprĂ©sentatifs de la population française, dresse un Ă©tat des lieux actualisĂ© de la consommation de lĂ©gumineuses en France. Les rĂ©sultats montrent que, malgrĂ© les recommandations nutritionnelles et les bĂ©nĂ©fices reconnus de ces aliments sur la santĂ© et lâenvironnement, leur consommation reste particuliĂšrement faible.
Selon lâenquĂȘte, les Français consomment en moyenne 1,6 kg de lĂ©gumineuses par an et par personne. Seuls 13 % des adultes en ont consommĂ© au moins une fois durant les trois jours de suivi alimentaire, soit une frĂ©quence dâenviron une fois toutes les deux semaines. Les lentilles arrivent en tĂȘte des lĂ©gumineuses consommĂ©es, devant les pois chiches. Les produits en conserve reprĂ©sentent prĂšs de la moitiĂ© des volumes consommĂ©s, loin devant les lĂ©gumineuses sĂšches, les plats prĂ©parĂ©s ou les soupes. La consommation se dĂ©roule essentiellement Ă domicile (89 % des volumes) et principalement au dĂ©jeuner et au dĂźner.
LâĂ©tude met Ă©galement en Ă©vidence de fortes disparitĂ©s socio-dĂ©mographiques. Les niveaux de consommation les plus Ă©levĂ©s sont observĂ©s chez les 35-44 ans et les 65-79 ans, tandis que les jeunes adultes et les 45-64 ans consomment moins de lĂ©gumineuses. Les cadres affichent une consommation moyenne de 2,4 kg par an, contre seulement 0,4 kg chez les ouvriers, soit un Ă©cart de un Ă six. Des diffĂ©rences territoriales importantes apparaissent Ă©galement : les habitants de lâOuest de la France consomment en moyenne six fois plus de lĂ©gumineuses que ceux du Nord.
Le niveau dâĂ©ducation et les revenus influencent Ă©galement les comportements. Les personnes diplĂŽmĂ©es du supĂ©rieur et les mĂ©nages les plus aisĂ©s consomment davantage de lĂ©gumineuses que les autres catĂ©gories de population. Les personnes suivant un rĂ©gime sans viande se distinguent particuliĂšrement, avec une consommation proche de 9 kg par an, soit environ dix fois la moyenne nationale.
Enfin, lâĂ©tude souligne lâĂ©cart considĂ©rable entre les pratiques actuelles et les recommandations nutritionnelles. Le Programme national nutrition santĂ© recommande au moins deux portions de lĂ©gumineuses par semaine. Or, seuls 1 % des adultes atteignent ce niveau, tandis que 96 % en consomment moins dâune portion hebdomadaire. Ces rĂ©sultats confirment lâexistence dâun important potentiel de dĂ©veloppement pour cette catĂ©gorie alimentaire, Ă condition de proposer des produits plus pratiques, accessibles et adaptĂ©s aux habitudes de consommation contemporaines.
Câest tout pour aujourdâhui.
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A la semaine prochaine!
O. Frey











