đŸđđ Eat's business đđ·đ§ 2024-16
Bonjour Ă toutes et Ă tous, Eat's Business est une newsletter dans laquelle vous trouverez une revue de presse de quelques articles sur le monde de lâalimentaire qui mâont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente.Â
Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont :Â
Libération, Tourtes, pithiviers, vol-au-vent⊠Au restaurant, le retour des bonnes pùtes, 19/04/2024
Le Monde, LâEurope du vin racontĂ©e par ses sommeliers, 22/04/2024
Modern Retail, What the future of non-alcoholic beverage retail looks like after Boissonâs bankruptcy, 18/04/2024 + Punch Drink, Is the N/A Bottle Shop in Trouble?, 22/04/2024
Bonne lecture et bonne semaine Ă toutes et Ă tous!
Pour celles et ceux dâentre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :
Libération, Tourtes, pithiviers, vol-au-vent⊠Au restaurant, le retour des bonnes pùtes, 19/04/2024
L'article met en lumiĂšre le renouveau des pĂątisseries salĂ©es. Il sâagit dâun retour marquĂ© vers des recettes traditionnelles et gourmandes qui contraste avec les tendances de la "nouvelle cuisine" des annĂ©es 90. Jadis relĂ©guĂ©es aux cuisines classiques, des spĂ©cialitĂ©s telles que les tourtes, pithiviers, vol-au-vent et bĆufs Wellington, autrefois perçues comme dĂ©suĂštes, sont dĂ©sormais cĂ©lĂ©brĂ©es pour leur cĂŽtĂ© rĂ©tro et sont devenues trĂšs populaires sur les rĂ©seaux sociaux, oĂč elles sont souvent qualifiĂ©es d'"instagrammables". Camille Frey-Syren explique dâailleurs dans sa newsletter French Food & Flair que âla pĂąte (âŠ) redevient tendance pour 4 raisons principalesâ, Ă savoir quâelle est âinstagramableâ, âambulatoireâ, âmultipleâ et ârĂ©confortanteâ.
Ce regain d'intĂ©rĂȘt pour la pĂątisserie salĂ©e est analysĂ© comme un symptĂŽme d'une quĂȘte plus large d'authenticitĂ© dans l'art de vivre contemporain. L'article note que cette tendance est portĂ©e non seulement par les nĂ©obistrots mais aussi par une nouvelle gĂ©nĂ©ration de consommateurs et de chefs qui valorisent Ă la fois la technique et le caractĂšre rĂ©confortant de ces plats. Des figures telles que Julien Perret sur Instagram mettent en scĂšne le pĂątĂ© en croĂ»te, une spĂ©cialitĂ© qui fascine par son esthĂ©tique et sa complexitĂ©, et qui attire notamment un public jeune.
La pĂątisserie salĂ©e est dĂ©crite comme un symbole de cuisine Ă la fois dĂ©contractĂ©e et techniquement exigeante, rĂ©introduisant des plats rĂ©gressifs et gourmands qui rassurent et rĂ©galent. Le chef Sota Atsumi, en rĂ©inventant le pithiviers, est mentionnĂ© comme un exemple de cette nouvelle approche, combinant savoir-faire classique et crĂ©ativitĂ© contemporaine. De mĂȘme, les lieux comme le CafĂ© des MinistĂšres (dont le vol-au-vent aux ris de veau est un plat quâil faut avoir goĂ»tĂ© au moins une fois dans sa vie) et le restaurant l'Office illustrent comment ces plats peuvent dominer les menus et satisfaire une clientĂšle en quĂȘte de nostalgie culinaire et de nouveautĂ©.
L'article souligne également que si la tendance est portée par un désir de retour aux sources, elle inclut également des adaptations modernes comme l'intégration d'ingrédients végétaux et des versions revisitées qui répondent aux préoccupations diététiques actuelles. La popularité croissante des pùtisseries salées, bien que constituant encore une minorité sur le marché du pain, est vue comme un signe prometteur d'un mouvement grandissant qui allie respect de la tradition et innovation culinaire.
Le Parisien, « Pour moi, le pain câest sacré » : la nouvelle Ă©cole internationale de boulangerie fait recette, 26/04/2024
Focus sur l'Ăcole internationale de boulangerie situĂ©e dans le hameau de Saint-Martin, prĂšs de Sisteron dans les Alpes-de-Haute-Provence. FondĂ©e par Thomas Teffri-Chambelland, cette Ă©cole se distingue en Europe par sa spĂ©cialisation dans la formation diplĂŽmante en panification utilisant exclusivement du levain naturel et des ingrĂ©dients biologiques. Elle attire chaque annĂ©e environ quarante Ă©tudiants pour un cursus intensif de quatre mois, avec l'ambition de les former Ă devenir des artisans boulangers bio.
Les participants à cette formation proviennent de divers horizons et sont souvent en phase de reconversion professionnelle. Ils viennent y apprendre des techniques de fabrication du pain alliant traditions millénaires et innovations modernes. L'école met un point d'honneur à enseigner l'importance de la qualité sur la quantité, en réponse aux défis actuels tels que la surproduction et les impacts du changement climatique sur l'agriculture.
Un aspect notable de l'enseignement Ă l'Ăcole internationale de boulangerie est son volet entrepreneurial. En plus de la panification, les Ă©tudiants sont formĂ©s Ă la gestion d'entreprise, avec des cours qui les aident Ă comprendre la viabilitĂ© Ă©conomique de leurs futurs projets. L'objectif est de prĂ©parer des boulangers non seulement compĂ©tents dans l'art du pain, mais aussi capables de gĂ©rer avec succĂšs leur commerce.
La philosophie de l'école repousse les frontiÚres traditionnelles de la boulangerie en remettant en question les modÚles commerciaux habituels et en favorisant des pratiques plus respectueuses de la vie personnelle des artisans. Cette approche moderne attire une nouvelle génération de boulangers qui cherchent à intégrer des valeurs de durabilité et de responsabilité sociale dans leur métier.
Le Monde, LâEurope du vin racontĂ©e par ses sommeliers, 22/04/2024
Un long article qui explore la diversité et l'identité du vin européen à travers les perspectives de vingt-deux sommeliers de différents pays européens. Ces derniers partagent leurs pensées sur l'histoire, l'évolution, et l'avenir du vin dans leurs régions respectives, mettant en lumiÚre les défis auxquels ils sont confrontés, notamment le changement climatique et la surproduction.
Les sommeliers soulignent l'importance historique de la vigne en Europe, hĂ©ritĂ©e des Romains et enrichie au Moyen Ăge, et comment cette tradition continue d'influencer la production de vin aujourd'hui. Ils discutent Ă©galement de la maniĂšre dont la diversitĂ© des terroirs, des cĂ©pages, et des pratiques vinicoles dĂ©finit l'unicitĂ© du vin europĂ©en, refusant l'idĂ©e d'une uniformisation malgrĂ© la pression de l'industrialisation et des normes rĂ©glementaires.
Concernant l'avenir, il y a un consensus sur la nécessité d'adopter des pratiques plus durables et moins intensives. La viticulture biologique, biodynamique, et naturelle gagne du terrain, répondant à une demande croissante pour des vins plus respectueux de l'environnement et de la santé des consommateurs. De plus, le réchauffement climatique pousse à la redécouverte de régions viticoles plus fraßches et à l'adaptation des cépages pour résister aux nouvelles conditions climatiques.
Enfin, chaque sommelier partage son coup de cĆur pour une bouteille europĂ©enne spĂ©cifique, souvent produite hors de son pays d'origine, mettant en valeur l'apprĂ©ciation transnationale des vins de qualitĂ© Ă travers le continent. Ces Ă©changes soulignent la passion commune pour le vin qui transcende les frontiĂšres, tout en respectant et en cĂ©lĂ©brant la diversitĂ© rĂ©gionale qui caractĂ©rise l'Europe du vin.
La Croix, La production mondiale de vin a chuté de 10 % en 2023, 25/04/2024
La production mondiale de vin a baissĂ© de 10 % en 2023 Ă cause des conditions climatiques extrĂȘmes telles que les sĂ©cheresses, les vagues de chaleur, les incendies, le gel prĂ©coce, et les pluies qui ont favorisĂ© les inondations et les maladies des vignes. Il sâagit de la plus faible production depuis 1961. La chute de la production a Ă©tĂ© particuliĂšrement marquĂ©e en Italie et en Espagne, avec des baisses respectives de 23 % et 21 %. En revanche, la France a vu une lĂ©gĂšre augmentation de sa production, ce qui la place Ă nouveau comme premier producteur mondial.
La consommation de vin a également diminué de 3 %, atteignant son niveau le plus bas depuis 1996, en partie à cause de l'inflation qui a augmenté les coûts de production et, par conséquent, les prix pour les consommateurs. La consommation a particuliÚrement chuté en Chine, affectée par un ralentissement économique. Cette baisse est attribuée à des facteurs démographiques et des changements de mode de vie, bien qu'il soit difficile de déterminer si cette tendance est à court ou à long terme.
Les exportations de vin ont également diminué de 6 %, atteignant leur plus bas niveau depuis 2010. Les prix moyens à l'exportation ont atteint un record de 3,62 ⏠par litre, soit 29 % de plus qu'en 2020, ce qui a pu dissuader certains acheteurs. En France, des mesures telles que des programmes de distillation et d'arrachage ont été subventionnés pour faire face à une surproduction locale.
ParallĂšlement, l'Inde a vu sa surface viticole augmenter de 3 %, lui permettant d'entrer dans le top 10 des plus grands vignobles au monde, signe d'une dynamique nouvelle dans l'industrie viticole globale.
Les Ăchos, PĂątes fraĂźches : le plan de Saint-Jean pour rivaliser avec Rana et Lustucru, 23/04/2024
L'entreprise Saint-Jean est devenu un acteur notable dans l'industrie des pùtes fraßches, au point de rivaliser avec des leaders du marché tels que Rana et Lustucru. Située à Romans-sur-IsÚre dans la DrÎme, Saint-Jean est reconnue pour ses ravioles et ses quenelles, et vise maintenant à se distinguer davantage sur le marché des pùtes fraßches.
Saint-Jean, qui a certes connu une année difficile en 2022, a vu son chiffre d'affaires augmenter de 10,6 % en 2023 pour atteindre 115,6 millions d'euros. L'entreprise se fixe comme objectif d'atteindre 175 millions d'euros de ventes d'ici 2030 dans un marché des pùtes fraßches estimé à 700 millions d'euros et en croissance constante (+5 % par an en volume depuis 5 ans). Le président de Saint-Jean, Guillaume Blanloeil, souligne que l'entreprise a retrouvé son rythme en termes de résultats financiers et a réussi à gagner des parts de marché.
Pour se distinguer de ses concurrents, Saint-Jean mise sur une offre plus haut de gamme en valorisant les produits du patrimoine culinaire français, tels que le comtĂ©, la fourme d'Ambert, et le piment d'Espelette, plutĂŽt que les ingrĂ©dients traditionnels italiens comme la ricotta et les Ă©pinards. Cette nouvelle gamme de produits comprend des associations originales comme les girolles poĂȘlĂ©es avec du persil de la DrĂŽme, ou encore le fromage Boursin avec ail et fines herbes, ciblant un segment de marchĂ© plus premium avec des prix 15 Ă 20 % plus Ă©levĂ©s.
En plus de l'innovation produit, Saint-Jean cherche Ă renforcer sa prĂ©sence dans la restauration, un secteur oĂč l'entreprise est dĂ©jĂ bien Ă©tablie avec sa marque Ravioles de Royan. L'objectif est d'atteindre 25 % de son activitĂ© dans ce secteur en travaillant directement avec des chefs pour adapter les recettes et en anticipant les nouvelles tendances de consommation.
L'expansion internationale est Ă©galement une prioritĂ©. Bien que l'exportation ne reprĂ©sente Ă lâheure actuelle Ă peine 1 % de son chiffre d'affaires, Saint-Jean planifie d'augmenter ses efforts pour se dĂ©velopper en Europe, notamment en Allemagne, et aux Ătats-Unis, avec un objectif de 10 % de son activitĂ© Ă l'export d'ici 2030.
Cette stratégie de croissance est soutenue par une stabilité financiÚre, illustrée par un investissement de 80 millions d'euros dans un nouvel outil industriel, qui reflÚte la volonté de la direction de moderniser et d'étendre ses capacités de production pour soutenir son expansion. Avec un actionnariat familial stable, dirigé par Claude Gros, un ancien financier, depuis 32 ans, Saint-Jean se positionne solidement pour réaliser ses ambitions sur le marché concurrentiel des pùtes fraßches.
Le Monde, Nestlé dans la tourmente, entre malbouffe et scandales sanitaires, 19/04/2024
Nestlé fait face à de sévÚres critiques de la part de ses actionnaires et des représentants d'ONG concernant sa production de nourriture trop grasse, salée ou sucrée. Lors de sa derniÚre assemblée générale des voix se sont élevées contre la contribution du groupe à l'épidémie d'obésité, en particulier chez les enfants dans les quartiers défavorisés.
Les rĂ©sultats financiers de NestlĂ© montrent une baisse de 1,5% de son chiffre d'affaires en 2023, atteignant 93 milliards de francs suisses. L'entreprise a Ă©galement admis avoir utilisĂ© des mĂ©thodes de dĂ©sinfection interdites pour ses eaux en bouteille en France et en Suisse. En outre, une enquĂȘte a rĂ©vĂ©lĂ© que NestlĂ© ajoutait du sucre Ă ses produits pour bĂ©bĂ©s dans des pays du Sud, alors que ce n'est pas le cas dans les pays occidentaux, ce qui va Ă l'encontre des recommandations de l'Organisation mondiale de la santĂ©.
Lors de l'assemblĂ©e, le PDG de NestlĂ©, Mark Schneider, a dĂ©fendu les pratiques de l'entreprise en invoquant des diffĂ©rences de goĂ»t rĂ©gionales, tout en affirmant que NestlĂ© respectait toutes les lĂ©gislations nationales. Une proposition de lâONG britannique ShareAction demandant Ă NestlĂ© d'augmenter la part des aliments sains dans son portefeuille de produits a Ă©tĂ© rejetĂ©e par plus de 88% des voix des actionnaires, malgrĂ© le soutien de plusieurs grandes sociĂ©tĂ©s de gestion d'actifs.
Paul Bulcke, président de Nestlé, a argumenté contre cette proposition en disant que celle-ci contraindrait l'entreprise à affaiblir des segments importants de son offre, ce qui pourrait avantager des concurrents moins scrupuleux. Nestlé s'est engagé à augmenter de 50 % la part des aliments présentant les meilleures qualités nutritives dans son chiffre d'affaires d'ici 2030, bien que cette mesure inclue des produits comme le café, qui n'ont pas de valeur nutritive propre.
La critique reste cependant vive, avec des experts prévoyant une régulation accrue des aliments malsains, similaire à ce que les industries du tabac ont connu dans les années 1990. L'avenir semble incertain pour les entreprises qui ne s'adapteront pas à ces nouvelles exigences de santé publique.
LSA, Transition alimentaire⊠Rien ne va plus ! [Etude], 24/04/2024
Une Ă©tude menĂ©e par Occurrence et Sociovision rĂ©vĂšle que la communication sur la transition alimentaire est dominĂ©e par le thĂšme du pouvoir d'achat, qui prend le pas sur des sujets cruciaux tels que la santĂ©, l'environnement, le bien-ĂȘtre animal et le goĂ»t. Cette hiĂ©rarchisation des messages a pour consĂ©quence de relĂ©guer les enjeux de la transition alimentaire au second plan dans l'esprit des consommateurs français.
Malgré cette focalisation sur les coûts, une majorité de Français reste consciente de l'importance de la transition écologique, avec 76% estimant que la France est en retard et doit accélérer son engagement. Cependant, les comportements d'achat ont changé en raison de l'inflation, avec une diminution significative de l'achat de produits bio, locaux ou directement chez les producteurs.
L'étude met également en lumiÚre la diversité des attentes des consommateurs, divisés en différents segments tels que les engagés, les traditionnels, les consommateurs conscients, les pragmatiques, et les réticents, chacun répondant à des arguments spécifiques qui influencent leur comportement d'achat. La grande distribution, bien que crédible sur les prix, doit revoir sa communication pour mieux adresser les enjeux de la transition alimentaire, souvent éclipsés par la prédominance du discours sur le coût.
En conclusion, il est crucial de renforcer la communication autour des bénéfices environnementaux et de santé publique de la transition alimentaire pour réaligner les comportements de consommation avec les impératifs écologiques et de santé. Cela implique une responsabilisation accrue des différents acteurs du marché, notamment les grandes surfaces et les producteurs, pour mettre en avant des valeurs comme la production locale, la qualité, et la traçabilité, et non pas uniquement le prix. Une communication plus ciblée et variée pourrait ainsi contribuer à une meilleure appropriation de la transition alimentaire par les consommateurs, favorisant des choix plus durables.
Wall Street Journal, Canada Targets 12 Foreign Grocers to Lure to Food-Retailing Market, 18/04/2024
Le ministre de l'Industrie canadien, François-Philippe Champagne, cherche à augmenter la concurrence dans le secteur de la distribution alimentaire en attirant des distributeurs étrangers au Canada. En réponse à la hausse des prix des aliments et à la concentration du marché désormais dominé par 3 acteurs (Loblaw, Metro et Empire), le ministre a proposé de cibler douze entreprises de distribution alimentaire internationale pour les inciter à entrer sur le marché canadien.
Parmi les entreprises ciblĂ©es, on compte des noms bien connus comme les allemands Aldi et Lidl, ainsi que d'autres gros acteurs europĂ©ens comme IntermarchĂ©. Toutefois, Grocery Outlet, basĂ©e en Californie, a indiquĂ© qu'elle n'avait pas l'intention de sâinstaller au Canada. Les tentatives du ministre interviennent dans un contexte oĂč l'inflation alimentaire a augmentĂ© d'environ 23% depuis juste avant la pandĂ©mie, exacerbant les prĂ©occupations des Ă©lecteurs canadiens vis-Ă -vis du coĂ»t de la vie.
Le Bureau de la concurrence du Canada a Ă©galement soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© d'une plus grande concurrence pour contrĂŽler les prix des aliments, en citant l'exemple de l'Australie oĂč l'entrĂ©e d'Aldi a conduit Ă une baisse significative des prix.
Modern Retail, What went wrong at Foxtrot, 23/04/2024
L'article examine les difficultĂ©s et l'Ă©chec final de Foxtrot, une chaĂźne de magasins de commoditĂ© haut de gamme qui, aprĂšs une fusion avec Domâs Kitchen, a dĂ» fermer ses portes sous le nom de Outfox Hospitality. Foxtrot, malgrĂ© des prĂ©visions initiales optimistes, a manquĂ© son objectif de ventes de 2023 par une marge significative, n'atteignant que 130 millions de dollars sur les 165 millions prĂ©vus. Cette insuffisance financiĂšre a Ă©tĂ© l'une des raisons principales de la dĂ©cision de fusionner avec Dom's Kitchen, une petite chaĂźne d'Ă©piceries.
Sous la direction de Liz Williams et plus tard de Rob Twyman, Foxtrot a subi des changements stratégiques majeurs, incluant des réductions de coûts et une centralisation des achats qui ont éloigné l'entreprise de son modÚle d'affaires original qui valorisait les produits locaux et uniques. Ces décisions, combinées à la pression économique et à une expansion trop rapide, ont conduit à un affaiblissement de l'identité de la marque et à des problÚmes opérationnels, notamment en ce qui concerne l'équilibre entre les ventes en magasin et en ligne.
Les employés, pris au dépourvu par l'annonce soudaine de la fermeture et confrontés à l'absence d'indemnités de départ, ont exprimé leur frustration face aux choix de gestion qui ont contribué à la débùcle. Leur sentiment de perte était exacerbé par l'investissement personnel et la passion qu'ils avaient pour leur travail chez Foxtrot, un projet qui était bien plus qu'un simple emploi pour beaucoup.
Ces développements reflÚtent les défis auxquels Foxtrot a été confronté dans ses efforts pour se réinventer et s'étendre, aboutissant finalement à une fermeture malgré des investissements importants et une expansion initiale qui semblait prometteuse.
Modern Retail, What the future of non-alcoholic beverage retail looks like after Boissonâs bankruptcy, 18/04/2024 + Punch Drink, Is the N/A Bottle Shop in Trouble?, 22/04/2024
Les deux articles mettent en lumiÚre les dynamiques complexes de l'industrie des boissons non alcoolisées aux Etats-Unis, notamment à la suite de la faillite de Boisson, un des principaux distributeurs dans cette catégorie. Boisson, qui avait bénéficié d'un investissement de 5 millions de dollars de la part de la branche capital-risque de Pernod Ricard, a dû fermer ses huit magasins, ce qui a soulevé des questions sur la durabilité à long terme des boutiques spécialisées dans les boissons non alcoolisées.
Le premier article souligne la croissance de cette industrie, notant que des startups comme Ghia et Kin ont conduit à la création de boutiques dédiées, telles que SÚchey et Spirited Away. Ces magasins ont été lancés pour servir un public sobre ou "sober-curious", intéressé par les vins, biÚres et mélanges non alcoolisés. Cependant, la réglementation reste un défi majeur pour ces détaillants, car les lois étatiques exigent souvent une identification pour la vente de produits non alcoolisés en raison de leur faible teneur en alcool (jusqu'à 0,5 % ABV). En réponse, des entreprises comme SÚchey ont formé des partenariats avec des détaillants nationaux tels que Target, visant à élargir leur portée et à expérimenter avec de nouvelles stratégies de vente au détail, telles que des pop-ups et des assortiments exclusifs.
Le second article explore l'impact de la fermeture de Boisson. Il explique que, bien que la faillite de Boisson soit prĂ©occupante, elle ne symbolise pas nĂ©cessairement une crise pour l'ensemble de l'industrie. Au contraire, les boutiques indĂ©pendantes comme Spirited Away continuent de prospĂ©rer, fournissant une expertise et une sĂ©lection que les grandes chaĂźnes ne peuvent pas offrir. Lâarticle note Ă©galement que malgrĂ© la croissance, l'industrie des boissons non alcoolisĂ©es est confrontĂ©e Ă des dĂ©fis majeurs, tels que la saturation du marchĂ© et la concurrence accrue, qui compliquent la pĂ©nĂ©tration et la distribution de ces produits.
The Guardian, Eating light: Finnish startup begins making food âfrom air and solar powerâ, 19/04/2024
Voici une nouvelle innovation alimentaire appelĂ©e "solein". Il sâagit dâune protĂ©ine créée Ă partir de CO2 et d'Ă©lectricitĂ© par Solar Foods, une entreprise basĂ©e Ă Vantaa, en Finlande. La solein est produite en nourrissant des micro-organismes avec de l'hydrogĂšne obtenu par Ă©lectrolyse de l'eau utilisant de l'Ă©lectricitĂ© renouvelable, et du dioxyde de carbone capturĂ© de l'air. Cette mĂ©thode a un potentiel de rĂ©duction significative de l'impact environnemental par rapport Ă l'agriculture traditionnelle.
La solein se prĂ©sente sous la forme dâune poudre jaunĂątre et peut ĂȘtre comparĂ©e Ă de la levure de boulanger. Elle peut servir de substitut protĂ©ique dans divers produits alimentaires tels que les alternatives vĂ©gĂ©tales Ă la viande, celles aux produits laitiers ou en remplacement des oeufs pour faire des pĂątes ou de la mayonnaise. L'usine pilote de Solar Foods Ă Vantaa est capable de produire 160 tonnes de nourriture par an en occupant seulement un cinquiĂšme d'hectare, ce qui est extrĂȘmement efficace par rapport Ă la production de soja (3,3 tonnes par hectare environ).
Solar Foods a dĂ©jĂ reçu l'approbation pour la solein comme nouvel aliment Ă Singapour et prĂ©voit d'Ă©tendre sa disponibilitĂ© aux Ătats-Unis, Ă l'UE, et Ă©ventuellement au Royaume-Uni. L'entreprise espĂšre que cette technologie rĂ©volutionnera l'industrie alimentaire en rĂ©duisant la dĂ©forestation et l'utilisation des terres pour l'agriculture animale, permettant ainsi une reforestation qui pourrait piĂ©ger davantage de carbone atmosphĂ©rique.
Food and Wine, Are Croissant Trends Getting Out of Control?, 21/04/2024
Depuis l'introduction du Cronut en 2013 par Dominique Ansel, la tendance des croissants innovants a explosé, transformant profondément le paysage des viennoiseries. Dominique Ansel a consacré plus de deux mois à perfectionner la recette du Cronut, qui a rapidement rencontré un succÚs fulgurant, symbolisé par des files d'attente dépassant la centaine de personnes peu aprÚs son lancement. Ce succÚs a été largement amplifié par Instagram, une plateforme idéale pour partager des images particuliÚrement gourmandes de nourriture, qui a contribué à faire du Cronut une sensation virale.
Depuis lors, de nombreuses autres créations sucrées ont suivi, attirant l'attention sur les réseaux sociaux et provoquant une ruée vers des innovations similaires. Par exemple, les CrazyShakes de Black Tap en 2015, les Raindrop Cakes de Darren Wong en 2016, et le Goth Cone de Little Damage en 2017 ont tous marqué leur temps, mais aucun n'a atteint la renommée du Cronut, en grande partie parce que les innovations basées sur le croissant semblent avoir un attrait particulier.
Le Croissant SuprĂȘme de Lafayette Bakery illustre cette tendance. Créé pour attirer les clients vers le comptoir de pĂątisserie aprĂšs la rĂ©ouverture suite Ă la pandĂ©mie, ce croissant rond, rempli de crĂšme et ressemblant Ă un Ă©clair, a continuĂ© Ă attirer des foules, grĂące Ă son apparence photogĂ©nique et sa base de croissant universellement apprĂ©ciĂ©e.
Plus rĂ©cemment la boulangerie parisienne Maison Louvard, dans le neuviĂšme arrondissement, a inventĂ© le Crookie, un croissant fourrĂ© Ă la pĂąte Ă cookie, qui cartonne et a dĂ©jĂ Ă©tĂ© reproduit dans des pĂątisseries Ă travers les Ătats-Unis.
Les croissants offrent une toile flexible pour l'innovation, permettant des variations qui vont bien au-delĂ des recettes traditionnelles. Emily Riddell, nommĂ©e Meilleur Nouveau Chef par Food & Wine en 2022, note que âles pĂątisseries suivent des cycles de tendances". Si les croissants sont devenus trĂšs Ă la mode cette derniĂšre sâattendait Ă ce que âcette tendance s'estompe naturellementâ mais âil semble que ce ne soit pas le casâ.
Ce phénomÚne des croissants tendance est aussi bien un défi qu'une opportunité pour les pùtissiers. Ils doivent équilibrer l'innovation avec la tradition, tout en répondant aux attentes d'un public à la recherche de nouveautés et d'expériences gustatives uniques. Cependant, il est clair que les croissants continuent de capturer l'imagination des gourmets du monde entier, qu'ils soient consommés dans une pùtisserie traditionnelle ou sous une forme réinventée et virale.
Washington Post, Does eating too much sugar really make kids hyper? We asked researchers., 21/04/2024
L'article explore le mythe rĂ©pandu selon lequel la consommation de sucre rend les enfants hyperactifs. Selon Mark Wolraich, professeur Ă©mĂ©rite en pĂ©diatrie dĂ©veloppementale et comportementale Ă l'UniversitĂ© de l'Oklahoma, il n'existe aucune preuve scientifique soutenant cette croyance. Les Ă©tudes menĂ©es par Wolraich dans les annĂ©es 1990, y compris un essai contrĂŽlĂ© randomisĂ© en double aveugle, ont dĂ©montrĂ© que ni le sucre ni l'aspartame n'affectent le comportement ou la fonction cognitive des enfants, mĂȘme lorsque leur consommation de sucre dĂ©passe les niveaux diĂ©tĂ©tiques normaux.
Les Centres pour le contrĂŽle et la prĂ©vention des maladies (CDC) affirment Ă©galement que le sucre ne provoque pas d'hyperactivitĂ© chez les enfants et rejettent les idĂ©es reçues selon lesquelles l'hyperactivitĂ© pourrait ĂȘtre causĂ©e par une consommation excessive de sucre, trop de tĂ©lĂ©vision, des pratiques parentales ou des facteurs sociaux et environnementaux comme la pauvretĂ© ou le chaos familial.
Cependant, Mark Wolraich admet que les parents continuent souvent de faire le lien entre sucre et hyperactivitĂ© lors d'Ă©vĂ©nements oĂč les enfants consomment beaucoup de sucreries, comme les anniversaires, ce qui peut donner l'impression que le sucre est responsable de leur excitation excessive. Cette croyance pourrait remonter Ă 1973, lorsque l'allergologue Benjamin Feingold a liĂ© l'hyperactivitĂ© des enfants Ă l'ingestion de colorants artificiels et d'autres additifs, bien que le sucre ne fĂ»t pas inclus dans les coupables diĂ©tĂ©tiques qu'il a identifiĂ©s.
Bien que le sucre soit innocenté dans ce cas spécifique, les experts, dont Donald Hensrud de la Mayo Clinic, mettent en garde contre d'autres effets négatifs sur la santé liés à une consommation excessive de sucre. Ce dernier peut notamment contribuer à l'obésité, aux maladies cardiaques, aux caries dentaires et à un apport calorique excédentaire, tout en déplaçant d'autres aliments plus nutritifs dans l'alimentation des enfants. Wolraich recommande de limiter la consommation de sucre chez les enfants, non pas à cause de l'hyperactivité, mais parce qu'il présente peu de valeur nutritive et encourage une alimentation déséquilibrée.
Wall Street Journal, Kraft Heinzâs CEO Is a Health Nut. Can He Remake a Processed-Food Giant?, 27/04/2024
Carlos Abrams-Rivera, le nouveau PDG de Kraft Heinz, met en Ćuvre une stratĂ©gie visant Ă amĂ©liorer la santĂ© et la nutrition des produits de l'entreprise tout en prĂ©servant leur goĂ»t et leur qualitĂ©. Ătant lui-mĂȘme un fervent adepte d'un mode de vie sain, il intĂšgre ses pratiques personnelles, telles que le jeĂ»ne intermittent et une alimentation mĂ©diterranĂ©enne, dans sa vision pour l'entreprise. Kraft Heinz est en train de rĂ©viser les recettes de ses produits phares comme le ketchup et les boissons pour les rendre moins riches en sucre et en sodium, en rĂ©ponse aux prĂ©occupations croissantes concernant les aliments ultra-transformĂ©s et leur impact sur la santĂ©. Par exemple, le groupe a modifiĂ© sa recette de ses Lunchables (des repas pour enfants) pour augmenter les protĂ©ines tout en rĂ©duisant le sodium, malgrĂ© les critiques concernant les niveaux de certains mĂ©taux et de sodium dans ces produits.
Le PDG croit fermement à la nécessité d'une transition progressive pour habituer les consommateurs à des produits plus sains. Cette approche est illustrée par des innovations telles que l'utilisation de concentré de fruit de moine pour réduire le sucre dans Capri Sun et des expérimentations avec des conservateurs naturels dans le ketchup Heinz. Abrams-Rivera envisage une transformation à long terme de l'assortiment de produits de Kraft Heinz, visant à créer des aliments qui non seulement plaisent aux consommateurs mais contribuent également à une alimentation plus saine.
The New Yorker, When Babies Rule The Dinner Table, 22/04/2024
Au cours des deux derniÚres décennies, les parents américains ont commencé à délaisser les purées pour donner plus de choix et plus de pouvoir aux bébés lors des repas.
L'article décrit comment les parents, inspirés par leurs propres préférences alimentaires et les activités qu'ils apprécient, souhaitent initier leurs enfants à une large gamme d'aliments dÚs leur plus jeune ùge. Ce changement marque une rupture significative avec les conseils traditionnels qui préconisaient des aliments fades et faciles à digérer pour les jeunes enfants, comme l'indiquait le pédiatre Luther Emmett Holt dans son guide de 1894.
Au lieu de cela, la nouvelle tendance, appelĂ©e "baby-led weaning" (diversification alimentaire menĂ©e par l'enfant en français), implique de laisser les bĂ©bĂ©s explorer divers aliments par eux-mĂȘmes. Ce concept encourage les enfants Ă toucher, sentir et goĂ»ter les aliments par eux-mĂȘmes, facilitant ainsi leur exposition Ă une variĂ©tĂ© de textures et de saveurs. L'idĂ©e est que les bĂ©bĂ©s sont capables de manger presque tout ce qui est proposĂ© aux adultes, favorisant ainsi une expĂ©rience alimentaire riche dĂšs le dĂ©but.
Des exemples spĂ©cifiques citĂ©s dans l'article incluent des bĂ©bĂ©s qui se rĂ©galent de plats variĂ©s comme le bĆuf bulgogi, les dumplings, les nouilles udon, les sardines, le saumon, et mĂȘme le caviar. Ces anecdotes montrent que les bĂ©bĂ©s peuvent apprĂ©cier des saveurs complexes et sont plus ouverts Ă de nouvelles expĂ©riences gustatives que ce que l'on pourrait attendre.
Le "baby-led weaning" n'est pas seulement une question de nutrition ; il révolutionne également la dynamique des repas en donnant aux enfants une certaine autonomie dans leurs choix alimentaires. Cette approche peut rendre les repas plus agréables et moins stressants pour les parents, car elle élimine le besoin de préparer des repas séparés pour les bébés. Toutefois, elle peut également entraßner beaucoup de désordre et exige que les parents fassent preuve de patience et de flexibilité.
L'article met en lumiĂšre une transition dans la culture alimentaire qui valorise l'exploration et l'autonomie dĂšs le plus jeune Ăąge, une pratique qui est Ă la fois un retour Ă des mĂ©thodes plus traditionnelles d'alimentation familiale et une adoption de nouvelles idĂ©es sur la santĂ© et le bien-ĂȘtre des enfants.
Foodbev, Chef Yotam Ottolenghi to introduce ingredients range, 23/04/2024
Les fans dâOttolenghi vont ĂȘtre ravis. Le chef britannique d'origine israĂ©lienne, lance en effet sa premiĂšre gamme d'ingrĂ©dients de cuisine (mais exclusivement chez Waitrose).
La gamme propose plusieurs options comme le Miso Pesto, la sauce Kalamata Olive & Harissa, divers types de harissa, et une marinade Shawarma. Pour les épices, Ottolenghi propose des mélanges tels que Aleppo & Other Chillies, Sweet & Smokey, et Citrus & Spice. Ces produits sont conçus pour la commodité, permettant aux consommateurs de recréer facilement le goût distinctif de la cuisine d'Ottolenghi à la maison.
La gamme sera disponible dans tout le Royaume-Uni Ă partir du 29 avril, avec des prix allant de ÂŁ3,95 Ă ÂŁ5.
The Telegraph, New Yorkâs latest food craze? Sticky toffee pudding, 23/04/2024
Alors que les produits à la mode à New York débarquent souvent quelques mois plus tard à Paris on peut se demander si ce sera le cas pour celui là .
Le sticky toffee pudding, un dessert britannique rĂ©confortant, a conquis la ville grĂące Ă des restaurants comme Dame et Hawksmoor. Ce dessert, constituĂ© d'un gĂąteau moelleux au caramel, est devenu populaire malgrĂ© la rĂ©putation plutĂŽt modeste de la cuisine britannique aux Ătats-Unis, souvent associĂ©e Ă des mets jugĂ©s lourds et peu raffinĂ©s comme les fish and chips ou les tartes robustes.
Ed Szymanski, chef et co-propriĂ©taire des restaurants britanniques Dame and Lordâs, qui sont parmi les adresses les plus courues de New York ces derniĂšres annĂ©es, a rĂ©ussi Ă sĂ©duire les New-Yorkais avec ce dessert. Selon lui, les AmĂ©ricains raffolent du sticky toffee pudding car il est riche, doux et moelleux, ce qui correspond Ă leur idĂ©e du confort alimentaire britannique.
Le succÚs de ce dessert est notable dans plusieurs établissements haut de gamme de la ville. Par exemple, Crown Shy propose une version indulgente pour deux au prix de 26 dollars, bien que Szymanski critique l'ajout d'un sorbet à la pomme qu'il trouve incongru. Le restaurant étoilé Michelin, The Four Horsemen à Brooklyn, et Torrisi, un restaurant italien à SoHo, offrent également leurs versions du sticky toffee pudding, bien que ce dernier le renomme "gùteau sicilien aux dattes".
MĂȘme Hawksmoor, une chaĂźne de steakhouses britannique qui a ouvert Ă New York en 2021, a connu un grand succĂšs, notamment grĂące Ă son sticky toffee pudding, dĂ©crit comme exemplaire par Pete Wells (le critique gastronomique du New York Times). Ce dessert semble donc ĂȘtre une porte d'entrĂ©e pour d'autres dĂ©lices de la cuisine britannique Ă New York, une ville connue pour son capitalisme impitoyable oĂč seuls les meilleurs rĂ©ussissent. Selon Szymanski, bien que le New-Yorkais typique prĂ©fĂšre des repas lĂ©gers avant de continuer sa soirĂ©e, il existe un public suffisant Ă New York pour apprĂ©cier de vrais plats rĂ©confortants comme le sticky toffee pudding.âÂ
FTC, Feeding America in a Time of Crisis, The United States Grocery Supply Chain and the COVID-19 Pandemic, 21/03/2024
Un rapport de la Commission fédérale du commerce américaine (FTC) sur les causes des perturbations de la chaßne d'approvisionnement des épiceries résultant de la pandémie de COVID-19. Le rapport examine également comment les perturbations de la chaßne d'approvisionnement ont affecté la concurrence entre les détaillants, les grossistes et les producteurs, ainsi que l'impact sur les consommateurs et les entreprises. L'organisation a demandé à neuf grands détaillants, grossistes et fournisseurs de biens de consommation de fournir des informations détaillées afin de faire la lumiÚre sur les causes des perturbations.
Le rapport permet de mieux comprendre lâorganisation et le fonctionnement de la chaĂźne alimentaire aux Etats-Unis.
European Parliament, Alternative protein sources for food and feed, April 2024
Les protĂ©ines alternatives suscitent un intĂ©rĂȘt croissant en raison de leur potentiel d'amĂ©lioration de la sĂ©curitĂ© alimentaire et de rĂ©duction de l'impact environnemental de la production de denrĂ©es alimentaires et d'aliments pour animaux. Cette Ă©tude Ă©value l'Ă©tat actuel et les perspectives d'avenir de la production de protĂ©ines dans le monde et dans l'UE jusqu'en 2050, en mettant l'accent sur les sources de protĂ©ines conventionnelles et alternatives conventionnelles et alternatives pour l'alimentation humaine et animale. Alors que les projections montrent une augmentation des besoins en protĂ©ines conventionnelles jusqu'en 2050, le changement climatique nĂ©cessite d'explorer des scĂ©narios non linĂ©aires et le potentiel des protĂ©ines dans l'Ă©quilibre protĂ©ique mondial et europĂ©en. Dans ce contexte, quatre sources de protĂ©ines alternatives - les algues, les insectes, la fermentation microbienne et la viande cultivĂ©e - sont Ă©valuĂ©es par des experts en les comparant aux sources conventionnelles qu'elles pourraient remplacer, en ce qui concerne leurs besoins Ă©nergĂ©tiques relatifs, de leur impact sur l'environnement, de leur contenu nutritionnel, et de leur potentiel de substitution aux protĂ©ines conventionnelles dans l'alimentation humaine et animale dans l'UE.
Câest tout pour aujourdâhui.
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A la semaine prochaine!
O. Frey

















