Bonjour Ă toutes et Ă tous, Eat's Business est une newsletter dans laquelle vous trouverez une revue de presse de quelques articles sur le monde de lâalimentaire qui mâont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente.Â
Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont :Â
Libération, Cuisiner au lit, nouvelle lubie des tiktokeurs, 04/04/2024
Courrier International, Les Japonaises réclament leur part de ramens, 11/04/2024
The Guardian, Swapping red meat for herring, sardines and anchovies could save 750,000 lives, study suggests, 10/04/2024
Bonne lecture et bonne semaine Ă toutes et Ă tous!
Pour celles et ceux dâentre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :


Challenges, "Steaks et lardons végétaux" : un nouveau ouf de soulagement pour les start-up du secteur, 11/04/2024
EniÚme rebondissement dans cette affaire qui oppose les startups spécialisées dans les alternatives végétales à la viande et les industriels de la viande.
Le Conseil d'Ătat a suspendu en urgence un dĂ©cret gouvernemental qui interdisait l'utilisation des termes « steak », « jambon », et autres appellations traditionnellement associĂ©es Ă la viande pour les produits vĂ©gĂ©taux. Cette dĂ©cision reprĂ©sente un soulagement significatif pour les start-up françaises du secteur des alternatives vĂ©gĂ©tales, qui craignaient pour leur survie Ă©conomique en cas d'application du dĂ©cret. Cette mesure, prĂ©vue pour entrer en vigueur le 1er mai, aurait exigĂ© des changements majeurs et coĂ»teux en matiĂšre de marketing et de packaging. Le Conseil d'Ătat a jugĂ© que l'interdiction aurait pu entraĂźner une baisse considĂ©rable du chiffre d'affaires des entreprises concernĂ©es, surtout que leurs concurrents europĂ©ens n'Ă©taient pas soumis Ă cette restriction.
Le contentieux soulÚve des questions plus larges sur la régulation des noms des produits végétaux en Europe, un débat toujours en cours. Entre-temps, les entreprises utilisent cette opportunité pour renforcer leur visibilité et leur marketing, souvent avec une touche d'humour et d'ironie, soulignant les contradictions perçues dans les politiques actuelles. La décision récente pourrait également influencer les futures régulations européennes concernant la dénomination des produits végétaux.

Le Monde, Et si le thé était le nouveau vin ?, 07/04/2024
Dans une vingtaine de restaurants gastronomiques, une nouvelle tendance émerge : le thé est servi comme alternative au vin, associé aux mets pour enrichir l'expérience culinaire. Des « maßtres de thé » préparent des infusions de haute qualité, surnommées « grands crus », que les sommeliers servent au verre en harmonie avec les plats. Ce concept innovant répond à une curiosité croissante pour des alternatives non alcoolisées dans la gastronomie.
Les thés, sélectionnés avec soin pour leur qualité exceptionnelle, sont infusés à froid pour préserver leurs arÎmes complexes et éviter la production de théine. Cette méthode d'infusion, bien que plus longue et coûteuse, accentue la finesse et la complexité aromatique du thé, comparable à celle des grands vins. Les thés sont ensuite servis dans des verres à vin, à une température contrÎlée, pour simuler l'expérience oenologique.
L'initiative est particuliĂšrement apprĂ©ciĂ©e dans des contextes oĂč l'alcool est moins consommĂ©, offrant une alternative gastronomique riche en goĂ»t. Toutefois, cette approche rencontre des dĂ©fis, notamment en termes de conservation du thĂ© aprĂšs ouverture, puisqu'il s'oxyde rapidement. La solution pourrait rĂ©sider dans un conditionnement innovant qui permettrait de conserver les qualitĂ©s du thĂ© plus longtemps sans l'utilisation de conservateurs.
Cette approche redéfinit non seulement l'utilisation du thé dans la haute cuisine mais ouvre également de nouvelles perspectives pour les sommeliers et les restaurants à la recherche d'alternatives non alcoolisées sophistiquées et respectueuses de la santé.

Libération, Cuisiner au lit, nouvelle lubie des tiktokeurs, 04/04/2024
Sur TikTok, la tendance est à la cuisine au lit avec l'electric hot pot, une petite casserole électrique inspirée de la cuisine chinoise, permettant de cuisiner presque partout. Cette mode, portée par des comptes comme Lazy Pot Noodle qui accumulent des millions de likes et d'abonnés, repose sur des vidéos montrant la préparation de plats variés directement dans le lit des utilisateurs. Malgré les risques évidents, comme les taches de graisse sur les draps ou le danger de cuisiner prÚs d'un ordinateur portable, l'engouement pour cet ustensile bon marché ne faiblit pas.
Vendue à petit prix sur des plateformes en ligne telles qu'Amazon, Ebay, ou Temu, cette casserole électrique séduit un large public, allant des étudiants vivant dans des espaces réduits aux familles cherchant une solution de cuisine temporaire lors de travaux. Cependant, la qualité de ces produits laisse à désirer. Les appareils, souvent légers et équipés de fonctionnalités basiques, peinent à offrir une expérience de cuisson satisfaisante, et leur nettoyage s'avÚre compliqué en raison de leur conception.
MalgrĂ© ces dĂ©fauts, l'electric hot pot a trouvĂ© son marchĂ©, en partie grĂące Ă une stratĂ©gie de marketing efficace qui mise sur la multifonctionnalitĂ© de l'appareil et sur l'engouement pour la cuisine facile et rapide. Ce phĂ©nomĂšne illustre la capacitĂ© des produits de consommation Ă se rĂ©inventer et Ă gagner en popularitĂ© Ă travers le monde, mĂȘme lorsque leur utilitĂ© et leur qualitĂ© sont discutables.

Libération, Dans les coffee-shops, le grain de folie de la chicorée, 06/04/2024
La chicorĂ©e, cette plante amĂšre principalement cultivĂ©e dans le nord de la France, gagne en popularitĂ© comme alternative locale et saine au cafĂ©, notamment dans les coffee-shops parisiens. Cette tendance est encouragĂ©e par des restaurateurs locavores comme Florent Ladeyn et Victor Mercier, qui intĂšgrent la chicorĂ©e dans leurs menus comme une option dĂ©cafĂ©inĂ©e et Ă©cologiquement responsable. La chicorĂ©e est riche en vitamines, fibres et minĂ©raux, et prĂ©sente l'avantage de ne pas ĂȘtre transformĂ©e par des procĂ©dĂ©s chimiques contrairement aux dĂ©cafĂ©inĂ©s classiques.
Les coffee-shops explorent des accords mets-chicorée, offrant une expérience culinaire nouvelle et audacieuse. Des entreprises comme Cherico contribuent à redéfinir l'image de la chicorée, la modernisant et la positionnant comme une boisson d'avenir, particuliÚrement adaptée aux consommateurs cherchant à réduire leur consommation de caféine. Les professionnels du café sont encouragés à intégrer la chicorée à leur offre, malgré certains défis comme la conservation du produit aprÚs ouverture.
La chicorée, bien qu'en croissance, représente toujours une petite part du marché des boissons chaudes comparée au café. Néanmoins, son intégration dans les coffee-shops et restaurants indique un potentiel de croissance, en tant que choix de boisson innovant et respectueux de l'environnement.

Les Ăchos, Des Landes au Val de Loire, le parcours du combattant des cultivateurs d'asperges, 07/04/2024
La culture de l'asperge reprĂ©sente un dĂ©fi majeur pour les agriculteurs des Landes au Val de Loire. La rĂ©colte se fait quotidiennement et nĂ©cessite une main-d'Ćuvre abondante de saisonniers, particuliĂšrement autour de la pĂ©riode de PĂąques, qui reprĂ©sente un pic de consommation. Les producteurs doivent fidĂ©liser ces travailleurs dans un contexte de pĂ©nurie de main-d'Ćuvre et de concurrence avec d'autres cultures moins exigeantes en travail.
En France, la culture de l'asperge est concentrée sur 6.600 hectares, majoritairement dédiés aux asperges blanches et violettes. Cependant, la production nationale ne suffit pas à satisfaire la demande, entraßnant des importations significatives, notamment de Belgique, des Pays-Bas et d'Espagne. Le défi est accentué par une perte de surfaces cultivées et par le coût élevé de l'installation, avec un retour sur investissement qui n'est optimal qu'à partir de la troisiÚme année.
Les dĂ©fis ne se limitent pas Ă la culture elle-mĂȘme. Les producteurs doivent aussi gĂ©rer efficacement leur main-d'Ćuvre saisonniĂšre, ce qui comprend le logement, la gestion et la rĂ©munĂ©ration. Certaines coopĂ©ratives, comme Fleuron d'Anjou, aident Ă organiser les productions pour fidĂ©liser les travailleurs en leur offrant des contrats prolongĂ©s dans d'autres secteurs agricoles rĂ©gionaux.
Pour soutenir la filiÚre, le gouvernement a classé le secteur des fruits et légumes comme étant en tension, facilitant l'obtention de visas pour les travailleurs saisonniers et réduisant les charges sociales pour les employeurs. Malgré ces défis, les producteurs comme Guillaume Thomas réussissent à bien vivre de leur activité, bien que les coûts de production soient élevés en raison de la nature laborieuse de la récolte et de l'augmentation des salaires.

Courrier International, Les Japonaises réclament leur part de ramens, 11/04/2024
Au Japon, les ramens ont longtemps Ă©tĂ© considĂ©rĂ©s comme un plat masculin. Traditionnellement, les hommes frĂ©quentaient seuls les restaurants de ramens, une pratique culturelle qui a exclu les femmes. Cependant, cette dynamique change avec l'Ă©mergence des "ramens de filles", une tendance qui prend de l'ampleur depuis le premier Ramen Girls Festival Ă Yokohama en 2015. Ces ramens sont adaptĂ©s aux prĂ©fĂ©rences fĂ©minines avec des bouillons plus lĂ©gers, des options sans gluten, et des ingrĂ©dients bio. Les restaurants adaptent aussi leur espace pour ĂȘtre plus accueillants pour les femmes, avec une attention particuliĂšre Ă l'hygiĂšne et Ă l'amĂ©nagement intĂ©rieur.
Historiquement, manger des ramens Ă©tait un acte de dĂ©fi pour une femme japonaise, souvent perçu comme inappropriĂ© ou indigne. Les restaurants traditionnels n'Ă©taient pas conçus pour les femmes, avec des dĂ©cors et des commoditĂ©s orientĂ©s vers les hommes. MĂȘme les nouilles instantanĂ©es, une alternative populaire, Ă©taient initialement conçues sans considĂ©ration pour les besoins ou les prĂ©fĂ©rences des femmes.
Cela a commencé à changer avec l'introduction des Cup Noodles Light par Nissin en 2008, ciblant les femmes actives soucieuses de leur santé. Plus récemment, Nissin a lancé les Cup Noodles Pro, adaptées aux besoins nutritionnels des consommateurs modernes, sans se focaliser sur un genre spécifique. Ces évolutions montrent que le marché des ramens est de plus en plus inclusif, permettant aux femmes de profiter de ce plat emblématique sans compromis sur leur confort ou leur santé.

Les Ăchos, Comment Labeyrie fait de plus en plus de place aux apĂ©ritifs vĂ©gĂ©taux, 06/04/2024
Labeyrie Fine Foods, bien connue pour ses produits tels que le saumon fumé et le foie gras, élargit son offre vers les apéritifs végétaux à travers sa marque l'Atelier Blini. Cet ajustement répond à la demande croissante des consommateurs pour des options alimentaires plus végétales, notamment parmi les flexitariens. Actuellement, ce segment représente 18 % du chiffre d'affaires du groupe, qui s'est élevé à plus de 1 milliard d'euros l'année derniÚre. L'entreprise vise à augmenter la part de son offre végétale à 25 % du chiffre d'affaires dans les trois à quatre prochaines années.
Pour atteindre cet objectif, Labeyrie mise sur l'innovation dans ses recettes, notamment en développant des produits à base de houmous et d'olives. La société a également commencé à cultiver des pois chiches dans le Sud-Ouest de la France et travaille à établir une filiÚre agroécologique pour les olives en GrÚce. Ces initiatives sont ancrées dans une stratégie de responsabilité sociale d'entreprise (RSE) robuste, avec un accent mis sur l'utilisation de ressources locales comme le blé pour les blinis et le lait pour les préparations fromagÚres, tout en maintenant des contrats rémunérateurs et stables avec les agriculteurs locaux.
En parallÚle, Labeyrie restructure son organisation interne pour renforcer les liens avec les producteurs et optimiser la gestion de ses différentes filiÚres, notamment en créant quatre pÎles dédiés. Cette réorganisation aide l'entreprise à mieux partager les enjeux et les expériences entre les différents acteurs de son écosystÚme.
à l'international, Labeyrie vise à augmenter ses ventes hors de France, avec pour objectif de réaliser la moitié de son chiffre d'affaires à l'étranger dans les cinq prochaines années, en se concentrant sur des marchés à fort potentiel comme le Moyen-Orient et l'Asie du Sud-Est. Cette expansion s'accompagne également d'une réflexion sur la réduction des emballages plastiques pour tous ses produits.
La Tribune, Yacon & co, lâentreprise vichyssoise qui cartonne avec son sirop, alternative au sucre, 30/03/2024
Yacon & Co, une entreprise basĂ©e Ă Vichy, connaĂźt un succĂšs grandissant avec son sirop de yacon, une alternative naturelle au sucre. Ce sirop, fabriquĂ© Ă partir d'une plante pĂ©ruvienne, est devenu populaire suite Ă l'apparition de la sociĂ©tĂ© dans l'Ă©mission "Qui veut ĂȘtre mon associĂ©?" sur M6, oĂč ils ont obtenu un investissement significatif pour dĂ©velopper leur production.
Le sirop de yacon est apprĂ©ciĂ© pour son faible indice glycĂ©mique et sa faible teneur en calories, ce qui le rend particuliĂšrement attractif pour les diabĂ©tiques et les personnes surveillant leur poids. L'entreprise a rapidement Ă©voluĂ©, passant d'un petit laboratoire Ă une production plus large, et prĂ©voit mĂȘme de construire une usine au PĂ©rou pour augmenter sa capacitĂ© de production Ă 400 tonnes par an.
La demande pour le sirop de yacon a explosé, notamment aprÚs une étude de l'OMS déconseillant les édulcorants artificiels, ce qui a entraßné des ventes massives et une pénurie temporaire. Yacon & Co envisage également de développer une production de yacon en France, bien que les premiers essais n'aient pas encore atteint la qualité du produit péruvien.
L'entreprise, qui bénéficie déjà d'une forte présence sur le marché français, prévoit une expansion internationale et une deuxiÚme levée de fonds pour soutenir sa croissance et l'ouverture de nouvelles installations de production.


Modern Retail, âPeople arenât going to the grocery store for noveltyâ: Amid inflation, CPG startups go back to basics, 11/04/2024
Dans un contexte Ă©conomique marquĂ© par l'inflation et une pression accrue sur le pouvoir d'achat, les startups du secteur des PGC sâorientent moins vers les innovations audacieuses mais cherchent plutĂŽt Ă revenir Ă des produits de base plus familiers et simples. Au placard donc bonbons gĂ©lifiĂ©s Ă l'ashwagandha, cafĂ© aux champignons ou viande cultivĂ©e en laboratoire et retour Ă des valeurs et messages familiers. La simplicitĂ©, la santĂ© et le retour aux classiques rĂ©confortants avec une touche moderne semblent ĂȘtre la nouvelle tendance.
Des entreprises comme Impossible Foods ont réorienté leur marque pour mettre en avant des aliments familiers comme les hot-dogs et les burgers, visant à attirer un public plus large. D'autres marques, telles que Poppi avec sa publicité du Super Bowl, promeuvent leurs produits comme des alternatives saines aux classiques appréciés.
Les investisseurs notent un intĂ©rĂȘt renouvelĂ© pour des versions modernisĂ©es d'articles classiques et un Ă©loignement des tendances Ă©phĂ©mĂšres au profit de produits apportant des bĂ©nĂ©fices santĂ© mais qui sont Ă©galement familiers et goĂ»teux. Cela est dĂ» en partie aux difficultĂ©s Ă©conomiques actuelles qui rendent les consommateurs moins enclins Ă expĂ©rimenter et plus intĂ©ressĂ©s par des produits fiables et simples.
Les marques qui réussissent sont celles qui parviennent à équilibrer l'innovation avec l'authenticité et un message clair. Par exemple, SkinnyDipped se concentre sur des produits à faible teneur en sucre et adaptés aux diabétiques, tandis que Gimme Seaweed mise sur les bienfaits naturels des chips d'algues, soulignant leur simplicité et leur naturalité.

The Spoon, Whirlpool Lays Off Entire Team for Cooking and Recipe App Yummly, 03/04/2024
Whirlpool a récemment licencié toute l'équipe de Yummly, l'application et le site web de recettes de cuisine qu'elle avait acquis en 2017. Initialement, Whirlpool avait pour objectif d'améliorer ses expériences de cuisine connectée en intégrant des recettes personnalisées et des guides de cuisine étape par étape via Yummly. AprÚs l'acquisition, l'entreprise avait renforcé les capacités de contenu de Yummly, ajoutant des fonctionnalités comme la reconnaissance d'images alimentaires et un thermomÚtre de cuisine connecté.
Cependant, la dĂ©cision de dissoudre l'Ă©quipe de Yummly indique un changement de stratĂ©gie, s'Ă©loignant des applications basĂ©es sur un contenu Ă©ditorial humain pour explorer de nouvelles technologies telles que l'IA gĂ©nĂ©rative. Ce mouvement reflĂšte une tendance plus large dans l'industrie des appareils mĂ©nagers, oĂč les entreprises expĂ©rimentent avec l'IA pour dĂ©velopper des bibliothĂšques de contenu et des interfaces utilisateurs, avec des rĂ©sultats mitigĂ©s. L'industrie semble réévaluer ses stratĂ©gies concernant les appareils intelligents, tirant des leçons des premiĂšres vagues de dĂ©veloppement de produits et se prĂ©parant peut-ĂȘtre pour une nouvelle phase d'intĂ©gration technologique.
Matthieu Vincent de DigitalFoodLab expliquait dâailleurs sur LinkedIn que cette dĂ©cision de Whirlpool sonne probablement âla fin du four, du rĂ©frigĂ©rateur et d'autres appareils de cuisine intelligentsâ.

Modern Retail, New sparkling water brand Not Beer wants to capitalize on Liquid Deathâs popularity, 10/04/2024
Une nouvelle marque d'eau gazeuse appelée Not Beer exploite la popularité de l'eau en canette aux Etats-Unis, et en particulier de Liquid Death. Se démarquant par son absence de goût de biÚre, Not Beer se présente comme une alternative non alcoolisée qui ressemble à une biÚre et en a la sensation, mais qui est en réalité de l'eau gazeuse. La marque adopte une esthétique rouge et blanche rappelant les canettes classiques de Budweiser. AprÚs une levée de fonds de 1,9 million de dollars, Not Beer se lance sur Amazon et chez certains détaillants ce mois-ci. Selon Dillon Dandurand, le fondateur, cette nouvelle sous-catégorie s'inscrit dans plusieurs tendances actuelles, offrant une alternative saine à l'alcool et une image de marque originale adaptée à TikTok.
L'idĂ©e lui est venue en voyant une publicitĂ© pour Bud Light Next, mettant en avant l'absence de glucides, ce qui l'a amenĂ© Ă se questionner sur la distinction entre cette offre et de l'eau. La gĂ©nĂ©ration Z consomme 20% moins d'alcool que les millennials, ouvrant un champ de compĂ©tition entre les acteurs non alcoolisĂ©s pour captiver cet auditoire. Outre Liquid Death, rĂ©cemment Ă©valuĂ©e Ă 1,4 milliard suite Ă sa derniĂšre levĂ©e de fonds, Hop Wtr, lancĂ©e en 2020, se distingue Ă©galement par son eau gazeuse non alcoolisĂ©e infusĂ©e de houblon. En 2021, Constellation Brands a mĂȘme acquis une participation minoritaire dans cette derniĂšre.
Cependant, Dillon Dandurand voit encore un espace pour des marques comme Not Beer, exploitant l'aspect marketing de l'alcool pour se positionner. Contrairement à d'autres, Not Beer ne cherche pas à imiter le goût de l'alcool mais à se distinguer dans le rayon des eaux. Reconnaissant l'influence de Liquid Death, Dandurand mise sur un marketing humoristique avec le slogan "never a bad time" et envisage de nombreuses opportunités de contenu, notamment sur TikTok et Instagram. Mike Jones, un des premiers à avoir investi dans Liquid Death, anticipe une croissance continue du marché pour ces produits non alcoolisés axés sur la santé, soulignant l'importance de se démarquer par le branding, le développement de saveurs, les campagnes de marketing, les collaborations et les partenariats.

Taste, Can Dried Fruit Get a Facelift?, 26/03/2024
L'article met en lumiĂšre le renouveau de l'industrie du fruit sec aux Ătats-Unis, grĂące Ă l'initiative de trois marques engagĂ©es qui visent Ă promouvoir une consommation plus durable et Ă©thique de ces produits. Historiquement, les fruits secs souffrent d'une image peu glamour, Ă©clipsĂ©e par des produits hautement transformĂ©s et sucrĂ©s. Cependant, les fruits secs offrent de nombreux avantages, notamment une concentration plus Ă©levĂ©e en fibres, vitamines et minĂ©raux, ainsi qu'une empreinte carbone rĂ©duite grĂące Ă leur meilleure conservation et leur transport plus efficient.
Ugly Company, fondĂ©e par Ben Moore, un agriculteur de quatriĂšme gĂ©nĂ©ration en Californie, lutte contre le gaspillage alimentaire en transformant des pĂȘches, nectarines et autres fruits âmochesâ ou imparfaits en dĂ©licieux snacks secs sans ajouter de sucre ni de conservateurs. Cette initiative a permis de sauver 1,3 million de tonnes de fruits du gaspillage en 2023 et au global 8,9 millions de tonnes d'ici 2025.
Ziba Foods, lancĂ©e par Raffi Vartanian et Patrick Johnson, ambitionne de revitaliser l'industrie afghane des fruits et noix secs en introduisant aux Ătats-Unis des raisins secs et des figues sĂ©chĂ©es au soleil, produits de maniĂšre Ă©thique sans intermĂ©diaires, pour assurer une rĂ©munĂ©ration juste aux producteurs.
Yun Hai, cofondée par Lillian Lin et Lisa Cheng Smith à New York, soutient les agriculteurs de Taïwan touchés par l'embargo chinois sur les ananas taïwanais en 2021. En réponse, Yun Hai a lancé une campagne Kickstarter réussie pour vendre des ananas Golden Diamond, des mangues Irwin et des goyaves Pearl séchées, poursuivant la vente de fruits taïwanais séchés haut de gamme, comme les pommes de cire et les mangues vertes, sans conservateurs.
Ces marques, en mettant l'accent sur des pratiques durables, éthiques et sans gaspillage, cherchent à transformer la perception des fruits secs tout en soutenant des communautés agricoles à travers le monde et en offrant aux consommateurs des alternatives saines et savoureuses aux snacks transformés.

New York Times, The Condiment Wars Come for Chile Crisp (or Crunch), 05/04/2024 + Eater, Momofuku Says It Will No Longer Enforce âChile Crunchâ Trademark, 12/04/2024
Aux Etats-Unis un conflit de marques sâest dĂ©clarĂ© autour du terme "chile crunch", engagĂ© par l'entreprise Momofuku, fondĂ©e par le cĂ©lĂšbre chef David Chang. Momofuku revendique l'exclusivitĂ© de l'utilisation des termes "chili crunch" et "chile crunch" et a commencĂ© Ă envoyer des lettres Ă d'autres entreprises alimentaires qui utilisent ces expressions dans leurs noms de marque. Plusieurs entreprises ont dĂ©jĂ cĂ©dĂ©, craignant des litiges coĂ»teux.
La controverse soulevĂ©e par cette action en justice pose la question de la possibilitĂ© de possĂ©der la traduction anglaise d'un condiment de base, tel que le chile crunch, qui, comme la moutarde ou la mayonnaise, pourrait susciter une forte loyautĂ© de marque, mais semble difficile Ă possĂ©der exclusivement. L'article fait rĂ©fĂ©rence Ă des batailles prĂ©cĂ©dentes dans l'industrie des condiments, comme celle impliquant la sriracha, oĂč le propriĂ©taire de Huy Fong Foods n'a pas dĂ©posĂ© la marque âsrirachaâ Ă temps, ce qui a permis Ă ce terme de devenir un point de rĂ©fĂ©rence culturel partagĂ© aux Ătats-Unis.
Momofuku justifie sa dĂ©marche en affirmant que son chile crunch est si distinctif et reconnu depuis son lancement en 2020 qu'il dĂ©finit le terme. Cependant, cette affirmation est contestĂ©e par d'autres dans l'industrie, comme Jing Gao de Fly By Jing, qui considĂšre que "chile crunch" est un terme descriptif, gĂ©nĂ©rique et culturel qui ne devrait pas ĂȘtre dĂ©posĂ©.
L'article souligne également comment le chile crisp et le chile crunch sont devenus des termes vernaculaires américains pour une catégorie de condiments asiatiques avec de nombreuses variations régionales et familiales, suggérant que la possession semble contraire à l'esprit de ces condiments qui invitent à l'adaptation et à la variation.
Suite aux vives rĂ©actions de la part de la communautĂ© alimentaire asiatique-amĂ©ricaine suite Ă lâarticle ci-dessus David Chang a publiĂ© un Ă©pisode de son podcast, "The Dave Chang Show", oĂč il s'excuse et annonce que Momofuku ne fera plus respecter ce droit d'auteur. Il explique que l'intention derriĂšre le nom "chile crunch" Ă©tait de diffĂ©rencier son produit du "chile crisp", ce dernier Ă©tant spĂ©cifiquement associĂ© Ă la culture alimentaire chinoise. Chang affirme que si Momofuku avait compris que "chile crunch" Ă©tait perçu comme synonyme de "chile crisp", ils n'auraient jamais utilisĂ© ce nom.
Marguerite Mariscal, CEO de Momofuku, ajoute que l'application initiale du droit d'auteur était une mesure de protection suite à l'achat de la marque "chile crunch" auprÚs d'une entreprise au Colorado. Elle souligne que sans défense active de la marque, ils risquent de perdre leurs droits sur celle-ci, ce qui pourrait permettre à une autre entreprise de revendiquer le terme à l'avenir.
Finalement, Chang compare la situation à "L'Anneau Unique" dans "Le Seigneur des Anneaux", illustrant la complexité de posséder et de gérer un droit d'auteur sans enfreindre l'éthique ou l'intégrité culturelle. Malgré la propriété de la marque, Chang et Mariscal choisissent de ne pas appliquer activement leur droit d'auteur, optant pour une approche moins agressive et plus respectueuse de la diversité culturelle.

Financial Times, To save the oceans, start eating ânaked clamsâ, 03/04/2024
Pour protĂ©ger les ocĂ©ans et s'adapter Ă un rĂ©gime alimentaire bĂ©nĂ©fique pour la santĂ© humaine, riche en poissons, l'article propose un changement dans nos habitudes alimentaires. Il sâagirait de rĂ©duire notre consommation des cinq poissons les plus consommĂ©s (cabillaud, haddock, saumon, thon et crevettes) pour explorer d'autres espĂšces moins connues. La surpĂȘche et la capacitĂ© maximale atteinte par la pĂȘche sauvage ont conduit Ă une stagnation des captures depuis les annĂ©es 90, avec une demande croissante qui est dĂ©sormais satisfaite par l'aquaculture. Cependant, cette solution prĂ©sente ses propres dĂ©fis car plus de 11% du total des captures de poissons sauvages (soit 12,6 millions de tonne) sont destinĂ©s aux poissons dâĂ©levage plutĂŽt quâaux humains.
DâaprĂšs un article de recherche publiĂ© rĂ©cemment dans Nature Food il faudrait opter pour des pratiques plus durables telles que la rĂ©affectation d'une partie des poissons nutritifs actuellement utilisĂ©s dans l'alimentation des poissons d'Ă©levage (les maquereaux par exemple) Ă la consommation humaine. Il serait Ă©galement utile dâexplorer des alternatives comme les algues marines pour remplacer l'huile de poisson dans les aliments aquacoles. Une autre innovation mentionnĂ©e est l'Ă©levage de palourdes nues, un type de bivalve Ă croissance rapide, qui pourrait servir Ă la fabrication de produits de poisson transformĂ©s pour le marchĂ© de masse, tels que des nuggets et des gĂąteaux de poisson, tout en consommant des copeaux de bois issus de l'industrie forestiĂšre comme source alimentaire. En plus de digĂ©rer le bois, les microbes symbiotiques prĂ©sents dans lâintestin des palourdes synthĂ©tisent des micronutriments, dont le B12.
The Guardian, Swapping red meat for herring, sardines and anchovies could save 750,000 lives, study suggests, 10/04/2024
Selon une étude publiée récemment dans BMJ Global Health, remplacer la viande rouge par des petits poissons gras comme le hareng, les sardines et les anchois serait doublement bénéfique.
AprĂšs avoir analysĂ© les donnĂ©es de plus de 130 pays, les chercheurs japonais et australiens ont conclu que remplacer la viande rouge par ces poissons pourrait prĂ©venir 750 000 dĂ©cĂšs par an et rĂ©duire significativement la prĂ©valence des incapacitĂ©s rĂ©sultant de maladies liĂ©es Ă l'alimentation. Cette substitution serait particuliĂšrement bĂ©nĂ©fique pour les pays Ă revenu faible et intermĂ©diaire, oĂč ces poissons sont abordables et abondants.
L'Ă©tude souligne que par rapport Ă la viande rouge, les produits de la mer offrent une concentration plus Ă©levĂ©e en nutriments essentiels et prĂ©viennent les maladies non transmissibles liĂ©es Ă l'alimentation. Les petits poissons gras sont riches en acides gras polyinsaturĂ©s Ă longue chaĂźne omĂ©ga-3, en calcium et en vitamine B12 et possĂšdent lâempreinte carbone la plus faible de toutes les sources alimentaires animales.
Actuellement, trois quarts de la pĂȘche des poissons dit âfourrageâ sont transformĂ©s en farine et en huile de poisson, principalement utilisĂ©es pour l'aquaculture. L'Ă©tude propose quatre scĂ©narios diffĂ©rents pour l'allocation globale de ce type de poissons. Bien que l'offre limitĂ©e de petits poissons gras ne suffise pas Ă remplacer complĂštement la viande rouge, leur substitution pourrait rĂ©duire considĂ©rablement le fardeau mondial des maladies. Les chercheurs appellent Ă l'Ă©laboration de directives alimentaires basĂ©es sur le poisson et de politiques nutritionnelles sensibles pour promouvoir la consommation de ce type de poissons.

New York Times, A.I. Is Spying on the Food We Throw Away, 04/04/2024
L'intelligence artificielle s'immisce dans les poubelles des hĂŽtels-restaurants et analyse les donnĂ©es des supermarchĂ©s pour rĂ©duire le gaspillage alimentaire. Câest le cas par exemple de cette chaĂźne d'hĂŽtels, qui a installĂ© des camĂ©ras dans ses bennes Ă ordures, et a dĂ©couvert que les croissants proposĂ©s au petit dĂ©jeuner Ă©taient en fait trop gros. De mĂȘme, un supermarchĂ© a rĂ©alisĂ© grĂące Ă l'IA que les oignons jaunes se vendaient moins bien que les rouges et Ă©taient donc plus souvent jetĂ©s.
Ces initiatives font partie d'une industrie naissante visant à résoudre le problÚme considérable du gaspillage alimentaire. Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, 1 milliard de tonnes de nourriture ont été gaspillées dans le monde en 2022 et les déchets alimentaires représentent 8 à 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Winnow et Afresh sont deux entreprises développant des outils basés sur l'IA pour résoudre ce problÚme. Winnow analyse les déchets des restaurants, tandis qu'Afresh se concentre sur les données des supermarchés pour repérer les déséquilibres entre les stocks et les achats des consommateurs. Winnow, par exemple, installe des caméras au-dessus des bennes à ordures dans les cuisines des restaurants pour identifier les types de déchets générés, permettant aux établissements de repenser leurs portions ou de réaliser que certains plats ne sont pas finis par les clients.
Des initiatives telles que le Pacific Coast Food Waste Commitment montrent des progrÚs, avec une réduction de 25 % du volume total de nourriture non vendue entre 2019 et 2022 parmi un groupe de chaßnes de supermarchés.
Des outils innovants sont en dĂ©veloppement pour aider Ă rĂ©duire le gaspillage, comme des revĂȘtements pour les produits frais qui retardent leur dĂ©tĂ©rioration et des applications connectant les consommateurs Ă des aliments Ă prix rĂ©duits. L'IA peut offrir des recommandations prĂ©cises sur le stockage, comme le nombre d'avocats Ă garder en stock, en fonction de l'analyse des donnĂ©es de vente.
Ces efforts illustrent l'importance de la technologie dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, malgrĂ© les dĂ©fis posĂ©s par nos attentes de consommation et l'empreinte environnementale de l'IA elle-mĂȘme.

Eurocommerce, Signs of Hope: The State of Grocery Retail 2024
Ce rapport examine les tendances les plus rĂ©pandues qui influenceront le secteur de l'Ă©picerie en 2024. Comment les Ă©piciers peuvent-ils attĂ©nuer les hausses de coĂ»ts et amĂ©liorer leurs marges ? La montĂ©e en gamme va-t-elle revenir et propulser Ă nouveau les ventes de produits d'Ă©picerie ? Que nous rĂ©serve l'avenir pour les produits alimentaires Ă emporter ? Les objectifs de durabilitĂ© seront-ils atteints Ă temps ? Que doit-il se passer pour que les acteurs prennent de l'avance sur le marchĂ© de l'Ă©picerie en ligne ? Comment les Ă©piciers peuvent-ils dĂ©velopper des activitĂ©s de mĂ©dias de dĂ©tail qui soutiennent la rentabilitĂ© de maniĂšre fiable ? OĂč les Ă©piciers devraient-ils investir dans l'IA et l'analyse avancĂ©e pour obtenir le plus grand impact ? Enfin, dans un monde oĂč les marchĂ©s de l'emploi sont tendus, comment les dĂ©taillants en alimentation peuvent-ils attirer et retenir les bons talents pour assurer leur croissance future ?
Opinion Way, Les Français et les produits à base de protéines végétales, Mars 2024
Quelques points Ă retenir :
pour 65% des personnes interrogĂ©es, il est prĂ©fĂ©rable aujourdâhui de vĂ©gĂ©taliser son alimentation, c'est-Ă -dire de consommer moins de viande (pour la planĂšte, pour sa santĂ©, etc.). Ce taux monte mĂȘme Ă 72% pour les CSP+ et les 18-24 ans.
54% des personnes interrogées pensent toutefois qu'il est difficile de remplacer la viande par d'autres formes de protéines.
pour 54% des personnes interrogées, les produits à base de protéines végétales ne constituent pas une solution efficace pour consommer moins de viande tout en préservant son apport en protéines
parmi les freins à la consommation de produits à base de protéines végétales nous trouvons en premier le prix trop élevé, le goût trop fade, l'absence de plaisir, le manque de naturalité.

La Story - Les Ăchos, Comment E.Leclerc est devenu la star des hypers, 09/04/2024
E.Leclerc est le grand gagnant de l'année 2023 dans la distribution. Dans un contexte d'inflation, le groupement d'hypermarchés indépendants a vu ses ventes bondir de 10 % l'an dernier, à prÚs de 49 milliards d'euros. Un succÚs que son représentant Michel-Edouard Leclerc attribue à une stratégie constante de prix bas qu'il revendique comme « un acte de volonté ».
E. Leclerc tire profit d'une image et d'une offre prix construites de longue date avec des marques nationales. Tandis que ses concurrents ont pĂąti en 2023 de leurs marques propres. Ce sont celles qui, dans le contexte de hausse des prix provoquĂ©e par la guerre en Ukraine, ont vu le plus flamberï»ż leurs Ă©tiquettes.

Estérelle Payany vient de sortir Midi moins cher, Le guide du déjeuner malin à Paris.
Elle propose pas moins de 120 adresses pour dĂ©jeuner assis Ă Paris pour moins de 20 euros (ce qui, avouons-le, est devenu un petit exploit de nos jours). Les 120 adresses quâelle a triĂ©es sur le volet ont toutes Ă©tĂ© testĂ©es et approuvĂ©es anonymement. Du bistro au boui-boui, du phĂŽ au pot-au-feu, il y en a pour tous les goĂ»ts, Ă moindre coĂ»t.
Et en plus le guide est Ă moins de 15 euros!

Alors que les PFAS ont beaucoup fait parler ces derniĂšres semaines, voici un comparatif de poĂȘles pour ceux qui voudraient sâen passer
Câest tout pour aujourdâhui.
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A la semaine prochaine!
O. Frey

