đŸđđ Eat's business đđ·đ§ 2024-09
Bonjour Ă toutes et Ă tous, Eat's Business est une newsletter dans laquelle vous trouverez une revue de presse de quelques articles sur le monde de lâalimentaire qui mâont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente.Â
Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont :Â
LâExpress, Alimentation : la nouvelle jeunesse de la fermentation, 24/02/2024
LibĂ©ration, Le Guide ultime, Leparisdalexis, Hungry Consti... les influenceurs food se piquent dâassiettes, 26/02/2024
New York Times, Companies Were Big on CBD. Not Anymore., 28/02/2024
Bonne lecture et bonne semaine Ă toutes et Ă tous!
Pour celles et ceux dâentre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :
Le Monde, « Viande » végétale : les produits végétariens ne pourront plus utiliser le lexique boucher, 27/02/2024
Le gouvernement a publiĂ© un nouveau dĂ©cret le 27 fĂ©vrier, clarifiant les dĂ©nominations rĂ©servĂ©es exclusivement aux produits d'origine animale et interdisant par la mĂȘme occasion l'utilisation de termes comme "jambon vĂ©gĂ©tal" ou "saucisse vĂ©gane" pour les produits Ă base de protĂ©ines vĂ©gĂ©tales. Cette mesure rĂ©pond aux demandes des acteurs de la filiĂšre animale qui argumentent que de tels termes peuvent induire en erreur les consommateurs. Le dĂ©cret, succĂ©dant Ă un premier texte suspendu par le Conseil d'Ătat en 2022, Ă©numĂšre spĂ©cifiquement les termes interdits pour la dĂ©signation des denrĂ©es alimentaires contenant des protĂ©ines vĂ©gĂ©tales, tels que "filet", "escalope" ou "jambon".
Le texte prĂ©cise Ă©galement que certains termes liĂ©s Ă l'anatomie ou Ă la morphologie animale sont interdits pour promouvoir des produits vĂ©gĂ©taux, mais autorise l'utilisation de certaines appellations pour des produits d'origine animale pouvant contenir une part limitĂ©e de protĂ©ines vĂ©gĂ©tales, Ă condition que ces derniĂšres ne remplacent pas les ingrĂ©dients animaux mais soient ajoutĂ©es en complĂ©ment. La teneur maximale autorisĂ©e en protĂ©ines vĂ©gĂ©tales varie selon le produit, allant de 0,1% pour l'Ćuf entier liquide Ă 6% pour une paupiette.
Le dĂ©cret permet une pĂ©riode de transition d'un an pour Ă©couler les stocks existants et prĂ©voit des amendes pour les infractions, allant jusqu'Ă 1 500 euros pour les personnes physiques et 7 500 euros pour les entreprises. Il entre en vigueur trois mois aprĂšs sa publication, mais prĂ©cise que les produits fabriquĂ©s ou commercialisĂ©s lĂ©galement dans d'autres Ătats membres de l'UE ou pays tiers restent autorisĂ©s.
LâUsine Nouvelle, Face au peu d'appĂ©tit des Français, la filiĂšre des steaks vĂ©gĂ©taux veut diversifier son offre et vise l'export, 28/02/2024
L'article examine la situation actuelle et les perspectives du marchĂ© des substituts de viande en France. Il met en avant un essoufflement des ventes, qui ont plafonnĂ© Ă 137 millions d'euros en 2022 ainsi quâun ralentissement notable au niveau de la crĂ©ation de nouvelles entreprises dans ce secteur depuis le pic de 2019. Selon l'observatoire Terres Univia et le cabinet d'Ă©tudes Xerfi, ce marchĂ© devrait rester stable jusqu'en 2025, en partie Ă cause des critiques concernant le coĂ»t Ă©levĂ©, les bĂ©nĂ©fices pour la santĂ© discutables et les longs trajets effectuĂ©s par les ingrĂ©dients. De plus, un dĂ©cret a Ă©tĂ© publiĂ©, interdisant l'utilisation de dĂ©nominations associĂ©es Ă la viande pour les produits vĂ©gĂ©taux fabriquĂ©s en France, ajoutant une difficultĂ© supplĂ©mentaire pour les producteurs de protĂ©ines vĂ©gĂ©tales.
Malgré ces défis, il y a des signes positifs de croissance et d'innovation dans le secteur, avec des entreprises comme Umiami, qui a levé plus de 30 millions d'euros en 2023 pour leur technologie permettant de produire des substituts de viande avec une texture et un goût plus proches de ceux de la viande réelle. De grands groupes industriels commencent également à investir et à développer leurs propres gammes de produits à base de plantes, bien que certains optent pour une stratégie axée sur l'exportation pour contourner les réticences du marché français.
Le fromage végétal est un autre segment exploré, avec des entreprises comme Bel qui adaptent leurs produits populaires pour le marché international, en visant des pays plus réceptifs aux alternatives véganes. L'article souligne également l'importance d'éduquer et de convaincre le consommateur français, avec des efforts pour améliorer le goût et la qualité des produits végétaux afin de les rendre plus attrayants.
LâExpress, Alimentation : la nouvelle jeunesse de la fermentation, 24/02/2024
L'article aborde le renouveau de la fermentation dans l'alimentation. à travers l'exemple de Gautier Mobuchon, un chef parisien spécialisé dans les plats fermentés, et l'initiative "Ferments du Futur" lancée avec un financement de 48,3 millions d'euros, l'article souligne l'importance de la fermentation pour répondre aux défis alimentaires futurs, notamment en fournissant les protéines, nutriments et arÎmes nécessaires à une alimentation végétale enrichie.
Le processus de fermentation, bien que maßtrisé depuis des millénaires, offre encore un vaste champ de recherche et d'innovation, notamment pour développer des procédés industriels plus écologiques. La fermentation est également présentée comme une solution pour utiliser des co-produits et réduire les déchets, avec des entreprises comme Ennolys by Lesaffre qui développent des arÎmes fermentés comme alternatives durables aux additifs de synthÚse.
La fermentation de précision, qui modifie le génome de levures ou de bactéries pour produire des protéines spécifiques, est mise en avant comme une technologie prometteuse pour créer des substituts de produits animaux, tels que la caséine, sans l'utilisation d'animaux. Cependant, cette approche soulÚve des questions réglementaires et des inquiétudes publiques en France, en particulier concernant les OGM.
L'article souligne Ă©galement l'intĂ©rĂȘt croissant des industriels, comme le groupe Bel, pour ces innovations, tout en notant les dĂ©fis rĂ©glementaires et de perception publique Ă surmonter. MalgrĂ© ces obstacles, l'optimisme demeure quant Ă l'avenir de la fermentation de prĂ©cision pour produire des alternatives alimentaires durables, avec des acteurs comme Standing Ovation et Perfect Day qui mĂšnent la charge, notamment aux Ătats-Unis oĂč la rĂ©glementation est perçue comme plus souple.
Le Figaro, Le retour en grùce de la chicorée, cette boisson «chti» qui pourrait vous faire abandonner le café, 01/03/2024
La chicorée, cette boisson traditionnelle du nord de la France, connaßt un regain de popularité, dépassant son image vieillotte de substitut de café pour s'affirmer comme une alternative saine et tendance. Des entreprises historiques comme Leroux et Nestlé, mais aussi des start-ups, parient sur ce produit pour séduire une nouvelle génération de consommateurs attentifs à leur consommation.
Reconnue pour ses nombreuses vertus â Ă©cologiques, Ă©conomiques et bĂ©nĂ©fiques pour la santĂ©, notamment pour sa teneur en fibres et son absence de cafĂ©ine â la chicorĂ©e attire dĂ©sormais un public plus jeune et fĂ©minin. Des entrepreneurs innovants, tels que Guillaume Roy et Sarah Azens, lancent des marques comme Cherico et NourĂ©e, proposant des produits de chicorĂ©e purs et sans cafĂ©ine, mettant en avant son goĂ»t gourmand et ses bienfaits nutritionnels.
Nestlé, avec sa marque iconique Ricoré, adapte sa stratégie pour rester pertinente auprÚs des jeunes consommateurs, en mettant l'accent sur la durabilité et l'innovation produit, comme le Ricoré latte ou le Ricoré au lait végétal. La firme s'efforce aussi de moderniser sa communication en collaborant avec des influenceurs et des podcasteurs.
L'engouement pour la chicorĂ©e s'Ă©tend au-delĂ du simple remplacement du cafĂ©, explorant de nouvelles applications culinaires, animales et mĂȘme cosmĂ©tiques, grĂące Ă ses propriĂ©tĂ©s nutritives et cicatrisantes. Des acteurs comme Leroux investissent dans la recherche et le dĂ©veloppement pour redonner Ă la chicorĂ©e ses lettres de noblesse et la transformer en une rĂ©fĂ©rence transgĂ©nĂ©rationnelle.
Le Monde, Quatre questions sur les « prix planchers » des produits agricoles, 27/02/2024
L'annonce par Emmanuel Macron de l'introduction de "prix planchers" pour les produits agricoles a relancé le débat sur cette mesure, autrefois promue par la Confédération paysanne et la France insoumise, mais rejetée par la majorité présidentielle. Cette proposition vise à établir un prix minimum de vente pour certains produits agricoles pour garantir un revenu adéquat aux agriculteurs. Alors que cette idée était précédemment critiquée par le gouvernement comme étant "démagogique" et rappelant des pratiques de régimes autoritaires, elle est maintenant considérée comme un moyen de protéger les agriculteurs contre les pratiques prédatrices.
Les "prix planchers" sont conçus pour inclure les coĂ»ts de production, la rĂ©munĂ©ration de l'agriculteur et la protection sociale dans le calcul du prix minimum. Toutefois, cette mesure soulĂšve plusieurs questions quant Ă sa mise en Ćuvre, notamment le calcul de ces prix et le risque de distorsion du marchĂ©. La loi EGalim actuelle, qui ne fixe pas de prix plancher mais Ă©tablit un tunnel de prix basĂ© sur les coĂ»ts de production, a Ă©tĂ© critiquĂ©e pour ne pas inclure suffisamment les agriculteurs dans les nĂ©gociations de prix et pour l'absence de sanctions effectives contre ceux qui ne respectent pas les rĂšgles.
Le revirement du gouvernement sur cette question et le rejet des propositions prĂ©cĂ©dentes de LFI illustrent la complexitĂ© du sujet et les divergences politiques. La mise en Ćuvre des prix planchers soulĂšve des dĂ©fis significatifs, notamment en ce qui concerne la concurrence, les coĂ»ts de production variables et le risque d'importations moins chĂšres. Pour rĂ©ussir, cette mesure nĂ©cessitera une collaboration Ă©troite entre les acteurs agricoles, les gouvernements et peut-ĂȘtre mĂȘme une coordination au niveau europĂ©en pour Ă©viter les distorsions de marchĂ© et garantir que les prix planchers bĂ©nĂ©ficient rĂ©ellement aux agriculteurs.
Les Ăchos, Prix planchers : ces agriculteurs qui rĂȘvent de diffuser le modĂšle Lidl, 28/02/2024
L'article dĂ©crit un mouvement croissant parmi les agriculteurs français pour adopter le modĂšle de prix plancher similaire Ă celui initiĂ© par Lidl avec des Ă©leveurs dĂšs 2015. Ce systĂšme garantit un revenu juste aux agriculteurs en fixant des prix d'achat qui couvrent les coĂ»ts de production des produits agricoles, notamment pour les bovins, le porc et le lait. La FĂ©dĂ©ration nationale bovine (FNB) soutient cette approche, considĂ©rant qu'elle pourrait ĂȘtre une solution aux problĂšmes financiers rencontrĂ©s par les Ă©leveurs due Ă la vente Ă perte, une pratique interdite pour les distributeurs et industriels mais pas pour les agriculteurs.
L'exemple de Lidl, qui collabore avec environ 5 000 éleveurs et achÚte à des prix équitables en tenant compte des coûts de production, est cité comme preuve que ce modÚle est viable et bénéfique pour les agriculteurs. Metro France a également adopté une démarche similaire, en signant un partenariat avec la FNB et les Jeunes Agriculteurs pour garantir une rémunération équitable aux éleveurs, avec un contrat qui intÚgre 80 % des coûts de production. Ce type d'accord est particuliÚrement important pour les jeunes agriculteurs qui cherchent à investir et à obtenir de la crédibilité auprÚs des banques.
L'initiative vise à encourager une production plus locale et éthique, avec un accent mis sur l'élevage herbagé, et à réduire la dépendance à la viande importée, qui représente une part significative du marché français. Bien que les volumes concernés par ces accords soient encore limités, ils sont vus comme le début d'une tendance qui pourrait transformer positivement l'agriculture française, en offrant plus de stabilité financiÚre aux éleveurs et en promouvant une alimentation durable.
Les Ăchos, Jeune, reconvertie, passionnĂ©e : portrait robot de ces femmes qui vivent de l'agriculture, 28/02/2024
L'article dresse le portrait des femmes dans l'agriculture française en 2024, rĂ©vĂ©lant des changements significatifs dans le secteur. Selon une enquĂȘte rĂ©alisĂ©e par la MutualitĂ© sociale agricole (MSA) et le groupe d'Ă©tudes Verian, les femmes reprĂ©sentent un tiers des actifs agricoles en France, et une part importante d'entre elles (37 %) sont issues d'une reconversion professionnelle. Alors que 60 % travaillent dans l'agriculture conventionnelle, un quart est engagĂ© dans l'agriculture biologique ou en conversion vers le bio.
Ces femmes agricultrices, souvent plus jeunes que leurs homologues masculins, sont motivées par une passion pour la nature et les animaux, plutÎt que par des traditions familiales agricoles. Seule une sur deux est fille d'agriculteur, et la proportion d'agricultrices mariées à des agriculteurs a considérablement diminué depuis les années 1980, passant de 60 % à 19 % en 2019. Malgré une satisfaction générale pour leur métier jugé épanouissant, elles sont critiques envers les perspectives d'avenir, la rémunération et la reconnaissance du métier d'agriculteur.
L'enquĂȘte souligne Ă©galement les dĂ©fis spĂ©cifiques auxquels font face les femmes dans l'agriculture, notamment en termes d'inĂ©galitĂ©s de genre, de lĂ©gitimitĂ© perçue, surtout dans l'Ă©levage, et de conciliation entre vie professionnelle et personnelle. Bien qu'elles entretiennent de bonnes relations avec d'autres femmes du secteur, elles ressentent moins de soutien de la part des hommes.
Malgré ces obstacles, une grande majorité des femmes agricultrices (81 %) envisagent de rester dans le secteur jusqu'à la retraite, témoignant de leur engagement et résilience face aux défis rencontrés.
LibĂ©ration, Le Guide ultime, Leparisdalexis, Hungry Consti... les influenceurs food se piquent dâassiettes, 26/02/2024
Dans le paysage actuel de la restauration, les influenceurs culinaires émergent comme des acteurs puissants, rivalisant avec les critiques gastronomiques traditionnels par leur capacité à promouvoir restaurants et commerces alimentaires via les réseaux sociaux. Cependant, la frontiÚre entre les recommandations sincÚres et les contenus sponsorisés tend à s'estomper, soulevant des questions sur l'intégrité et l'authenticité de ces nouvelles formes de critique.
L'article met en lumiÚre plusieurs établissements parisiens qui, grùce à la couverture médiatique des influenceurs, ont vu leur popularité s'envoler. Des lieux tels que Chez Erwan et Folderol sont devenus des destinations prisées suite à des vidéos et publications sur Instagram ou TikTok, illustrant l'impact considérable que peuvent avoir ces créateurs de contenu sur le succÚs d'un établissement. Toutefois, cette notoriété instantanée pose question quant à sa pérennité et sa valeur réelle pour les consommateurs.
Les influenceurs sont dĂ©sormais perçus comme de vĂ©ritables entrepreneurs. Ils reçoivent des invitations et des traitements similaires Ă ceux des journalistes traditionnels. Cette Ă©volution s'accompagne toutefois d'un conflit d'intĂ©rĂȘts potentiel, certains influenceurs jouant Ă la fois le rĂŽle de juge et de partie dans la promotion des restaurants. L'exemple du Guide ultime illustre cette transition des influenceurs de simples testeurs Ă entrepreneurs, proposant des expĂ©riences culinaires payantes basĂ©es sur leurs recommandations.
La montée en puissance des influenceurs dans le monde culinaire repose sur leur capacité à moderniser l'image des marques, en les rendant "jeunes et intéressantes" grùce notamment à des collaborations avec des enseignes de renom. La récente législation (loi du 9 juin 2023) vise à encadrer plus strictement l'influence commerciale et impose aux influenceurs de clairement indiquer les partenariats sponsorisés, dans le but de maintenir une certaine transparence auprÚs des consommateurs.
Bien que l'influence des crĂ©ateurs de contenu sur les tendances culinaires soit indĂ©niable, il demeure crucial de questionner la durabilitĂ© et l'authenticitĂ© de ces pratiques Ă l'Ăšre du marketing numĂ©rique. La distinction entre vĂ©ritable apprĂ©ciation gastronomique et promotion payĂ©e devient fondamentale pour prĂ©server la confiance des consommateurs dans les recommandations qu'ils reçoivent. Ainsi, dans ce contexte en Ă©volution, l'intĂ©gritĂ© et la transparence des influenceurs culinaires restent au cĆur des dĂ©bats sur l'avenir de la critique gastronomique Ă l'Ăšre du numĂ©rique.
Les Ăchos, La Belle-Iloise, une rĂ©volution en boĂźte, 28/02/2024
La conserverie La Belle-Iloise, basĂ©e Ă Quiberon et cĂ©lĂšbre pour ses produits de la mer, opĂšre une diversification stratĂ©gique en intĂ©grant les lĂ©gumes et les algues Ă son catalogue, visant Ă rĂ©duire sa dĂ©pendance aux produits exclusivement piscicoles. DirigĂ©e depuis 2011 par Caroline Hilliet Le Branchu, petite-fille du fondateur, l'entreprise familiale, qui s'apprĂȘte Ă cĂ©lĂ©brer son 92e anniversaire, est confrontĂ©e aux alĂ©as climatiques affectant la disponibilitĂ© de ses matiĂšres premiĂšres principales, comme le maquereau et la sardine. Ces conditions mĂ©tĂ©orologiques dĂ©favorables entraĂźnent des interruptions de production, mettant en lumiĂšre la nĂ©cessitĂ© d'adapter l'offre de l'entreprise aux nouvelles attentes des consommateurs et aux dĂ©fis de l'approvisionnement.
La Belle-Iloise se tourne donc vers la "végétalisation" de ses produits, en augmentant la part des légumes dans ses préparations et en explorant l'utilisation des algues. Cette stratégie vise à attirer une clientÚle plus jeune et à diversifier les sources de revenus de l'entreprise. Les produits à base de légumes, tels que les préparations pour sandwichs et les tartinables, constituent désormais une part importante de l'offre de La Belle-Iloise, à cÎté de ses produits phares de la mer.
En parallĂšle, l'entreprise continue d'innover dans le secteur des conserves de poissons avec l'introduction de recettes exotiques et originales, tout en maintenant un engagement fort envers la qualitĂ© et l'artisanat. L'acquisition de La Quiberonnaise, un concurrent local, s'inscrit dans cette dynamique de diversification et d'expansion, bien que le processus d'intĂ©gration doive ĂȘtre menĂ© avec prĂ©caution pour prĂ©server l'identitĂ© et la qualitĂ© des produits.
La Belle-Iloise, tout en restant fidÚle à son héritage et à son savoir-faire traditionnel, embrasse donc les changements du marché et les attentes des consommateurs modernes, s'efforçant de rester pertinente et compétitive dans un secteur en évolution.
Le Figaro, Quâest-ce quâun flexibuveur, cette nouvelle approche dans la consommation d'alcool ?, 01/03/2024
AprĂšs le âflexitarienâ je vous prĂ©sente le âflexibuveurâ.
Ce terme dĂ©signe les personnes qui choisissent de modĂ©rer leur consommation d'alcool, en alternant entre boissons alcoolisĂ©es et options sans alcool, dans un souci de bien-ĂȘtre. Cette approche flexible de la consommation d'alcool s'inscrit dans une tendance plus large vers des choix de vie plus conscients et responsables, similaire Ă celle des flexitariens avec leur alimentation. Les flexibuveurs recherchent des expĂ©riences de consommation de qualitĂ©, sans nĂ©cessairement renoncer Ă l'alcool, mais en intĂ©grant des alternatives sans alcool Ă leur routine.
Des entreprises et des créateurs de boissons innovent pour répondre aux attentes des flexibuveurs, en proposant des spiritueux sans alcool et des créations originales qui offrent des goûts complexes et plaisants sans les effets de l'alcool. Ces produits s'adressent à des consommateurs curieux, qui apprécient la diversité des saveurs et souhaitent profiter de moments de consommation sans les inconvénients liés à l'alcool.
Le marchĂ© des boissons sans alcool connaĂźt une croissance significative, avec une offre qui se diversifie au-delĂ des simples ersatz de vins ou spiritueux traditionnels. Les consommateurs sont encouragĂ©s Ă explorer de nouvelles saveurs et Ă redĂ©couvrir le plaisir de la dĂ©gustation, sans se limiter aux boissons alcoolisĂ©es. Cette tendance vers une consommation plus modĂ©rĂ©e et consciente reflĂšte un changement dans les habitudes de vie, oĂč le plaisir et le bien-ĂȘtre passent avant la consommation d'alcool.
Washington Post, How drinking coffee may lower your risk for diabetes, 27/02/2024
L'article met en lumiÚre un changement notable dans la perception des effets du café sur la santé. Autrefois considéré comme nuisible, le café est désormais reconnu pour ses potentiels bienfaits, notamment une diminution du risque de maladies chroniques et une augmentation de l'espérance de vie. Une consommation quotidienne de trois à quatre tasses de café peut réduire le risque de développer un diabÚte de type 2 d'environ 25 % comparativement aux non-consommateurs, chaque tasse supplémentaire (jusqu'à six) réduisant ce risque de 6 %.
Bien que de nombreuses études soutenant ces conclusions soient observationnelles et ne puissent établir de lien de causalité définitif, la constance des effets protecteurs du café contre le diabÚte à travers diverses populations et modes de vie suggÚre que ces résultats ne sont pas fortuits. Les bénéfices du café s'étendent au-delà de son contenu en caféine, car il est également une riche source de polyphénols (des composés liés à divers bienfaits pour la santé). Cela inclut l'acide chlorogénique, particuliÚrement abondant dans le café, qui a montré une amélioration de la sensibilité à l'insuline et du contrÎle de la glycémie, expliquant potentiellement la réduction du risque de diabÚte.
Cependant, l'article conseille également la modération, notant que la consommation excessive de café peut avoir des effets négatifs tels que des perturbations du sommeil et une augmentation de l'anxiété. Les autorités de santé recommandent de limiter l'apport en caféine à environ 400 mg par jour, ce qui équivaut à quatre ou cinq tasses de café. Cette plage semble offrir des bienfaits pour la santé sans présenter de risques significatifs pour la plupart des gens, bien que les individus avec des conditions de santé particuliÚres doivent en consommer moins.
Modern Farmer, Climate Change Is Coming for Your Favorite Condiments, 27/02/2024
L'article explore l'impact du changement climatique sur la disponibilitĂ© des condiments prĂ©fĂ©rĂ©s des amĂ©ricains tels que la moutarde et le ketchup, soulignant les dĂ©fis posĂ©s par les conditions mĂ©tĂ©orologiques extrĂȘmes qui dĂ©vastent les rĂ©coltes mondiales.
La graine de moutarde et le piment rouge jalapeño (essentiel pour la sauce sriracha) ont vu leurs rendements chuter en raison des variations de prĂ©cipitations et des tempĂ©ratures extrĂȘmes. Au Canada, le plus important producteur de graines de moutarde, les rendements ont baissĂ© de prĂšs de 57 % en 2021, conduisant Ă une pĂ©nurie de moutarde en France. La pĂ©nurie de sauce piquante sriracha a Ă©tĂ© exacerbĂ©e par de mauvaises rĂ©coltes de piments en Californie, au Nouveau-Mexique et au Mexique, le changement climatique aggravant les conditions de culture dĂ©jĂ difficiles.
Les scientifiques travaillent sur des solutions pour adapter les cultures Ă des conditions plus extrĂȘmes, en se concentrant sur l'amĂ©lioration des rendements et la tolĂ©rance Ă la sĂ©cheresse. De mĂȘme, les entreprises comme Kraft Heinz investissent dans la recherche et le dĂ©veloppement de variĂ©tĂ©s de tomates plus rĂ©sistantes au changement climatique, en vue de sĂ©curiser la production de ketchup.
Food Bev, Oishii raises $134m in Series B funding round, 28/02/2024
Non lâagriculture indoor nâest pas morte. La preuve avec cette nouvelle levĂ©e de fonds record.
L'entreprise américaine de fermes verticales Oishii a levé 134 millions de dollars lors d'un tour de financement de série B dirigé par la firme de télécommunications japonaise NTT. Cette levée de fonds a vu la participation d'un groupe diversifié d'investisseurs spécialisés dans la technologie alimentaire, l'agriculture durable et l'automatisation, incluant Bloom8, McWin Capital Partners, Mizuho Bank, Mitsubishi Shokuhin Co, la Japan Green Investment Corporation for Carbon Neutrality et l'entreprise de robotique Yaskawa Electric Corporation.
Avec ce financement, Oishii prévoit d'élargir sa distribution à de nouveaux marchés, d'ouvrir une nouvelle installation alimentée à l'énergie solaire et d'investir dans des innovations avancées en robotique et en économie d'énergie. Fondée en 2016, Oishii propose des produits uniques comme la baie Omakase, la baie Koyo et la tomate Rubī, et annonce l'arrivée d'un nouveau type de baie dans l'année.
Oishii se distingue par son approche innovante de la culture de produits "sophistiqués" au-delà des légumes verts, en utilisant des abeilles pour polliniser chaque fleur dans ses fermes intérieures. Hiroki Koga, PDG et co-fondateur d'Oishii, exprime l'ambition de l'entreprise de résoudre certains des plus grands problÚmes d'approvisionnement alimentaire tout en proposant des produits délicieux. Akira Shimada, président et PDG de NTT, souligne l'approche stratégique et la technologie unique d'Oishii, qui se concentre sur le goût plutÎt que sur les cycles de culture courts et sur la rentabilité plutÎt que sur l'expansion rapide. Il exprime sa confiance dans le partenariat avec Oishii pour relever les défis futurs de l'agriculture.
Vox, A European grocery chain is boycotting high prices. Could it happen in the US?,
L'article discute de la récente décision de Carrefour de retirer certains produits PepsiCo de ses rayons en raison de hausses de prix jugées inacceptables. Cette situation met en lumiÚre les tensions entre les détaillants et les fabricants de produits alimentaires face à l'augmentation constante des prix, malgré une baisse du taux d'inflation et un faible taux de chÎmage. Les consommateurs et certains groupes économiques progressistes accusent les grandes entreprises de chercher à maximiser leurs profits au détriment des prix accessibles pour les consommateurs.
Alors que les coĂ»ts des intrants pour les entreprises alimentaires ont diminuĂ©, les prix des produits continuent d'augmenter, une tendance illustrĂ©e par les augmentations de prix rĂ©pĂ©tĂ©es de PepsiCo. Cette situation soulĂšve la question de la possibilitĂ© pour de grandes chaĂźnes de supermarchĂ©s aux Ătats-Unis, telles que Walmart, Kroger, Costco et Publix, d'adopter une approche similaire Ă celle de Carrefour pour contester les hausses de prix des conglomĂ©rats alimentaires. Cependant, la concentration du marchĂ© aux Ătats-Unis, oĂč quelques grandes entreprises dominent le secteur, rend cette perspective moins probable.
L'article examine Ă©galement les diffĂ©rences dans la gestion de l'inflation alimentaire entre l'Europe et les Ătats-Unis, notant que les pays europĂ©ens ont Ă©tĂ© plus agressifs dans leur rĂ©ponse, y compris l'imposition de plafonds de prix sur certains aliments de base. Aux Ătats-Unis, bien que l'administration Biden ait renforcĂ© l'application des lois antitrust et investi dans la promotion de la concurrence dans des industries alimentaires concentrĂ©es comme la transformation de la viande, ces efforts prendront du temps pour influencer les prix.
Le boycott de Carrefour contre les augmentations de prix de PepsiCo, bien qu'unique dans sa publicitĂ©, reflĂšte une pratique courante dans le commerce de dĂ©tail oĂč les produits sont rĂ©guliĂšrement retirĂ©s des Ă©tagĂšres pour diverses raisons. Cette affaire soulĂšve des questions sur les dynamiques de pouvoir entre les dĂ©taillants et les fournisseurs et sur les stratĂ©gies que les dĂ©taillants pourraient employer pour dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts des consommateurs face Ă des prix Ă©levĂ©s persistants.
New York Times, Companies Were Big on CBD. Not Anymore., 28/02/2024
L'article dĂ©crit le dĂ©clin de l'industrie du CBD (cannabidiol), autrefois prometteuse, en raison de l'absence de rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale et des lois Ă©tatiques disparates aux Ătats-Unis. Il y a six ans, le CBD, un composant non intoxicant du cannabis, Ă©tait perçu comme un ingrĂ©dient rĂ©volutionnaire dans les produits alimentaires et les boissons, promettant des bienfaits pour la santĂ© et la relaxation. Cependant, la complexitĂ© et l'incohĂ©rence des rĂ©glementations, ainsi que la mĂ©connaissance du public sur le CBD, ont freinĂ© l'expansion du marchĂ©.
Des entreprises comme Molson Coors et Constellation Brands ont initialement investi dans des boissons infusĂ©es au CBD, mais ont depuis revu Ă la baisse leurs engagements dans le secteur, face aux pertes financiĂšres et Ă l'incertitude rĂ©glementaire. De mĂȘme, Ben & Jerry's a abandonnĂ© ses plans de crĂšme glacĂ©e au CBD. La situation est compliquĂ©e par le fait que de nombreux Ă©tats ont lĂ©galisĂ© le CBD, crĂ©ant un patchwork de rĂšgles qui pose des problĂšmes aux fabricants.
Les espoirs de réglementation fédérale claire pour le CBD insérée dans un nouveau projet de loi agricole ont été déçus, laissant l'industrie dans une situation précaire. La FDA a émis des lettres d'avertissement aux fabricants et distributeurs pour des produits non approuvés ou pour des allégations non prouvées concernant le CBD, exacerbant la confusion et la méfiance à l'égard de ces produits.
L'industrie a Ă©galement Ă©tĂ© touchĂ©e par la pandĂ©mie de Covid-19, qui a dĂ©tournĂ© l'intĂ©rĂȘt des grandes entreprises et des investisseurs. MalgrĂ© un pic de ventes au dĂ©but de la pandĂ©mie, le soutien Ă l'industrie du CBD a rapidement dĂ©clinĂ©. Des Ă©tats comme la Californie ont commencĂ© Ă lĂ©galiser le CBD dans divers produits, mais la diversitĂ© des rĂ©glementations Ă©tatiques continue de compliquer la distribution et la vente de produits Ă base de CBD Ă l'Ă©chelle nationale.
Jonathan Eppers, fondateur de Vybes, une boisson infusée au CBD, témoigne des difficultés rencontrées par son entreprise en raison de ces réglementations. AprÚs un démarrage prometteur, l'entreprise a vu sa croissance freinée par le retrait de ses produits des étagÚres en Californie et par la réticence des grandes chaßnes de distribution à cause de l'incertitude réglementaire. Malgré ces défis, Vybes continue de trouver un marché auprÚs des détaillants régionaux et indépendants, reflétant les défis persistants pour l'industrie du CBD dans son ensemble.
Washington Post, Kellogg CEO under fire for suggesting cereal as a money-saving dinner, 27/02/2024
Dans un contexte oĂč le coĂ»t de la nourriture ne cesse d'augmenter, le PDG de WK Kellogg (lâentitĂ© cĂ©rĂ©ales issue de la scission du groupe Kellogg), Gary Pilnick, a suscitĂ© la controverse en suggĂ©rant lors d'une interview tĂ©lĂ©visĂ©e sur CNBC que les consommateurs aux budgets serrĂ©s devraient envisager de manger des cĂ©rĂ©ales pour le dĂźner afin d'Ă©conomiser de l'argent. Ces commentaires, qui faisaient partie d'une campagne marketing promouvant les cĂ©rĂ©ales comme une alternative ludique au dĂźner familial traditionnel, ont Ă©tĂ© perçus par certains comme dĂ©connectĂ©s de la rĂ©alitĂ© des dĂ©fis financiers auxquels les consommateurs sont confrontĂ©s, rappelant la fameuse phrase attribuĂ©e Ă Marie-Antoinette : « Qu'ils mangent de la brioche ».
La suggestion de Pilnick, qui intervient dans un contexte d'inflation et de hausse des prix alimentaires, a provoquĂ© une vive rĂ©action sur les rĂ©seaux sociaux, oĂč les internautes ont critiquĂ© le coĂ»t Ă©levĂ© des cĂ©rĂ©ales, la hausse des profits des entreprises et le phĂ©nomĂšne de "shrinkflation", ainsi que le manque de valeur nutritionnelle des cĂ©rĂ©ales sucrĂ©es comparĂ©es Ă un repas Ă©quilibrĂ©. Certains se sont moquĂ©s de l'idĂ©e, se demandant si le PDG et sa famille suivaient leur propre conseil.
Les prix dans le secteur des produits alimentaires ont augmentĂ© de 26 % au cours des quatre derniĂšres annĂ©es, dĂ©passant le taux gĂ©nĂ©ral d'inflation, et cette tendance Ă la hausse semble se maintenir. Bien que certains de ces coĂ»ts supplĂ©mentaires soient attribuĂ©s aux ingrĂ©dients, les experts de l'industrie pointent Ă©galement du doigt les coĂ»ts de carburant, de main-d'Ćuvre et d'emballage comme principaux facteurs de l'augmentation des prix dans les rayons des snacks et des cĂ©rĂ©ales. MalgrĂ© cela, la fidĂ©litĂ© des consommateurs Ă certaines catĂ©gories de produits ne les incitent pas Ă rĂ©duire les prix.
Cette situation met en Ă©vidence les dĂ©fis auxquels sont confrontĂ©s les consommateurs et les entreprises dans un climat Ă©conomique difficile, oĂč les stratĂ©gies de marketing peuvent parfois sembler dĂ©connectĂ©es des rĂ©alitĂ©s quotidiennes des gens.
Sifted, âUnless thereâs a miracle, Glovo is very likely to loseâ â how Spainâs favourite scaleup is facing up to the regulators, 26/02/2024
Glovo, une entreprise de livraison basĂ©e Ă Barcelone, est confrontĂ©e Ă des difficultĂ©s juridiques croissantes dans le pays. La sociĂ©tĂ© est sous pression pour payer plus de 205 millions d'euros Ă l'AutoritĂ© du travail espagnole, qui affirme que Glovo a enfreint la loi en ne traitant pas certains de ses livreurs comme des employĂ©s salariĂ©s. MalgrĂ© la suspension de deux paiements d'une valeur totale de 64 millions d'euros par la haute cour d'Espagne, l'AutoritĂ© du travail a infligĂ© une nouvelle amende Ă l'entreprise, signalant ainsi que les problĂšmes lĂ©gaux de Glovo sont loin d'ĂȘtre rĂ©solus.
La société, qui a atteint une valorisation d'un milliard de dollars en 2019, a rapporté des pertes de plus de 420 millions d'euros en 2022 et de 209 millions d'euros en 2023. La loi des "Riders", adoptée en 2021, qui accorde des droits d'employés aux livreurs à la demande et impose des obligations de transparence algorithmique, accentue la pression réglementaire sur Glovo.
Suite à l'introduction de cette loi, Glovo a ajusté son algorithme de livraison et embauché certains livreurs qui travaillaient auparavant en tant qu'indépendants. Cependant, le MinistÚre du Travail espagnol a indiqué que Glovo avait reçu une nouvelle amende pour non-respect de cette loi. La société affirme que son modÚle opérationnel lancé en Espagne en août 2021 respecte toutes les exigences réglementaires.
La sociĂ©tĂ© mĂšre de Glovo, Delivery Hero, basĂ©e Ă Berlin, a estimĂ© que les paiements exigĂ©s pourraient atteindre jusqu'Ă 400 millions d'euros. Glovo fait face Ă des "problĂšmes de liquiditĂ© Ă court terme" et a argumentĂ© que payer ces montants pourrait nuire Ă l'entreprise, mĂȘme si elle rĂ©cupĂšre l'argent aprĂšs une dĂ©cision de justice favorable, car cela limiterait sa capacitĂ© Ă utiliser le capital pour d'autres investissements entre-temps.
Les défis réglementaires de Glovo ont également affecté sa réputation au sein du gouvernement espagnol. Le ministÚre du Travail a renforcé ses messages publics contre les plateformes de livraison en ligne ne respectant pas la loi des "Riders", avertissant que leurs dirigeants pourraient faire face à des peines de prison.
Les tensions entre Glovo et les autoritĂ©s nationales pourraient potentiellement conduire Delivery Hero Ă vendre la startup, mĂȘme Ă perte. Cependant, Glovo affirme que son engagement envers le marchĂ© espagnol reste ferme.
L'UE est en train de nĂ©gocier une directive sur le travail des plateformes, visant Ă Ă©tablir des rĂšgles claires sur le statut d'emploi des livreurs de nourriture et autres travailleurs de l'Ă©conomie Ă la demande. MĂȘme la nouvelle lĂ©gislation n'aurait pas d'effets rĂ©troactifs sur les affaires judiciaires de Glovo, elle suscite l'espoir dans l'Ă©cosystĂšme technologique espagnol d'une fin aux tensions entre les startups et les autoritĂ©s nationales Ă travers l'UE, ainsi que l'Ă©tablissement de rĂšgles homogĂšnes.
Financial Times, How the 92-year-old snackmaker behind Biscoff captivated Gen Z, 24/02/2024
Lotus Bakeries, une entreprise belge vieille de 92 ans, connue pour son biscuit et sa pĂąte Ă tartiner Biscoff (le nouveau nom de Speculoos), connaĂźt un regain de popularitĂ© impressionnant grĂące aux rĂ©seaux sociaux et Ă l'engouement de la gĂ©nĂ©ration Z. MalgrĂ© des annĂ©es de croissance modeste, les ventes du groupe ont triplĂ© depuis 2013, alors que les produits de marque Biscoff ont quasiment quadruplĂ©. Si le speculoos a longtemps Ă©tĂ© commercialisĂ© comme complĂ©ment idĂ©al au cafĂ©, sa popularitĂ© a grimpĂ© en flĂšche ces derniĂšres annĂ©es, stimulĂ©e par la demande accrue pendant la pandĂ©mie pour les snacks et la pĂątisserie maison, ainsi que par l'explosion de vidĂ©os postĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux. En effet, les recettes utilisant Biscoff, allant du cheesecake aux martinis espresso, se multiplient, notamment sur TikTok, oĂč elles accumulent des millions de vues.
Cette nouvelle popularité a propulsé Biscoff parmi les cinq premiers fabricants de biscuits mondiaux en termes de ventes. La pandémie a amplifié l'engouement pour les snacks, malgré l'inflation qui contraint le budget des consommateurs. Les ventes annuelles de Lotus Bakeries ont augmenté de 21 % l'année derniÚre, dépassant le milliard d'euros de revenus pour la premiÚre fois, dont 500 millions d'euros pour les produits Biscoff.
La stratégie récente de succÚs de Lotus Bakeries remonte à 2009, lorsque l'actuel PDG Jan Boone a développé un plan d'affaires avec Christophe De Vusser pour internationaliser la marque Biscoff, convaincus de son potentiel au-delà du marché belge. En 2019, l'entreprise a ouvert sa premiÚre usine américaine pour Biscoff en Caroline du Nord, libérant ainsi de la capacité dans son usine de Lembeke pour poursuivre l'expansion en Europe.
Lotus Bakeries prévoit d'augmenter son budget marketing cette année et s'est associé à une agence pour travailler sur sa stratégie médiatique, y compris des partenariats avec des influenceurs sur TikTok. L'entreprise envisage maintenant d'entrer sur le marché asiatique, avec des plans pour ouvrir une usine Biscoff à Bangkok.
Tout en reconnaissant que son succÚs sur TikTok avec la génération Z était accidentel, Lotus Bakeries vise à faire de Biscoff la troisiÚme plus grande marque de biscuits au monde, derriÚre Chips Ahoy! et Oreo de Mondelez. Cependant, le PDG Jan Boone admet que cela prendra du temps.
Les analystes sont prĂ©occupĂ©s par la capacitĂ© de l'entreprise Ă maintenir sa croissance rapide et sa popularitĂ© nouvellement acquise, en particulier sur des marchĂ©s difficiles comme l'Asie. MalgrĂ© ces inquiĂ©tudes et les rĂ©centes dĂ©gradations de son action, Lotus Bakeries reste confiant dans sa capacitĂ© Ă pĂ©renniser son Ă©lan, soulignant que Biscoff n'est pas seulement une tendance passagĂšre sur TikTok. L'entreprise, qui a Ă©galement acquis le fabricant britannique des barres Nakd et Trek en 2015 dans le cadre de son orientation vers des snacks plus sains, continuera d'ĂȘtre gĂ©rĂ©e de maniĂšre indĂ©pendante et restera propriĂ©tĂ© familiale.
New York Times, 6 Podcasts for Food Lovers, 25/02/2024
Cet article présente six podcasts dédiés aux amateurs de cuisine, offrant un mélange de recettes innovantes, de journalisme sur la culture culinaire et de débats dans le monde de l'alimentation.
âA Hot Dog Is a Sandwichâ explore les questions contentieuses liĂ©es Ă la nourriture, telles que le dĂ©bat sur la classification du hot dog comme sandwich, avec l'aide de philosophes, d'avocats et d'historiens de l'alimentation.
âThe Food Chainâ de la BBC World Service propose une perspective globale sur la production et la consommation alimentaires, examinant les diffĂ©rences culturelles Ă travers des sujets culinaires et l'intersection de la nourriture avec la vie professionnelle.
âThe One Recipeâ met en avant des professionnels de l'alimentation qui partagent leurs recettes infaillibles, que ce soit des crĂ©ations gourmandes ou des plats rĂ©confortants.
âLeckerâ, enregistrĂ© principalement dans des cuisines domestiques, offre une ambiance intime et explore non seulement la nourriture et les rituels qui l'entourent, mais aussi l'espace physique de la cuisine en elle-mĂȘme.
âDinner SOSâ de Bon AppĂ©tit rĂ©pond aux crises culinaires des auditeurs, allant de la gestion des restrictions alimentaires lors d'un dĂźner Ă la peur de cuisiner certains ingrĂ©dients, avec des conseils d'experts et de rĂ©dacteurs culinaires.
âRecipe Clubâ, animĂ© par David Chang et Chris Ying, se concentre sur un seul ingrĂ©dient par Ă©pisode, oĂč les chefs s'affrontent pour crĂ©er la meilleure version d'un plat avec des contraintes alĂ©atoires, offrant des astuces de recettes et des substitutions.
Ces podcasts sont parfaits pour les auditeurs cherchant à enrichir leur expérience culinaire, que ce soit en découvrant de nouvelles recettes, en approfondissant leur compréhension de la culture alimentaire mondiale ou en écoutant des débats divertissants sur les aliments.
Insee, Transformations de l'agriculture et des consommations alimentaires, Février 2024
Pour ceux qui veulent plein de chiffres et de graphiques sur lâĂ©volution de lâagriculture et de la consommation depuis 50 ans, avec des focus Ă©galement sur lâenvironnement. Bref une mine dâor en 140 pages.
Merci Ă Isabelle Senand pour lâinformation.
On mâa informĂ© de lâouverture cette semaine de la bibliothĂšque gourmande Michel Piot Ă Angers.
Journaliste, chroniqueur gastronomique au Figaro, rĂ©dacteur en chef de La Bonne Cuisine et Ă©crivain, ce dernier a rassemblĂ© plus dâun millier de livres consacrĂ©s Ă ces sujets. Nombre dâentre eux sont dĂ©dicacĂ©s par leurs prestigieux auteurs. Ce trĂ©sor patrimonial apporte un intĂ©ressant et sympathique Ă©clairage historique sur la cuisine de la deuxiĂšme moitiĂ© du XXe siĂšcle.
Vous trouverez cette bibliothĂšque au 18 rue Saint-Aubin Ă Angers.
Câest tout pour aujourdâhui.
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A la semaine prochaine!
O. Frey





















