Bonjour Ă toutes et Ă tous, Eat's Business est une newsletter dans laquelle vous trouverez une revue de presse de quelques articles sur le monde de lâalimentaire qui mâont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente.Â
Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont :Â
La Tribune, Alimentation : aprÚs le Nutriscore, bientÎt un « Origine Score » sur les produits ?, 22/02/2024
Libération, Enfants : les demi-portions font leur entrée dans les restos étoilés, 18/02/2024
New York Times, What Do We Gain by Eating With Our Hands?, 18/02/2024
Bonne lecture et bonne semaine Ă toutes et Ă tous!
Pour celles et ceux dâentre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :


La Tribune, Alimentation : aprÚs le Nutriscore, bientÎt un « Origine Score » sur les produits ?, 22/02/2024
Ă partir de mi-mars, le gouvernement français prĂ©voit de rĂ©unir les acteurs de l'agro-industrie et de la distribution pour discuter de la crĂ©ation d'un "Origine Score", un label visant Ă rendre l'indication de l'origine des produits plus transparente. Cette initiative, qui vise Ă lutter contre la concurrence dĂ©loyale et Ă amĂ©liorer la protection des consommateurs, espĂšre aboutir Ă une mise en Ćuvre avant l'Ă©tĂ©. Le prototype de ce label, dĂ©veloppĂ© par le collectif En VĂ©ritĂ©, indiquerait l'origine des produits en pourcentages et sĂ©parerait le lieu de fabrication. L'efficacitĂ© de ce label a dĂ©jĂ Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©e lors d'une Ă©tude qui a rĂ©vĂ©lĂ© une augmentation significative des intentions d'achat pour les marques les mieux disantes.
Le gouvernement français ambitionne également de promouvoir ce label au niveau européen, en s'appuyant sur le rÚglement INCO de l'UE, qui régule l'information du consommateur sur les denrées alimentaires. Des démarches similaires de transparence ont déjà été entreprises par des distributeurs comme E. Leclerc et Intermarché, qui ont commencé à indiquer l'origine géographique précise des ingrédients principaux sur leurs produits.
Cette initiative intervient dans un contexte oĂč la question de l'origine des produits gagne en importance auprĂšs des consommateurs, notamment Ă cause de la concurrence des produits Ă©trangers moins vertueux et des prĂ©occupations liĂ©es Ă l'inflation. Le gouvernement a Ă©galement intensifiĂ© les contrĂŽles sur les indications d'origine, rĂ©vĂ©lant des manquements dans de nombreux Ă©tablissements, susceptibles de mener Ă des sanctions pĂ©nales.

Libération, Enfants : les demi-portions font leur entrée dans les restos étoilés, 18/02/2024
Lâarticle sâintĂ©resse Ă une tendance Ă©mergente dans le monde de la gastronomie française : l'accueil des enfants dans les restaurants Ă©toilĂ©s. Traditionnellement, ces Ă©tablissements haut de gamme n'Ă©taient pas considĂ©rĂ©s comme adaptĂ©s aux plus jeunes, mais certains chefs renommĂ©s commencent Ă changer cette perception.
Sur les 79 restaurants distinguĂ©s par quatre ou cinq toques au Gault et Millau, seulement 37 proposent un menu enfant, ce qui reprĂ©sente une minoritĂ©. Marc EsquerrĂ©, directeur des enquĂȘtes du guide, note que parmi ces offres, seules environ 10 % sont vĂ©ritablement intĂ©ressantes. Glenn Viel, chef triplement Ă©toilĂ©, est l'un des chefs ouvrant sa cuisine aux enfants, considĂ©rant cela comme un investissement sur le long terme pour crĂ©er des souvenirs et fidĂ©liser une future clientĂšle.
Les approches varient d'un chef à l'autre : certains proposent des menus enfants spécifiques, tandis que d'autres offrent des demi-portions des menus pour adultes à des prix réduits. Ces initiatives visent à éduquer les jeunes palais à la haute cuisine, loin des clichés des repas enfants habituels comme frites, nuggets, et pùtes. Les chefs impliqués dans cette démarche cherchent à transmettre une passion pour la gastronomie, en adaptant leur offre pour que les enfants puissent découvrir des plats de qualité dans un cadre exceptionnel.
Néanmoins, ces efforts ne sont pas largement reconnus par les guides gastronomiques, et certains restaurants hésitent à promouvoir ouvertement leurs menus pour enfants, craignant de modifier l'image de leur établissement ou de déranger leur clientÚle habituelle. Cependant, les chefs qui ont choisi d'accueillir les enfants le font avec conviction, voyant cela comme une opportunité d'enseignement et d'échange culturel, tout en prenant soin de proposer des solutions pour gérer d'éventuelles perturbations.

Libération, Les promesses controversées de la «cuisine-thérapie», cette méthode de développement personnel, 19/02/2024
Le concept de "cuisine-thérapie" suscite le débat parmi les professionnels de la santé, particuliÚrement concernant son efficacité et sa sécurité pour les personnes souffrant de troubles des conduites alimentaires (TCA). Le docteur Hugo Saoudi et la docteure Camille Ringot expriment des réserves sur l'utilisation de la thérapie par la cuisine, soulignant le risque que cela peut représenter pour des individus avec certaines pathologies, notamment la boulimie ou une réaction négative à un large choix alimentaire. Ils insistent sur la nécessité d'une prise en charge médico-psychologique et mettent en garde contre les ateliers de cuisine qui s'apparentent plus à du développement personnel qu'à une réelle thérapie.
Emmanuelle Turquet, qui propose des ateliers de "cuisine-thérapie", cherche à prouver scientifiquement l'efficacité de sa méthode, notamment à travers une collaboration avec le professeur Jean-Luc Sudres. Cependant, le docteur Saoudi critique cette approche, soulignant qu'en science, une hypothÚse est considérée comme fausse jusqu'à preuve du contraire.
Le concept a attiré l'attention des médias et connaßt un certain succÚs, avec plus de 6 000 personnes ayant participé aux ateliers et 210 personnes certifiées comme "cuisine-thérapeutes". La formation proposée par Emmanuelle Turquet est critiquée pour son coût élevé (5 000 euros) et l'absence de formation universitaire médicale ou psychologique de sa fondatrice.
Les professionnels de santé comme le docteur Saoudi mettent en avant le risque que des personnes souffrant de TCA puissent considérer ces ateliers comme un substitut à une prise en charge spécialisée, retardant ainsi un diagnostic et un traitement appropriés. Ils insistent sur le fait que la thérapie, quelle qu'elle soit, implique une confrontation et ne se résume pas à des activités agréables comme la cuisine.

LâUsine Nouvelle, Comment la volaille française imagine la riposte face Ă la concurrence Ă©trangĂšre, 20/02/2024
Face Ă la concurrence Ă©trangĂšre et Ă une consommation stagnante voire en recul des volailles Label Rouge et Bio, les professionnels français de la volaille cherchent des stratĂ©gies pour renforcer leur filiĂšre. Le gouvernement a promis une meilleure protection contre la concurrence dĂ©loyale et envisage la promotion d'un Ă©tiquetage plus transparent sur l'origine des produits, tant au niveau national qu'europĂ©en (voir notamment lâarticle plus haut). La France importe environ 40% de son poulet consommĂ©, tandis que la consommation de poulet augmente, avec une consommation moyenne de 22 kg par an et par Français.
Une partie significative de la volaille vendue ne porte pas de labels valorisant les productions locales, et environ 60% des volailles en restauration commerciale sont importées. Un manque d'investissement et de compétitivité par rapport aux voisins européens, une faible spécialisation des outils industriels, et le coût élevé du poulet français face à ses concurrents internationaux sont identifiés comme des défis majeurs. Les professionnels soulignent l'importance de l'origine française des produits pour attirer les consommateurs et mentionnent les difficultés à étendre les élevages en raison de contraintes réglementaires et environnementales.
Des efforts sont faits pour promouvoir l'origine française dans les produits avicoles, malgré les défis posés par les grossistes importateurs et la dépendance à l'importation de soja pour l'alimentation des volailles. La filiÚre envisage des solutions pour améliorer sa compétitivité et répondre aux attentes des consommateurs tout en faisant face aux enjeux environnementaux.

Le Monde, Rouge, blanc, rosé⊠Le lent désamour des Français pour le vin, 24/02/2024
L'article sâintĂ©resse Ă la baisse continue de la consommation de vin en France, un phĂ©nomĂšne qui touche principalement les jeunes gĂ©nĂ©rations et met en difficultĂ© la filiĂšre viticole traditionnelle. Ce dĂ©sintĂ©rĂȘt pour le vin, un pilier de la culture française, marque une rupture significative avec le passĂ©, oĂč le vin Ă©tait considĂ©rĂ© comme un Ă©lĂ©ment incontournable du quotidien français.
Le phĂ©nomĂšne du Dry January, adoptĂ© en France il y a cinq ans, illustre ce changement d'attitude envers l'alcool et le vin en particulier. Bien que la participation effective Ă ce dĂ©fi d'abstinence d'alcool en janvier soit moins importante que l'intĂ©rĂȘt initial, elle reflĂšte une volontĂ© croissante de rĂ©duire la consommation d'alcool. Des initiatives comme celle d'Augustin Laborde, qui a ouvert une cave parisienne spĂ©cialisĂ©e dans les boissons sans alcool, tĂ©moignent de l'Ă©volution des prĂ©fĂ©rences des consommateurs.
L'article souligne une baisse spectaculaire de la consommation de vin en France au cours des derniÚres décennies, avec une diminution de prÚs de 70 % en soixante ans. Cette tendance s'accélÚre, notamment parmi les jeunes de moins de 35 ans qui s'éloignent des boissons alcoolisées ou privilégient d'autres options comme la biÚre. Les facteurs contribuant à ce désamour incluent des préoccupations de santé, des changements culturels et sociaux, ainsi que l'impact des réseaux sociaux et du réchauffement climatique.
La baisse de consommation de vin est Ă©galement associĂ©e Ă une prise de conscience plus large sur les questions de santĂ© et d'alimentation saine. Les jeunes gĂ©nĂ©rations, influencĂ©es par les campagnes de santĂ© publique et l'abondance d'informations disponibles en ligne, sont plus conscientes des risques associĂ©s Ă la consommation d'alcool. En outre, l'Ă©volution des modes de vie et la diversification des offres de boissons jouent un rĂŽle dans le dĂ©clin de l'intĂ©rĂȘt pour le vin.
MalgrĂ© cette tendance gĂ©nĂ©rale Ă la baisse, il y a un mouvement vers une consommation de vin "moins mais mieux", avec un intĂ©rĂȘt croissant pour les vins de qualitĂ© supĂ©rieure, les labels environnementaux et les expĂ©riences de consommation plus ciblĂ©es et personnalisĂ©es. Cette approche est particuliĂšrement prononcĂ©e chez les jeunes adultes, qui sont prĂȘts Ă dĂ©penser plus pour des vins qu'ils perçoivent comme Ă©tant de meilleure qualitĂ© et plus respectueux de l'environnement.

LâUsine Nouvelle, Le groupe informatique et tĂ©lĂ©coms NEC crĂ©e des gĂąteaux pour redonner le goĂ»t de lâamour aux Japonais, 19/02/2024
NEC, un équipementier informatique et télécoms japonais connu pour ses innovations technologiques telles que les supercalculateurs et les cùbles sous-marins, se lance dans un projet surprenant : la pùtisserie. En collaboration avec la chaßne de boulangerie Kimuraya et la plateforme de streaming Abema, NEC a développé cinq gùteaux destinés à encourager les Japonais à s'engager davantage dans des relations amoureuses, en réponse à la baisse du nombre d'unions et du taux de natalité dans le pays.
Pour concevoir ces gùteaux, une intelligence artificielle développée par NEC a analysé les conversations de participants d'une populaire émission de dating japonaise, "I fell in love with you today", classant leurs émotions en cinq catégories (optimisme, angoisse, plaisir, émerveillement, affection). L'IA a également examiné les paroles de 35 000 chansons associant fruits, sucreries et autres aliments aux sentiments amoureux. Les résultats de ces analyses ont permis d'associer chaque aliment à une émotion spécifique liée à l'amour, aboutissant à la création de gùteaux censés inciter au coup de foudre.

Les Ăchos, Arthur et Marie-Victoire Viot jouent les poissons-pilotes, 20/02/2024
L'article présente Arthur et Marie-Victoire Viot, un couple dynamique et innovant qui a révolutionné le concept traditionnel de la poissonnerie en ouvrant leur propre établissement avant-gardiste à Paris, prÚs de l'Odéon. Ce qui distingue immédiatement leur poissonnerie, c'est l'absence de glace dans les vitrines, une pratique courante dans ce secteur pour conserver le poisson. Les Viot visent à revisiter l'ensemble de la filiÚre, de la capture à la vente, en rendant le poisson plus attrayant et en repensant sa conservation.
Arthur, 28 ans, et Marie-Victoire, 29 ans, n'avaient initialement pas de lien direct avec le monde de la poissonnerie. Arthur, fils d'un mĂ©decin de campagne, et Marie-Victoire, fille d'un comĂ©dien parisien, se sont rencontrĂ©s pendant leurs Ă©tudes et ont tous deux quittĂ© leurs carriĂšres professionnelles pour se lancer dans l'artisanat alimentaire. InspirĂ©s par des expĂ©riences personnelles et un intĂ©rĂȘt pour la cuisine japonaise, ils ont dĂ©cidĂ© de se concentrer sur le secteur de la poissonnerie, avec Arthur obtenant un CAP en poissonnerie et Marie-Victoire un certificat de qualification en cuisine.
Leur approche novatrice de la conservation du poisson sans glace est inspirée par les pratiques de la boucherie et par le concept de "fish butchery" de Josh Niland en Australie. Leur méthode permet de prolonger la conservation du poisson, de réduire les pertes, d'améliorer le goût, et de rendre le travail moins pénible. Pour développer leur projet, ils se sont entourés d'experts, dont le physico-chimiste Bruno Goussaud et des chercheurs de l'Ifremer.
Leur poissonnerie, qui a ouvert ses portes en 2021, a Ă©tĂ© financĂ©e par leurs Ă©conomies personnelles, leurs indemnitĂ©s chĂŽmage, et un prĂȘt bancaire. Elle a remportĂ© le prix du goĂ»t d'entreprendre de la Ville de Paris en 2022. Le couple a Ă©galement créé une deuxiĂšme sociĂ©tĂ©, Avencio, visant Ă Ă©lever le mĂ©tier de poissonnier au sommet de son art, Ă valoriser la ressource marine, et Ă innover dans l'artisanat. Leur ambition est de devenir un hub pour la filiĂšre pĂȘche et d'accompagner de jeunes poissonniers, plutĂŽt que de multiplier les ouvertures de poissonneries.


Fast Company, Your favorite brands likely contribute to massive deforestation. This map shows where, 22/02/2024
L'utilisation d'huile de palme est directement liée à une déforestation massive, principalement en Indonésie et en Malaisie. Un nouvel outil, PalmWatch, développé par l'ONG Inclusive Development International, met en évidence cette déforestation et établit un lien avec les marques utilisant cette huile dans leurs produits. La carte montre des zones de déforestation classées par couleur, du jaune clair pour une faible perte de couverture arborée au rouge foncé pour une perte importante. En cliquant sur ces zones, l'utilisateur peut voir les détails des moulins produisant l'huile de palme, un score de déforestation basé sur les données historiques de perte de couverture arborée, et une liste des marques consommatrices sourcing de ces moulins.
Des marques telles que Johnson & Johnson, LâOrĂ©al, PepsiCo et Procter & Gamble sont identifiĂ©es comme contribuant Ă la dĂ©forestation via leur chaĂźne d'approvisionnement en huile de palme. La carte utilise des donnĂ©es de perte de couverture arborĂ©e de 2000 Ă 2022 pour Ă©valuer spĂ©cifiquement la dĂ©forestation liĂ©e Ă chaque moulin.
Bien que la dĂ©forestation due Ă l'huile de palme ait diminuĂ© depuis ses pics historiques, avec une rĂ©duction significative en IndonĂ©sie depuis 2009, une rĂ©cente augmentation a Ă©tĂ© observĂ©e, avec environ 74 100 acres de forĂȘt dĂ©frichĂ©s en 2023 pour faire place aux plantations de palmiers Ă huile, contre 54 400 acres en 2022. PalmWatch vise Ă©galement Ă souligner les contradictions des engagements contre la dĂ©forestation ou les notations ESG Ă©levĂ©es de marques qui contribuent encore Ă la dĂ©forestation liĂ©e Ă l'huile de palme.

Sifted, Italian grocery âsoonicornâ Everli being sold for âŹ1, according to leaked document, 16/02/2024
La plateforme de courses en ligne Everli est en passe d'ĂȘtre vendue pour un euro symbolique Ă un acheteur inconnu, suite Ă une crise de liquiditĂ© et Ă l'Ă©chec de la derniĂšre levĂ©e de fonds. La sociĂ©tĂ© basĂ©e Ă Milan a dĂ» faire face Ă un abandon de soutien de la part de l'entreprise d'investissement Verlinvest, basĂ©e Ă Bruxelles, qui avait prĂ©vu de mener un nouveau tour de financement. En consĂ©quence, les investisseurs d'Everli ont Ă©tĂ© contraints de radier entiĂšrement leur investissement dans l'entreprise.
Everli avait auparavant réussi à lever 140 millions d'euros auprÚs de grands fonds locaux italiens tels que United Ventures et 360 Capital, ainsi que d'investisseurs comme Verlinvest et DN Capital. Malgré une valorisation ayant atteint 469 millions d'euros lors de sa derniÚre levée de fonds en 2021 et un pic de demande durant la pandémie, la situation financiÚre d'Everli s'est détériorée dans la seconde moitié de l'année derniÚre, forçant le conseil d'administration à envisager la vente de l'entreprise.
La société, fondée en 2014, avait élargi sa présence en Europe, permettant aux utilisateurs de commander des livraisons à domicile auprÚs de supermarchés via un réseau de "personal shoppers" indépendants. Malgré le départ de son ancien PDG Federico Sargenti en mai 2023, Everli continue d'évaluer ses options pour la croissance future, sans qu'aucune vente, levée de fonds ou transfert d'actions n'ait encore été finalisé à ce stade.

New York Times, What Do We Gain by Eating With Our Hands?, 18/02/2024
Ce long article explore l'importance du toucher dans l'expĂ©rience culinaire, mettant en lumiĂšre les traditions de diffĂ©rentes cultures qui privilĂ©gient manger avec les mains. Il souligne comment cette pratique offre une connexion plus intime et directe avec la nourriture, contrastant avec l'utilisation d'ustensiles dans les sociĂ©tĂ©s occidentales oĂč manger avec les mains peut ĂȘtre perçu comme non conventionnel ou rĂ©servĂ© Ă certaines occasions.
L'article commence par dĂ©crire une expĂ©rience dans un restaurant philippin Ă Manhattan, oĂč les convives sont invitĂ©s Ă laver leurs mains avant de participer Ă un repas sans couverts, une pratique connue sous le nom de "kamayan". Cette approche, courante dans des parties de l'Afrique, de l'Asie du Sud et du Sud-Est, et du Moyen-Orient, est prĂ©sentĂ©e comme une tradition riche et respectĂ©e, contrairement Ă la perception occidentale qui associe souvent le fait de manger avec les mains Ă des aliments spĂ©cifiques (burgers, frites, âŠ) ou Ă des moments de relĂąchement des maniĂšres Ă table.
L'article interroge les conventions culturelles autour des maniÚres de manger et suggÚre que l'usage exclusif des ustensiles en Occident est plus une question de normes sociales et de matérialisme qu'une nécessité hygiénique. Il remet en question si quelque chose d'essentiel, comme une certaine proximité et appréciation pour la nourriture, est perdu avec cette distance imposée par les couverts.
Des exemples de plats traditionnels consommés avec les mains sont donnés, ce qui souligne comment ces pratiques peuvent enrichir l'expérience culinaire par une immersion sensorielle plus profonde. Le texte aborde également le défi pour les chefs et restaurateurs de présenter la cuisine de leur héritage sans s'auto-exotiser ou diluer ses aspects les plus authentiques pour un public occidental.
Enfin, l'article Ă©voque l'histoire des ustensiles de table, depuis les premiĂšres cuillĂšres et baguettes jusqu'Ă l'adoption tardive des fourchettes en Europe, et comment ces outils ont fini par symboliser un progrĂšs culturel et un statut social. Il suggĂšre que manger avec les mains rappelle une connexion fondamentale et universelle avec la nourriture, une pratique qui transcende les cultures et les Ă©poques, et qui mĂ©rite d'ĂȘtre reconnue et apprĂ©ciĂ©e bien au-delĂ de ses racines traditionnelles.

Forbes, Supermarkets Lead On Food And Nutrition Initiatives, Study Suggests, 19/02/2024
Lâassociation amĂ©ricaine FMI - The Food Industry a publiĂ© les rĂ©sultats de son dernier rapport âFood Industry Contributions to Health and Well-Being 2024â, qui met en Ă©vidence l'engagement de l'industrie alimentaire Ă encourager les consommateurs Ă adopter une alimentation plus saine et Ă offrir des programmes pour soutenir leur parcours vers la santĂ©. Selon cette enquĂȘte, qui a reprĂ©sentĂ© plus de 11 000 magasins de 36 entreprises, 84 % des dĂ©taillants alimentaires rĂ©pondants opĂšrent avec des stratĂ©gies axĂ©es sur la nutrition et la santĂ© et le bien-ĂȘtre. Ce rapport, le premier du FMI Ă rassembler des donnĂ©es tant des dĂ©taillants alimentaires que des marques de produits de grande consommation, servira de rĂ©fĂ©rence en matiĂšre de santĂ© et de bien-ĂȘtre pour l'industrie alimentaire.
Le rapport souligne l'initiative "Food as Medicine" (la nourriture comme mĂ©dicament), qui relie les services alimentaires et nutritionnels pour amĂ©liorer la santĂ© et qui gagne en popularitĂ© Ă l'Ă©chelle nationale. Il a Ă©tĂ© constatĂ© que 59 % des personnes interrogĂ©es placent la prĂ©vention et la promotion de la santĂ© et du bien-ĂȘtre comme premiĂšre zone d'intĂ©rĂȘt pour les employĂ©s et les clients.
Les supermarchĂ©s jouent un rĂŽle de premier plan dans cette initiative, se transformant en centres de bien-ĂȘtre qui offrent des solutions de santĂ© et de nutrition complĂštes. Ils emploient des diĂ©tĂ©ticiens pour fournir des conseils nutritionnels personnalisĂ©s, organisent des visites guidĂ©es en magasin et des ateliers pour Ă©duquer les clients sur les choix alimentaires sains.
Une collaboration avec les prestataires de soins de santĂ© est Ă©galement mise en place, certains supermarchĂ©s dĂ©veloppant des programmes de prescription alimentaire oĂč les mĂ©decins prescrivent des aliments sains pour certaines conditions de santĂ©, avec des rĂ©ductions ou des bons d'achat offerts par le supermarchĂ©.
Krystal Register, directrice principale de la santĂ© et du bien-ĂȘtre chez FMI, a soulignĂ© que l'alimentation saine est devenue une prioritĂ© pour les acheteurs, avec 65 % des rĂ©pondants offrant des incitations Ă l'achat d'aliments plus sains. De plus, 78 % des dĂ©taillants et des marques reformulent leurs produits pour offrir des options plus saines, plus de la moitiĂ© prĂ©voyant de rĂ©duire le sodium et les sucres ajoutĂ©s.
Le rapport révÚle que les diététiciens jouent un rÎle clé dans la stratégie globale, le marketing, la communication, et la sécurité alimentaire, avec 82 % des entreprises employant des diététiciens. L'initiative des repas en famille du FMI met en avant l'importance des repas pris en commun pour améliorer la connectivité familiale et une alimentation plus saine.
Enfin, pour communiquer sur la nutrition, la santĂ© et le bien-ĂȘtre, l'industrie alimentaire utilise principalement les mĂ©dias sociaux, avec 33 % des rĂ©pondants considĂ©rant ce canal comme trĂšs efficace, soulignant l'importance d'une initiative de santĂ© et de bien-ĂȘtre Ă l'Ă©chelle du magasin.

New York Times, Chip by Chip, This Ice Cream Flavor Is Melting Away, 15/02/2024
Aux Etats-Unis, la glace aux pépites de chocolat, autrefois un best seller disponible toute l'année, a perdu en popularité. Dans les magasins, des saveurs comme le pudding à la banane, le brownie au chocolat fondant ou encore le caramel beurre salé dominent, tandis que la glace à la vanille avec pépites de chocolat se fait de plus en plus rare. Selon l'International Dairy Foods Association, cette saveur ne figure plus parmi les dix meilleures ventes nationales, ayant cédé sa place à des saveurs plus garnies comme celle à la pùte à cookie crue.
Caroline Crowley de Babcock Dairy Plant explique que la glace aux pĂ©pites de chocolat, autrefois produite en continu, est dĂ©sormais considĂ©rĂ©e comme saisonniĂšre et n'est plus un best seller, mĂȘme en Ă©tĂ©. La demande pour les autres saveurs a augmentĂ©, rendant la glace aux pĂ©pites de chocolat comme une option spĂ©cifique Ă certains marchĂ©s ou disponible seulement Ă certaines pĂ©riodes de l'annĂ©e.

Punchdrink, The Wine Aeration Industrial Complex Will Not Rest, 16/02/2024
L'obsession persistante pour l'aération du vin a évolué au-delà des gadgets dédiés pour embrasser des outils de cuisine variés, du mousseur à lait manuel au Vitamix. Bien que la décantation du vin soit une pratique séculaire visant principalement à séparer les sédiments naturels des vins vieillis, l'aération des vins plus jeunes est reconnue pour améliorer leurs qualités aromatiques. Toutefois, l'industrie du vin a vu naßtre des instruments d'aération de plus en plus complexes et parfois superflus, allant des carafes exotiques aux appareils high-tech comme le Coravin, qui promet de préserver le vin pendant des mois ou des années sans ouvrir la bouteille.
Aujourd'hui, la tendance s'est dĂ©mocratisĂ©e avec des "hacks" accessibles Ă tous, comme l'utilisation de mousseurs Ă lait manuels ou de blenders pour aĂ©rer le vin, rendant cette pratique plus abordable et adaptĂ©e Ă l'Ăšre des mĂ©dias sociaux. Des outils de cuisine courants sont vantĂ©s pour leur capacitĂ© Ă "vieillir" le vin de plusieurs annĂ©es en quelques secondes, promettant une expĂ©rience amĂ©liorĂ©e mĂȘme pour les vins les moins chers.
Cependant, malgrĂ© l'engouement pour ces mĂ©thodes novatrices, le consensus parmi les professionnels du vin reste quâune exposition limitĂ©e Ă l'air, comme laisser une bouteille dĂ©bouchĂ©e ou utiliser une carafe compacte, est prĂ©fĂ©rable pour apprĂ©cier pleinement un vin.

Modern Farmer, The Staggering Scale of Food Waste, Explained, 22/02/2024
Aux Ătats-Unis, un tiers de la nourriture produite est gaspillĂ©e, reprĂ©sentant un coĂ»t de 428 milliards de dollars en 2022. Ce gaspillage a Ă©galement un impact environnemental considĂ©rable, contribuant Ă 6,1% des Ă©missions de gaz Ă effet de serre du pays, ainsi qu'Ă une utilisation importante des terres agricoles et de l'eau douce. MalgrĂ© cela, rĂ©duire le gaspillage alimentaire est tout Ă fait possible et nĂ©cessite des interventions Ă diffĂ©rents niveaux du systĂšme alimentaire.
En 2015, les Nations Unies ont fixĂ© l'objectif de rĂ©duire de moitiĂ© le gaspillage alimentaire au niveau des consommateurs et des dĂ©taillants d'ici 2030, un objectif que les Ătats-Unis se sont Ă©galement engagĂ©s Ă atteindre. Bien que le gaspillage alimentaire reste un problĂšme majeur, des programmes de compostage municipal gagnent en popularitĂ©, mĂȘme si le compostage ne contribue pas directement Ă l'objectif de rĂ©duction du gaspillage alimentaire. Les interventions en amont dans le systĂšme alimentaire sont donc nĂ©cessaires.
Le gaspillage se produit à différents niveaux :
Sur les fermes, 16,8% des surplus alimentaires sont dus Ă la surproduction, aux normes esthĂ©tiques strictes et parfois Ă des pĂ©nuries de main-d'Ćuvre ou de budget.
Dans le traitement et la fabrication, 14,7% des surplus sont liés aux sous-produits de certains aliments, comme les épluchures de pommes de terre.
Dans les épiceries et les restaurants, 20,2% des surplus proviennent d'estimations incorrectes des ventes et de portions trop importantes servies aux clients.
Ă la maison, le plus grand gaspillage, 48,2% du surplus, est dĂ» Ă une mauvaise gestion de la nourriture par les consommateurs.
Des stratégies de prévention pour réduire le gaspillage avant qu'il ne se produise sont essentielles, tout comme le traitement approprié des déchets alimentaires pour éviter leur contribution aux émissions de méthane des décharges. Des études montrent que des interventions éducatives à domicile peuvent aider à réduire le gaspillage alimentaire.

The Guardian, From trash to table: will upcycled food save the planet?, 22/02/2024
Presque 40% de tous les aliments produits annuellement aux Ătats-Unis ne sont ni vendus ni consommĂ©s. Face Ă ce constat, des entreprises comme Pulp Pantry s'engagent contre le gaspillage alimentaire. FondĂ©e par Kaitlin Mogentale, Pulp Pantry transforme la pulpe restante de la production de jus pressĂ©s Ă froid en chips nutritifs, rĂ©cupĂ©rant ainsi 10 000 livres de pulpe Ă chaque fois, ce qui reprĂ©sente les restes d'une journĂ©e de production. Vendus dans environ 600 magasins sur la cĂŽte ouest, ces chips ont permis de sauver 174 165 livres de lĂ©gumes nutritifs depuis leur lancement en 2020.
Pulp Pantry fait partie d'une nouvelle vague d'entreprises qui "upcyclent" les aliments, créant des produits à partir de surplus alimentaires, de déchets comestibles et de sous-produits. Ces startups orientées vers la durabilité produisent une variété de produits, allant des mélanges de cuisson respectueux du climat aux snacks nutritifs, bonbons à base de plantes, sauces pour pùtes neutres en carbone et plus encore.
Le marché des produits alimentaires upcyclés était évalué à 53,7 milliards de dollars en 2021 et est estimé atteindre 97 milliards de dollars d'ici 2031. En 2021, l'Upcycled Food Association a lancé le programme Upcycled Certified, le premier programme de certification tiers pour les produits et ingrédients upcyclés. Aujourd'hui, 93 entreprises avec plus de 480 produits et ingrédients certifiés ont détourné en moyenne 390 000 tonnes de déchets alimentaires annuellement au cours des trois derniÚres années.
Matriark Foods, par exemple, a lancé une ligne de sauces pour pùtes fabriquées à partir de tomates upcyclées et a récemment lancé un repas pour les banques alimentaires fait de surplus agricole upcyclé. Les experts affirment que, bien que les startups d'upcycling ne puissent pas résoudre à elles seules la crise des déchets alimentaires, leur existence peut aider à éduquer les consommateurs.
L'administration Biden-Harris a récemment publié un projet de stratégie nationale pour réduire les pertes et les déchets alimentaires, avec l'objectif ambitieux de réduire de 50% les pertes et déchets alimentaires d'ici 2030. Entre-temps, des startups travaillent à réduire la quantité de déchets que nous produisons, comme Spare Food Co qui a lancé Spare Starter, un booster de recette à base de légumes pour l'industrie de la restauration, et Spare Tonic, une boisson utilisant le lactosérum frais, co-produit de la fabrication de yaourt grec.
Ces initiatives montrent qu'une combinaison de politiques alimentaires et environnementales, d'optimisation de la chaĂźne d'approvisionnement, d'Ă©ducation, de renforcement du sauvetage et du recyclage alimentaires, ainsi qu'une action collective, sera nĂ©cessaire pour transformer vĂ©ritablement la maniĂšre dont les Ătats-Unis gĂšrent les dĂ©chets alimentaires.

Washington Post, How much dairy milk do children and adults really need?, 20/02/2024
L'industrie laitiÚre et le gouvernement fédéral américain ont longtemps promu le lait de vache comme essentiel pour des os solides et la croissance des enfants. Toutefois, des experts s'accordent à dire que, bien que le lait soit plus nutritif que de nombreuses boissons aromatisées proposées aux enfants, il n'est pas aussi essentiel à la santé globale qu'on le croit souvent. Pour les adultes ou les enfants qui n'aiment pas le lait ou qui y sont intolérants, l'élimination des produits laitiers d'un régime alimentaire sain et varié est peu susceptible de causer des problÚmes de santé.
La quantitĂ© de calcium nĂ©cessaire varie selon les organisations de santĂ©, avec des recommandations allant de 500 mg par jour selon l'Organisation mondiale de la SantĂ© Ă entre 1 000 et 1 300 mg par jour selon le DĂ©partement de l'Agriculture des Ătats-Unis. Les essais cliniques montrent que les supplĂ©ments de calcium ne rĂ©duisent pas la probabilitĂ© de fractures osseuses chez les adultes, et des Ă©tudes indiquent que les pays avec les plus fortes consommations de lait et de calcium ont les taux les plus Ă©levĂ©s de fractures de la hanche.
Les enfants de moins de 5 ans devraient boire de l'eau et du lait pasteurisé non aromatisé, avec des quantités recommandées variant selon l'ùge. Le lait est considéré comme une "nourriture complÚte" qui peut fournir de nombreux nutriments, en particulier pour ceux qui ont des régimes alimentaires pauvres. Cependant, une étude britannique de 1976 a montré que le lait n'a qu'un effet minime sur la croissance en hauteur des enfants.
Le lait de vache contient naturellement des hormones anaboliques et des études observationnelles ont lié la consommation de lait et de produits laitiers à des taux plus élevés de certains cancers, bien que ces études montrent des corrélations plutÎt que des causes directes. D'autre part, de nombreuses études ont trouvé que la consommation de lait et de produits laitiers réduit le risque de développer un cancer colorectal.
Pour les enfants qui n'aiment pas le lait ou ne peuvent pas le tolĂ©rer, de nombreux experts recommandent le lait de soja enrichi, considĂ©rĂ© comme le plus comparable sur le plan nutritionnel. Willett et Ludwig concluent que "une croissance et un dĂ©veloppement normaux peuvent ĂȘtre obtenus tout au long de l'enfance sans produits laitiers si l'attention est portĂ©e sur la qualitĂ© de l'alimentation", y compris l'utilisation de supplĂ©ments de vitamine B12 dans les rĂ©gimes qui comprennent peu de produits animaux et de vitamine D pour compenser une faible exposition au soleil.

Réseau Action Climat/SFN, Comment concilier nutrition et climat ?
La fameuse étude qui a tant fait parler depuis quelques jours.
L'étude, basée sur une modélisation de régimes alimentaires durables, montre qu'une réduction de la consommation de viande chez les Français pourrait diminuer l'impact carbone de l'alimentation de 20 % à 50 %, selon le type de changements alimentaires adoptés.
L'alimentation représente 22 % de l'empreinte carbone de la France, avec 60 % de ces émissions provenant de la production agricole des aliments. L'élevage est notamment responsable de 12 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. La consommation excessive de viande en France, deux fois supérieure à la moyenne mondiale, contribue significativement à cette empreinte carbone.
Pour rĂ©duire cette empreinte, l'Ă©tude recommande une alimentation enrichie en fruits et lĂ©gumes, lĂ©gumineuses, fruits Ă coque et produits cĂ©rĂ©aliers complets, tout en limitant la consommation de produits gras, sucrĂ©s et/ou salĂ©s. Le RĂ©seau Action Climat et la SFN appellent le gouvernement Ă intĂ©grer les enjeux environnementaux dans ses recommandations du Programme national nutrition santĂ©, suggĂ©rant de ne pas excĂ©der 450 grammes de viande par semaine pour toutes les viandes et charcuteries (soit une rĂ©duction dâenviron 50%).
Opinion Way/Interbev, Les nouveaux modes de consommation de viande
Une enquĂȘte rĂ©alisĂ©e en dĂ©cembre 2023.
Parmi les points Ă retenir :
91% des consommateurs de viande prennent du plaisir Ă manger un plat Ă base de viande.
81% en mangent pour maintenir un bon équilibre alimentaire
70% en mangent pour rester en forme.
Avec 37% des rĂ©ponses, le traditionnel steak/frites est le plat Ă base de viande prĂ©fĂ©rĂ© des consommateurs de viande français devant le bĆuf bourguignon et les pĂątes bolognaises.
Le steak/frites est un plat surtout consommé au restaurant, tout comme le burger ou le steak tartare.
A lâinverse, Ă la maison au quotidien, les personnes interrogĂ©es privilĂ©gient les prĂ©parations plus simples et rapides comme les pĂątes bolognaises ou le steak hachĂ©/frites.
Câest tout pour aujourdâhui.
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A la semaine prochaine!
O. Frey

