Bonjour Ă toutes et Ă tous, Eat's Business est une newsletter dans laquelle vous trouverez une revue de presse de quelques articles sur le monde de lâalimentaire qui mâont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente.Â
Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont :Â
Le Monde, Lâeffondrement de Casino promet une nouvelle vague de consolidation, 29/11/2023
Foodbev, Research: Raising frozen food temperature by three degrees can slash carbon emissions, 29/11/2023
Forbes, 30 Under 30 Food & Drink 2024: Meet The Entrepreneurs Changing The Future Of Food, 28/11/2023
Bonne lecture et bonne semaine Ă toutes et Ă tous!
Pour celles et ceux dâentre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :


Les Ăchos, Alimentation : la chute des ventes inquiĂšte les industriels, 28/11/2023
De janvier à septembre 2023, les volumes d'achats en supermarchés ont diminué de 4,5 %, une baisse plus marquée que dans d'autres secteurs de biens de consommation. Les consommateurs, affectés par l'inflation, sont de plus en plus attentifs aux prix, ce qui profite aux marques de distributeurs dont la part de marché a augmenté à 34,4 %, malgré une hausse de prix plus importante que celle des grandes marques.
Jean-Philippe AndrĂ©, prĂ©sident de lâAnia, explique que la baisse des volumes d'achat est prĂ©occupante car elle entraĂźne une diminution de la production industrielle et augmente les coĂ»ts fixes des entreprises. Cela intervient alors que les industriels nĂ©gocient leurs tarifs avec les distributeurs, certains demandant des baisses de prix jusqu'Ă 30 % sur certains produits.
Il y a cependant une tendance à l'apaisement de l'inflation alimentaire. La hausse des prix, qui avait atteint un pic de 15,9 % en mars, a été divisée par deux en six mois. On s'attend à des hausses de prix plus modérées, de l'ordre de 2 à 4 % en 2024.
L'industrie agroalimentaire fait face à des défis supplémentaires avec l'augmentation des coûts de production en 2023, notamment pour les matiÚres premiÚres agricoles, les emballages, le transport et les frais de personnel. Le secteur a également subi un choc énergétique avec une augmentation des coûts énergétiques de 60 % en moyenne depuis le début de l'année. De plus, des investissements importants sont nécessaires pour la décarbonation de certains segments de l'industrie, comme l'amidon, le sucre ou le lait. En conséquence, la moitié des industriels anticipent une diminution de leurs marges.
Le Monde, Lâindustrie agroalimentaire veut encore augmenter ses prix en 2024, 29/11/2023
L'article aborde la situation actuelle de l'industrie agroalimentaire en France, oĂč les industriels envisagent d'augmenter leurs prix de 3 Ă 4 % en 2024. Cette dĂ©cision survient dans un contexte oĂč les prix alimentaires ont dĂ©jĂ augmentĂ© de prĂšs de 22 % en deux ans, conduisant le gouvernement Ă intervenir pour essayer de maĂźtriser cette inflation.
Jean-Philippe AndrĂ©, prĂ©sident de l'Association nationale des industries alimentaires (ANIA), met en avant les dĂ©fis auxquels l'industrie fait face, notamment les hausses des coĂ»ts de production, des salaires et les enjeux de dĂ©carbonation. Il mentionne Ă©galement les tensions dans les nĂ©gociations entre industriels et distributeurs, oĂč certains acheteurs demandent des baisses de prix significatives.
Le gouvernement français a avancé les dates des négociations commerciales annuelles dans l'espoir de réduire les prix pour les consommateurs. Les PME doivent signer leurs contrats avant le 15 janvier 2024, et les grandes entreprises avant le 31 janvier.
L'article souligne aussi le débat sur les marges de l'industrie, avec des organisations comme Foodwatch et UFC-Que choisir qui ont adressé une lettre ouverte et une pétition au président Emmanuel Macron, incitant à l'action sur les marges élevées.
Enfin, il aborde le phénomÚne de "shrinkflation" et les critiques adressées à l'industrie agroalimentaire à ce sujet. Jean-Philippe André réagit en soulignant la complexité du débat et le rÎle des distributeurs dans ces décisions. La situation est complexe, avec l'équilibre entre l'augmentation des prix et le maintien des volumes de vente étant un point crucial pour les industriels.

Les Ăchos, Des pistes pour dĂ©carboner l'agriculture, 29/11/2023
L'article discute des moyens par lesquels le secteur agricole français pourrait réduire ses émissions de CO2. L'agriculture, qui représente 19 % des émissions totales de gaz à effet de serre en France, joue en effet un rÎle clé pour atteindre les objectifs climatiques nationaux et européens.
Selon un rapport de l'Inrae publié en avril, l'agriculture peut agir de deux façons : en diminuant ses émissions et en augmentant l'absorption de carbone par les sols. Le rapport propose des hypothÚses pour réduire les émissions nettes du secteur de 26 % d'ici 2030 et de 50 % d'ici 2050. Ces hypothÚses incluent la réduction du recours aux énergies fossiles, l'accélération de la méthanisation, la réduction des cheptels, des changements dans l'alimentation des bovins, une fertilisation azotée raisonnée et une transition des régimes alimentaires de la population.
Thierry Caquet, directeur scientifique Ă lâInrae, souligne que ces mesures ne constituent pas des ruptures majeures mais nĂ©cessitent une combinaison de leviers dĂ©jĂ connus. Le dĂ©fi majeur est d'engager tous les agriculteurs dans cette transition, en tenant compte des diffĂ©rences entre les exploitations agricoles. Le contexte actuel, avec la moitiĂ© des agriculteurs français partant Ă la retraite dans les dix ans, offre une opportunitĂ© pour encourager des pratiques plus durables chez les nouveaux agriculteurs.
Toutefois, le rapport se concentre sur la faisabilité technique et agronomique de la transition, sans aborder le volet politique, comme la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC). Christophe Gouel, coauteur du rapport, insiste sur la nécessité de prendre en compte le commerce international pour éviter de remplacer une production française plus vertueuse par des importations plus polluantes.
Enfin, le rapport ne traite pas de la rémunération du "carbon farming", mais Jean-François Soussana mentionne que cette pratique offre des opportunités, sous réserve d'un cadre transparent et harmonisé pour le suivi du stockage de carbone et des émissions.

Les Ăchos, Pourquoi les producteurs de noix françaises broient du noir, 30/11/2023
L'article sâintĂ©resse Ă la crise actuelle dans le secteur de la production de noix en France.
En 2022, il y a eu une surproduction de noix, avec une récolte record de plus de 50.000 tonnes, qui a entraßné un effondrement des prix de prÚs de 30 %, car l'offre dépassait largement la demande. En 2023, cependant, les producteurs font face à une situation inverse avec une baisse drastique de la production. Cette année, la récolte a enregistré une chute significative de 40 %, la plus importante depuis vingt-cinq ans, avec une prévision de seulement 7.000 tonnes dans la vallée de l'IsÚre, un des principaux lieux de production.
La cause principale de cette chute est le changement climatique, qui provoque grĂȘle, gel et sĂ©cheresse, affectant ainsi les rendements. Les variĂ©tĂ©s de noix comme Franquette, Mayette, Parisienne, Marbot, et Grandjean sont toutes touchĂ©es. MalgrĂ© la faiblesse de la production en 2023, les professionnels estiment que l'augmentation prĂ©vue des prix ne suffira pas Ă compenser la perte de volume, en plus de l'augmentation des charges.
Pour atténuer cette crise, le gouvernement a fourni une aide d'urgence de 10 millions d'euros en 2022, provenant de fonds européens et nationaux. Les exploitations ayant subi des pertes de plus de 20 % de leur chiffre d'affaires sont éligibles à cette aide, avec une indemnisation à hauteur de 80 %. Cependant, pour 2023, la filiÚre demande un soutien supplémentaire.
La crise a Ă©galement un impact sur les exportations françaises, qui reprĂ©sentent environ 60 % des volumes, principalement vers l'Europe. Le marchĂ© mondial connaĂźt aussi une surproduction, avec les Ătats-Unis et la Chine qui ont augmentĂ© leurs exportations. En France, la consommation de noix est relativement faible par rapport Ă d'autres pays europĂ©ens, ce qui aggrave la situation.
En réponse à ces crises répétées, un rapport du CGAAER est en préparation pour fournir des recommandations sur la structuration économique de la filiÚre et améliorer son organisation.

LibĂ©ration, DĂ©sormais rĂ©compensĂ©e par le guide Michelin, la gastronomie argentine ne se rĂ©sume pas quâau bĆuf, 29/11/2023
L'article met en lumiÚre l'évolution et la diversité de la gastronomie argentine, au-delà de sa réputation axée sur la viande.
Le guide Michelin a récemment décerné des étoiles à plusieurs restaurants en Argentine, soulignant ainsi la richesse de la gastronomie du pays. Malgré une consommation de viande importante (109,4 kilos par personne en 2021), l'Argentine connaßt un tournant culinaire, avec une attention croissante portée aux plats végétariens et végans.
Gonzalo Aramburu, un chef étoilé, symbolise cette évolution. Le guide Michelin a récompensé 71 établissements en Argentine, dont quatre proposent une cuisine végétarienne ou végane. Ces établissements, tels que Chuà et Marti à Buenos Aires, mettent en avant des ingrédients locaux et des plats innovants.
L'article évoque également l'influence des vagues d'immigration européenne, levantine et sud-américaine sur la cuisine argentine. Des plats tels que les pùtes, gnocchis, pizzas, et divers plats à base de maïs sont courants et reflÚtent cette diversité culturelle.

La RĂ©clame, IntermarchĂ© sâen prend Ă la « shrinkflation » des grandes marques, 27/11/2023
Quand Intermarché joue au grand chevalier blanc défenseur du consommateur ça donne ça.
Evidemment câest Ă©galement un moyen de mettre la pression sur les fournisseurs avant le dĂ©but des nĂ©gociations commerciales annuelles.
Le Monde, Lâeffondrement de Casino promet une nouvelle vague de consolidation, 29/11/2023
Casino a mis en vente 400 de ses hypermarchĂ©s et supermarchĂ©s, attirant l'intĂ©rĂȘt de plusieurs grands acteurs du secteur, dont IntermarchĂ©, Auchan, Lidl, Carrefour et SystĂšme U. Cette vente s'inscrit dans un contexte de difficultĂ©s financiĂšres pour Casino, marquĂ© par une perte de part de marchĂ© et un endettement important.
Intermarché envisage d'acquérir une grande partie de ces magasins, avec l'intention de rétrocéder certains à Auchan et Lidl. D'autres acteurs, comme Auchan et Aldi, adoptent une approche plus sélective, ciblant des magasins spécifiques pour compléter leur réseau existant.
La situation est compliquée par l'impact potentiel de cette vente sur les employés de Casino, avec des inquiétudes concernant les conséquences sur les emplois, en particulier au siÚge social et dans les entrepÎts. Les syndicats expriment des préoccupations quant aux répercussions sociales de cette "atrophie".
L'article mentionne également les difficultés financiÚres persistantes de Casino, qui ont conduit à plusieurs avertissements sur ses profits. Le repreneur de Casino, Daniel Kretinsky, ainsi que d'autres investisseurs, ont promis d'injecter des fonds, mais la situation reste précaire.
Enfin, l'article souligne que cette situation pourrait entraßner une nouvelle vague de consolidation dans le secteur de la grande distribution en France, avec des répercussions potentielles sur le marché et sur l'emploi.

Le Parisien, La bûche de Noël « bonhomme de neige » de Cédric Grolet suscite interrogations et railleries sur les réseaux sociaux, 29/11/2023
Dans la série je prends mes clients pour des pigeons je demande Cédric Grolet.
Alors que la saison des bûches de Noël a débuté chez les grands pùtissiers, Cédric Grolet vous propose cette année son « bonhomme de neige », une création originale composée de guimauve coco, ganache coco, cubes de mangue fraßche, dacquoise coco, croustillant coco. Si la description fait envie, la photo de ladite bûche a beaucoup fait parler sur les réseaux sociaux.

BFM TV, Boissons énergisantes, yaourt protéinés... L'"alimentation augmentée" plébiscitée par les jeunes malgré les risques, 29/11/2023
L'article met en lumiÚre la popularité croissante des boissons énergisantes, yaourts et barres protéinés parmi les jeunes de moins de 35 ans sans enfants, un phénomÚne décrit comme "alimentation augmentée".
Selon une étude de NielsenIQ, ces produits sont fortement plébiscités pour leurs bénéfices fonctionnels, physiques ou mentaux. Par exemple, la consommation de Red Bull est quatre fois supérieure à celle d'un produit moyen par cette catégorie d'ùge, tandis que les yaourts protéinés et les barres protéinées sont respectivement consommés 3,5 et deux fois plus.
Toutefois, l'article souligne aussi les risques sanitaires associĂ©s Ă ces produits. Les boissons Ă©nergisantes, en particulier, sont critiquĂ©es pour leur teneur Ă©levĂ©e en taurine, carnitine, cafĂ©ine et autres excitants. La nutritionniste Karine de la Rouere et l'Anses mettent en garde contre les potentiels dangers de ces boissons, notamment en termes de troubles cardiovasculaires, psycho-comportementaux et neurologiques. De plus, l'Anses affirme que ces boissons n'ont aucun intĂ©rĂȘt nutritionnel lors d'exercices physiques et peuvent augmenter les pertes en eau et en sels minĂ©raux.
Les yaourts protéinés ne sont pas épargnés par les critiques. Une étude de l'Inserm publiée dans le British Medical Journal en septembre 2023 indique que ces yaourts contiennent des émulsifiants problématiques comme le E466 (carboxyméthylcellulose). Karine de la Rouere souligne également leur teneur élevée en sucre, édulcorants, conservateurs et additifs délétÚres pour la santé.

Les Ăchos, Vins sans alcool : une vague qui enfle dans le monde entier, 02/12/2023
L'article met en lumiÚre la tendance croissante des consommateurs, en particulier les jeunes, à se tourner vers les vins sans alcool ou faiblement alcoolisés (No/Low). Cette tendance est observée à l'échelle mondiale, y compris dans les restaurants étoilés, et aucun pays n'y échappe.
Les jeunes de 18 à 25 ans jouent un rÎle majeur dans cette évolution, représentant 44 % des consommateurs de No/Low. Des producteurs renommés, comme le chùteau Angélus en Saint Emilion, ont commencé à produire ces vins pour répondre à la demande.
La France, l'Allemagne, la Finlande et les Pays-Bas sont en tĂȘte de la demande de vins sans alcool, tandis que la NorvĂšge, les Ătats-Unis et les Pays-Bas sont les principaux consommateurs de vins Ă faible teneur en alcool. Des pays comme le Royaume-Uni et l'Australie encouragent cette tendance par des mesures gouvernementales, telles que l'autorisation de la dĂ©salcoolisation de vin en vrac au Royaume-Uni et des subventions gouvernementales en Australie.
Le marchĂ© des vins No/Low est en forte croissance, avec un marchĂ© mondial dĂ©passant les 11 milliards de dollars en 2022 et une augmentation de 7 % en volume dans dix marchĂ©s clĂ©s. Aux Ătats-Unis, les ventes de boissons sans alcool ont augmentĂ© de 21 % sur douze mois, atteignant 395 millions de dollars.
La popularité des vins No/Low n'est pas limitée aux personnes abstinentes ; 78 % des consommateurs de No/Low boivent aussi de l'alcool. Cette tendance répond à diverses motivations, telles que des raisons de santé, budgétaires, des considérations religieuses ou le désir de sobriété ponctuelle.


Modern Retail, Why grocers are experimenting with sensory-friendly shopping experiences, 28/11/2023
Lâarticle aborde l'introduction d'heures de shopping adaptĂ©es aux personnes hypersensibles dans les supermarchĂ©s amĂ©ricains. Walmart, New Seasons Market et Target sont quelques-unes des enseignes qui ont commencĂ© Ă offrir des conditions de shopping plus calmes, avec des lumiĂšres tamisĂ©es, moins de musique et moins d'annonces. Ces mesures visent Ă crĂ©er une expĂ©rience plus inclusive pour les clients ayant des sensibilitĂ©s sensorielles ou des troubles tels que le TDAH, la dyslexie, le SSPT et l'autisme.
Walmart a mis en place ces heures spĂ©ciales de 8h Ă 10h tous les jours dans tous ses magasins aux Ătats-Unis et Ă Porto Rico. New Seasons Market a Ă©galement lancĂ© des heures adaptĂ©es une fois par semaine dans 18 de ses 19 magasins Ă Portland, Oregon. Target a offert des heures similaires pour les achats des fĂȘtes dans deux de ses magasins de l'Ohio.
Rebekah Kondrat, fondatrice de Kondrat Retail, souligne que ces initiatives ne sont pas seulement bienveillantes, mais qu'elles offrent également des avantages commerciaux, comme attirer des clients qui éviteraient autrement les magasins en raison de leur environnement sensoriellement chargé. Mary Lou Gardner, d'Infosys Consulting, ajoute que ces aménagements permettent aux parents d'enfants hypersensibles de rester plus longtemps dans les magasins et de potentiellement dépenser plus.
Walmart a commencé à tester ces heures adaptées en juillet et août lors de la période des achats de rentrée scolaire. Suite aux retours positifs, Walmart a étendu l'expérience à tous ses magasins. Chaque détaillant a sa propre version de ce que signifie offrir des heures adaptées. Par exemple, New Seasons Market prévoit de baisser le volume des talkies-walkies de ses employés, tandis que Target se concentre sur la limitation du trafic piétonnier dans ses magasins.
Nikotris Perkins de New Seasons Market souligne que cette initiative s'aligne sur les valeurs fondamentales de l'entreprise, visant Ă crĂ©er des espaces inclusifs oĂč les clients peuvent faire leurs achats Ă leur rythme sans ĂȘtre submergĂ©s par les stimuli sensoriels.
Rachel Dalton de Kantar note que le défi pour les détaillants sera d'avoir suffisamment de personnel pour ces horaires matinaux et de former les associés en magasin à ces pratiques. Cependant, avec des acteurs majeurs comme Walmart normalisant ces heures, d'autres détaillants pourraient suivre l'exemple.

Foodbev, Research: Raising frozen food temperature by three degrees can slash carbon emissions, 29/11/2023
Dans la lutte contre le réchauffement climatique il y a parfois des idées insoupçonnées qui peuvent apporter beaucoup.
Lâarticle traite d'une Ă©tude rĂ©cente qui a dĂ©couvert qu'en augmentant de seulement trois degrĂ©s la tempĂ©rature standard de conservation des aliments congelĂ©s, il serait possible de rĂ©duire les Ă©missions de CO2 de 17,7 millions de tonnes par an. L'Ă©tude a Ă©tĂ© menĂ©e par des chercheurs de l'Institut International du Froid Ă Paris, en France, et des universitĂ©s britanniques de Birmingham et de London South Bank.
Actuellement, la plupart des aliments congelés sont transportés et stockés à -18°C. L'étude suggÚre que l'augmentation de la température à -15°C pourrait entraßner des économies annuelles d'émissions de carbone équivalentes au retrait de 3,8 millions de voitures de la route. Cette modification pourrait également engendrer des économies d'énergie d'environ 25 térawattheures, soit 8,6 % de la consommation énergétique annuelle du Royaume-Uni, et réduire les coûts de la chaßne d'approvisionnement d'au moins 5 %, voire jusqu'à 12 % dans certains domaines.
Cette recherche est soutenue par la firme logistique mondiale DP World, qui a formĂ© une coalition industrielle nommĂ©e "Join the Move to â 15°C" pour explorer la faisabilitĂ© de ce changement. L'objectif de la coalition est de redĂ©finir les normes de tempĂ©rature pour les aliments congelĂ©s afin de rĂ©duire les gaz Ă effet de serre, de diminuer les coĂ»ts de la chaĂźne d'approvisionnement et de sĂ©curiser les ressources alimentaires pour la population mondiale en croissance.
Maha AlQattan, directrice du développement durable chez DP World, souligne que les normes pour les aliments congelés n'ont pas été mises à jour depuis prÚs d'un siÚcle et qu'une révision est nécessaire. Elle explique que cette recherche montre comment déployer des technologies de stockage accessibles dans tous les marchés pour congeler les aliments à des températures durables, tout en réduisant la pénurie alimentaire pour les communautés vulnérables et développées.
Bien que la congĂ©lation des aliments prolonge leur durĂ©e de conservation, elle a un coĂ»t environnemental, car 2 Ă 3 % d'Ă©nergie supplĂ©mentaire est nĂ©cessaire pour chaque degrĂ© sous zĂ©ro oĂč la nourriture est stockĂ©e. En outre, 12 % de la production alimentaire annuelle est gaspillĂ©e en raison d'un manque de logistique frigorifique, soulignant le besoin de plus de capacitĂ©.
La demande pour les aliments congelés augmente à mesure que les goûts évoluent dans les pays en développement et que les consommateurs recherchent des aliments nutritifs à des prix abordables. La congélation peut protéger les sources alimentaires et leur valeur nutritionnelle pendant des mois face à des événements climatiques tels que les sécheresses, les inondations et les vagues de chaleur.
Toby Peters, professeur à l'Université de Birmingham et à l'Université Heriot-Watt, a souligné l'importance des chaßnes du froid. Il a ajouté que la réduction des émissions des chaßnes du froid et la transformation de la maniÚre dont la nourriture est stockée et transportée aujourd'hui sont essentielles pour continuer à nourrir durablement les communautés à travers le globe face à l'augmentation des populations et des températures mondiales.

New York Times, How Mortadella Went From Cold Cut to Hot Item, 28/11/2023
Un sujet que nous avions dĂ©jĂ Ă©voquĂ© en tout dĂ©but dâannĂ©e. Lâarticle explique en effet comment la mortadelle est passĂ©e du statut de charcuterie ordinaire Ă celui de produit tendance aux Ătats-Unis. La mortadelle di Bologna, particuliĂšrement photogĂ©nique avec sa teinte rose et son inclusion dans les planches de charcuterie, qui sont de plus en plus populaires sur les rĂ©seaux sociaux, gagne en popularitĂ© parmi les chefs et les consommateurs amĂ©ricains.
Simona Scapin, une productrice locale de mortadelle biologique certifiée à Bologne, fait partie des acteurs clés de ce renouveau. Elle représente une nouvelle génération dans un domaine traditionnellement dominé par les hommes. La mortadelle est emblématique de Bologne, souvent ornée de pistaches, d'olives ou de truffes.
Evan Funke, chef Ă Los Angeles ayant Ă©tudiĂ© Ă Bologne, a contribuĂ© Ă la popularisation de la mortadelle aux Ătats-Unis, notamment avec son interprĂ©tation du "mortazza", un sandwich traditionnel romain. Cependant, l'introduction de la mortadelle de qualitĂ© supĂ©rieure en AmĂ©rique a nĂ©cessitĂ© des efforts considĂ©rables, notamment Ă cause de l'association de la mortadelle avec des charcuteries moins apprĂ©ciĂ©es comme le bologna ou le pĂątĂ© de foie.
L'importation de la mortadelle italienne a Ă©tĂ© interdite aux Ătats-Unis de 1967 Ă 2000 Ă cause de craintes liĂ©es Ă la grippe porcine. Mais avec la montĂ©e de l'intĂ©rĂȘt pour les viandes sĂ©chĂ©es, notamment grĂące aux lois sur l'Ă©tiquetage de l'Union europĂ©enne et la popularitĂ© des rĂ©seaux sociaux, la mortadelle connaĂźt un renouveau. Les exportations de ce produit vers les Ătats-Unis sont passĂ©es de 786 tonnes en 2019 Ă 1 200 tonnes en 2022.
Des chefs comme Joe Paish de Rolo's Ă Queens fabriquent eux-mĂȘmes leur mortadelle, et des Ă©tablissements comme Win Son Bakery Ă Brooklyn et Katana Kitten dans le West Village innovent avec des crĂ©ations culinaires utilisant la mortadelle. Des sandwichs innovants, des pancakes aux oignons verts farcis et des katsu sandos Ă la mortadelle en sont des exemples.
Lâarticle rappelle Ă©galement quâen Italie, la mortadelle Ă©tait trĂšs prisĂ©e pendant la Renaissance, associĂ©e Ă la consommation ostentatoire de familles influentes comme les MĂ©dicis et les Borgia. Cependant, la RĂ©volution industrielle a transformĂ© la mortadelle en un produit en conserve bon marchĂ©. Aujourd'hui, des chefs comme Massimo Bottura encouragent un retour aux mĂ©thodes traditionnelles de production.
Bien que la "Mortadella Bologna" bénéficie d'un statut protégé depuis 1998, certains producteurs comme Scapin estiment que les normes ne sont pas suffisamment strictes. La controverse autour de l'utilisation des pistaches, considérée par certains comme une addition non traditionnelle, persiste également.

New York Times, The Chicken Tycoons vs. the Antitrust Hawks, 29/11/2023
L'article explore la confrontation entre l'industrie amĂ©ricaine de la volaille et l'administration Biden au sujet des pratiques anticoncurrentielles. En 2014, KFC a connu des difficultĂ©s Ă se procurer des poulets de petite taille pour ses restaurants, une situation exacerbĂ©e par la hausse des prix des fournisseurs. Pilgrimâs Pride et d'autres fournisseurs ont augmentĂ© leurs prix, profitant de la vulnĂ©rabilitĂ© de KFC. Cette hausse coordonnĂ©e a conduit Ă des accusations de fixation des prix et de manipulation du marchĂ©.
Le DĂ©partement de la Justice des Ătats-Unis a ciblĂ© l'industrie de la volaille dans le cadre d'une campagne plus large contre les pratiques anticoncurrentielles. En 2020, plusieurs cadres de l'industrie, dont ceux de Pilgrimâs Pride, ont Ă©tĂ© inculpĂ©s pour entente sur les prix. Cependant, les tentatives du gouvernement de poursuivre ces cas en justice ont rencontrĂ© des difficultĂ©s, avec des procĂšs se terminant par des jurys non conclusifs ou des acquittements.
L'administration Biden a pris des mesures pour renforcer l'application des lois antitrust, nommant des experts en la matiÚre à des postes clés. Malgré cela, les efforts pour lutter contre le pouvoir monopolistique des grandes entreprises, y compris dans l'industrie de la volaille, se sont heurtés à des obstacles juridiques et à des défis dans la preuve de comportements anticoncurrentiels.
Le cas de l'industrie de la volaille illustre la difficulté de raviver l'application des lois antitrust aprÚs des décennies de négligence. Les procÚs contre les grandes entreprises de technologie et d'autres secteurs sont en cours, mais les résultats restent incertains. ParallÚlement, des accords à l'amiable dans certains cas ont conduit à des changements dans les pratiques commerciales, comme la fin du "systÚme de tournoi" controversé utilisé pour payer les éleveurs de volaille.
L'article souligne les dĂ©fis de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles dans un environnement oĂč les grandes entreprises ont accumulĂ© beaucoup de pouvoir et d'influence.

Financial Times, Start-ups set out to make coffee more sustainable, 29/11/2023
L'article sâintĂ©resse Ă la maniĂšre dont les start-ups cherchent Ă rendre la production de cafĂ© plus durable en transformant ses dĂ©chets en produits utiles. L'entreprise colombienne Woodpecker, par exemple, fabrique des panneaux de construction Ă partir de coques de cafĂ©, une innovation qui a permis de construire des maisons et des Ă©coles pour prĂšs de 70 000 personnes. Cette initiative fait partie d'un effort mondial pour rĂ©soudre le problĂšme croissant des dĂ©chets gĂ©nĂ©rĂ©s par l'industrie du cafĂ©.
Avec environ 3 milliards de tasses de café consommées quotidiennement dans le monde et une demande en hausse, l'industrie génÚre une quantité considérable de déchets, notamment des marcs de café qui produisent du méthane en décomposition, ainsi que des gobelets jetables. De plus, la transformation des baies de café en grains produit des déchets agricoles tels que des coques, de la pulpe et de l'eau contaminée.
Les nouvelles méthodes d'emballage du café, comme les capsules en aluminium, créent également de nouveaux flux de déchets. Bien que Nestlé encourage le recyclage de ses capsules Nespresso, seulement environ un tiers d'entre elles sont effectivement recyclées. En réponse, Nespresso a introduit des capsules compostables en France et en Suisse.
L'accent est mis sur l'économie circulaire pour réduire les déchets dans l'industrie du café, comme le montre la création du Centre for Circular Economy in Coffee par l'International Coffee Organization. Ce centre, basé à Turin, vise à accélérer la transition vers une économie circulaire dans la chaßne d'approvisionnement du café.
D'autres entreprises, comme Kaffeeform à Berlin, recyclent également les marcs de café, les transformant en gobelets réutilisables. Ces initiatives soulignent les défis de durabilité auxquels l'industrie du café est confrontée, notamment l'augmentation de la demande, la déforestation causée par la production de café, et les difficultés économiques des producteurs de café, principalement dans les pays pauvres.
La start-up américaine Green Coffee Company, qui opÚre en Colombie, vise à réformer le modÚle de la chaßne d'approvisionnement pour le rendre durable et rentable. En contrÎlant l'ensemble de sa chaßne d'approvisionnement, l'entreprise peut payer les producteurs plus cher et adopter un modÚle d'économie circulaire qui génÚre de plus grands profits. Elle développe des méthodes pour transformer la pulpe de café en une gamme de produits, y compris de l'engrais et de la farine, et prévoit de fermenter la pulpe pour produire de l'éthanol.

Forbes, 30 Under 30 Food & Drink 2024: Meet The Entrepreneurs Changing The Future Of Food, 28/11/2023
Comme chaque annĂ©e Ă cette Ă©poque les mĂ©dias nous proposent des classements de personnalitĂ©s. Celui de Forbes nous intĂ©resse particuliĂšrement car câest un peu le futur de la food et de la foodtech. Il prĂ©sente des jeunes talents innovants dans les domaines de la restauration, de l'agriculture, des aliments emballĂ©s, de l'alcool et du dĂ©veloppement de recettes.
Parmi eux, Hayley et Stephanie Painter, des agricultrices de quatriÚme génération, ont créé Painterland Sisters, une marque de yaourt skyr bio américain, qui devrait générer plus de 1 million de dollars de revenus dans sa premiÚre année de vente au détail.
Josh Belinsky, un entrepreneur de 28 ans, a cofondé Slate, une marque de laits et lattes sans lactose, sans sucre ajouté et riches en protéines. Depuis son lancement en 2019, Slate a vendu plus de 15 millions de canettes de lait et a reçu 25 millions de dollars d'investissements.
Les restaurateurs figurent également en bonne place sur la liste. On y trouve notamment Camari Mick, cheffe pùtissiÚre nominée pour un prix James Beard, Angel Zheng et Max Goldberger, derriÚre les spots omakase de sushi de New York, ainsi que Nick Nanakos, dont l'entreprise possÚde Ziki, une chaßne de food trucks à Austin, Texas. Joseph Linzon, un développeur de restaurants, a également été mis en avant pour avoir fondé Roots Natural Kitchen et Corner Juice.
Dans le domaine technologique, Raghav Poddar et Vamsi Gadiraju de Superorder, une plateforme logicielle pour restaurants, ont été reconnus pour leur impact, tout comme Adam Ahmad, le fondateur de Kea, qui intÚgre l'intelligence artificielle dans les appels téléphoniques des restaurants.
Parmi les innovateurs dans le domaine de la durabilité, Louis Stenmark et sa startup Windfall Bio transforment le méthane en nutriments organiques pour le sol, tandis que Ricky Cassini de Michroma crée des colorants alimentaires naturels à partir de champignons fermentés.
Keith Lee, un créateur de contenu basé à Las Vegas, est également présent sur la liste pour ses critiques alimentaires virales sur TikTok, et Tyler Williams de ASI Food Safety, spécialisé dans la certification et l'audit de la sécurité alimentaire, est également honoré.
Ces jeunes entrepreneurs sont en train de façonner l'industrie alimentaire de 2024 et au-delà , apportant innovation et durabilité dans leurs domaines respectifs.

Financial Times, For women in wine, things are not getting better, 02/12/2023
Une problĂ©matique qui nâexiste malheureusement pas quâen France. En effet, si l'article met en avant les progrĂšs rĂ©alisĂ©s par les femmes dans l'industrie du vin, il souligne Ă©galement les dĂ©fis persistants liĂ©s au sexisme et au harcĂšlement. Selon une enquĂȘte menĂ©e auprĂšs de 726 femmes travaillant dans le commerce du vin au Royaume-Uni, 78 % estiment que le sexisme, les prĂ©jugĂ©s de genre et le harcĂšlement sont des problĂšmes sĂ©rieux dans le secteur. 44% des rĂ©pondantes ont mĂȘme envisagĂ© de quitter le commerce Ă cause de ces problĂšmes.
L'enquĂȘte rĂ©vĂšle que les femmes dans l'hĂŽtellerie sont particuliĂšrement vulnĂ©rables, avec des cas de harcĂšlement et d'avances inappropriĂ©es de la part de clients et de collĂšgues masculins. Les femmes qui travaillent dans la vente de vin signalent Ă©galement des commentaires sexuels inappropriĂ©s lors d'Ă©vĂ©nements professionnels. L'alcool est souvent utilisĂ© comme excuse pour ces comportements.
Queena Wong, Ă l'origine de l'enquĂȘte, a créé Curious Vines pour soutenir les femmes dans l'industrie du vin. L'enquĂȘte a Ă©galement mis en Ă©vidence une discrimination en termes de salaire et de conditions de travail, notamment en ce qui concerne le congĂ© de maternitĂ©.
Les rĂ©sultats de l'enquĂȘte ont suscitĂ© des rĂ©actions choquĂ©es mais pas surprenantes parmi les professionnels du secteur, y compris Ian Harris, ancien chef du Wine & Spirit Education Trust, et Miles Beale, directeur gĂ©nĂ©ral de la Wine and Spirit Trade Association. Les membres de l'association ont exprimĂ© leur intĂ©rĂȘt pour des solutions visant Ă amĂ©liorer le soutien aux femmes dans l'industrie.

Cerfrance, DeÌcrypter les enjeux de souveraineteÌ alimentaire, Novembre 2023
Un dossier intéressant sur la souveraineté alimentaire dans différentes filiÚres.
Il propose notamment de clarifier ce que recouvre la souveraineteÌ alimentaire,
quel eÌtat des lieux on peut en faire et analyse la maniĂšre dont la question de souveraineteÌ se pose dans certaines filieÌres (olĂ©oprotĂ©agineux, lait, viande bovine).
On regrettera juste que la définition de certains graphiques et figures soient mauvaise et les rende difficile à lire.
WWF, Whatâs in store for the planet, Report 2023, Novembre 2023
Ce rapport offre un aperçu de la maniÚre dont le secteur de la distribution alimentaire au Royaume-Uni aborde ses impacts environnementaux, actualisant le rapport équivalent de 2022. A noter que l'engagement a augmenté cette année, avec la participation de 10 des 11 principaux distributeurs alimentaires du Royaume-Uni, représentant 90 % du marché des produits d'épicerie du pays.
Le rapport montre que, bien que de bonnes actions aient Ă©tĂ© entreprises et quâil y a des signes encourageants dans certains domaines, la distribution alimentaire a encore un trĂšs long chemin Ă parcourir si elle veut ĂȘtre Ă la pointe du changement nĂ©cessaire, Ă la fois dans les chaĂźnes d'approvisionnement et dans l'ensemble du systĂšme alimentaire. Dans la plupart des domaines, les progrĂšs sont globalement similaires Ă ceux de l'annĂ©e derniĂšre, et dans certains cas, ils se sont aggravĂ©s. Actuellement, le manque de traçabilitĂ© significative est Ă©galement un obstacle majeur Ă un reporting et une action efficaces.

HBR, Fast Casual Food Pioneer Ron Shaich Explains How to Find a Niche â and then Scale,
Une conversation avec le fondateur et ancien PDG de Panera Bread et actuel président de Cava.
Le secteur de la restauration est notoirement compĂ©titif et souvent propulsĂ© par des modes passagĂšres. Mais, d'abord Ă la tĂȘte d'Au Bon Pain, puis en tant que fondateur de Panera Bread, Ron Shaich a rĂ©ussi Ă crĂ©er une toute nouvelle catĂ©gorie de restauration entre la restauration rapide et le service Ă table, puis Ă dominer ce marchĂ© aux Ătats-Unis. Selon lui, les stratĂ©gies qui lui ont permis de rĂ©ussir peuvent ĂȘtre appliquĂ©es Ă tout type d'organisation : Ă©couter et observer les clients pour savoir ce qu'ils veulent, crĂ©er une offre rĂ©ellement diffĂ©renciĂ©e, exĂ©cuter avec excellence et trouver les bonnes opportunitĂ©s de croissance.

Câest parti pour lâappel Ă projets Nourrir lâAvenir, Ă©dition 2024, de la Fondation Daniel et Nina Carasso.
Avec une nouveautĂ© : cette annĂ©e, la fondation dĂ©double son appel pour soutenir Ă la fois des projets dâalimentation durable globaux (comme les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes) mais aussi des projets axĂ©s sur la justice et la dĂ©mocratie alimentaire.
Cet appel Ă projet sâadresse Ă celles et ceux qui osent regarder et construire le monde autrement, quâils travaillent au sein de la sociĂ©tĂ© civile, de collectivitĂ©s ou dâentreprises. En lien avec notre axe Alimentation Durable, il encourage lâinnovation pour accĂ©lĂ©rer la transformation des systĂšmes agricoles et alimentaires vers des modĂšles durables du point de vue environnemental, Ă©conomique, politique, social, culturel et nutritionnel, et de la graine au compost.
Alors, si vous avez un projet innovant, en rupture, qui propose des solutions concrĂštes aux grands dĂ©fis sociĂ©taux de la transformation des systĂšmes agricoles et alimentaires⊠candidatez dĂšs maintenant et jusquâau 28 janvier 2024.
Tout est expliqué ici.

Pour certains le whisky ne serait rĂ©servĂ© quâaux hommes
Câest tout pour aujourdâhui.
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A la semaine prochaine!
O. Frey


