Bonjour Ă toutes et Ă tous, Eat's Business est une newsletter dans laquelle vous trouverez une revue de presse de quelques articles sur le monde de lâalimentaire qui mâont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente.Â
Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont :Â
La Tribune, Titres-restaurants pour les courses alimentaires : l'Assemblée prolonge leur utilisation jusqu'à fin 2024, 23/11/2023
Le Monde, La boßte de camembert en bois sauvée par le Parlement européen, 22/11/2023
LA Times, Wonder why you get red-wine headaches? This new study might explain the âcenturies-old mysteryâ, 22/11/2023
Bonne lecture et bonne semaine Ă toutes et Ă tous!
Pour celles et ceux dâentre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :


La Tribune, Titres-restaurants pour les courses alimentaires : l'Assemblée prolonge leur utilisation jusqu'à fin 2024, 23/11/2023
L'Assemblée nationale a voté en urgence pour prolonger jusqu'à fin 2024 une dérogation permettant d'utiliser ces tickets pour acheter tous types de produits alimentaires, y compris ceux non directement consommables, en réponse à l'inflation élevée. Cette mesure, initialement prévue pour expirer fin 2023, bénéficiera à environ 5,4 millions de salariés.
Le vote a Ă©tĂ© largement favorable (117 pour, 1 contre), mais doit encore ĂȘtre confirmĂ© par le SĂ©nat. La ministre du Commerce, Olivia GrĂ©goire, a soutenu la prolongation, soulignant la persistance de l'inflation alimentaire. Cependant, elle a mis en garde contre une extension trop large de la dĂ©rogation.
Des critiques ont été émises par l'opposition, reprochant au gouvernement une réaction tardive et un manque de prévoyance. Des amendements proposés par la gauche et le Rassemblement National (RN) pour étendre ou pérenniser la dérogation ont été rejetés. Une réforme plus large du systÚme de tickets-restaurants est prévue pour le premier semestre 2024, notamment en raison des inquiétudes des restaurateurs sur le basculement de l'utilisation de ces tickets vers la grande distribution. La Commission nationale des titres-restaurant a mis en garde contre le risque de perte du dispositif si son utilisation pour les courses alimentaires était pérennisée.

LibĂ©ration, «Le sentiment dâune alimentation Ă deux vitesses sâexacerbe», alerte une association, 15/11/2023
L'article met en lumiĂšre les difficultĂ©s croissantes auxquelles sont confrontĂ©es les populations dĂ©favorisĂ©es en France pour accĂ©der Ă une alimentation de qualitĂ©. Le rĂ©seau Vrac, une association Ćuvrant pour fournir des produits alimentaires de qualitĂ© Ă des prix abordables dans des zones dĂ©favorisĂ©es, a menĂ© une enquĂȘte entre avril et octobre 2023. Celle-ci a rĂ©vĂ©lĂ© que de nombreux adhĂ©rents ont du mal Ă se nourrir correctement, en raison de l'inflation et de l'Ă©loignement des commerces.
Les rĂ©sultats de l'enquĂȘte montrent que 56,8 % des personnes interrogĂ©es ne peuvent pas acheter les produits alimentaires qu'elles souhaitent et doivent faire des choix difficiles, comme se priver de fromage, de viande ou de charcuterie pour payer les charges. L'article cite des tĂ©moignages de personnes qui doivent trouver des astuces pour acheter de la viande ou comparer les prix du poisson pendant un mois avant de pouvoir en acheter.
Un autre problĂšme majeur est l'accĂšs aux commerces. Environ 15 % des adhĂ©rents ne peuvent pas se rendre facilement dans les lieux d'approvisionnement en transports en commun ou Ă pied. De plus, ces personnes dĂ©plorent souvent l'absence de produits adaptĂ©s Ă leur rĂ©gime alimentaire dans leur quartier. Les habitants des quartiers dĂ©favorisĂ©s rĂȘvent d'avoir des commerces de proximitĂ© offrant des produits bio et locaux.
Le sentiment d'une alimentation Ă deux vitesses s'accentue, oĂč les personnes les plus aisĂ©es ont les moyens et l'accĂšs gĂ©ographique Ă des produits frais et locaux de bonne qualitĂ©, tandis que les plus pauvres sont souvent contraints de choisir des produits de moindre qualitĂ© ou de se dĂ©placer loin pour accĂ©der Ă une alimentation dĂ©cente.

Le Figaro, Sophie Nicklaus: «Aimer manger des fruits et des lĂ©gumes, cela sâapprend trĂšs tĂŽt!», 23/11/2023
Il sâagit dâune interview avec Sophie Nicklaus, directrice de recherche Ă l'Inrae et spĂ©cialiste des comportements alimentaires. Cette derniĂšre discute de l'importance de consommer des fruits et lĂ©gumes et des dĂ©fis associĂ©s Ă leur intĂ©gration dans l'alimentation quotidienne.
Sophie Nicklaus souligne que les autorités sanitaires recommandent la consommation de cinq portions de fruits et légumes par jour en raison de leurs nombreux bienfaits, comme une faible densité énergétique et des apports en nutriments essentiels. Malgré cela, leur consommation est sous-optimale en France, avec seulement 54,2 % des Français en consommant quotidiennement. Elle identifie quatre raisons principales à cette sous-consommation : un goût moins naturellement plaisant, un faible apport en énergie, la concurrence des produits agro-industriels, et une approche éducative souvent contre-productive des parents.
Pour encourager la consommation de fruits et légumes chez les enfants, Sophie Nicklaus suggÚre de commencer l'éducation gustative dÚs la grossesse et la lactation, et de continuer durant la diversification alimentaire. Elle met en garde contre la "néophobie alimentaire" vers l'ùge de 2 à 3 ans, conseillant aux parents de ne pas forcer les enfants mais plutÎt de les impliquer dans la préparation des repas et de diversifier les recettes.
Elle note que les repas scolaires en France offrent une excellente opportunité de présenter une variété d'aliments aux enfants, mais reconnaßt que la qualité varie selon les établissements. Elle mentionne également le défi économique, surtout pour les familles modestes, car une alimentation riche en fruits et légumes peut augmenter significativement le coût des repas.
Pour améliorer la situation, elle suggÚre de surtaxer les produits malsains et de réduire les taxes sur ceux bénéfiques pour la santé. Elle appelle également à l'interdiction de la publicité pour les aliments malsains, afin de promouvoir une consommation accrue de fruits et légumes.

Le Monde, La boßte de camembert en bois sauvée par le Parlement européen, 22/11/2023
Nouvel Ă©pisode dans lâaffaire des boĂźtes de fromage en bois. Comme mentionnĂ© la semaine derniĂšre, celles-ci Ă©taient menacĂ©es par une nouvelle lĂ©gislation de l'Union europĂ©enne visant Ă rĂ©duire les dĂ©chets dâemballages. Le projet lĂ©gislatif proposĂ© par la Commission europĂ©enne imposait en effet des objectifs de recyclage pour tous les emballages dans l'UE Ă partir de 2030. Cependant, cela posait un problĂšme pour les boĂźtes de fromage en bois, car il nâexiste pas de filiĂšre de recyclage spĂ©cifique pour elles, et leur volume est trop faible pour qu'un tel recyclage soit rentable.
Pour rĂ©soudre ce problĂšme, un amendement dĂ©posĂ© par le groupe Renew (libĂ©raux) a Ă©tĂ© adoptĂ©, stipulant que l'obligation de recyclage ne s'appliquerait pas aux emballages en bois, tels que les boĂźtes de camembert, de Mont d'Or, les bourriches dâhuĂźtres, les barquettes de fraises, ou en cire (comme le Babybel), jusqu'Ă ce que leur situation spĂ©cifique soit examinĂ©e par Bruxelles.
Le commissaire europĂ©en Ă l'environnement, Virginijus Sinkevicius, a exprimĂ© sa volontĂ© d'exempter de telles obligations les produits associĂ©s Ă des emballages spĂ©cifiques, reconnaissant leur importance pour le patrimoine europĂ©en. Cet amendement a Ă©tĂ© bien accueilli, tant par les dĂ©putĂ©s que par les syndicats agricoles, comme une bonne nouvelle pour les producteurs de fromages. Un amendement similaire dĂ©posĂ© par le PPE (Parti populaire europĂ©en, droite) nâa cependant pas Ă©tĂ© retenu, ce que regrette lâeurodĂ©putĂ© François-Xavier Bellamy, qui considĂšre l'amendement de Renew comme un "sursis temporaire".

LâUsine Nouvelle, La chute du cheptel français risque de limiter la production des industries de la viande, 16/11/2023
L'article met en lumiĂšre une baisse significative des cheptels français signalĂ©e par les Chambres d'agriculture (voir plus bas dans la rubrique âĂ©tude de la semaineâ). Depuis 2017, une diminution continue du cheptel bovin est observĂ©e, s'intensifiant Ă partir de 2020. Cette tendance affecte Ă©galement les cheptels porcins et ovins, avec une baisse de 21% en 20 ans pour les porcins et une division par deux de la production ovine en quarante ans. MalgrĂ© une diminution de la consommation de viande par habitant, de 104 kg en 1980 Ă environ 90 kg actuellement, la croissance dĂ©mographique compense cette baisse.
Cette situation entraĂźne un risque de "rationnement" pour les producteurs et transformateurs de viande en France. La filiĂšre volailles, particuliĂšrement touchĂ©e par la grippe aviaire, a vu 45,2% de sa viande consommĂ©e importĂ©e au premier semestre 2023. Les industries de la charcuterie et de la salaison françaises, telles que Cochonou (groupe Aoste) et le groupe Bigard, font face Ă des difficultĂ©s dues Ă l'augmentation des prix du porc, ce dernier ayant mĂȘme annoncĂ© la fermeture d'un abattoir.
La situation en France et en Europe contraste avec la tendance mondiale, oĂč la demande de viande est en hausse, prĂ©vue pour augmenter de plus de 10% d'ici 2032. Les projections de l'OCDE et de la FAO indiquent une augmentation de la consommation de porc, volaille et bovin. Dans ce contexte global, les pays du Mercosur dominent le marchĂ©, tandis que l'Inde concurrence le BrĂ©sil pour le statut de premier exportateur mondial de viande bovine, exportant principalement des zĂ©bus et des buffles, malgrĂ© les dĂ©bats sur les conditions sanitaires de production. Cette situation soulĂšve des interrogations sur la place des productions europĂ©ennes face Ă une augmentation des importations.
LâUsine Nouvelle, Les leviers Ă activer pour un systĂšme alimentaire sans pesticide, 23/11/2023
Le Parlement européen a rejeté il y a quelques jours l'objectif de la Commission européenne visant à réduire légalement de 50% l'utilisation des pesticides d'ici la fin de la décennie. Cette mesure faisait partie de la stratégie "Farm to Fork". La difficulté de réaliser cet objectif est soulignée, notamment en raison de la nécessité d'adopter des pratiques agricoles plus diversifiées, telles que l'introduction de nouvelles variétés de cultures, l'intégration de couverts végétaux, et la réduction du travail du sol.
Le changement vers une agriculture moins dépendante des pesticides implique une transformation profonde des pratiques actuelles. Par exemple, la diversification des cultures, comme l'utilisation de la luzerne, est un levier important mais se heurte à des défis économiques et structurels. La luzerne est un bon fourrage, mais elle est en concurrence avec des produits comme le soja brésilien.
L'article aborde également le rÎle des grandes entreprises agroalimentaires et des coopératives agricoles, qui influencent la standardisation de la production agricole. Il suggÚre que ces grandes structures pourraient jouer un rÎle clé dans l'introduction de la diversité dans les systÚmes agricoles locaux. En outre, il mentionne l'importance des petites et moyennes entreprises dans la création de chaßnes de valeur alimentaires sans pesticide.
Concernant le consommateur, l'article indique qu'il ne faut pas trop compter sur lui pour initier le changement, surtout en période d'inflation. Les critÚres environnementaux sont souvent moins prioritaires que le goût, la sécurité alimentaire et le prix. L'article souligne également les incohérences politiques, comme le manque de coordination entre les politiques commerciales et agricoles de l'UE.
Enfin, il critique la politique agricole commune (PAC) de l'UE pour son manque d'ambition dans la promotion d'une agriculture durable et suggĂšre que des outils financiers plus efficaces pourraient ĂȘtre dĂ©veloppĂ©s, comme ceux soutenant le "carbon farming". Le rejet du texte sur les pesticides est vu comme le symptĂŽme d'une approche trop isolĂ©e, qui ne tient pas compte de facteurs interconnectĂ©s comme la fertilisation de synthĂšse.

Les Ăchos, La future directive Miel crĂ©e la discorde autour des ruches, 22/11/2023
La révision de la directive européenne sur le miel crée des tensions entre les apiculteurs et les conditionneurs. Bien que tous les acteurs soient d'accord sur la nécessité de plus de transparence pour le consommateur, leurs opinions divergent sur les détails de la réglementation.
Le miel est l'un des produits les plus sujets à la fraude dans le monde, souvent "coupé" avec des sirops de sucre ou mal étiqueté en termes d'origine géographique et florale. Actuellement, seuls sept pays européens, dont la France, exigent une indication précise de l'origine du miel sur les étiquettes. Les autres peuvent simplement indiquer si le miel provient de l'UE ou de l'extérieur.
Les apiculteurs plaident pour une harmonisation de l'étiquetage et souhaitent aller plus loin en indiquant les pourcentages de chaque miel dans un pot. Cette mesure vise à défendre l'origine française du miel, alors que le secteur connaßt une crise, avec environ 63 000 apiculteurs en France, dont seulement 4 % sont professionnels. Cependant, cette proposition crée des divergences au sein de la filiÚre, et l'Interprofession des apiculteurs (InterApi) a choisi de ne pas donner d'avis sur cette question.
Les conditionneurs, de leur cÎté, estiment que l'origine ne garantit pas la qualité du miel. Ils préconisent des analyses chez les apiculteurs et les conditionneurs pour assurer la qualité, plutÎt que de se concentrer sur l'étiquetage des origines. La Famille Michaud, leader européen du miel, partage cette opinion, insistant sur l'absence de techniques fiables pour contrÎler les pourcentages d'origine dans un pot.
Le secteur du miel en France est en difficulté, avec des exploitations en péril et une production inégale en raison du changement climatique. En 2022, la production a atteint un record, à plus de 31 000 tonnes, mais les débouchés restent limités, notamment parce que le miel français est plus cher que les miels étrangers. Le marché local absorbe seulement environ 15 000 tonnes de miel français, et la situation est aggravée par l'inflation, qui réduit la demande des consommateurs.

Les Ăchos, Jade Genin plaide pour le chocolat, 21/11/2023
Un portrait de Jade Genin, la fille du célÚbre chocolatier Jacques Genin, qui a tracé son propre chemin dans cet univers gourmand. Malgré ses origines, Jade n'avait pas initialement envisagé de se lancer dans le chocolat. Ses parents, soucieux de son éducation, la voyaient plutÎt faire des études dans des domaines comme le droit, la médecine, ou dans une école de commerce ou d'ingénieur.
Jade a été scolarisée dans une école bilingue dÚs l'ùge de trois ans et a pratiqué le patinage artistique. Elle a connu une adolescence rebelle avant de suivre des études de droit à la Sorbonne. Elle est devenue avocate à 24 ans, spécialisée en fusions-acquisitions et private equity chez Latham & Watkins.
Son dĂ©clic pour le chocolat est survenu en 2017, lors de la remise de la mĂ©daille de chevalier du mĂ©rite agricole Ă son pĂšre. Elle a alors compris que le chocolat faisait partie intĂ©grante de son univers. En 2019, elle a quittĂ© son mĂ©tier d'avocate pour se lancer dans la chocolaterie, commençant par emballer les caramels dans l'atelier de son pĂšre. Elle a rapidement montrĂ© ses compĂ©tences et a pris la tĂȘte de l'Ă©quipe "chocolat" de la fabrique familiale aprĂšs la pĂ©riode du Covid-19.
Jade a ouvert sa propre boutique à Paris, dans une démarche de création et d'expression personnelle. Inspirée par des codes de la mode, comme ceux du designer Simon Porte Jacquemus, elle propose des chocolats épurés, concentrés en arÎmes, avec un travail important sur les associations de saveurs. Elle envisage d'ouvrir une deuxiÚme boutique à Paris et, à terme, de reprendre et de développer l'entreprise familiale, tout en conservant son caractÚre artisanal.


Modern Farmer, Why is Turkey the Main Dish on Thanksgiving?, 23/11/2023
Semaine de Thanksgiving oblige, voici une question que certains se sont peut ĂȘtre dĂ©jĂ posĂ©s : pourquoi la dinde est-elle le plat central lors des cĂ©lĂ©brations de Thanksgiving aux Ătats-Unis ?
Les origines de cette tradition remontent au milieu du 19e siÚcle, bien aprÚs la premiÚre célébration de récolte des PÚlerins en 1621.
Le seul tĂ©moignage direct sur le menu du premier festin de Thanksgiving vient d'Edward Winslow, qui mentionne la prĂ©sence de "fowle", une catĂ©gorie qui inclue divers oiseaux sauvages comme les canards, les oies et peut-ĂȘtre des dindes. Cependant, des ingrĂ©dients clĂ©s des plats traditionnels d'aujourd'hui, comme les pommes de terre, les haricots verts, la farine de blĂ© et le sucre, manquaient Ă l'Ă©poque, Ă©liminant de fait la possibilitĂ© dâavoir une tarte Ă la citrouille et de la sauce aux canneberges.
La rĂ©invention de la cĂ©lĂ©bration des PĂšlerins en tant que fĂȘte nationale est en grande partie l'Ćuvre de Sarah Hale, une veuve devenue poĂ©tesse et Ă©ditrice de Godeyâs Ladyâs Book. Convaincue que les PĂšlerins avaient mangĂ© de la dinde lors de leur premier festin, elle a militĂ© pour la crĂ©ation d'un jour national de "Thanksgiving et de Louange". Cette campagne a pris des dĂ©cennies, avec une certaine rĂ©sistance dans le Sud des Ătats-Unis.
La dinde est devenue le plat central de Thanksgiving en raison de deux facteurs principaux. D'une part, elle était pratique pour servir à de grands groupes, étant plus grande que d'autres volailles et moins coûteuse à produire qu'une vache ou un cochon. D'autre part, la dinde était déjà un élément important des régimes alimentaires européens aprÚs la colonisation des Amériques. En Angleterre, la dinde était réguliÚrement consommée par le roi Henry VIII lors de Noël, un siÚcle avant le festin des PÚlerins.
La position de la dinde en tant que plat de choix pour NoĂ«l en Angleterre s'est renforcĂ©e au milieu du 19e siĂšcle, en partie grĂące Ă "A Christmas Carol" de Charles Dickens, oĂč Ebenezer Scrooge remplace l'oie modeste de la famille Cratchit par une Ă©norme dinde. Cette reprĂ©sentation a influencĂ© l'idĂ©alisation de Thanksgiving par Hale.

AgFunderNews, Impossible Foods CEO: âI feel good about where we are, I do not feel good about where the category isâ, 09/11/2023
Lâarticle prĂ©sente les perspectives du PDG d'Impossible Foods, Peter McGuinness, sur la situation actuelle du marchĂ© des alternatives Ă la viande Ă base de protĂ©ines vĂ©gĂ©tales. Alors que les chiffres trimestriels de Beyond Meat sont en baisse et que la consommation de ces produits chute aux Ătats-Unis, McGuinness affirme que son entreprise surpasse le reste du marchĂ© dans le secteur du dĂ©tail et continue de dĂ©velopper son activitĂ© dans la restauration.
MalgrĂ© la baisse des ventes au dĂ©tail dans cette catĂ©gorie, Impossible Foods se distingue comme l'entreprise la plus performante aux Ătats-Unis, enregistrant une croissance continue de sa part de marchĂ©. McGuinness exprime sa satisfaction quant Ă la position de son entreprise, tout en reconnaissant les dĂ©fis auxquels la catĂ©gorie est confrontĂ©e.
En ce qui concerne la collaboration avec Burger King, McGuinness se dit satisfait de la relation et des ventes, malgrĂ© les dĂ©clarations du PDG de Restaurant Brands International (sociĂ©tĂ© mĂšre de Burger King) sur la priorisation des activitĂ©s principales de l'entreprise, souvent interprĂ©tĂ©es Ă tort comme un dĂ©sintĂ©rĂȘt pour les produits Ă base de plantes.
McGuinness souligne Ă©galement l'importance de contrecarrer la perception nĂ©gative des produits Ă base de plantes comme Ă©tant chimiques et trop transformĂ©s. Il reconnaĂźt la nĂ©cessitĂ© pour chaque entreprise du secteur de corriger cette perception et envisage mĂȘme une action collective pour y parvenir.
L'obtention de la certification du programme Heart-Check de l'American Heart Association pour l'Impossible Beef Lite est une Ă©tape importante pour amĂ©liorer l'image de santĂ© des produits Ă base de plantes. Impossible Beef Lite est prĂ©sentĂ© comme ayant 75% moins de graisses saturĂ©es que le bĆuf maigre, sans cholestĂ©rol et riche en protĂ©ines et micronutriments.
Vegconomist, German Scientists Study Mung Beans as Promising Climate-Resilient Solution for Plant-Based Meat, 23/11/2023
Une étude menée par des scientifiques allemands de l'Université de Bonn et de l'Institut Fraunhofer sur l'extraction des protéines végétales souligne le potentiel des cultures résilientes au changement climatique, comme les haricots mungo, pour la fabrication de viande à base de plantes.
La recherche démontre que, bien que le soja soit actuellement la légumineuse la plus utilisée pour l'extraction de protéines, l'approbation de l'isolat de protéine de haricot mungo comme nouvel aliment par l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) ouvre la voie à des options alternatives, diversifiant ainsi les sources de protéines.
Les chercheurs ont examiné trois méthodes d'extraction de protéines végétales à différents niveaux de pH : la précipitation isoélectrique (IP), la micellisation (MP) et une méthode hybride des deux (HP). Ils ont analysé l'impact de chaque méthode sur la composition des isolats, y compris la pureté des protéines, le rendement, les qualités fonctionnelles et nutritionnelles, et la présence de substances antinutritionnelles (acide phytique et trypsine).
L'étude a révélé que la méthode IP à un pH de 5 donnait le rendement en protéines le plus élevé, à 67,5%. L'ajout de NaCl (chlorure de sodium) pendant l'extraction IP augmentait l'extractabilité des protéines de haricot mungo, mais la concentration en sel résultante affectait le rendement en protéines. La dilution combinée à la précipitation isoélectrique n'a pas permis d'augmenter le rendement en protéines au-delà de 54,8%.
Les trois méthodes d'isolation ont produit des isolats riches en protéines, avec des teneurs dépassant 95%. Cependant, le rendement en protéines obtenu variait de 8 à 19%. Les chercheurs suggÚrent que l'upcycling ou la réutilisation des sous-produits est nécessaire pour développer des méthodes d'isolement de protéines économiquement viables et durables.
La méthode HP, combinant l'extraction au sel, la dilution et l'IP, a augmenté le rendement en protéines par rapport à la micellisation seule et a produit un isolat de couleur plus claire avec une activité inhibitrice de la trypsine plus faible. Cependant, ces méthodes n'ont pas réduit la teneur en acide phytique de l'isolat.
L'étude souligne l'importance du pH, de la solubilité, des changements structurels et de l'état natif de la protéine lors de la sélection d'une méthode d'extraction appropriée pour obtenir une pureté et un rendement en protéines optimaux tout en éliminant les antinutriments.

Financial Times, Mars joins push into premium with Hotel Chocolat deal, 20/11/2023
L'article décrit la stratégie adoptée par le groupe Mars, qui s'oriente vers des produits de chocolat premium avec l'acquisition de la chaßne britannique Hotel Chocolat. Cette acquisition, d'une valeur de 280 millions de livres sterling, répond à une demande croissante des consommateurs pour des options plus saines et durables, ainsi qu'à la pression gouvernementale sur les aliments malsains. Les tentatives de créer des versions à faible teneur en sucre des friandises populaires n'ayant pas convaincu les amateurs de chocolat, des entreprises telles que Mars, Hershey et Nestlé se concentrent désormais sur l'achat de marques de meilleure qualité ou plus saines.
Mars Snacking, qui possÚde des marques grand public comme M&Ms, Snickers, Twix et Maltesers, n'avait jusqu'alors pas de position dans le segment premium occupé par des marques comme Lindt et Godiva. L'acquisition d'Hotel Chocolat comble cette lacune. En plus d'offrir des produits de qualité supérieure, l'acquisition permet à Mars de s'engager davantage dans le domaine de la durabilité.
La production de cacao, essentielle à l'industrie du chocolat, est souvent associée à des problÚmes tels que le travail des enfants et la déforestation, en particulier en CÎte d'Ivoire et au Ghana, principaux producteurs mondiaux. Des entreprises axées sur la durabilité, comme Tony's Chocolonely, ont connu une croissance rapide grùce à leur engagement envers des pratiques éthiques.
Par ailleurs, l'article note que, malgrĂ© la crise du coĂ»t de la vie, la consommation de chocolat reste stable, mĂȘme face Ă des hausses de prix record. Cependant, des prix Ă©levĂ©s du cacao pourraient affecter la demande si les fabricants de chocolat augmentent davantage leurs prix.

Financial Times, Italy bans lab-grown meat, 16/11/2023
L'Italie a interdit la production de viande cultivée en laboratoire dans le but de protéger son puissant secteur agricole et sa culture culinaire traditionnelle. La loi, proposée par le gouvernement de droite de la PremiÚre ministre Giorgia Meloni, a reçu l'approbation finale du Parlement. Elle décrit le développement de la viande cultivée et d'autres aliments non traditionnels, tels que la poudre d'insectes à haute teneur en protéines, comme une menace pour l'héritage culinaire du pays.
Le ministre de l'Agriculture, Francesco Lollobrigida, a qualifié l'interdiction de "mesure courageuse demandée par les citoyens", mettant l'Italie à l'avant-garde mondiale. Coldiretti, l'une des plus grandes associations agricoles d'Italie, a lancé une campagne l'année derniÚre pour une interdiction de la viande cultivée, affirmant qu'elle menaçait l'avenir des fermes italiennes et mettait en péril la chaßne alimentaire du pays. La campagne a recueilli plus de 2 millions de signatures et le soutien de 3 000 gouvernements locaux et régionaux italiens.
Ettore Prandini, le président de Coldiretti, a exprimé sa fierté que l'Italie soit le premier pays à bloquer la vente de nourriture produite en laboratoire dont les effets sur la santé des consommateurs sont actuellement inconnus. Les entreprises agroalimentaires italiennes craignaient que la demande future de viande cultivée parmi les jeunes Italiens, préoccupés par les conséquences environnementales de la consommation de viande, ne nuise à leurs résultats financiers.
La dĂ©cision n'a pas Ă©tĂ© bien accueillie par tous en Italie, certains membres du petit parti d'opposition libertaire italien PiĂč Europa ayant accusĂ© Coldiretti de "cultiver l'ignorance" et critiquĂ© la dĂ©cision. Des groupes environnementaux ont Ă©galement exprimĂ© leur consternation face Ă l'interdiction italienne, arguant que cela entraverait la lutte contre le changement climatique. Francesca Gallelli du Good Food Institute Europe a dĂ©clarĂ© que cela empĂȘcherait l'Italie de saisir les opportunitĂ©s offertes par le secteur en pleine croissance de la viande cultivĂ©e.

Forbes, Inside The Two Companies That Dominate The U.S. Carrot Crop, 21/11/2023
L'article discute de la consommation de plus en plus importantes de carottes aux Ătats-Unis (oui vous avez bien lu), en particulier pendant la pĂ©riode de Thanksgiving, et de la controverse entourant l'utilisation intensive de l'eau par les deux principaux producteurs, Bolthouse et Grimmway, en Californie.
Les AmĂ©ricains ont consommĂ© environ 100 millions de livres de carottes (soit environ 50 000 tonnes) durant ce Thanksgiving et les carottes fraĂźches reprĂ©sentent un marchĂ© en expansion de 1,4 milliard de dollars. Bolthouse et Grimmway, qui reprĂ©sentent Ă eux deux prĂšs de 60% de la production de carottes aux Etats-Unis, ont Ă©tĂ© critiquĂ©es pour leur utilisation importante de l'eau dans la vallĂ©e de Cuyama en Californie du Sud, oĂč elles sont responsables de 67% de la consommation totale d'eau de la rĂ©gion. Cette situation a conduit les rĂ©sidents locaux Ă lancer un boycott des carottes, craignant que leurs puits ne s'assĂšchent Ă cause de l'exploitation agricole intensive.
Les prix des carottes ont augmenté de plus de 40% depuis 2019, dépassant l'inflation de l'économie américaine. Cette hausse des prix est partiellement attribuée à la consolidation du marché par Bolthouse et Grimmway, décrite comme un duopole.
Les deux entreprises ont Ă©galement intentĂ© une action en justice ensemble pour dĂ©cider de la rĂ©partition de l'eau Ă New Cuyama, mais ont depuis retirĂ© leur plainte, bien que les propriĂ©taires fonciers restent impliquĂ©s dans le litige. Les rĂ©sidents locaux et les petites entreprises craignent d'ĂȘtre dĂ©savantagĂ©s dans les batailles juridiques concernant l'eau, souvent dominĂ©es par de grands acteurs commerciaux.
Pendant ce temps, la consommation de carottes continue d'augmenter aux Ătats-Unis, et Grimmway a Ă©tendu ses opĂ©rations agricoles en dehors de la Californie. Les dĂ©fis liĂ©s Ă l'eau restent une prĂ©occupation majeure pour l'industrie de la carotte, en particulier dans les rĂ©gions sujettes Ă la sĂ©cheresse comme la Californie.

The Spirits Business, Alternative agave spirits on the rise, 22/11/2023
L'article discute de l'émergence de spiritueux d'agave alternatifs en dehors des catégories traditionnelles de tequila et de mezcal, en mettant en avant leur croissance et leur potentiel dans le marché mondial des spiritueux.
La tequila et le mezcal, principalement populaires aux Ătats-Unis, mĂšnent la catĂ©gorie des spiritueux d'agave, mais d'autres spiritueux moins connus gagnent en popularitĂ©. Parmi eux, la raicilla, le bacanora et le sotol (techniquement pas un spiritueux d'agave mais souvent inclus dans la catĂ©gorie) sont produits au Mexique, chacun ayant sa propre appellation d'origine. Ces spiritueux connaissent une croissance significative, bien que partant de volumes relativement faibles.
Les volumes mondiaux du bacanora, exclusivement produit dans l'Ătat mexicain de Sonora, ont augmentĂ© de 21% entre 2021 et 2022, tandis que la raicilla, produite au Jalisco, a connu une croissance de 15% et le sotol, fabriquĂ© Ă partir de dasylirion, a augmentĂ© de 17% sur la mĂȘme pĂ©riode. Les Ătats-Unis ont enregistrĂ© une augmentation collective de 40% du volume de ces trois spiritueux en 2022.
La popularité croissante de ces spiritueux a également été soulignée par le lancement de Nocheluna, un sotol soutenu par Lenny Kravitz, Pernod Ricard et Casa Lumbre. Jon Anders Fjeldsrud, ambassadeur de la marque Casa Lumbre, voit un potentiel pour ces spiritueux mexicains moins connus de devenir plus populaires et plus courants.
En dehors du Mexique, les spiritueux d'agave gagnent également en popularité. Sarah Kennan, fondatrice de la marque sud-africaine de spiritueux d'agave Leonista, souligne que leur terroir unique contribue à leur saveur distinctive. En Australie, le projet Australian Agave vise à montrer ce que l'agave est capable de produire, mettant en avant un profil régional et distinctif.
Rakshay Dhariwal, fondateur et directeur général de Maya Pistola Agavepura en Inde, insiste sur l'importance de célébrer les similitudes et les différences de ces spiritueux d'agave par rapport à la tequila et au mezcal. Sebastian Dresel, directeur exécutif du marketing pour le spiritueux d'agave allemand Selva Negra, voit ces produits comme des ambassadeurs de la catégorie, introduisant de nouveaux consommateurs aux spiritueux d'agave.

LA Times, Wonder why you get red-wine headaches? This new study might explain the âcenturies-old mysteryâ, 22/11/2023
L'article discute d'une Ă©tude rĂ©cente parue dans Nature qui pourrait expliquer pourquoi certaines personnes souffrent de maux de tĂȘte aprĂšs avoir bu du vin rouge. Selon cette Ă©tude, menĂ©e par trois scientifiques de lâUniversitĂ© de Californie, la cause pourrait ĂȘtre la quercĂ©tine, un flavonoĂŻde prĂ©sent dans des aliments comme les oignons, le chou frisĂ© et les graines, et particuliĂšrement abondant dans les raisins servant Ă faire le vin rouge.
La quercĂ©tine en elle-mĂȘme n'est pas toxique, mais lorsqu'elle est ingĂ©rĂ©e avec de l'alcool et convertie en quercĂ©tine glucuronide, elle peut empĂȘcher le corps humain de mĂ©taboliser et de dĂ©toxifier l'alcool du vin. Cela peut entraĂźner une accumulation d'acĂ©taldĂ©hyde, un composĂ© chimique Ă©galement responsable des gueules de bois. Une enzyme primaire convertit normalement l'acĂ©taldĂ©hyde en une substance moins toxique, et cette interaction pourrait ĂȘtre la clĂ© pour comprendre les maux de tĂȘte causĂ©s par le vin rouge.
L'objectif de l'Ă©tude Ă©tait double : aider ceux qui souffrent de maux de tĂȘte liĂ©s au vin rouge Ă identifier la cause et, potentiellement, Ă l'Ă©viter Ă l'avenir, et aider les scientifiques et les mĂ©decins Ă mieux comprendre la nature des migraines et des mĂ©canismes des maux de tĂȘte en gĂ©nĂ©ral.
Les trois chercheurs ont explorĂ© la thĂ©orie selon laquelle la quercĂ©tine pourrait ĂȘtre responsable des maux de tĂȘte, en particulier en relation avec le phĂ©nomĂšne de "glow" ou rougeur que certaines personnes Ă©prouvent aprĂšs avoir bu de l'alcool. Ce phĂ©nomĂšne est liĂ© Ă la façon dont le corps mĂ©tabolise l'alcool et pourrait ĂȘtre exacerbĂ© par un manque d'une enzyme essentielle.
Des essais sur l'homme pour tester davantage cette thĂ©orie pourraient commencer dĂšs janvier au UCSF Headache Center. Si la quercĂ©tine s'avĂšre ĂȘtre la cause des maux de tĂȘte liĂ©s au vin rouge, cela pourrait aider les vignerons Ă mesurer et Ă©tiqueter leurs vins en fonction des niveaux de quercĂ©tine, permettant ainsi aux consommateurs d'Ă©viter les vins Ă haute teneur en quercĂ©tine. Cependant, rĂ©duire la quercĂ©tine dans les raisins pourrait affecter la qualitĂ© du vin, car le flavonoĂŻde est Ă©galement augmentĂ© par l'exposition au soleil, un facteur clĂ© dans le dĂ©veloppement des raisins pour le vin.

Foodbev, Interview: Gen Z is driving F&B companies to become more sustainable, 23/11/2023
L'article sâintĂ©resse Ă l'influence croissante de la gĂ©nĂ©ration Z sur la durabilitĂ© dans l'industrie alimentaire et des boissons. Barak Bar-Cohen, fondateur et PDG de Sojo Industries, souligne que les consommateurs de la gĂ©nĂ©ration Z, qui entrent sur le marchĂ© du travail dans un contexte diffĂ©rent de celui des gĂ©nĂ©rations prĂ©cĂ©dentes, accordent une grande importance Ă la durabilitĂ©, Ă la justice sociale et au bien-ĂȘtre animal. Cette gĂ©nĂ©ration, ayant grandi en voyant les impacts du changement climatique et d'une pandĂ©mie mondiale, est plus consciente de ses choix de consommation, en particulier en pĂ©riode d'inflation et de coĂ»ts de la vie Ă©levĂ©s.
Les grandes entreprises de l'industrie alimentaire et des boissons contrÎlent généralement leurs propres chaßnes d'approvisionnement, de la source des ingrédients à la distribution, mais cela reste un défi pour les marques émergentes. Les processus de la chaßne d'approvisionnement, comme l'emballage et la fabrication, jouent un rÎle crucial dans l'empreinte environnementale des marques, avec des choix de matériaux et des pratiques de production ayant un impact significatif.
Bar-Cohen recommande aux entreprises de s'engager pleinement dans des pratiques respectueuses du climat, en choisissant par exemple des matĂ©riaux recyclables et en travaillant avec des fournisseurs qui adoptent des mĂ©thodes de transport et de logistique durables. La technologie, notamment la robotique et l'intelligence artificielle, peut aider Ă optimiser les chaĂźnes d'approvisionnement pour une plus grande durabilitĂ©, en rĂ©duisant la dĂ©pendance Ă la main-d'Ćuvre humaine et en amĂ©liorant l'efficacitĂ© opĂ©rationnelle.
Les préférences de la génération Z influencent déjà l'industrie, avec une croissance dans les catégories de produits tels que les boissons probiotiques, à base de plantes et biologiques. Cette tendance influence également d'autres générations, y compris les générations X et les millénials, à adopter des comportements plus durables. On peut donc s'attendre à ce que l'industrie alimentaire et des boissons intÚgre rapidement ces préférences dans ses produits.

Geoconfluences, Géopolitique du blé : une céréale dans la mondialisation, 16/11/2023
Le blĂ© est la deuxiĂšme cĂ©rĂ©ale au monde par les volumes produits, mais la premiĂšre par les volumes Ă©changĂ©s. CĂ©rĂ©ale historiquement consommĂ©e dans plusieurs aires gĂ©ographiques (Bassin mĂ©diterranĂ©en, Chine et Inde, Europe, AmĂ©rique du Nord), le blĂ© l'est de plus en plus hors de ces rĂ©gions, sous l'effet de la mondialisation et des stratĂ©gies des pays producteurs Ă la recherche de dĂ©bouchĂ©s. Certains Ătats dĂ©pendent intĂ©gralement des marchĂ©s internationaux pour leur approvisionnement en blĂ©. Dans un contexte de forte augmentation du prix des denrĂ©es agricoles, c'est la sĂ©curitĂ© alimentaire de rĂ©gions entiĂšres qui est menacĂ©e.
Chambres dâAgriculture, Regards dâavenir sur lâĂ©levage en France, Novembre 2023
Une Ă©tude complĂšte qui dresse un panorama de la situation de lâeÌlevage en France, tant sur le plan des effectifs dâeÌleveurs sur longue peÌriode, des productions quâils reÌalisent et des revenus quâils en tirent mais Ă©galement un panorama des importations françaises de viande. A partir de ces eÌleÌments chiffreÌs et de ces analyses, les Chambres dâAgriculture ont produit des scenarii relatifs aux futurs de lâeÌlevage en France.
Les principaux constats sont :
La France perd tous les dix ans de plus en plus dâexploitations. Le deÌcrochage est particulieÌrement saillant en eÌlevage laitier, ouÌ les exploitations sont passeÌs de 175 000 en 1988 aÌ 35 000 en 2020 ;
Quel que soit le secteur animal, les cheptels reculent, posant la question de lâapprovisionnement du marcheÌ national et donc de la monteÌe de la deÌpendance aux importations ;
Les eÌchanges exteÌrieurs sont exceÌdentaires en animaux vivants et en produits laitiers, mais sont de plus en plus deÌficitaires en viandes transformeÌes, le secteur le plus toucheÌ par cette dynamique eÌtant la volaille ;
La consommation de viande en France diminue : entre 1980 et 2021, les Français ont reÌduit de 15 kg leur consommation, notamment de viande bovine ;
LâeÌvolution de la consommation de produits animaux issus dâeÌlevages bio est une source de preÌoccupation ;
La liste des facteurs contribuant fortement au discreÌdit de lâeÌlevage en geÌneÌral sâest aÌ la fois allongeÌe et renforceÌe

LâExpress, En 2093, ce sera manioc, chicorĂ©e et viande hybride au menu, 21/11/2023
Ă lâoccasion des 70 ans de lâExpress, le journal interrogĂ© des personnalitĂ©s, entrepreneurs, experts pour esquisser le futur de notre monde, dans 70 ans. Dans cet Ă©pisode, nous dĂ©couvrons ce que nous allons manger dans le futur. Le journaliste Antoine Perrin a rencontrĂ© CĂ©line Laisney, directrice d'AlimAvenir, cabinet de veille prospective sur lâalimentation du futur.
Les Ăchos, Agriculture : le maĂŻs n'a plus le vent en poupe, 21/11/2023
Symbole de l'agriculture intensive, rĂ©putĂ© trop gourmand en eau, le maĂŻs est de plus en plus contestĂ© en France. « La Story » tente de dĂ©mĂȘler le vrai du faux autour de cette plante.

Cherchez lâerreurâŠ
Il nây a pas la queue partout chez CĂ©dric Grolet ;)
14 euros pour une salade de carottes, Belleville ce nâest plus ce que câĂ©tait. Time Out Paris semble parfois vivre dans un autre monde.
Câest tout pour aujourdâhui.
Si vous apprĂ©ciez cette newsletter nâhĂ©sitez pas Ă la partager.
Et si vous voulez vous pouvez mĂȘme me payer un cafĂ© ;-)
A la semaine prochaine!
O. Frey


