Bonjour Ă toutes et Ă tous, je vous propose cette newsletter dans laquelle vous trouverez quelques articles sur le monde de lâalimentaire qui mâont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente.Â
Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont :Â
Le Figaro, LâhypermarchĂ© a-t-il encore un avenir?, 13/06/2023 + Les Ăchos, Les hypermarchĂ©s en pleine mutation pour freiner le dĂ©clin, 14/06/2023
Libération, Le glas des vins glouglous a-t-il vraiment sonné ?, 12/06/2023
Le Vif, Bud Light : le boycott dâune biĂšre coĂ»te trĂšs cher Ă AB InBev, 02/06/2023
Bonne lecture et bonne semaine Ă toutes et Ă tous!
Pour celles et ceux dâentre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :


Le Figaro, LâhypermarchĂ© a-t-il encore un avenir?, 13/06/2023 + Les Ăchos, Les hypermarchĂ©s en pleine mutation pour freiner le dĂ©clin, 14/06/2023
Cette annĂ©e nous fĂȘtons les 60 ans dâune forme de commerce qui a cartonnĂ© pendant des dĂ©cennies mais qui semble Ă la peine depuis quelques annĂ©es : lâhypermarchĂ©.
Le premier article analyse l'avenir des hypermarchĂ©s, une invention française qui a connu un Ă©norme succĂšs jusqu'aux annĂ©es 2000, mais qui doit aujourd'hui Ă©voluer. Bien que critiquĂ© comme symbole de la sociĂ©tĂ© de consommation, l'hypermarchĂ© reste incontournable en France, reprĂ©sentant 40% des achats des Français. Toutefois, il a dĂ» se rĂ©inventer pour rĂ©pondre aux attentes des clients. L'article souligne le rĂŽle de l'hypermarchĂ© dans la sociĂ©tĂ© française des Trente Glorieuses, oĂč il a offert des repĂšres communs Ă une classe moyenne Ă©mergente.
à partir des années 1990, l'hypermarché a commencé à perdre de sa popularité face à l'émergence du hard discount et au développement de l'e-commerce. Les grandes surfaces ont eu du mal à renouveler leur clientÚle, tandis que les hypers de distributeurs indépendants ont mieux résisté en s'adaptant à leurs clients et en proposant des formats plus petits.
Des enseignes comme Carrefour et Auchan ont entrepris des stratégies pour relancer leurs hypermarchés, en réduisant leur taille, en mettant l'accent sur la satisfaction client et en renforçant leur compétitivité. Carrefour a mis en place la méthode "Maxi" pour retrouver l'esprit discount des origines, en réduisant l'assortiment, en améliorant l'exposition des marques de distributeur et des produits premiers prix et en utilisant la digitalisation pour mieux gérer les assortiments.
Les hypermarchés restent importants dans le dispositif des distributeurs, alimentant les autres formats de magasins en produits frais et cuisinés. Certains projets, comme une ferme urbaine adossée à un hyper, sont en cours de développement pour répondre aux nouvelles tendances de consommation.
Comme lâexplique le second article, les hypermarchĂ©s sont confrontĂ©s Ă de nombreux dĂ©fis qui ont conduit Ă leur dĂ©clin. Ils ont dĂ» rĂ©duire leur offre non alimentaire et faire face Ă la concurrence croissante du commerce en ligne et des spĂ©cialistes de diffĂ©rents secteurs. Les grandes surfaces alimentaires, qui ont une taille moyenne de 5 200 mĂštres carrĂ©s, ont dĂ» rĂ©duire considĂ©rablement leurs rayons non alimentaires, tels que les pneus, les vĂ©los, les rĂ©frigĂ©rateurs et les machines Ă laver, car ces produits sont de plus en plus achetĂ©s en ligne.
Au fil des années, les hypermarchés ont perdu leur caractÚre de grand magasin et se sont recentrés sur l'alimentation, devenant ainsi de gros supermarchés. Les spécialistes dans divers domaines, tels que l'équipement de la maison, le sport et le bricolage, ont pris une part croissante du marché. Dans d'autres pays, comme le Brésil, les hypermarchés ont été transformés en cash and carry, proposant des produits en gros à bas prix. En Chine, certains hypermarchés sont utilisés comme centres de préparation de commandes pour les livraisons en ligne.
En France, les hypermarchés ont également subi des changements. Certains ont été vendus ou fermés, tandis que d'autres ont adopté des modÚles différents pour s'adapter aux besoins de leur clientÚle. Carrefour, par exemple, a introduit l'enseigne Supeco, offrant des produits à prix réduits, et le modÚle Maxi, axé sur les commandes en ligne. Certains hypermarchés déficitaires ont été confiés à des gérants en location-gérance qui ont réintroduit des produits d'électroménager ou de bricolage pour se démarquer.
Malgré ces efforts d'adaptation, les hypermarchés connaissent un déclin. Les ventes ont diminué de 3,5 % depuis 2019, et leur part de marché est passée à 39,7 %, alors qu'auparavant la moitié des Français y faisaient leurs courses. Cependant, ils restent encore nombreux, avec environ 2 300 hypermarchés en France, générant un chiffre d'affaires de 73 milliards d'euros. L'inflation a donné un nouvel élan à ces enseignes, car elles offrent des prix plus bas que les supermarchés et les magasins de proximité.
Les hypermarchés continuent d'attirer les consommateurs, mais ces derniers expriment également certaines frustrations, notamment en ce qui concerne le large choix et les promotions qui poussent à des achats impulsifs. De nombreux consommateurs souhaitent limiter leur budget, réduire leur consommation, effectuer leurs achats plus rapidement et se déplacer moins.
Les hypermarchés, autrefois situés en périphérie des zones urbaines, doivent désormais faire face à une concurrence accrue des magasins de proximité. Pour s'adapter, certaines enseignes envisagent de construire des logements et des services sur leurs parkings, transformant ainsi les hypermarchés en magasins de proximité similaires aux autres.

Le Monde, Crise alimentaire : comment la spéculation a amplifié la flambée des prix, 13/06/2023
Les ONG Foodwatch et CCFD-Terre solidaire mettent en évidence la participation disproportionnée des acteurs financiers sur le marché à terme du blé de Paris en période de crise. Ils soulignent que cette financiarisation des marchés agricoles est un aspect négligé dans la réponse politique à la crise alimentaire mondiale et à l'inflation. Les activités spéculatives sur les prix alimentaires mondiaux avaient déjà été mises en évidence lors des émeutes de la faim de 2007-2008, mais les mesures de régulation depuis lors se sont avérées insuffisantes.
Les deux organisations ont analysé les données publiques du marché à terme du blé Euronext à Paris, en se concentrant sur la période allant de janvier 2020 à septembre 2022, marquée par la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine. Au début de cette période, les acteurs commerciaux représentaient environ trois quarts des positions du marché, mais à la fin de septembre 2022, leur part avait diminué pour atteindre un peu plus de la moitié, tandis que les acteurs financiers gagnaient du terrain.
L'objectif initial des marchés à terme était d'assurer un prix fixé pour les transactions de volumes donnés entre vendeurs et acheteurs. Cependant, en période de crise, les activités de couverture, qui constituent l'objectif social du marché à terme, deviennent trÚs minoritaires, laissant place à des achats spéculatifs.
Foodwatch et le CCFD-Terre solidaire reconnaissent que les données utilisées pour cette analyse sont imparfaites, mais elles mettent en évidence la spéculation excessive sur les marchés agricoles, qui contribue à l'inflation des prix alimentaires. Les ONG plaident pour une régulation plus stricte des marchés agricoles et demandent davantage de transparence. Elles proposent également d'établir des limites de position pour limiter les transactions excessives et d'imposer une période minimale de détention des produits sur les marchés des matiÚres premiÚres.
Ces enjeux de régulation sont actuellement débattus au niveau européen, alors que la directive sur les marchés financiers fait l'objet d'une révision. Certains soulignent l'importance de constituer des stocks stratégiques pour dissuader les spéculateurs et faire face aux crises climatiques et géopolitiques. Le débat porte également sur la nécessité de réguler les marchés physiques et de limiter la financiarisation excessive des marchés agricoles.

Les Ăchos, Uber Eats, Deliveroo : la bataille de Paris, 12/06/2023
Lâarticle met en lumiĂšre la bataille acharnĂ©e que se livre les deux gĂ©ants de la livraison de repas pour conquĂ©rir le marchĂ© parisien. Depuis la pandĂ©mie, la livraison de repas est devenue une habitude alimentaire incontournable, avec 48 % des Français ayant dĂ©jĂ utilisĂ© ce service au cours des six derniers mois. Ă Paris, les principaux acteurs rivalisent pour attirer les restaurants partenaires, les livreurs et les consommateurs.
Les livreurs jouent un rĂŽle crucial dans ce secteur, travaillant souvent comme travailleurs indĂ©pendants (et donc sans les avantages sociaux d'un salariĂ©). La question du statut des livreurs indĂ©pendants est au cĆur des dĂ©bats, avec des contestations rĂ©guliĂšres pour obtenir la reconnaissance du statut de salariĂ©. Les autoritĂ©s parisiennes sont Ă©galement impliquĂ©es pour rĂ©guler cette activitĂ© et lutter contre la prĂ©caritĂ©.
Un autre point de friction concerne les frais cachés facturés par les plateformes de livraison, tels que les frais de service et les coûts supplémentaires pendant les heures de pointe. Cela peut augmenter considérablement le coût total du repas pour les consommateurs et inciter les restaurateurs à augmenter leurs prix pour compenser les commissions élevées prélevées par les plateformes.
Les abonnements sont devenus un nouvel enjeu pour fidéliser les clients, avec des offres de livraison gratuite ou des réductions sur les frais de service. Cependant, il est difficile de savoir combien de clients restent fidÚles une fois les promotions terminées.
Enfin, l'impact environnemental de la livraison de repas est critiqué, en raison des émissions de carbone et des emballages excessifs. Les entreprises cherchent des solutions pour réduire leur empreinte environnementale, mais la question de la consigne des emballages reste complexe et nécessite la participation des consommateurs.

Le Figaro, TroisiÚme plus grande chaßne de pizzeria au monde, l'américain Little Caesars Pizza débarque en France, 09/06/2023
DĂ©cidĂ©ment, le pays de la gastronomie continue dâattirer les acteurs mondiaux de la junk food.
Lâarticle nous apprend que cette fois-ci câest la troisiĂšme plus grande chaĂźne de pizzerias au monde, Little Caesars Pizza, qui prĂ©voit de s'implanter en France pour concurrencer Pizza Hut et Domino's.
FondĂ©e il y a plus de soixante ans dans le Michigan, Little Caesars est cĂ©lĂšbre outre-Atlantique pour sa fameuse "pizza bretzel", qui est devenue un best-seller. Little Caesars mise sur la qualitĂ© de ses ingrĂ©dients et sur son rapport qualitĂ©-prix attractif pour sĂ©duire les consommateurs français. Dans certains pays europĂ©ens, ses pizzas ne coĂ»tent pas plus de six euros, soit cinq euros de moins que le prix moyen des pizzas en France. Pour s'implanter sur le marchĂ© français, l'enseigne a choisi de se dĂ©velopper par le biais de franchises. Outre la France, lâenseigne a Ă©galement l'Allemagne et le Royaume-Uni dans sa ligne de mire.

Libération, Le glas des vins glouglous a-t-il vraiment sonné ?, 12/06/2023
DâaprĂšs le site amĂ©ricain Punch Drink, le vin naturel serait en dĂ©clin et une âĂšre post-glouglouâ serait arrivĂ©e. De son cĂŽtĂ© le podcast amĂ©ricain VinePair se demande âpourquoi le vin naturel est-il en dĂ©clin ?â. Ces critiques amĂ©ricaines pourraient ĂȘtre liĂ©es au prix âstratosphĂ©riqueâ des bouteilles de vin naturel aux Etats-Unis qui, combinĂ© aux ârisques plus grands qu'ils s'abĂźment et dĂ©veloppent des dĂ©fautsâ lors de lâexport, peut ĂȘtre source de âdĂ©senchantementâ.Â
Car, dâaprĂšs lâarticle de LibĂ©, ces critiques ne semblent pas rĂ©sister Ă l'examen des chiffres. En rĂ©alitĂ©, la demande pour les vins naturels n'a jamais Ă©tĂ© aussi forte, et de nouveaux vignerons et Ă©tablissements rejoignent rĂ©guliĂšrement ce mouvement. L'application Raisin, qui recense les vignerons et Ă©tablissements proposant des vins naturels, compte prĂšs de 6 500 Ă©tablissements dans le monde. En France, plus de 2 100 Ă©tablissements revendiquent la vente de vins naturels (dont 550 rien quâĂ Paris).
Comme le souligne lâarticle, si les vins naturels peuvent ĂȘtre critiquĂ©s pour leur faible teneur en soufre et leur sensibilitĂ© aux variations de tempĂ©rature et au transport sur de longues distances, ces critiques semblent principalement provenir des Ătats-Unis, oĂč les prix des vins naturels sont Ă©levĂ©s.
En France, seulement 1,81 % des exploitations viticoles se revendiquent comme producteurs de vin naturel, mais le vin naturel possÚde une communauté trÚs active et influente qui organise des salons et défend des positions politiques radicales.

Stratégies, Sur les nitrites, Yuka gagne en appel face aux industriels de la charcuterie, 08/06/2023
L'application nutritionnelle qui avait Ă©tĂ© condamnĂ©e en premiĂšre instance pour « dĂ©nigrement au prĂ©judice » des charcutiers, a obtenu gain de cause devant la cour d'appel de Paris, le 7 juin.Â
Sur le dĂ©nigrement, la cour souligne « la rĂ©alitĂ© d'un sujet et d'un dĂ©bat public d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral sur les consĂ©quences en matiĂšre de santĂ© pour les consommateurs de l'utilisation des additifs nitrĂ©s dans les charcuteries (...) de sorte que les allĂ©gations incriminĂ©es sur l'application Yuka (...) s'inscrivent dans le cadre d'un sujet d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ».

Le Figaro, Auchan incite les Français Ă cuisiner pour faire face Ă lâinflation, 15/06/2023
Auchan encourage les Français Ă cuisiner pour faire face Ă l'inflation alimentaire. Et il y met la formule en se disant âpersuadĂ©s que le premier rempart contre l'inflation, c'est la capacitĂ© Ă peler des lĂ©gumesâ.
ConfrontĂ©e Ă des prix Ă©levĂ©s sur les grandes marques, l'enseigne mise donc sur les produits bruts, tels que les lĂ©gumes et le poisson frais. Ainsi, alors que âles frites surgelĂ©es sont presque devenues un produit de luxe avec la hausse des prix de l'Ă©nergieâ, âsi vous prenez un Ă©conome et pelez des pommes de terre, vous pouvez vous cuisiner des frites Ă prix modiqueâ. Pour le coup Auchan nâa pas forcĂ©ment tord. Lâenseigne a donc choisi de rĂ©duire au maximum ses marges sur les produits bruts en France, au dĂ©triment des marques nationales, notamment celles qui sont moins saines.
Mais cette stratĂ©gie louable dĂ©coule Ă©galement de la rĂ©alitĂ© selon laquelle Auchan n'est pas le distributeur le plus compĂ©titif en termes de prix sur les marques nationales. Alors quâen rĂ©ponse Ă l'inflation, les consommateurs modifient leurs habitudes d'achat en rĂ©duisant leurs achats, en privilĂ©giant les marques de distributeurs et en se dĂ©tournant des produits frais traditionnels jugĂ©s trop chers, cette baisse des ventes de produits frais met en pĂ©ril les producteurs et soulĂšve des enjeux de souverainetĂ© agricole.
Ainsi, chez Auchan la viande est entiĂšrement d'origine française, tandis que 65 % des fruits et lĂ©gumes sont cultivĂ©s en France. Au rayon "self discount", oĂč se rendent les consommateurs Ă pouvoir d'achat limitĂ©, 87 % des produits sont fabriquĂ©s par des PME françaises. Auchan prĂ©voit par ailleurs d'intensifier cette stratĂ©gie commerciale dans les mois Ă venir, en mettant davantage en valeur l'origine française des produits.
Auchan reconnaßt toutefois qu'il est nécessaire de sensibiliser davantage les consommateurs à cette approche. Ainsi, le distributeur propose des recettes sur certains produits bruts préemballés et a noué un partenariat avec l'émission télévisée "Top Chef" pour accompagner les consommateurs et leur expliquer les avantages de la cuisine à partir de produits bruts.


Le Vif, Bud Light : le boycott dâune biĂšre coĂ»te trĂšs cher Ă AB InBev, 02/06/2023
Le géant de la biÚre AB InBev fait face à une crise majeure aprÚs un appel au boycott de la marque Bud Light. En seulement huit semaines, cette controverse a déjà entraßné une perte de 22 milliards d'euros de capitalisation boursiÚre pour le groupe et met en danger sa position de leader sur le marché américain de la biÚre.
Tout a commencé avec une vidéo promotionnelle dans laquelle une influenceuse, Dylan Mulvaney, recevait une canette personnalisée de Bud Light pour célébrer son premier anniversaire de transition de genre. Cependant, cette association avec une influenceuse transgenre a été perçue comme un sacrilÚge par les conservateurs, qui ont appelé au boycott de la marque.
Ce boycott a Ă©tĂ© soutenu par des stars de la musique country, des politiciens et des Ă©tablissements, notamment des bars, principalement dans des Ătats rĂ©publicains. MalgrĂ© le fait que cette initiative n'ait probablement pas Ă©tĂ© intentionnellement orientĂ©e vers la communautĂ© LGBT, elle a eu un impact majeur. AB InBev a tentĂ© de rĂ©agir en lançant une contre-offensive publicitaire et en s'excusant, mais cela n'a pas suffi Ă satisfaire les deux camps.
Ce boycott a eu un impact réel sur les ventes de Bud Light, qui ont chuté, ainsi que sur d'autres marques d'AB InBev. En conséquence, l'action d'AB InBev a connu une baisse significative de 18 % en mai, soit la plus forte baisse depuis le début de la pandémie en mars 2020. Les investisseurs craignent maintenant que cette controverse n'affecte également les résultats du troisiÚme trimestre de l'entreprise.
Bien que certains analystes estiment que la perte de volume due Ă ce boycott n'aura qu'un impact limitĂ© sur l'ensemble de l'entreprise, d'autres prĂ©voient une baisse annuelle de 12 Ă 13 % du volume de Bud Light, ce qui pourrait avoir des consĂ©quences Ă long terme. Les Ătats-Unis reprĂ©sentent un quart des revenus d'AB InBev et 30 % de ses bĂ©nĂ©fices.
VoilĂ un exemple concret de mauvaise gestion de crise. AB InBev risque dây laisser des plumes non seulement sur le plan financier, mais aussi en termes de rĂ©putation.

Heidi News, Jâai bu du bon lait en IsraĂ«l, qui nâa jamais vu le pis dâune vache, 10/06/2023
L'article relate la visite dâune journaliste suisse chez Imagindairy, une start-up israelienne qui propose des produits laitiers sans vache grĂące Ă l'utilisation de levures et de champignons. Câest ce que lâon appelle la fermentation de prĂ©cision.
Cette startup a dâailleurs attirĂ© l'attention de Danone, qui est entrĂ© au capital au printemps dernier. Une fois nâest pas coutume dans le monde de la food tech, l'auteure de l'article a pu goĂ»ter les produits dâImagindairy.
Elle dĂ©crit le fromage frais fabriquĂ© Ă partir de micro-organismes comme âonctueux, assez neutre gustativementâ, une sorte de âmĂ©lange de Philadelphia et de Madame LoĂŻc avec une pointe de selâ. Ce dernier contient âseulement sept ingrĂ©dientsâ, dont les principaux sont la bĂȘta-lactoglobuline et la casĂ©ine, deux protĂ©ines animales produites par des levures et des champignons. Quant au shot de lait, dont âle nacrĂ© et lâonctuositĂ© du liquide berneraient un veauâ, elle dĂ©crit son goĂ»t comme âbluffant de fidĂ©litĂ©, malgrĂ© une touche finale quelque peu fibreuseâ.
Le marchĂ© cible de la startup est "en prioritĂ© celui des «flexitariens» amĂ©ricainsâ et Imagindairy a dâailleurs dĂ©jĂ soumis une demande d'autorisation de mise sur le marchĂ© Ă la FDA et espĂšre lancer prochainement une production industrielle.
Lâargument marketing numĂ©ro dâImagindairy? L'Ă©levage Ă©tant responsable de 15% des Ă©missions de gaz Ă effet de serre, la start-up cherche Ă offrir une alternative plus durable. Selon elle, avec ses produits les Ă©missions de gaz Ă effet de serre seraient rĂ©duites de 93% par rapport aux protĂ©ines animales traditionnelles.

Fortune, High-tech pizza company that raised nearly $500 million and would cook a pie in transit is reportedly broke, 13/06/2023
Alors quâen France Pazzi a fait faillite il y a quelques mois, aux Etats-Unis câest une autre startup qui sâĂ©tait lancĂ© dans les robots pizzaiolos qui met la clĂ© sous la porte.
FondĂ©e en 2015, Zume sâĂ©tait dans un premier temps spĂ©cialisĂ©e dans les pizzas. L'idĂ©e Ă©tait d'utiliser des robots pour assembler les pizzas rapidement aprĂšs la rĂ©ception de la commande. Celles-ci Ă©taient ensuite transfĂ©rĂ©es dans des vĂ©hicules de livraison Ă©quipĂ©s de fours high-tech qui cuisaient les pizzas pendant leur transport. Ces fours Ă©taient Ă©quipĂ©s de dispositifs GPS pour s'assurer que les pizzas soient prĂȘtes lorsque le livreur approchait.
Zume avait rĂ©ussi Ă levĂ© pas moins de 445 millions de dollars et, dâaprĂšs lâarticle, les investisseurs en capital-risque Ă©taient de grands fans de ce modĂšle.
Cependant, la réalité de son modÚle s'est révélée beaucoup plus difficile que prévu, notamment en raison de la géographie. Le fromage glissait des pizzas lorsque les camions franchissaient les collines de San Francisco, et les clients perdaient patience.
En 2020, Zume a fini par abandonner son rĂȘve de pizzas, licenciant des employĂ©s et se recentrant sur son activitĂ© de fabrication d'emballages alimentaires durables. La sociĂ©tĂ© avait dĂ©jĂ explorĂ© cette voie avec sa boĂźte Ă pizza, conçue pour empĂȘcher la vapeur de dĂ©tĂ©riorer la croĂ»te fraĂźchement cuite.
Zume a annoncé ce mois-ci vouloir cesser ses activités et envisager une liquidation aprÚs avoir rencontré des problÚmes technologiques et un changement de modÚle économique qui n'a pas fonctionné.
Bref les pizzaiolos napolitains semblent avoir encore de beaux jours devant eux.

CNBC, El Nino is approaching and your next cup of coffee could be at risk, 05/06/2023
Les conditions mĂ©tĂ©orologiques extrĂȘmes causĂ©es par l'approche d'El Niño suscitent des craintes quant Ă l'impact sur les grains de cafĂ© robusta dans des pays producteurs majeurs tels que le Vietnam et l'IndonĂ©sie, ce qui pourrait entraĂźner une hausse des prix. Selon une Ă©tude de Fitch Solutions datĂ©e du 24 mai, El Niño suscite des inquiĂ©tudes quant Ă la diminution de la production au Vietnam et en IndonĂ©sie, deux grands producteurs de cafĂ© robusta.
Les grains de café robusta sont connus pour leurs caractéristiques amÚres et leur acidité plus élevée, contenant plus de caféine que leur homologue arabica plus premium et plus cher. Le rapport indique également que la récolte de robusta au Brésil a été négativement affectée par la sécheresse.
Cela signifie que le coĂ»t du cafĂ© instantanĂ© et des expressos, qui sont souvent prĂ©parĂ©s avec des grains de robusta, pourrait ĂȘtre sous pression en raison des inquiĂ©tudes concernant l'offre et d'une demande plus forte que d'habitude pour le robusta en tant que substitut moins cher Ă l'arabica.
Les prix du café robusta ont récemment atteint un plus haut de 15 ans, avec une demande croissante pour ce café moins cher par rapport à l'arabica. La demande de robusta est en augmentation en Asie, en raison de son prix inférieur et des préférences des consommateurs pour les boissons à base de robusta.

Modern Farmer, Climate Disruptions Force Salt Farmers to Reimagine Their Businesses, 22/05/2023
VoilĂ un mĂ©tier dont on parle assez peu et qui pourtant subit Ă©galement de plein fouet les consĂ©quences du changement climatique. Avec la hausse des tempĂ©ratures mondiales, la montĂ©e des Ă©vĂ©nements mĂ©tĂ©orologiques de plus en plus extrĂȘmes et l'Ă©lĂ©vation du niveau de la mer, les producteurs de sel aux quatre coins du globe font face Ă un avenir incertain. Pour survivre ils devront adapter leurs mĂ©thodes de production et leurs sources de revenus.
Le sel est un conservateur alimentaire crucial mais Ă©galement un agent de dĂ©givrage courant dans les rĂ©gions froides du globe. Il sâagit dâune industrie qui pĂšse pas moins de 30 milliards de dollars par an. Comme lâexplique Björn Steiner JĂłnsson, un agriculteur islandais spĂ©cialisĂ© dans le sel, avant que l'exploitation miniĂšre industrielle ne devienne largement disponible au XXe siĂšcle, "tout le sel Ă©tait fait Ă partir de la mer". Mais de nos jours, une majoritĂ© du sel provient de gisements souterrains exploitĂ©s de deux maniĂšres intensives en Ă©nergie : l'extraction miniĂšre du sel comme un minĂ©ral et l'injection d'eau dans les gisements de sel pour crĂ©er une saumure qui est ensuite Ă©vaporĂ©e.
Les Ă©vĂ©nements mĂ©tĂ©orologiques extrĂȘmes et les variations de tempĂ©rature affectent de maniĂšre diffĂ©rente la production de sel dans le monde. Par exemple, certains agriculteurs constatent une augmentation de l'Ă©vaporation due Ă une baisse de l'humiditĂ© et Ă des tempĂ©ratures plus Ă©levĂ©es, ce qui a entraĂźnĂ© une rĂ©colte record dans les marais salants du nord-ouest de la France en 2022. Cependant, d'autres voient leur production diminuer en raison des conditions mĂ©tĂ©orologiques plus chaudes. Certains agriculteurs sont Ă©galement confrontĂ©s aux consĂ©quences de la montĂ©e des eaux, qui pourraient rendre leurs infrastructures inutilisables Ă l'avenir.
Pour rester en activité, les agriculteurs doivent s'adapter aux variations des conditions météorologiques et diversifier leurs activités. Certains agriculteurs ont commencé à proposer des activités liées au sel, telles que des visites des marais salants, des cours de yoga en eau salée et des expériences de cuisine à base de produits de la mer. Certains producteurs utilisent des énergies alternatives, comme l'énergie géothermique, pour alimenter leurs opérations et réduire leur empreinte carbone.

Ouest France, Les Bretons ont-ils vraiment inventé la galette ?, 15/06/2023
Symbole fort de la gastronomie bretonne, la rĂ©putation de la galette de sarrasin nâest plus Ă faire. DĂ©gustĂ©e garnie ou enroulĂ©e sur une saucisse, la crĂȘpe de blĂ© noir compte des adeptes partout dans le monde. Mais connaissez-vous son histoire ? Ses origines sont-elles vraiment bretonnes ? RĂ©ponse dans ce nouvel Ă©pisode du podcast Cuisinons lâhistoire.

Comment survivre Ă New York avec 20$. Vous allez voir quâon ne survit pas longtemps ;)
Sur Twitter ça discute du prix (élevé) des cerises à Paris
https://twitter.com/francoisedegois/status/1669014489512001536?s=20
Câest tout pour aujourdâhui.
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Et si vous voulez vous pouvez mĂȘme me payer un cafĂ© ;-)
A la semaine prochaine!
O. Frey


