đŸŒŸđŸ‡đŸ„ Eat's business on the beach đŸ•đŸ·đŸ§€ n°4

Bonjour Ă  toutes et Ă  tous, je vous propose cette newsletter dans laquelle vous trouverez quelques articles sur le monde de l’alimentaire qui m’ont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente. 

Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont : 

Et comme c’est encore l’étĂ©, si l’envie vous en dit vous pouvez me payer une glace plutĂŽt que l’habituel cafĂ© ;-)

Offrir une glace

Pour celles et ceux d’entre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :


Vous ĂȘtes dĂ©sormais plus de 1500 inscrits Ă  cette newsletter.

Merci Ă  toutes et Ă  tous pour votre confiance durant cette premiĂšre annĂ©e. C’est parti pour un second tour, toujours plus nombreux je l’espĂšre


Le Monde, Entre Covid-19 et Brexit, le Royaume-Uni n’a plus de poulets, 19/08/2021

Au Royaume-Uni, deux grandes chaĂźnes de restauration rapide spĂ©cialisĂ©es dans le poulet ont fait Ă©tat de problĂšmes d’approvisionnement. L’amĂ©ricaine KFC a ainsi annoncĂ© que certains plats allaient sans doute manquer. De son cĂŽtĂ©, la sud africaine Nando’s a Ă©tĂ© obligĂ©e de fermer une cinquantaine d’établissements (sur environ 400). Si pour KFC il semblerait que ce soit liĂ© Ă  des problĂšmes d’emballage, pour Nando’s le problĂšme concerne l’approvisionnement en volailles.

2 principales raisons Ă  ces problĂšmes :

  • La crise sanitaire liĂ©e au Covid-19 qui entraĂźne des pĂ©nuries de main-d’oeuvre Ă  cause des isolements forcĂ©s des personnes qui sont cas contact. Celle-ci a en effet entraĂźnĂ© le dĂ©part de nombreux europĂ©ens des pays de l’Est, qui travaillaient notamment dans les usines agroalimentaires.

  • Le Brexit qui impose aux EuropĂ©ens d’avoir un permis de travail pour prendre un emploi. 

Le Point, Vers une pĂ©nurie de pĂątes alimentaires en France ?, 17/08/2021

Attention, l’heure est grave pour les amateurs de pasta (dont je fais bien Ă©videmment partie). Mais bon avouons le, le titre de l’article nous semble bien alarmiste.

Que se passe-t-il exactement ?

Les rĂ©coltes de l’ingrĂ©dient principal des pasta, le blĂ© dur, sont bien infĂ©rieures Ă  l’an dernier dans certains grands pays producteurs. Pour rappel, il faut de 1,3 Ă  1,5 kg de blĂ© dur pour fabriquer 1 kg de pĂątes.

Ainsi, selon un communiquĂ© conjoint du Sifpaf (Syndicat des industriels fabricants de pĂątes alimentaires de France) et du CFSI (ComitĂ© français de la semoulerie industrielle) “des pluies beaucoup trop abondantes en Europe et une sĂ©cheresse sans prĂ©cĂ©dent au Canada” entraĂźne “une pĂ©nurie de blĂ© dur” ainsi qu’une “flambĂ©e historique des prix mondiaux”.

Il faut dire que le Canada est le premier producteur de blĂ© dur au monde ainsi que le premier exportateur. Or cette annĂ©e les records de tempĂ©rature enregistrĂ©s au dĂ©but de l’étĂ© « devraient conduire Ă  une rĂ©colte (
) de moins de 4,2 millions de tonnes, soit 32 % de moins que la moyenne des cinq derniĂšres annĂ©es”. En Europe, ce sont les pluies abondantes qui ont affectĂ© les rĂ©coltes de blĂ© dur, notamment en France.

Courrier International, RĂ©silience. Singapour cultive l’alimentation du futur, 15/08/2021

Comme le rĂ©sume bien l’article, la ville-Ă©tat de Singapour est Ă  l'avant-garde de la bataille pour la sĂ©curitĂ© de l'accĂšs Ă  la nourriture. En effet, cette derniĂšre est trĂšs dĂ©pendante de l’extĂ©rieur pour ses approvisionnements alimentaires. Et pour cause, Singapour ne consacre que 1 % de son (petit) territoire Ă  l’agriculture. 

L’article nous apprend ainsi que le pays importe actuellement des denrĂ©es alimentaires depuis plus de 170 pays et rĂ©gions, soit 30 de plus qu'en 2004. Pour le cas prĂ©cis de Singapour, Paul Teng, un spĂ©cialiste de la sĂ©curitĂ© alimentaire de l'UniversitĂ© technologique Nanyang, met en avant la diffĂ©rence entre rĂ©silience alimentaire et sĂ©curitĂ© alimentaire. Selon lui, "la rĂ©silience, c'est la capacitĂ© de rĂ©sister aux perturbations de l'approvisionnement". En effet, si Singapour est bien classĂ© au niveau de la sĂ©curitĂ© alimentaire (19e au classement mondial 2020 de l'Economist Intelligence Unit) le pays est tout de mĂȘme exposĂ© aux perturbations des chaĂźnes de production alimentaire et d'approvisionnement.

Singapour cherche donc Ă  devenir plus autosuffisant. C’est pourquoi, en mars 2019, la ville-Ă©tat s'est fixĂ© pour objectif de produire 30 % de ses besoins alimentaires d'ici Ă  2030, contre 10 % actuellement. Et pour y arriver, Singapour mise dĂ©sormais sur deux axes :

  • les protĂ©ines vĂ©gĂ©tales comme alternatives aux protĂ©ines animales (une quinzaine d’entreprises spĂ©cialisĂ©es dans les protĂ©ines alternatives se sont installĂ©es Ă  Singapour au cours des deux derniĂšres annĂ©es)

  • les fermes urbaines de haute technologie : actuellement on en dĂ©nombre 31 Ă  Singapour (28 produisant des lĂ©gumes et 3 du poisson).

LSA, DĂ©marrage timide pour les Hard Seltzers, 18/08/2021

Qui dit succĂšs aux Etats-Unis ne dit pas forcĂ©ment succĂšs garanti dans l’Hexagone. L’adage semble se vĂ©rifier avec la catĂ©gorie naissante des hard seltzers que nous avons dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©s plusieurs fois dans cette newsletter.

D’aprĂšs des donnĂ©es Iri, sur la pĂ©riode du 4 janvier au 18 juillet, les hard seltzers ont gĂ©nĂ©rĂ© 857 000 € de ventes dans les circuits hypermarchĂ©s, supermarchĂ©s et proximitĂ©s.  

Pourtant, comme l’indique LSA, l’offre sur ce segment s’est bien dĂ©veloppĂ©e depuis quelques mois : Topo Chico (Coca-Cola), Plume & PĂ©tal (Bacardi Martini), BeWiz (Pernod Ricard), AquA (Ogeu), Snowmelt, Natz ou encore FeFe.

LSA, L’e-commerce alimentaire pĂšse dĂ©sormais plus que la proximitĂ©, 13/07/2021

D'aprĂšs les donnĂ©es de Nielsen arrĂȘtĂ©es au 13 juin 2021, la croissance du e-commerce alimentaire a atteint 10% en un an. Avec 4,7 milliards d'euros, le e-commerce reprĂ©sente donc dĂ©sormais 9% des ventes de PGC-FLS (Produits de grande consommation - Frais libre-service) contre 8,4% pour le circuit de la proximitĂ©.

En un an ce sont ainsi 429 millions d'euros d'achats en supermarchĂ© et 752 millions d’euros d'achats en hypermarchĂ©s qui ont Ă©tĂ© captĂ©s par l'e-commerce . 

L’article prĂ©cise que le drive reprĂ©sente 92% du e-commerce alimentaire (soit environ 4,3 milliards d’euro, en hausse de 9% en Cumul Annuel Mobile au 13 juin). La livraison Ă  domicile pĂšse 7% (soit 374 millions Ă  +20%) et le drive piĂ©ton environ 1% (soit 28 millions d'euros Ă  +44%). 

Challenges, Non, l'hypermarché n'est pas encore mort en France, 18/08/2021 + Le Figaro, Carrefour : le retour en force des hypers, 28/08/2021

Une question est posĂ©e depuis quelques annĂ©es : est-ce bientĂŽt la fin de l'hypermarchĂ© et de son concept de base “tout sous le mĂȘme toit”?

Les hypers restent trĂšs frĂ©quentĂ©s par les Français (94% y vont au moins une fois par an et un Français sur deux au moins une fois par mois). Mais ils font face au dĂ©veloppement du e-commerce alimentaire, au retour en grĂące du commerce de proximitĂ© et ont un problĂšme d’image (selon une Ă©tude Obsoco, 30% des personnes interrogĂ©es trouvaient "stressant" d’y aller).

NĂ©anmoins, leur nombre n’a pas cessĂ© de croĂźtre. Ainsi, selon les derniĂšres donnĂ©es de l’INSEE, on en comptait 1 771 en mĂ©tropole en 2015 et 1 919 en 2020. Toutefois, comme le prĂ©cise l’article de Challenges, les hypermarchĂ©s sont moins prĂ©sents dans les zones densĂ©ment peuplĂ©es comme Paris, Lyon ou Marseille.

Un exemple de la bonne performance des hypermarchĂ© : Carrefour, chez qui les ventes des hypermarchĂ©s ont progressĂ© de 4,3 % au deuxiĂšme trimestre 2021 par rapport au deuxiĂšme trimestre 2020 (et +0,8% par rapport au deuxiĂšme trimestre 2019). A tel point qu’Alexandre Bompard, PDG de Carrefour a rĂ©cemment affirmĂ© que â€œl'activitĂ© de Carrefour au deuxiĂšme semestre a Ă©tĂ© tirĂ©e par la France et ses hypermarchĂ©s”.

 Mon Viti, Quel est le comportement des Français vis-Ă -vis de l'utilisation du vin en canette?, 18/08/2021

Alors que les ventes de vin en canette augmentent un peu partout dans le monde, deux pays rĂ©sistent encore Ă  ce mode de conditionnement : l'Italie et la France. Ball Corporation, l'un des principaux fournisseurs mondiaux d'emballages en aluminium a donc commanditĂ© une Ă©tude sur le comportement de ces maudits Français vis-Ă -vis de l'utilisation du vin en canette.

D’aprĂšs les rĂ©sultats de l’enquĂȘte :

  • Avec le confinement, la moitiĂ© des Français de la gĂ©nĂ©ration Z (personnes nĂ©es entre 1995 et 2010) ont adoptĂ© le vin en cannette

  • 1/3 des Français ont dĂ©jĂ  consommĂ© du vin en canette ou sont prĂȘts Ă  l'essayer dans l'annĂ©e Ă  venir

  • La consommation de vin en canette est plus importante dans le nord de la France (43%) et en rĂ©gion parisienne (40%) mais plus faible dans l'Est et l'Ouest, avec seulement plus d'un Français sur quatre (28 %) ayant consommĂ© ou envisageant de consommer du vin en canette.

  • Le vin rosĂ© (28%) est le vin le plus consommĂ© en canette, suivi par le mousseux blanc ou rosĂ© (25%), le vin blanc (18%) et le vin rouge (16%). 

L’Usine Digitale, NestlĂ© s'allie Ă  Future Meat Technologies pour dĂ©velopper de la viande artificielle, 10/08/2021

Dans un communiquĂ© de presse, le groupe NestlĂ© a annoncĂ© qu’un groupe de ses scientifiques travaille actuellement avec Future Meat Technologies, une start-up israĂ©lienne spĂ©cialisĂ©e dans la fabrication de viande in vitro.

Selon le communiquĂ©, NestlĂ© souhaite dĂ©velopper une alternative Ă  la viande traditionnelle sans compromettre "ni le goĂ»t ni la durabilitĂ©". Ainsi selon Reinhard Behringer, directeur du NestlĂ© Institute of Material Sciences, l'objectif de cette collaboration est de "comprendre le potentiel" de la viande in vitro.

Future Meat est un partenaire de choix pour NestlĂ© car la startup a annoncĂ© en juin dernier l'ouverture d'une usine dĂ©diĂ©e Ă  la production de masse de viande in vitro et capable de produire l'Ă©quivalent de 5000 steaks. Elle espĂšre vendre ses premiers produits aux Etats-Unis dĂšs l’an prochain. 

Les Echos, Hamdi Ulukaya, le Turc qui a fait aimer le yaourt grec aux Américains, 17/08/2021

Retour sur une success story Ă  l’amĂ©ricaine avec le portrait du kurde Hamdi Ulukaya, le fondateur de la marque de yaourt grec Chobani.

ForcĂ© d’émigrer aux Etats-Unis Ă  l’ñge de 22 ans, il a crĂ©Ă© son entreprise en 2002. Il a d’abord commencĂ© par importer de la feta puis s’est tournĂ© vers la production. En 2005, Chobani a rĂ©alisĂ© 2 millions de dollars de chiffre d'affaires et employait Ă  l’époque quelques dizaines de salariĂ©s. Comme l’explique l’article, c’est le rachat d'une usine de yaourts de Kraft Foods qui a permis Ă  l’entreprise de changer d'Ă©chelle. 

Le tour de force de Hamdi Ulukaya est d’avoir rĂ©ussi Ă  imposer un yaourt au goĂ»t europĂ©en lĂ  oĂč les gĂ©ants de l'agroalimentaire comme Danone ou Yoplait avaient fait le choix de s'adapter au goĂ»t amĂ©ricain pour des yaourts lĂ©gĂšrement gĂ©latineux. Il a mĂȘme Ă©tĂ© jusqu’à embaucher un « maĂźtre du yogourt » turc pour mettre au point sa recette. Il a Ă©galement retravailler l’emballage de ses produits ainsi que le mode de distribution.

Hamdi Ulukaya prĂ©pare actuellement l'introduction en Bourse de Chobani. D’aprĂšs le  Wall Street Journal, Chobani estime valoir entre 7 et 10 milliards de dollars.


Time Magazine, Can the Future of Food Be Sustainable in a Rapidly Growing World? Cargill’s CEO Says They’re Investing in It, 15/08/2021

Cargill est l’une des plus grandes entreprises non cotĂ©es au monde. BasĂ©e dans le Minnesota, Cargill opĂšre dans 70 pays et emploie 155 000 personnes. Mais surtout, l’entreprise est prĂ©sente tout au long de la chaĂźne alimentaire, de la vente d'alimentation animale en passant par la transformation de la viande ou le transport de matiĂšres premiĂšres. En 2020, son chiffre d'affaires s’est Ă©levĂ© Ă  134,4 milliards de dollars.

Par consĂ©quent, quand le CEO de Cargill s’exprime sur l’avenir de l’agriculture et de l’alimentation c’est forcĂ©ment intĂ©ressant Ă  lire. Il y Ă©voque notamment la pĂ©nurie de main-d'Ɠuvre en AmĂ©rique du Nord dans le secteur de la viande, la dĂ©forestation au BrĂ©sil, le travail des enfants dans la production de cacao, le transport maritime, les protĂ©ines vĂ©gĂ©tales ou encore les bio-industries.

The Economist, Can Instacart reconfigure America’s grocery wars?, 14/08/2021

Un article qui dresse le portrait de Fidji Simo, une française de 35 ans qui a fait son trou Ă  la Silicon Valley et qui vient tout rĂ©cemment d’ĂȘtre nommĂ©e DG d’Instacart.

Comme l’explique l’article, ce nouveau poste place la Française “telle une Jeanne d'Arc des temps modernes” dans “une position centrale dans la guerre des caddies”. En effet, comme l’affirme cette derniĂšre, Instacart fournit aux supermarchĂ©s la technologie nĂ©cessaire pour lutter contre l'expansion d'Amazon. Mais, comme le prĂ©cise l’article, elle a des idĂ©es rĂ©volutionnaires (que certains qualifient mĂȘme d’hĂ©rĂ©tiques) : elle espĂšre apporter des publicitĂ©s ciblĂ©es sur le modĂšle de ce que fait Facebook Ă  l’expĂ©rience des courses alimentaires.

Les experts s’attendent Ă©galement Ă  une introduction prochaine d’Instacart en bourse, qui valoriserait l’entreprise plus cher que la plupart des chaĂźnes de supermarchĂ©s amĂ©ricains. Pour bien habiller la mariĂ©e pour les marchĂ©s financiers, elle doit donc trouver des moyens de rendre Instacart rentable mais sans rompre les liens avec les supermarchĂ©s partenaires. Mais, comme le prĂ©cise l’article, la concurrence s’intensifie, que ce soient Walmart, Amazon Fresh ou encore DoorDash et Uber Eats (ces deux derniers ayant d’ailleurs respectivement rejetĂ© des offres de fusion et d'association avec Instacart).

NĂ©anmoins, la derniĂšre estimation de la valeur d’Instacart s’élevait Ă  39 milliards de dollars, ce qui est d’ores et dĂ©jĂ  plus que celle de Kroger, la deuxiĂšme plus grande chaĂźne de supermarchĂ©s des États-Unis, qui a rĂ©alisĂ© 132 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2020 (contre 1,5 milliards pour Instacart). Selon l’article, cela signifie que les investisseurs pensent soit qu'Instacart remplacera ses partenaires supermarchĂ©s dans les annĂ©es Ă  venir, soit qu'elle deviendra une entreprise de publicitĂ© numĂ©rique Ă  forte marge.

Mais, comme le conclut l’article, il reste Ă  voir comment les consommateurs accueilleront une probable avalanche de publicitĂ©s lorsqu'ils parcourront les allĂ©es virtuelles d’Instacart. Par ailleurs, pour les supermarchĂ©s partenaires, la grande question sera de savoir dans quelle mesure ils sacrifieront les relations directes avec les clients qui accĂšderont Ă  eux via Instacart.

New York Times, I Was Powerless Over Diet Coke, 11/08/2021

Un problĂšme que semblent avoir des nombreux amĂ©ricains : une sorte d’addiction au Coca-Cola Light.

L’auteure raconte ainsi avoir dĂ©couvert le Coca-Cola Light en 1982 et en a bu au moins trois Ă  quatre canettes par jour pendant les quatre dĂ©cennies suivantes. Elle explique que, ne buvant pas de cafĂ©, le Coca-Cola Light Ă©tait sa boisson du matin. Son addiction Ă©tait telle qu’elle allait jusqu’à Ă©viter certaines compagnies aĂ©riennes parce qu'elles ne servaient que du Pepsi et elle a mĂȘme un jour achetĂ© tout le stock d'un magasin Ă  New Delhi parce qu'elle craignait de ne pas trouver son soda prĂ©fĂ©rĂ© dans le reste du pays.

AprĂšs en avoir bu avec assiduitĂ© jusqu'au dĂ©but de l'annĂ©e, deux choses se sont, selon elle, produites presque simultanĂ©ment : le cĂŽtĂ© gauche de son abdomen la lançait depuis des mois et Ă  peu prĂšs au mĂȘme moment, elle a commencĂ© Ă  remarquer que sa boisson prĂ©fĂ©rĂ©e commençait Ă  avoir un goĂ»t de lessive. Elle s’est alors posĂ©e une question : une boisson gazeuse peut-elle crĂ©er une dĂ©pendance ?

Selon un mĂ©decin citĂ© par l’article, il y a deux coupables : la dĂ©pendance au sucrĂ© et Ă  la cafĂ©ine.

Forbes, How A Former PR Executive Built A $500 Million Brand Around Cauliflower Pizza Crust, 05/08/2021

Focus sur une entrepreneuse Ă  succĂšs : Gail Becker, fondatrice de la marque Caulipower, dont le produit phare est une pĂąte Ă  pizza Ă  base de chou-fleur (oui on peut devenir multi-millionaire grĂące au chou-fleur).

A l’origine, cette derniĂšre s'est mise Ă  la cuisine pour prĂ©parer des versions sans gluten des aliments prĂ©fĂ©rĂ©s de ses enfants, aprĂšs qu'on leur eut diagnostiquĂ© une maladie cƓliaque. Ancienne journaliste, elle a quittĂ© son emploi dans les relations publiques en 2016 pour lancer son entreprise. En 2020, Caulipower a rĂ©alisĂ© un chiffre d'affaires estimĂ© Ă  100 millions de dollars, ses produits sont prĂ©sents dans prĂšs de 25 000 magasins aux Etats-Unis et la marque dĂ©tient plus de 50 % de la catĂ©gorie encore minuscule des pĂąte Ă  pizza Ă  base de chou-fleur.

Financial Times, My First Million: Vivien Wong, co-founder of Little Moons, 18/08/2021

Encore une success story fĂ©minine. Cette fois-ci il s’agit de Vivien Wong, la co-fondatrice de Little Moons, une entreprise spĂ©cialisĂ©e dans les mochis glacĂ©s. Celle-ci revient dans une interview sur l’histoire de son entreprise et les rĂ©cents succĂšs rencontrĂ©s.

Lors de cette interview, Vivien Wong revient notamment sur les consĂ©quences de la pandĂ©mie sur son entreprise. Elle explique notamment qu’en fĂ©vrier 2020, l’entreprise avait enregistrĂ© les ventes mensuelles les plus Ă©levĂ©es de son histoire. A partir de mars 2020, les revenus se sont effondrĂ©s car l’entreprise a perdu du jour au lendemain son activitĂ© de vente aux restaurants, qui reprĂ©sentait 50 % de son chiffre d'affaires. Toutefois, les commandes des supermarchĂ©s ont augmentĂ© rapidement et ont plus que compensĂ© la perte des ventes des restaurants.

Elle revient Ă©galement sur l’influence grandissante que TikTok a sur la consommation de tel ou tel produit. On apprend ainsi que, grĂące Ă  une vidĂ©o postĂ©e sur TikTok dĂ©but 2021, la demande pour les produits Little Moons a explosĂ© au Royaume Uni. La vidĂ©o montre une jeune femme se rendant dans un supermarchĂ© Tesco Ă  la recherche de produits Little Moons. Le Royaume-Uni Ă©tait alors en plein confinement et les courses alimentaires Ă©taient l'une des rares activitĂ©s autorisĂ©es. La vidĂ©o a fait fureur auprĂšs des adolescents et elle a incitĂ© beaucoup d'autres personnes Ă  se lancer Ă  leur tour Ă  la recherche de produits Little Moons dans les magasins. In fine, ce buzz a permis Ă  l’entreprise de faire rĂ©fĂ©rencer ses produits chez d’autres distributeurs comme Asda, Morrisons et Sainsbury's. On compte dĂ©sormais 329 millions de vues pour les vidĂ©os avec le #littlemoon et 187 millions pour celles avec le #littlemoonmochi.

Au cours du dernier exercice, l'entreprise, fondée en 2010, a atteint 36 millions de livres sterling de vente au détail.

NBC News, Grocery delivery, once a luxury, is becoming a mainstay of American life, 10/08/2021

Un article sur la livraison de courses alimentaires aux Etats-Unis.

Comme l’explique l’article, avant le Covid, la livraison Ă©tait considĂ©rĂ©e comme un service de luxe rĂ©servĂ© Ă  une niche de clients aisĂ©s des banlieues. Mais en 2020 la livraison de produits alimentaires a explosĂ© et cette nouvelle maniĂšre de consommer est partie pour rester selon les analystes du secteur.

La livraison en ligne a plus que triplĂ© sa part de marchĂ© au sein des ventes globales d'Ă©picerie par rapport Ă  2019 selon un rapport publiĂ© en juin 2021 par Brick Meets Click. Chez Walmart, les ventes en ligne aux États-Unis ont augmentĂ© de 69 % entre 2019 et 2020 selon le rapport annuel du groupe. L'activitĂ© livraison de Kroger a augmentĂ© de 150 % en 2020 par rapport Ă  l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente selon le rapport annuel du groupe. D'ici fin 2023, Kroger prĂ©voit de doubler la taille de son activitĂ© en ligne par rapport Ă  2020.

Evidemment, comme le rappelle l’article, le coĂ»t de la livraison pour les distributeurs ainsi que pour les consommateurs peut ĂȘtre Ă©levĂ©. Pour les distributeurs, il faut avoir en tĂȘte que les magasins d'alimentation ont Ă©tĂ© conçus pour des acheteurs individuels et pas pour des prĂ©parateurs de commandes qui traitent des dizaines de commandes par heure. Mais pour la plupart des distributeurs il serait bien plus coĂ»teux de supprimer la livraison en ligne que de perdre quelques dollars sur une commande.

Financial Times, Farmers fear for their land as hazelnuts spread across Italy's hills, 22/08/2021

Un article intĂ©ressant sur le dĂ©veloppement d’une monoculture de la noisette en Italie. La cause de ce dĂ©veloppement : Ferrero et la volontĂ© du groupe de moins dĂ©pendre de l’importation de noisettes turques. En effet, le groupe achĂšte actuellement un tiers de la rĂ©colte annuelle de la Turquie, qui reprĂ©sente 65 Ă  70 % de la production mondiale de noisettes. Ainsi, dans le cadre d'un plan de 2018 baptisĂ© Progetto Nocciola Italia, Ferrero a entrepris d'augmenter la production nationale de noisettes de 30 % pour atteindre 90 000 hectares d'ici 2025.

Comme l’explique l’article, ce changement a alimentĂ© les prĂ©occupations environnementales et divisĂ© les communautĂ©s locales entre ceux qui se rĂ©jouissent de pouvoir maximiser leurs revenus et ceux qui pensent que la monoculture qui en rĂ©sultera crĂ©era une impasse environnementale.

Pour expliquer cette volontĂ© de Ferrero d’augmenter la production de noisettes en Italie, l’article prĂ©cise que la pression, notamment de la part des politiciens italiens, Ă©tait de plus en plus forte pour que le groupe augmente son approvisionnement local. Par ailleurs, Ferrero a Ă©galement dĂ» faire face Ă  la concurrence de Barilla, qui a lancĂ© une pĂąte Ă  tartiner faite de "noisettes 100 % italiennes". Ferrero a dĂ©clarĂ© que son plan de dĂ©localisation se concentrait sur les rĂ©gions italiennes oĂč les vergers de noisetiers pouvaient ĂȘtre intĂ©grĂ©s Ă  d'autres cultures, ajoutant qu'il voulait Ă©galement empĂȘcher l'abandon de terres agricoles non cultivĂ©es. Par ailleurs, en produisant davantage de noix en Italie, Ferrero peut raccourcir certaines chaĂźnes d'approvisionnement et accroĂźtre sa capacitĂ© de contrĂŽle.

Foodbev, Apeel Sciences raises $250m in Series E funding, 19/08/2021

Encore une belle levée de fonds pour une des licornes de la FoodTech.

La startup américaine Apeel Sciences contribue pleinement à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Elle propose en effet une solution d'origine végétale pour ajouter une sorte de petite "peau" supplémentaire à la surface des fruits et légumes. Ainsi, les produits protégés par cet enrobage comestible se conservent beaucoup plus longtemps et sans avoir besoin de réfrigération.

GrĂące Ă  cette nouvelle levĂ©e de fonds de 250 millions de dollars, Appel est dĂ©sormais valorisĂ©e 2 milliards de dollars. James Rogers le PDG d'Apeel, a dĂ©clarĂ© : “Nous utiliserons notre dernier financement pour aider nos partenaires fournisseurs et dĂ©taillants Ă  offrir une expĂ©rience diffĂ©renciĂ©e Ă  leurs acheteurs : des produits de haute qualitĂ© qui ont moins de chances d'ĂȘtre gaspillĂ©s Ă  la maison”.


BPCE L’Observatoire Agriculture 2021

Une étude intéressante et détaillée sur le monde agricole français réalisée par BVA pour le compte de BPCE.

Elle s’intĂ©resse notamment aux prĂ©occupations des agriculteurs en cette annĂ©e 2021. Parmi les conclusions de l’étude : une majoritĂ© d’exploitations engagĂ©es dans une logique de transformation (agrandissement, agroĂ©cologie, diversification d’activitĂ©)

On y découvre par exemple que :

  • 45% des agriculteurs interrogĂ©s ont dĂ©jĂ  au moins une autre activitĂ© non agricole (production d’énergie, agri tourisme
)

  • 88% des agriculteurs interrogĂ©s sont membres d’une coopĂ©rative d’approvisionnement ou de collecte

  • 51% des agriculteurs interrogĂ©s se disent engagĂ©s dans une dĂ©marche agroĂ©cologique

  • 22% des agriculteurs interrogĂ©s ne sont pas certains de travailler encore sur leur exploitation dans les 5 ans Ă  venir.


Parce que les patates c’est la vie ;-)

Et oui mĂȘme les tonneaux peuvent dĂ©sormais ĂȘtre estampillĂ©s sans gluten ;)

Pour relativiser un peu sur la future hausse de prix des pĂątes


C’est tout pour aujourd’hui.

Si vous apprĂ©ciez cette newsletter n’hĂ©sitez pas Ă  la partager.

A dans 2 semaines! Et bonne reprise à celles et ceux qui sont rentrés.

O. Frey