đŸŒŸđŸ‡đŸ„ Eat's business đŸ•đŸ·đŸ§€ n°20

Bonjour Ă  toutes et Ă  tous, je vous propose cette newsletter dans laquelle vous trouverez quelques articles sur le monde de l’alimentaire qui m’ont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente. 

Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont : 

Bonne lecture et bonne semaine Ă  toutes et Ă  tous!

Pour celles et ceux d’entre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :


L’Usine Nouvelle, Comment l'agroalimentaire s'adapte au boom du e-commerce ?, 10/11/2020

L’un des grands gagnants du premier confinement est sans aucun doute le e-commerce. Les donnĂ©es de Nielsen le confirment : 26% des foyers français ont achetĂ© de l'alimentaire en ligne pendant le confinement. Alors qu’il reprĂ©sentait 5,7% des ventes d’alimentaire en 2019, le e-commerce a dĂ©passĂ©, certaines semaines du mois d'avril, le seuil des 10%. Au total, ce sont 7,4 millions de Français qui se sont mis Ă  acheter en ligne leur alimentation, soit une progression de 50%. Et comme le prĂ©cise Nielsen, 77% du e-commerce alimentaire en France est rĂ©alisĂ© par les enseignes de distribution via le drive ou la livraison.

Cette tendance a continuĂ© au delĂ  du confinement et cela oblige les industriels du secteur Ă  s'adapter.

Mais si le dĂ©veloppement du e-commerce ne change par grand chose pour les grands industriels, qui travaillent en majoritĂ© avec la grande distribution, ce n’est pas la mĂȘme chose pour les TPE/PME qui reprĂ©sentent 96% des entreprises du secteur. Parmi les problĂšmes identifiĂ©s, selon François Deprey, directeur gĂ©nĂ©ral de GS1, “Le e-commerce oblige les entreprises Ă  crĂ©er un double digital de leur produit car sur internet, le consommateur achĂšte de l'information avant d'acheter le produit”. Pour rĂ©pondre Ă  la hausse de la demande de la part des petites entreprises et les aider Ă  crĂ©er leur fiche produit, GS1 propose Ă  celles qui s'inscrivent une sorte de passeport numĂ©rique, basĂ© sur sept critĂšres. GS1 se charge ensuite de transcrire ces donnĂ©es dans le code-barre digital. 

L’article aborde Ă©galement les difficultĂ©s rencontrĂ©es par les entreprises travaillant en B to B avec la restauration, qui doivent repenser le conditionnement, la logistique ainsi que le circuit de distribution.

France Inter, Derriùre L214, l’ombre de la viande in vitro, 13/11/2020

Un article complet sur la genĂšse et le dĂ©veloppement de l’association abolitionniste L214, qui existe depuis plus de 10 ans et s’est fait connaĂźtre notamment par ses vidĂ©os sur les conditions des animaux dans les abattoirs.

L’article montre Ă©galement les liens qui existent dĂ©sormais entre L214 et certains gourous de la Silicon Valley qui veulent dĂ©velopper la viande cellulaire. On y apprend notamment que Dustin Moskovitz, l’un des cofondateurs de Facebook, a versĂ© prĂšs de 1,14 millions d’euros Ă  L214 via Open Philanthropy Project, une fondation qu’il a co-crĂ©Ă©e. Pour Gilles Luneau, un journaliste qui a enquĂȘtĂ© sur ladite fondation, celle-ci a un double objectif : â€œD’une part, elle soutient un certain nombre de start-up qui travaillent sur la nourriture vĂ©gan. Et d’autre part, elle finance la recherche, le dĂ©veloppement et la quasi-mise en industrie de viande Ă  partir de cultures de cellules souches. A leurs yeux, la filiĂšre d’avenir c’est de changer la maniĂšre dont se nourrit le monde”. Ainsi, cette fondation servirait en fait d’intermĂ©diaire entre les associations de dĂ©fense des animaux (L214, Compassion in World Farming, Eurogroup for Animals, etc.) et des organisations qui aident de leur cĂŽtĂ© des start-up de la viande cellulaire.

Novethic, BientĂŽt la tech nous nourrira au nom de l'Ă©cologie , 11/11/2020

Alors que la startup Les Nouveaux Fermiers a annoncĂ© l’ouverture de sa premiĂšre usine made in France de substituts vĂ©gĂ©taux de viande avec pour objectif d’atteindre une production de 10 tonnes, les syndicats agricoles sont vent debout.

La ConfĂ©dĂ©ration paysanne a dĂ©posĂ© une plainte et dĂ©nonce l’utilisation du terme "fermier" dont l’objectif est "de tromper les attentes sociĂ©tales et environnementales des consommateurs pour accaparer la valeur de la mention "fermier" et faire des profits sur notre dos".

En toile de fond, c’est Ă©galement la multiplication du nombre de patrons du numĂ©rique investissant dans ces entreprises qui interpellent. La FNSEA accuse d’ailleurs Xavier Niel, dont le fonds d’investissement est prĂ©sent dans l’entreprise, de faire une "OPA sur la viande". Xavier Niel a Ă©galement investi dans 77 Foods encore Motif FoodWorks.

Comme le rĂ©sume l’enseignant en Ă©cologie et agronomie Samuel Rebulard, “Dans cette alimentation totalement technologisĂ©e, l’agriculture n’a pas sa place”. Si les steaks vĂ©gĂ©taux utilisent des produits comme des pois chiches, du soja ou encore du quinoa “l’agriculture n’est qu’un fournisseur de matiĂšres premiĂšres, et donc la rupture du lien entre le consommateur et le producteur est beaucoup plus forte dans ce cas-là”.

Portail de l’IE, La bataille du blĂ© est-elle dĂ©jĂ  perdue ?, 11/11/2020

En moins de 20 ans, la Russie est passĂ©e du statut de pays importateur de blĂ© sous l’URSS, Ă  celui de premier exportateur mondial. Sur cette pĂ©riode, le pays a tout simplement doublĂ© sa production, pour atteindre un pic durant la campagne de 2017-2018 avec 85 millions de tonnes produites, dont 41 millions de tonnes ont Ă©tĂ© exportĂ©es.

La Russie doit cette performance Ă  ses vastes Ă©tendues, extrĂȘmement fertiles, autour de la mer Noire et en SibĂ©rie. Et nul doute que ses capacitĂ©s agricoles vont continuer d’augmenter les prochaines annĂ©es, aidĂ©es par le rĂ©chauffement de la SibĂ©rie. Pour le chercheur SĂ©bastien Abis, la production de cĂ©rĂ©ales pourrait y dĂ©passer les 100 millions de tonnes.

Ce dĂ©veloppement a Ă©tĂ© impulsĂ© par Vladimir Poutine, qui pousse depuis 20 ans pour crĂ©er de la richesse nationale par l’export. La politique agricole russe a donc reposĂ© sur l’accroissement et la modernisation des terres cultivĂ©es et une rĂ©organisation logistique des ports de la mer Noire. Le prĂ©sident russe a placĂ© la souverainetĂ© agricole au coeur de sa politique. Et, comme le rappelle l’article, ce sont paradoxalement les sanctions europĂ©ennes de 2014 qui ont permis Ă  l’agriculture russe de faire un bon qualitatif.

Ce boom de la production de blé russe a évidemment des conséquences pour la filiÚre céréaliÚre française car elle est de plus en plus concurrencée sur ses marchés historiques.

Le Monde, Sexisme, harcùlement, agressions sexuelles en cuisine : cinq cheffes brisent l’omerta, 13/11/2020

Une sĂ©rie de tĂ©moignages Ă©difiants de 5 femmes cheffes et victimes de violences sexistes ou d’agressions sexuelles dans l’exercice de leur mĂ©tier. Une plongĂ©e dans dans les coulisses du monde de la haute gastronomie oĂč des chefs et sous-chefs se croient tout permis et pratiquent le harcĂšlement moral, font des remarques sexistes, gestes dĂ©placĂ©s, vont jusqu’à agresser leurs collĂšgues fĂ©minines, voire tentent de les violer.

Ces problĂšmes sont lĂ©gions dans le milieu et se doublent d’une omerta : “Tout le monde ferme les yeux et tout le monde a peur. Il y a des menaces extrĂȘmement violentes : “Si tu ouvres ta gueule, tu ne retravailleras plus jamais nulle part.”

Bravo Ă  LaĂ«titia Visse, Margot Servoisier, Marion GoettlĂ©, Anna Jourdain et Anissa Ayadi de sortir de l’ombre et de mettre en lumiĂšre ces comportements dĂ©lĂ©tĂšres qui ternissent toute une profession.

Le JDD, La production de cornichons relancée en France, dans la Sarthe et le Loir-et-Cher, 12/11/2020

Depuis quatre ans, une douzaine d’agriculteurs, aidĂ©s par le groupe familial suisse Reitzel, relancent la ­production du cornichon en France via la marque Jardin d’Orante. Le cornichon est difficile Ă  rĂ©colter et cher Ă  produire (prĂšs de 80 % des coĂ»ts proviennent de la main-d'Ɠuvre). En consĂ©quence, il n’était plus cultivĂ© en France depuis les annĂ©es 2000 et dĂ©sormais 80% des cornichons consommĂ©s en France viennent d’Inde, oĂč ils coĂ»tent six fois moins cher Ă  produire qu’en France, et 20% proviennent d'Europe de l'Est.

Reitzel a ­produit 327 tonnes de cornichons français en 2020, dont 47 tonnes en bio, et vise 10 Ă  15% de part de marchĂ© d'ici dix ans. 

Le Figaro, Des pĂȘcheurs bretons veulent inciter les consommateurs Ă  diversifier leurs choix en matiĂšre de poisson, 14/11/2020

L'association des ligneurs de la pointe Bretagne a lancé la campagne « Non au délit de sale gueule! » pour mettre en avant ces poissons mal-aimés ou « oubliés » des consommateurs comme le congre, la vieille, le tacaud, le chinchard ou encore le grondin.

Comme l’indique, Ken Kawahara, le secrĂ©taire de l'association, “On aimerait s'associer avec des chefs cuisiniers, des poissonniers pour communiquer sur les mĂ©thodes pour prĂ©parer ces poissons”.

BFM TV, Rungis, Metro, Pomona... Comment les fournisseurs des restaurants tentent de survivre, 18/11/2020

L’impact de la fermeture des restaurants suite à ce 2ù confinement est important pour de nombreux acteurs de la chaüne alimentaire. Exemple ici avec les grossistes.

Pomona a perdu 40% de son activitĂ©, ce qui est certes d’une ampleur moindre que lors du 1er confinement (-70%) mais a un impact Ă©norme. Le groupe pĂšse 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, possĂšde 90 entrepĂŽts et a mis ses 11.000 salariĂ©s en chĂŽmage partiel.

A Rungis, qui dĂ©pend Ă  70% des clients franciliens, une partie de l’activitĂ© a Ă©tĂ© rĂ©orientĂ©e vers les grandes surfaces et les petits commerces de bouche. Mais cela ne suffit pas et certains secteurs sont trĂšs touchĂ©s. Le pavillon des produits de la mer a vu son activitĂ© baisser d’environ 50 %. 

Pour limiter la casse, Metro et Pomona essaient de convertir les restaurateurs à la vente à emporter en les accompagnant à l’aide de formations en ligne.

Le Figaro, Les agriculteurs, victimes oubliées du reconfinement, 13/11/2020

Autres victimes du reconfinement : les agriculteurs.

Comme l’explique Bernard Boutboul, du cabinet de consultants Gira, “la restauration commerciale reprĂ©sente un secteur d’activitĂ© qui pĂšse au total 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 30 % sont attribuĂ©s au coĂ»t des matiĂšres premiĂšres nĂ©cessaires pour fabriquer un menu: la viande, le poisson, les lĂ©gumes, le vin
”

Le cabinet Gira a fait ses calculs. La crise sanitaire et les deux pĂ©riodes de fermeture totale des restaurants, vont coĂ»ter au secteur de la restauration commerciale 50 % de ses ventes pour l’annĂ©e 2020, soit 50 milliards d’euros. Cela reprĂ©sente donc par effet ricochet 15 milliards d’euros de manque Ă  gagner pour l’amont de la filiĂšre.

Et cette chute des commandes va ĂȘtre trĂšs prĂ©judiciable pour de nombreux petits agriculteurs qui dĂ©pendent du systĂšme de la restauration.

Les Echos, Bas-Rhin : la chaĂźne de restaurants Pur Etc crĂ©e une sociĂ©tĂ© coopĂ©rative d'intĂ©rĂȘts collectifs, 17/11/2020

Un exemple intĂ©ressant de dĂ©veloppement pour une chaĂźne de restauration. La chaĂźne de restaurants Pur Etc vient de crĂ©er sa SociĂ©tĂ© coopĂ©rative d'intĂ©rĂȘts collectifs (SCIC) rĂ©gionale.

Pur Etc c’est 12 cafĂ©s-restaurants (9 en propre, 3 en franchise) ainsi qu'un Food Truck pour un CA de 4,5 millions d'euros en 2019. La SCIC qui a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e regroupe les six entitĂ©s du Grand Est et 80 % du capital de la SCIC appartient Ă  Elovio, la maison mĂšre de Pur Etc. Cette nouvelle entitĂ©, baptisĂ©e Elovio Grand Est, vise Ă  impliquer salariĂ©s, franchisĂ©s, investisseurs, partenaires, fournisseurs et clients dans ses modes de fonctionnement et dans ses dĂ©veloppements.

Voilà un modùle qui pourrait inspirer d’autres entreprises de la restauration.


BNN Bloomberg, Butter Is Booming, Whole Milk Is Back and Dairy Is Surviving, 15/11/2020

Les Américains restant à la maison plus que d'habitude à cause de la pandémie, ils font beaucoup de cuisine et de pùtisserie pour passer le temps. En conséquence, cette année a été une année record pour le beurre.

La coopérative laitiÚre Land O'Lakes prévoit d'en vendre entre 275 et 300 millions de livres cette année, soit une croissance de 20 %, car la hausse de la demande des particuliers compense largement la chute de la demande chez les restaurants.

Au niveau national, selon le ministÚre américain de l'agriculture, la production de beurre a augmenté de 6 % au cours des neuf premiers mois de l'année et est en passe de dépasser les deux milliards de livres pour la premiÚre fois depuis 1943.

Ce retour en grĂące du beurre a Ă©tĂ© un parcours semĂ© d’embĂ»ches car la margarine lui a pendant longtemps Ă©tĂ© prĂ©fĂ©rĂ©e par les amĂ©ricains.

Plus globalement, depuis le dĂ©but des annĂ©es 1980 l'industrie laitiĂšre amĂ©ricaine se caractĂ©rise par une baisse de la demande pour son produit de base (le lait) qui est plus que compensĂ©e par une augmentation des ventes de presque tout ce qui peut ĂȘtre fabriquĂ© Ă  partir du lait. Le principal moteur de la rĂ©silience de l'industrie laitiĂšre amĂ©ricaine a Ă©tĂ© le fromage, dont la consommation par personne a triplĂ© depuis 1970.

Financial Times, Guinness recalls non-alcoholic stout weeks after launch, 11/11/2020

Nous en parlions il y a peu : Guinness a lancé une version non alcoolisée de sa fameuse biÚre. Mais la marque vient de procéder à un rappel "préventif" de la version sans alcool de sa stout, par crainte d'une contamination bactérienne quelques semaines seulement aprÚs son lancement.

La société a déclaré qu'elle "travaillait dur pour remettre la Guinness 0.0 sur les étals dÚs que possible", ajoutant que la production reprendrait lorsque "nous serons totalement sûrs d'avoir éliminé la cause premiÚre du problÚme et que le produit répondra aux normes de qualité les plus élevées que nous et nos consommateurs de Guinness attendons".

Euronews, Fondue et Covid-19 sont-ils compatibles ? La question fait rage en Suisse, 17/11/2020

Alors qu’en France les stocks de raclette fondent comme neige au soleil, en Suisse un dĂ©bat de premiĂšre importance a Ă©tĂ© lancĂ© : la fondue est-elle covido-compatible? Peut-on en manger avec des gens qu'on connait ou qu'on connait pas?

Comme l’explique Arnaud Favre, prĂ©sident de l'association "Les Compagnons du Caquelon", “il n’y a aucune crainte Ă  avoir. Le gĂȘne pathogĂšne du Covid est tuĂ© Ă  50 degrĂ©s et la fondue gruyĂšre est cuite Ă  80 degrĂ©s”. Ouf, nous voilĂ  tous rassurĂ©s.

Medium, Mark Bittman’s Master List of Interchangeable Ingredients, 16/03/2020

C’est un article qui a dĂ©jĂ  quelques mois mais que je viens de dĂ©couvrir. L’auteur et chroniqueur culinaire amĂ©ricain Mark Bittman a crĂ©Ă© une liste d’ingrĂ©dients alimentaires interchangeables. Comme il l’explique, “apprendre Ă  Ă©changer les ingrĂ©dients que nous avons sous la main contre ceux qui pourraient nĂ©cessiter une dĂ©pense supplĂ©mentaire ou un dĂ©placement supplĂ©mentaire au magasin est l'une des choses les plus puissantes que nous puissions faire en tant que cuisiniers.”

Chaque fois qu'une recette demande quelque chose que vous n'avez pas, utilisez cette liste pour trouver un ingrédient plan B.

The Economist, Stockpiling pasta boosts Italy’s foodmakers, 14/11/2020

Nous l’avons tous constatĂ©, les rayons pĂątes ont Ă©tĂ© dĂ©valisĂ©s pendant le confinement. Cette frĂ©nĂ©sie pour les aliments secs de longue conservation a Ă©tĂ© une aubaine pour l'Italie et les fabricants de pĂątes du pays, qui exportent 60 % de leur production, principalement vers l'Europe et l'AmĂ©rique. Selon l'istat, l'agence statistique italienne, les exportations de pĂątes ont augmentĂ© de 30% au cours des six premiers mois de l'annĂ©e 2020 par rapport Ă  la mĂȘme pĂ©riode en 2019.

Chez Barilla, le plus grand fabricant de pĂątes au monde avec des ventes de 3,6 milliards d'euros, les usines ont tournĂ© Ă  plein rĂ©gime, mais comme l’explique Bastian Diegel de Barilla en Allemagne, Ă  un coĂ»t nettement plus Ă©levĂ© Ă  cause de mesures de sĂ©curitĂ© supplĂ©mentaires.

La question pour Barilla et les autres fabricants de pùtes est de savoir si le boom va durer au delà de la pandémie.

Eater, Marcus Rashford Is Fighting the Government on Free School Meals. He’s Also Fighting Jamie Oliver’s Legacy, 12/11/2020

Une fois n’est pas coutume, nous allons parler d’un footballeur dans une newsletter sur l’alimentaire. Marcus Rashford est avant-centre Ă  Manchester United et de l’équipe d’Angleterre. Il est devenu depuis quelques mois une figure emblĂ©matique du combat pour la gratuitĂ© des repas scolaires pour les enfants dĂ©favorisĂ©s. D’ordinaire, les enfants les plus pauvres bĂ©nĂ©ficient de repas gratuits en pĂ©riode scolaire, mais pas pendant les vacances.

Sous l'impulsion de Marcus Rashford une campagne avait Ă©tĂ© lancĂ©e avant l’étĂ© pour forcer le gouvernement Ă  prolonger le programme de repas gratuits mis en place pendant le confinement et la fermeture des Ă©coles durant les vacances d’étĂ©. AprĂšs avoir fait reculer le gouvernement une premiĂšre fois, Marcus Rashford a gagner une deuxiĂšme manche en arrachant l’accord de Boris Johnson sur l’extension de la pĂ©riode de gratuitĂ© des repas scolaires pendant les vacances de NoĂ«l.

L’intervention de Marcus Rashford a bĂ©nĂ©ficiĂ© d'un soutien et d'une attention considĂ©rables de la part du public et illustre l'influence que les cĂ©lĂ©britĂ©s peuvent exercer sur la politique. L’article fait un parallĂšle avec la croisade lancĂ©e en 2005 par Jamie Oliver pour des repas scolaires sains.


En Alsace le mouvement pour sauver la choucroute est lancé


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O. Frey