đŸŒŸđŸ‡đŸ„ Eat's business đŸ•đŸ·đŸ§€ n°19

Bonjour Ă  toutes et Ă  tous, je vous propose cette newsletter dans laquelle vous trouverez quelques articles sur le monde de l’alimentaire qui m’ont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente. 

Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont : 

Bonne lecture et bonne semaine Ă  toutes et Ă  tous!

Pour celles et ceux d’entre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :


Process Alimentaire, 77 % des Français estiment que l’emballage a une utilitĂ©, 05/11/2020

Une Ă©tude menĂ©e par Opinion Way pour Alkemics s’est intĂ©ressĂ©e au jugement que portent les consommateurs sur les emballages.

Parmi les principaux résultats :

  • 77 % des Français reconnaissent l’utilitĂ© de l’emballage : pour protĂ©ger les produits (30 %), pour les transporter (15 %) ou pour les conserver (12 %). Seuls 7 % le jugent inutile.

  • 68 % estiment qu’au moins un type de produits est trop emballĂ©, Ă  commencer par les plats prĂ©parĂ©s (49 %), les biscuits, gĂąteaux et confiseries (44 %) et les produits d’hygiĂšne-beautĂ© (43 %).

  • Si 83 % des consommateurs ont un jour renoncĂ© Ă  l’achat d’un produit Ă  cause de son emballage, il s’agit le plus souvent d’un motif liĂ© Ă  la qualitĂ© du packaging : abĂźmĂ© (74 %), sale (73 %), fragile (47 %).

  • 66 % privilĂ©gient un produit non bio en emballage recyclable vs 22 % un produit bio en emballage non recyclable,

  • 58 % choisissent de la charcuterie non bio Ă  la coupe vs 33 % de la charcuterie bio emballĂ©e.

Autre observation intĂ©ressante : l’étude Ă©tait initialement prĂ©vue pour une sortie en mars 2020 mais Opinion Way l’a mise Ă  jour pour prendre en compte les habitudes liĂ©es au confinement. Et les rĂ©ponses ont Ă©voluĂ©.

Retrouvez l’étude complĂšte ici

Emballages Magazine, Kellogg France se met au vrac, 29/10/2020

Le leader mondial des céréales pour petit-déjeuner teste un rayon vrac avec Intermarché et Day by Day.

Le « bar Ă  cĂ©rĂ©ales Â» propose six recettes dont trois affichent le Nutri-Score A et sont sans colorants ni arĂŽmes artificiels. Le projet est dĂ©ployĂ© dans 3 magasins IntermachĂ© (dont celui de Noisy-le-Grand, proche du siĂšge de Kellogg France) et cinq Day by Day Ă  Paris, Chartres, Rennes et Toulouse.

Le lancement de ce projet a Ă©tĂ©, selon Kellogg’s, inspirĂ© des rĂ©sultats d’une Ă©tude Kantar datant de 2019 qui montrait que

  • 71% des Français aimeraient que la vente de produits en vrac se gĂ©nĂ©ralise,

  • 47% des foyers français achĂštent dĂ©jĂ  du vrac,

  • 45% de ces foyers essaient de limiter le gaspillage alimentaire,

  • 45% encore dĂ©clarent essayer d’acheter des produits avec moins d’emballage.

Europe 1, Avec le confinement, les ventes de fromage et d'appareils Ă  raclette explosent, 11/11/2020

C’est l’information insolite de la semaine : depuis le reconfinement les ventes de fromage et d'appareils Ă  raclette ont augmentĂ© de prĂšs de 300% par rapport Ă  la mĂȘme pĂ©riode, l'annĂ©e derniĂšre.

Le revers de la médaille : les producteurs craignent presque une pénurie de fromage...

Les Echos, Gastronomie : avec ONA, le chef c'est moi, 06/11/2020

LancĂ© lors du 1er confinement par Luca Pronzato, la plateforme ONA reprend du service avec sa formule panier. Uniquement disponible sur Paris, elle repose sur un principe simple : chaque semaine, un chef conçoit un menu gastronomique (entrĂ©e-plat-dessert) et ONA vous livre les ingrĂ©dients et les recettes accompagnĂ©es d'un tutoriel vidĂ©o. Comme l’explique Luca Pronzato “Les chefs sont briefĂ©s, les recettes sont rĂ©alisables en 1 h 30 maximum avec les ustensiles classiques”.

Pour les parisiens qui souhaitent tester cette formule, ça se passe ici.

Les Echos, Restauration : qui va sauver le soldat Potel et Chabot ?, 04/11/2020

Avec la crise sanitaire liĂ©e au Covid-19 et son impact sur le monde de l’évĂšnementiel, le traiteur historique Potel et Chabot, nĂ© il y a 200 ans, est en mauvaise posture. Les chiffres parlent d’eux mĂȘmes : Potel et Chabot n'a servi en 2020 que 200 couverts par jour, contre 5.000 d’habitude. Comme le prĂ©cise le PDG Alain Postic, “le groupe, avec sa filiale Saint Clair, va passer d'un chiffre d'affaires de 120 millions d'euros l'an dernier Ă  moins de 30 millions cette annĂ©e, alors que janvier et fĂ©vrier Ă©taient en croissance par rapport aux mĂȘmes mois de 2019”. A ce jour, seule l’activitĂ© traiteur en Chine est repartie.

L’entreprise souffre Ă©galement du fait qu’elle est, selon les dires de StĂ©phane LĂ©vĂȘque, son directeur marketing, “le traiteur ayant le plus de personnel permanent, maĂźtres d'hĂŽtel, cuisiniers, pĂątissiers...” et ce qui fait sa force d’habitude est devenu un vĂ©ritable handicap dans une telle pĂ©riode. Le groupe est actuellement Ă  la recherche de nouveaux investisseurs afin de se donner un peu plus d’air.

Plus globalement, le risque de cessation de paiements avant la fin de l’annĂ©e existe pour environ deux tiers des traiteurs. La filiĂšre a perdu entre 70 et 90 % de son chiffre d'affaires par rapport Ă  l’an dernier. Et comme le conclut non sans humour le PDG de Potel et Chabot, “"si l'Etat n'agit pas maintenant, on risque de manger des bretzels servis par des traiteurs allemands lors des Jeux Olympiques 2024 Ă  Paris !”

 Le Figaro, Un nouveau logo «pour repĂ©rer les produits frais et locaux» dans les supermarchĂ©s, 08/11/2020

Et un logo de plus! Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, vient d’annoncer la crĂ©ation d’un nouveau logo afin d’identifier les produits frais d’origine locale.

Dans les faits, les viandes, fruits et légumes d'origine française, seront repérables dans les rayons, mais aussi sur les sites Internet des supermarchés et les publicités à travers un logo commun à toutes les enseignes sur lequel il sera écrit «Plus prÚs de vous et de vos goûts».

Plus intéressant, le ministre affirme que « les marques de distributeur n'utiliseront plus la mention 'transformé en France' ou 'élaboré en France' si les ingrédients ne proviennent pas de notre territoire ».

Laviedesidees.fr, De l’AmĂ©rique en gastronomie, 05/11/2020

Critique d’un livre sorti en 2018 et qui s’intitule “French Gastronomy and the Magic of Americanism” dans lequel l’auteur, Rick Fantasia, examine l’influence que les États-Unis ont pu exercer sur la gastronomie française depuis les annĂ©es 1970.

Selon la critique, “la partie du livre consacrĂ©e Ă  l’introduction des restaurants de fast-food amĂ©ricains en France est sans doute la plus originale”.

Le livre n’est pour le moment disponible qu’en langue anglaise sur plusieurs plateformes en ligne.

Marianne, Albi ou la difficile route de l’autonomie alimentaire, 07/11/2020

L’article part d’une question : une ville française de 50.000 habitants pourra-t-elle produire de quoi nourrir sa population ? C’est Ă  cette question que la ville d’Albi a essayĂ© d’apporter une rĂ©ponse avec une expĂ©rience autour de l’autosuffisance qui visait Ă  procurer Ă  la population, Ă  horizon 2020, une gastronomie essentiellement produite dans un rayon de 60 km. Mais comme le prĂ©cise l’article, “la chose n’est pas si simple, et les dĂ©ceptions sont nombreuses.”

Dans un premier temps, la collectivitĂ© a usĂ© de son droit de prĂ©emption pour racheter des terrains avec pour objectif “de faire Ă©merger de petites exploitations maraĂźchĂšres afin de fournir le marchĂ© local et la cuisine centrale”. Mais comme les propriĂ©taires ne se sont pas prĂ©cipitĂ©s pour vendre, la mairie n’a pu racheter qu’une dizaine d’hectares (sur un peu plus de 70 hectares initialement visĂ©s).

Colin Durand a repris 3,5 ha cultivĂ©s en biologique. Il est locataire d'un terrain de la mairie « sans en avoir eu le choix » et vend ses lĂ©gumes sur deux marchĂ©s, livre des magasins bio et la petite cantine de ValderiĂšs. Comme il l’explique, « Nous pouvons fournir des cantines pour une cinquantaine de repas, mais penser que nous pouvons le faire pour une cuisine centrale flambant neuve est dĂ©connectĂ© de la rĂ©alitĂ© d'une exploitation paysanne ». Il faut dire qu’à Albi, la cuisine centrale prĂ©pare 3 600 repas par jour et la municipalitĂ© a investi prĂšs de 8 millions d'euros pour une unitĂ© de pasteurisation et la crĂ©ation d'une lĂ©gumerie pour cuisiner les aliments bruts. Au final, la cuisine centrale ne parvient Ă  assurer qu’un repas par mois composĂ© uniquement de produits locaux et issus de l'agriculture biologique.

Pour Albi le chemin vers l’autosuffisance alimentaire est donc encore loin. D’ailleurs, une Ă©tude du cabinet de conseil Utopies estimait le taux d'autosuffisance de l'aire urbaine d'Albi Ă  1,56 % en 2017, mĂȘme si, selon eux, « la premiĂšre ville française Ă  avoir lancĂ© un programme d'autosuffisance pourrait atteindre 95 % de son objectif si les ressources agricoles marchandes Ă©taient intĂ©gralement orientĂ©es vers la demande locale ».

Zepros, Les Cuistot Migrateurs : de l'exil Ă  l'Ă©cole, 06/11/2020

Petit coup de pouce pour une initiative sympathique.

L’équipe des Cuistots Migrateurs, dont la mission est d’aider des personnes rĂ©fugiĂ©es Ă  se reconstruire grĂące Ă  la cuisine, s’apprĂȘte Ă  ouvrir son Ă©cole. Cette derniĂšre prĂ©parera les rĂ©fugiĂ©s Ă  l’obtention du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) Commis de Cuisine en quatre mois. Il s’agit d’une formation gratuite incluant 400 h de cours de cuisine , 180 h de cours de français Ă  visĂ©e professionnelle et 20 h d’accompagnement personnalisĂ©. 

Si le premier palier de 30 000 euros a d’ores et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© atteint, le palier de 100 000€ permettrait de financer la formation pour 100 Ă©lĂšves et la crĂ©ation du parcours “Service en restauration et sommellerie”.

Pour participer à la campagne ça se passe ici.

Le Figaro, Les ambitions mondiales d’Uber Eats dans la livraison, 07/11/2020

La filiale de livraison de repas Ă  domicile d’Uber a grossi tellement vite qu’elle est devenue l’activitĂ© principale du groupe.

Et bien sĂ»r, Uber Eats a profitĂ© Ă  plein de la crise sanitaire liĂ©e au Covid. Les chiffres parlent d’eux mĂȘmes : +135% pour les commandes entre juillet et septembre 2020, 560 000 restaurants rĂ©fĂ©rencĂ©s sur la plateforme dont 30% de restaurants amĂ©ricains et 15% de restaurants français.

Le marchĂ© Ă©tant bataillĂ© au niveau mondial, Uber Eats a dĂ©cidĂ© de se recentrer sur certains pays et a cessĂ© son activitĂ© dans 8 pays. Selon Pierre-Dimitri Gore-Coty, le vice prĂ©sident d’Uber Eats monde, Uber Eats est profitable dans 5 pays (Australie, France, Canada, BrĂ©sil et Mexique).


Mashable, Tesla Tequila is already sold out, despite the hefty price tag, 07/11/2020

Et oui, Tesla ne fabrique pas que des voitures Ă©lectriques
 La marque a lancĂ© une tĂ©quila qui, malgrĂ© un prix de 250$ la bouteille, s’est arrachĂ©e comme des petits pains.

Inhabitat, Chipotle reveals your Real Foodprint, 02/11/2020

La chaßne de restauration rapide Chipotle vient de mettre à jour son application et propose une toute nouvelle fonctionnalité, Real Foodprint, qui suit l'impact environnemental de votre repas.

L'impact est évalué en fonction de cinq paramÚtres :

  • rĂ©duction des Ă©missions de carbone mesurĂ©e en grammes ;

  • Ă©conomie d'eau mesurĂ©e en gallons ;

  • amĂ©lioration de la santĂ© des sols mesurĂ©e en pieds carrĂ©s ;

  • soutien aux surfaces agricoles bio mesurĂ© en pieds carrĂ©s

  • rĂ©duction des antibiotiques mesurĂ©e en milligrammes.

Les données sont fournies par la société de recherche indépendante HowGood.

Comme l’indique, Caitlin Leibert, responsable du dĂ©veloppement durable chez Chipotle, "Au-delĂ  du fait de demander aux gens de faire le bon choix pour le climat sur la base d'un label carbone, nous dĂ©montrons l'impact de nos pratiques d'approvisionnement grĂące Ă  des donnĂ©es calculĂ©es sur la base des ingrĂ©dients contenus dans les commandes de nos clients". NĂ©anmoins, l’article prĂ©cise que certaines parties de l'application peuvent ĂȘtre un peu trompeuses. Ainsi, si vous cherchez simplement Ă  obtenir un score Ă©levĂ©, vous pouvez choisir le steak Chipotle's, qui permet d'Ă©conomiser 150 milligrammes d'antibiotiques par rapport Ă  la viande traditionnelle. En revanche, si vous choisissez le tofu, qui ne nĂ©cessite pas d'antibiotiques, vous n'obtiendrez pas ces points.

L’article indique par ailleurs que la chaĂźne Panera a, de son cĂŽtĂ©, commencĂ© Ă  apposer des badges "Cool Food Meals" sur certains de ses menus, afin d’indiquer aux consommateurs les choix ayant une empreinte carbone plus faible. “Cool Food Meals” est une initiative lancĂ©e par le World Resources Institute. Ce badge identifie les plats ayant une empreinte carbone plus faible, conformĂ©ment Ă  ce que les recherches du WRI ont constatĂ© comme Ă©tant nĂ©cessaire d'ici 2030 pour respecter l'accord de Paris sur le changement climatique.

Fortune, This snack food giant wants to wean us off our lockdown cravings, 07/11/2020

Depuis qu'il a rejoint NestlĂ© en 2017, le PDG Mark Schneider a rĂ©orientĂ© le portefeuille d’activitĂ©s du groupe en l’éloignant des snacks sucrĂ©s, notamment les barres chocolatĂ©es Butterfinger et la glace HĂ€agen-Dazs.

Comme il l’indique, "Il y a un regain d'intĂ©rĂȘt pour la santĂ© et la nutrition. Je pense que c'est lĂ  pour rester. Certainement tout au long des derniĂšres Ă©tapes de cette pandĂ©mie, et, nous pensons, Ă©galement au-delĂ ".

Si certains rivaux de NestlĂ© comme Unilever et Mondelez remodĂšlent Ă©galement leurs portefeuilles autour d'options plus saines, Schneider a accĂ©lĂ©rĂ© la transformation en procĂ©dant Ă  la plus profonde rĂ©vision en 30 ans. Pour ce faire, il s’est appuyĂ© sur les Ă©volutions qui ont changĂ© la trajectoire de l'industrie alimentaire, de la pression des investisseurs pour une croissance plus rapide Ă  l'Ă©volution des goĂ»ts des consommateurs en passant par la pandĂ©mie COVID-19.

C'est un changement qui a Ă©loignĂ© la multinationale suisse des activitĂ©s qui l’ont longtemps dĂ©fini : des snacks et des plats cuisinĂ©s, qui sont amusants et faciles Ă  manger mais pas nĂ©cessairement sains.

Depuis son arrivĂ©e, Schneider a revendu les activitĂ©s amĂ©ricaines de confiserie et de crĂšme glacĂ©e ainsi que de la filiale de soins de la peau. À leur place, il a apportĂ© des actifs tels que des vitamines, des supplĂ©ments et des traitements contre les allergies alimentaires et a mis l'accent sur le cafĂ©.

La tendance des consommateurs à adopter un mode de vie plus sain s'est accélérée, notamment avec l'infiltration de produits végétaliens dans les rayons des supermarchés et sur les réseaux sociaux. Sur ce segment Nestlé est arrivée en retard mais propose désormais des hamburgers à base de plantes et des nuggets de poulet.

Civil Eats, How a Northwest Co-Op Is Building a Local Food Future Beyond Big Ag, 05/11/2020

Un reportage sur la Local Inland Northwest Cooperative, une coopĂ©rative amĂ©ricaine qui est une marketplace, Ă  la fois en ligne et physique, oĂč les restaurants, les Ă©coles, les Ă©piceries, les hĂŽpitaux et les particuliers peuvent commander des produits et d'autres aliments aux petits agriculteurs de la rĂ©gion. LancĂ©e en 2014, la coopĂ©rative compte dĂ©sormais neuf employĂ©s et vend de la nourriture provenant d'une cinquantaine de producteurs.

Cette coopĂ©rative fait partie d'un rĂ©seau national grandissant d'entreprises alimentaires locales qui travaillent avec des petits agriculteurs pour les aider Ă  pĂ©nĂ©trer des marchĂ©s plus importants. Ces "centres alimentaires" permettent aux producteurs de consacrer moins de temps Ă  la commercialisation et Ă  la vente dans des lieux tels que les marchĂ©s de producteurs et plus de temps Ă  la culture des aliments eux-mĂȘmes. Mais Local Inland Northwest se dĂ©marque des autres entreprises car elle est dĂ©tenue par les travailleurs, qui la gĂšrent, et les agriculteurs, qui cultivent les produits qu'elle vend.

L’article propose Ă©galement un petit historique de la consolidation de l'agriculture amĂ©ricaine depuis la Seconde Guerre mondiale. On y apprend par exemple que les paiements de produits de base , qui sont des subventions destinĂ©es Ă  maintenir les exploitations agricoles en activitĂ© et Ă  produire un approvisionnement rĂ©gulier de cultures de base, reprĂ©sentent la majoritĂ© de l'aide Ă  l'agriculture financĂ©e par les contribuables. Entre 1995 et 2019, prĂšs de 80 % de ces paiements sont allĂ©s aux 10 % des plus grandes exploitations agricoles du pays, selon les donnĂ©es du ministĂšre amĂ©ricain de l'agriculture.

Wall Street Journal, Coffee Battleground During Coronavirus Era Is Your Kitchen Counter, 10/11/2020

Aux Etats-Unis, la crise du Covid-19 a rĂ©alisĂ© en quelques semaines ce que certains grands producteurs de cafĂ© tentaient de faire depuis plusieurs dĂ©cennies : amener les gens Ă  faire Ă  nouveau du cafĂ© chez eux. En effet, le rituel du cafĂ© du matin est l'une des habitudes de consommation les plus difficiles Ă  changer et une fois que les gens se sont habituĂ©s Ă  s'arrĂȘter chez Starbucks en allant au travail, il est difficile de changer leurs habitudes.

Mais, avec des AmĂ©ricains forcĂ©s de rester Ă  la maison, une bataille fĂ©roce a Ă©clatĂ© dans le secteur du cafĂ©, entre les coffee shops, les marques de cafĂ© et les fabricants de machines Ă  cafĂ©. Au dĂ©but, les consommateurs achetaient tout le cafĂ© qu'ils pouvaient trouver car ils ont dĂ» faire face Ă  des pĂ©nuries dans les supermarchĂ©s. De nombreux buveurs de cafĂ© ont investi dans des machines Ă  expresso ou des French press. Les ventes globales de machines Ă  cafĂ©, des machines Ă  espresso Ă  la cafetiĂšre Ă  piston de Chemex, ont augmentĂ© de 28 % depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie. Les ventes de cafĂ© au dĂ©tail ont augmentĂ© d'environ 10 % Ă  date dĂ©but novembre, contre 2 % ces derniĂšres annĂ©es. Selon Marty Thompson, prĂ©sident de NestlĂ© Coffee Partners, l'industrie du cafĂ© emballĂ© a gagnĂ© en sept mois de pandĂ©mie autant de consommateurs qu’en trois ans.

Le groupe italien Lavazza, qui fabrique Ă©galement des machines Ă  cafĂ©, a dĂ©clarĂ© que les ventes de nouvelles machines indiquent que les gens continueront probablement Ă  se faire du cafĂ© chez eux mĂȘme aprĂšs la pandĂ©mie. Nul doute qu’avec la gĂ©nĂ©ralisation du tĂ©lĂ©travail cette tendance va ĂȘtre durable.


794 millions d’euros

Il s’agit du chiffre d’affaires rĂ©alisĂ© par la viande bio en France en 2019.

Ce chiffre est Ă  comparer Ă  l’ensemble du marchĂ© alimentaire bio qui reprĂ©sentait 11,9 milliards d’euros en 2019.

Source : RĂ©ussir


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O. Frey