đŸŒŸđŸ‡đŸ„ Eat's business đŸ•đŸ·đŸ§€ 2021-9

Bonjour Ă  toutes et Ă  tous, je vous propose cette newsletter dans laquelle vous trouverez quelques articles sur le monde de l’alimentaire qui m’ont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente. 

Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont : 

Bonne lecture et bonne semaine Ă  toutes et Ă  tous!

Pour celles et ceux d’entre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :


Capital, Xavier Niel va lancer une Ă©cole d’agriculture gratuite, 24/02/2021

A partir de septembre prochain, une Ă©cole baptisĂ©e "Hectar" formera 2.000 Ă©tudiants par an aux mĂ©tiers agricoles et Ă  la reprise d’exploitation. Et cela gratuitement, et quelle que soit leur formation initiale.

DirigĂ©e par Audrey Bourolleau, qui fut notamment conseillĂšre agriculture d’Emmanuel Macron Ă  l’ElysĂ©e, celle-ci se situe Ă  LĂ©vis-Saint-Nom, au sein d’un espace de plus de 600 hectares. Selon Capital, l’ensemble comprend de vastes salles de classe, une cantine de 200 places, des cultures certifiĂ©es bio et 27 vaches normandes logĂ©es Ă  la "Ferme des Godets", une laiterie Ă  l’abandon depuis les annĂ©es 80, qui produira lait et fromage. Par ailleurs, les centaines d’hectares de bois, friches et champs de cĂ©rĂ©ales, en cours de conversion Ă  l'agriculture biologique, serviront aux travaux pratiques grandeur nature des Ă©tudiants.

C’est surtout la structure actionnariale de cette Ă©cole qui est au coeur des discussions. Elle appartient en effet Ă  49% Ă  NJJ Exclusive, une sociĂ©tĂ© holding de Xavier Niel, le patron de Free.

BFM, Les agriculteurs regardent avec mĂ©fiance le projet d'Ă©cole agricole de Xavier Niel, 26/02/2021

L’annonce de la prĂ©sence de Xavier Niel au capital d’Hectar interpelle le monde agricole. Le patron de Free a en effet soutenu l’an dernier un projet de rĂ©fĂ©rendum sur la cause animale et a participĂ© Ă  la levĂ©e de fond de “Les Nouveaux Fermiers”, une start-up qui fabrique des substituts vĂ©gĂ©taux imitant la viande. 

La FNSEA Ă©met notamment des rĂ©serves via la voix de sa prĂ©sidente, Christiane Lambert, qui affirme “on va voir ce qu'il (Xavier Niel) y promeut. S'il y promeut le non-Ă©levage ou la viande de synthĂšse on va avoir du mal Ă  ĂȘtre d'accord"

NĂ©anmoins, comme elle le prĂ©cise, il y a un enjeu important de renouvellement des gĂ©nĂ©rations en agriculture, avec “140.000 agriculteurs qui vont quitter [le mĂ©tier] dans les six ans qui viennent sur 450.000 agriculteurs”.

Les Echos, Pourquoi les prix des produits agricoles s'envolent, 23/02/2021

Sur le marchĂ© Ă  terme de Chicago, le maĂŻs a touchĂ© en fĂ©vrier, son plus haut niveau depuis 2013 et le soja son plus haut niveau depuis 2014. A Paris, la tonne de blĂ© meunier se nĂ©gocie Ă  un plus haut depuis 2012. En Asie, le riz thaĂŻlandais se nĂ©gocie Ă  un plus haut depuis 2013. 

Ces hausses de prix historiques ont plusieurs explications :

  • du cĂŽtĂ© de l’offre tout d’abord : des craintes de sĂ©cheresse au BrĂ©sil et en Argentine avec le phĂ©nomĂšne La Niña , un refroidissement des eaux du Pacifique central qui bouleverse le climat Ă  travers la planĂšte. Par ailleurs, le sucre et le riz, qui se transportent en containers, sont victimes de la pĂ©nurie de containers au niveau mondial.

  • du cĂŽtĂ© de la demande : l'appĂ©tit de la Chine. Le pays a en effet importĂ© plus de 100 millions de tonnes de soja et 20 millions de tonnes de maĂŻs (contre 7,6 millions de tonnes de maĂŻs lors de la campagne prĂ©cĂ©dente). Cette forte demande en maĂŻs s’explique par le fait que le pays reconstitue son cheptel de porcs, qui a Ă©tĂ© fortement diminuĂ© suite Ă  la peste porcine africaine en 2019 et 2020. Le pays cherche Ă©galement Ă  honorer ses engagements d'achat de produits agricoles amĂ©ricains dans le cadre de l'accord de Phase 1 sur la guerre commerciale.

France Télévisions, Circuits courts, labels, marques... Comment s'assurer que nos achats rémunÚrent correctement les agriculteurs ?, 23/02/2021

Alors que la loi Egalim, promulguĂ©e en 2018, avait pour but de "payer le juste prix aux producteurs, pour leur permettre de vivre dignement de leur travail", ses rĂ©sultats se font toujours attendre. France TĂ©lĂ©visions s’est donc interrogĂ© sur la maniĂšre dont les consommateurs peuvent s’assurer que les produits qu’ils consomment vont rĂ©munĂ©rer correctement les agriculteurs.

Pour Denis Beauchamp, prĂ©sident de l’association FranceAgriTwittos, pour s'assurer d’une meilleure rĂ©munĂ©ration des agriculteurs, "le mieux, c'est le circuit court". Et circuit court dans sa dĂ©finition en tant que “vente prĂ©sentant un intermĂ©diaire au plus”.

Pour Olivier Mevel, maĂźtre de confĂ©rence en sciences de gestion Ă  l'universitĂ© de Bretagne occidentale, “quand il achĂšte les marques des distributeurs, le consommateur contribue malgrĂ© lui Ă  entretenir un systĂšme qui donne la toute-puissance aux grandes surfaces”.

Autre solution : acheter une de ces marques vendues dans les grandes surfaces qui dĂ©fendent une juste rĂ©munĂ©ration des agriculteurs comme “C’est Qui le Patron !?”.

Reste un problĂšme soulignĂ© par Marie-Laure Allain, chercheuse au CNRS, "il est difficile pour les consommateurs d'obtenir des informations sur le partage des profits avec les agriculteurs”.

Les Echos, Lactalis : dans les coulisses de l'empire du lait, 23/02/2020

Alors que Daniel Jaouen, qui fut le directeur gĂ©nĂ©ral du groupe pendant 32 ans sort un livre, « Lactalis Ă  la conquĂȘte du monde », dans lequel il raconte comment le groupe français s’est hissĂ© en quelques dĂ©cennies Ă  la premiĂšre place mondiale, l’article propose un rapide historique de Lactalis. 

On y apprend notamment que Lactalis a des origines remontant aux annĂ©es 30, quand AndrĂ© Besnier, le fondateur, s’est lancĂ© Ă  39 ans dans la fabrication de camemberts. A son dĂ©cĂšs, en 1955, l’entreprise rĂ©alisait 251 millions d'euros de chiffre d'affaires et comptait 50 salariĂ©s. C’est avec Michel Besnier, le pĂšre de l’actuel prĂ©sident, que le groupe a commencĂ© Ă  changer de dimension, avec un chiffre d’affaires qui a doublĂ© en 2 ans suite Ă  des rachats de laiteries et de fromageries. En 1968, ce dernier a Ă©galement lancĂ© deux produits phares du groupe : la brique de lait UHT et le Camembert PrĂ©sident. Au dĂ©but des annĂ©es 80, il se lance dans une politique de rachats aussi bien en France qu'Ă  l'international.

A son dĂ©cĂšs en 2000, c’est son fils Emmanuel qui a pris la suite. Sous sa houlette, Lactalis a rĂ©alisĂ© ses 3 acquisitions les plus dĂ©terminantes : Galbani pour 2 milliards d’euros en 2005, Parmalat en 2011 et l’activitĂ© de fromages de l’amĂ©ricain Kraft (hors Philadelphia) en 2020. 

Les Echos, Du pain frais livré avant 6 heures 30... Baguette Box relÚve le défi, 25/02/2020

Zoom sur Baguette Box, une startup alsacienne lancée en 2019 et qui compte déjà prÚs de 5.500 clients. Son principe : vous commandez en ligne avant 18h du pain, des viennoiseries ou des produits de boulangerie et Baguette Box vous les dépose avant 6h30 dans des boßtes placées devant les habitations.

Pour bĂ©nĂ©ficier de ce service, il faut souscrire un abonnement de 6,90 euros par mois et les produits de boulangerie sont facturĂ©s aux mĂȘmes prix qu'en boutique.

Pour l’heure, Baguette Box propose ses services dans 350 communes et rĂ©alise environ 80 tournĂ©es, grĂące Ă  150 livreurs embauchĂ©s en CDI quelques heures par jour et qui se dĂ©placent Ă  bord de vĂ©hicules hybrides et Ă©lectriques. 

L’entreprise cherche dĂ©sormais Ă  se dĂ©velopper selon 3 axes : Ă©tendre sa couverture territoriale, Ă©largir sa gamme de produits et se dĂ©velopper en franchise. Baguette Box a dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© 2 levĂ©es de fonds pour un total de 1,4 million d'euros et vise la rentabilitĂ© Ă  l'horizon 2023.

Le Figaro, Une étude alerte sur les «apports nutritionnels dégradés» en restauration rapide, 25/02/2021

Selon les conclusions d’une Ă©tude rĂ©alisĂ©e par l'Agence nationale de sĂ©curitĂ© sanitaire de l'alimentation (Anses) l’amĂ©lioration de l'offre des fast foods devrait constituer une « prioritĂ© ».

Au niveau des apports en sucre, en sel et Ă  cause de la taille des portions, les consommateurs qui frĂ©quentent souvent les fast foods courent, en effet, le risque d'avoir des « apports nutritionnels dĂ©gradĂ©s ». Selon Carine Dubuisson, l'une des coordinatrices de l'Ă©tude, “Ce n'est pas tellement la quantitĂ© des nutriments qui va ĂȘtre diffĂ©rente, mais leur nature». Par exemple, les apports en sucres seront «davantage liĂ©s aux boissons sucrĂ©es» qu'aux fruits et les lipides viendront plus de produits transformĂ©s comme les quiches et pizzas.

Parmi les pistes d’amĂ©lioration suggĂ©rĂ©es : « Ă©largir l'offre », en proposant par exemple des salades de fruits parmi les desserts, « travailler sur les tailles de portion » ou encore sur les recettes.

Les Echos, De plus en plus de consommateurs craquent pour le vrac alimentaire, 25/02/2021

AprĂšs avoir connu une croissance moins importante que les prĂ©cĂ©dentes annĂ©es en 2020 (+8 % contre +40 % entre 2018 et 2019) Ă  cause d’un certain dĂ©samour de la part des consommateurs lors du premier confinement, le vrac alimentaire a retrouvĂ© des couleurs depuis l’étĂ© dernier. Selon l’article, il devrait mĂȘme connaĂźtre un rebond grĂące au projet de loi Climat et RĂ©silience. En effet, d’aprĂšs le projet de loi, pour rĂ©duire les emballages plastiques, tout commerce de plus de 400 m2 devra consacrer 20 % de sa surface de vente au vrac d'ici Ă  2030. 

Le vrac est dĂ©sormais bien prĂ©sent partout : 80 % des grandes surfaces et 45% des enseignes bio en proposent. A cela s’ajoutent les Ă©piceries 100 % vrac. Pour CĂ©lia Rennesson de RĂ©seau Vrac, le chiffre d'affaires de la filiĂšre devrait tripler d’ici 2022.

Signe que le vrac gagne en importance, mĂȘme les grandes marques s'y mettent. A l’instar de Babybel ou Kellogg’s.

Ce succĂšs sourit au rĂ©seau d’épiceries Day by Day, lancĂ© en 2013, et qui compte dĂ©sormais 72 boutiques proposant pas moins de 750 rĂ©fĂ©rences, allant du riz au vin en passant par les produits d’hygiĂšne.

Les Echos, Covid : comment les restaurants ont rouvert en Italie, 03/03/2021

L'Italie a choisi de rĂ©ouvrir les bars et les restaurants dans les zones oĂč la situation Ă©pidĂ©miologique est sous contrĂŽle. Le pays a ainsi divisĂ© ses vingt rĂ©gions selon l'Ă©volution de la situation Ă©pidĂ©miologique : Rouge (risque Ă©levĂ©), Orange (risque modĂ©rĂ©) et Jaune (risque faible). 

Dans les rĂ©gions de la zone jaune (8 rĂ©gions au total), les bars et les restaurants sont ouverts de 5 heures Ă  18 heures. Les restaurants peuvent par ailleurs proposer de la vente Ă  emporter jusqu'Ă  22 heures.

Parmi les rĂšgles sanitaires Ă  respecter :

  • du gel hydroalcoolique mis Ă  disposition pour les clients et pour le personnel

  • la caisse doit ĂȘtre dotĂ©e de barriĂšres physiques comme un Ă©cran en plexiglass

  • le paiement Ă©lectronique Ă  table doit ĂȘtre privilĂ©giĂ©

  • les menus Ă©lectroniques consultables sur les tĂ©lĂ©phones portables doivent ĂȘtre privilĂ©giĂ©s 

  • les serveurs sont obligĂ©s d’ĂȘtre masquĂ©s

  • la dĂ©sinfection de la table est obligatoire aprĂšs chaque service

  • entre chaque table une distance d'au moins un mĂštre doit ĂȘtre observĂ©e

  • un maximum de quatre personnes qui ne sont pas intimes par table 

Le Point, Pourquoi il faut se mĂ©fier des Ă©coscores : 18 dĂ©putĂ©s donnent l’alerte, 24/02/2021

Dans cette tribune, 18 dĂ©putĂ©s mettent en garde le consommateur qui, selon eux, “ne doit pas forcĂ©ment faire confiance Ă  la notation environnementale des denrĂ©es alimentaires initiĂ©e par des opĂ©rateurs privĂ©s”.

En effet, pour Ă©tablir l’impact environnemental de ce que nous mangeons, la plupart des organismes se basent sur la mĂ©thode de l'analyse du cycle de vie (ACV). Or l'Ademe et certains instituts de recherche estiment que l'ACV ne retranscrit pas fidĂšlement l'impact environnemental des produits. Ainsi, elle ne prend par exemple pas en compte les pratiques agricoles qui permettent le stockage du carbone, la prĂ©servation de la biodiversitĂ© ou encore le faible usage d'intrants. Et l’article cite un exemple : une viande bovine française produite Ă  partir d'herbe en bio ou en conventionnel dans nos massifs est, selon l’ACV, plus problĂ©matique qu'une viande bovine importĂ©e d'outre-Atlantique.

Ainsi, selon ces dĂ©putĂ©s, “en l'Ă©tat, ces Ă©coscores ne correspondent pas Ă  une rĂ©alitĂ© scientifique fiable et aboutie”.


Financial Times, Vegan milk maker Oatly targets $10bn IPO, 23/02/2021

Oatly, le fabricant suédois de lait végétalien a déclaré qu'il avait déposé une demande d'introduction en bourse auprÚs de la SEC américaine. Oatly viserait une valorisation de 10 milliards de dollars avec une cotation américaine qui profiterait à la fois du boom des introductions en bourse et de la soif croissante des consommateurs pour des alternatives végétales aux produits animaux.

Oatly a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 200 millions de dollars en 2019, soit à peu prÚs le double de l'année précédente, et avait pour objectif de doubler à nouveau ses ventes en 2020, bien qu'aucun chiffre n'ait été rendu public.

Aux États-Unis, les ventes au dĂ©tail totales de laits non laitiers ont augmentĂ© de 23 % pour atteindre un montant estimĂ© Ă  2,2 milliards de dollars en 2020. Les ventes d’alternatives au lait Ă  base d'avoine ont triplĂ© aux États-Unis en 2020, pour atteindre 288 millions de dollars, devançant dĂ©sormais le lait de soja pour devenir le deuxiĂšme lait d'origine vĂ©gĂ©tale. Le lait d'avoine signĂ© Oatly a connu un certain succĂšs avant la pandĂ©mie, avec une "Ă©dition barista" utilisĂ©e dans les cafĂ©s et qui produit une mousse similaire Ă  celle du lait de vache pour les cappuccinos et les macchiatos.

New York Times, The TikTok Feta Effect, 26/02/2021

Ou comment une recette diffusĂ©e avec succĂšs sur l’application TikTok a fait exploser la demande de feta Ă  tel point que certains fromagers n’ont pu recevoir leur livraison hebdomadaire.

La recette en question est connue sous le nom de “baked feta pasta”. Il s'agit d'une sauce pour pĂątes cuites au four extrĂȘmement facile et crĂ©meuse, faite d'un bloc entier de fromage de feta nichĂ© au milieu de tomates cerises, avec de l'huile d'olive, des piments et de l'ail. Le succĂšs de cette recette remonte Ă  2018, lorsque la blogueuse culinaire finlandaise Jenni Hayrinen a rĂ©alisĂ© ce qu’elle appelle “uunifetapasta”.

Mais le phĂ©nomĂšne n’a pris son envol aux États-Unis qu’au dĂ©but du mois de janvier dernier. Aujourd'hui, le hashtag #fetapasta compte plus de 600 millions de vues rien que sur TikTok.

Mi-fĂ©vrier, alors que la feta Ă©tait le terme de recherche numĂ©ro 1 sur l'application de livraison d'Ă©picerie Instacart - le Charlotte Observer signalait des Ă©tagĂšres de feta temporairement vides dans des magasins locaux comme les supermarchĂ©s Harris Teeter. Selon Danna Robinson, porte-parole de Harris Teeter, qui gĂšre plus de 230 magasins dans sept États, la demande a augmentĂ© de 200 %. La chaĂźne de supermarchĂ©s Kroger a Ă©galement Ă©tĂ© prise au dĂ©pourvu. Walshe Birney, qui supervise les comptoirs de fromage de spĂ©cialitĂ© de Kroger a mĂȘme dĂ©clarĂ© “c'est la plus grande hausse de l'intĂ©rĂȘt et des ventes d'un mĂȘme produit que j'ai jamais vue Ă  une telle Ă©chelle gĂ©ographique”.

Vox, How chickens took over America’s dinner plates, in one chart, 19/02/2021 

Un chiffre pour poser le contexte : chaque année, les Américains consomment 8 milliards de poulets.

L’article s’appuie sur un rapport rĂ©cent commandĂ© par la filiĂšre bovine amĂ©ricaine, qui s’intĂ©resse initialement Ă  la menace que les aliments d'origine vĂ©gĂ©tale reprĂ©sentent pour l'industrie du boeuf. Ce qui au final ressort le plus du rapport, c'est la forte augmentation de la consommation de poulet en AmĂ©rique. La consommation de poulet par habitant a grimpĂ© en flĂšche depuis 1970 (+160%) alors que dans le mĂȘme temps celle de boeuf a chutĂ© de 31%. Ainsi, alors qu’en 1970, un amĂ©ricain mangeait en moyenne environ 50 livres (22,7 kg) de poulet par an, aujourd'hui, c'est plus de 100 livres.

Et comme le dit l’auteur, si d'un point de vue environnemental, l'augmentation de la consommation de poulet au dĂ©triment du bƓuf est une bonne nouvelle (car l'Ă©levage intensif de poulets ne produit pas autant de gaz Ă  effet de serre que l'Ă©levage intensif de bƓufs), du point de vue du bien-ĂȘtre animal ce n’est pas une bonne nouvelle (la plupart des poulets passent chaque minute de leur courte vie dans des espaces intĂ©rieurs surpeuplĂ©s et remplis d'ammoniac, ils sont Ă©levĂ©s pour grandir trop vite, ce qui exerce une pression sur leurs articulations
).

D’aprĂšs le rapport, le prix n'est pas le seul facteur Ă  l'origine de la hausse de la consommation de poulet, et en fait, l'analyse suggĂšre que le prix en explique moins de la moitiĂ©. Les raisons liĂ©es Ă  la santĂ© y ont Ă©galement contribuĂ©, le poulet Ă©tant gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ© comme une viande plus saine, moins riche en graisses et en cholestĂ©rol.

Le rapport conclut que, “pour voler le trĂŽne du poulet, les entreprises du secteur des substituts vĂ©gĂ©taux devront probablement convaincre les consommateurs de leurs bienfaits pour la santĂ© et l'environnement, ainsi que pour la sĂ©curitĂ© alimentaire”.

Financial Times, In the test-kitchen with ‘Spotify for foodies’, 01/03/2021

En matiĂšre de recettes de cuisine il existe des applications telles que l’application de cuisine du New York Times (qui propose des recettes tirĂ©es des pages de ce journal) ou encore Cooked mais celle que l’auteur de cet article met en avant s’appelle Ckbk. Il s’agit d’une appli sur abonnement 5,49€ par mois qui se prĂ©sente comme un "Spotify pour livre de cuisine".

Ckbk rassemble des documents du monde entier, avec plus de 100 licences partenaires. Et, contrairement Ă  l’application Eat Your Books, qui renvoie Ă  des versions en ligne gratuites de recettes de cuisine, Ckbk offre un accĂšs complet au contenu des livres (pas seulement aux listes d'ingrĂ©dients) et prĂ©sente des centaines de titres presque introuvables ailleurs. Son inventaire actuel (en rapide augmentation) se compose d'environ 500 livres (ou 100 000 recettes), dont un peu moins de la moitiĂ© sont Ă©puisĂ©s. L’appli permet une recherche par ingrĂ©dient, plat, auteur, titre, cuisine, plat, complexitĂ©, Ă©poque et rĂ©gime.


France Télévisions, Nina Métayer (cheffe pùtissiÚre) : "Ne pas avoir de fraises dans une pùtisserie en hiver, c'est un gage de qualité", 26/02/2021

Une interview de la jeune cheffe pĂątissiĂšre Nina MĂ©tayer, qui fait partie d'une nouvelle gĂ©nĂ©ration qui revisite son mĂ©tier. Elle ne possĂšde par exemple pas de magasin en physique. Ses produits se commandent en ligne, sur le site delicatisserie.com et il est possible de se les faire livrer (dans certains arrondissements de Paris uniquement) ou de les retirer en click & collect dans certains endroits. Comme elle l’explique, “nous fonctionnons uniquement en prĂ©-commande donc cela permet de mieux gĂ©rer les stocks et les Ă©quipes”.

Elle insiste Ă©galement sur le respect des saisons et, selon elle, “c'est une aberration de manger des fraises en hiver. Il n'y en a pas en France Ă  cette saison alors qu'il y a beaucoup d'autres produits”. 


Big up Ă  La Belle Vie pour cette superbe performance!

Quand le ministre de l’agriculture se la joue VRP de luxe

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Les Ɠufs du matin sont sur
fraisetlocal.fr ! Avec plus de 14 000 producteurs et points de vente proches de chez vous.
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Une polémique sur le vrac sur LinkedIn


Eat’s Business #8 | Pause dĂ©jeuner face Ă  la Covid-19, les dĂ©fis d'Alexandre Bompard pour Carrefour et LVMH x le Champagne de Jay-Z, 02/03/2021


DĂ©couverte d’un nouveau podcast grĂące Ă  Fulguropain. Il est dĂ©diĂ© aux “boulanger.e.s qui font bouger les codes de la boulangerie” et propose “le meilleur de l’actualitĂ©s blĂ©, farine et pain”. Il se nomme Pain et PĂ©trin.


C’est tout pour aujourd’hui.

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O. Frey