đŸŒŸđŸ‡đŸ„ Eat's business đŸ•đŸ·đŸ§€ 2021-24

Bonjour Ă  toutes et Ă  tous, je vous propose cette newsletter dans laquelle vous trouverez quelques articles sur le monde de l’alimentaire qui m’ont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente. 

Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont : 

Bonne lecture et bonne semaine Ă  toutes et Ă  tous!

Pour celles et ceux d’entre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :


La France Agricole, La France n’est plus autosuffisante en poulets, 18/06/2021

Dans une rĂ©cente note de conjoncture sur la filiĂšre volaille, Agreste constate que « alors que dans les annĂ©es 2000, la France produisait davantage [de poulets] qu’elle ne consommait (taux d’autosuffisance Ă  149 %), la situation s’inverse depuis 2014 ». Ainsi, malgrĂ© le fait que les exportations de volaille française ont reculĂ© de 4,2 % entre 2014 et 2020, les importations ont quant Ă  elles progressĂ© de 3,2 % sur la mĂȘme pĂ©riode.

Le constat est donc qu’en 2020 la production française ne couvrait plus que 84 % de la demande intĂ©rieure, ce qui a nĂ©cessitĂ© des « approvisionnements extĂ©rieurs consĂ©quents ». Comme le prĂ©cise Agreste, « alors que la France exporte 30,5 % de sa production de poulets, elle importe 41,6 % du poulet consommĂ©, contre 24,2 % en 2000 ».

Néanmoins, seul le poulet semble pour le moment concerné par cette situation, la part des importations étant inférieure pour les autres volailles (16% pour la dinde, 9% pour le canard et 1% pour la pintade).

Ouest France, Un « rĂ©munĂ©rascore » Ă  l’étude pour afficher le revenu des agriculteurs sur les aliments, 17/06/2021

Des dĂ©putĂ©s LREM souhaitent mettre en place un « rĂ©munĂ©rascore », qui consiste Ă  apposer une note qui Ă©value la valeur du produit revenant Ă  l’agriculteur.

Ils souhaitent insĂ©rer ce dispositif dans la proposition de loi Egalim 2. Le 16 juin, ils ont notamment votĂ© la mise en place d’une expĂ©rimentation de ce « rĂ©munĂ©rascore » pour une durĂ©e de cinq ans. Plusieurs filiĂšres se sont d’ores et dĂ©jĂ  dĂ©clarĂ©es candidates pour l’expĂ©rimenter.

Petit message pour nos dĂ©putĂ©s : plutĂŽt qu’un Ă©niĂšme logo Ă  apposer sur le packaging pourquoi ne pas plutĂŽt intĂ©grer un volet rĂ©munĂ©ration dans une solution de traçabilitĂ© blockchain comme celles que proposent par exemple Connecting Food ou Tilkal? 

Les Echos, Les consommateurs ne veulent pas que les marques leur fassent la leçon, 17/06/2021

Une Ă©tude rĂ©alisĂ©e par l'agence Babel avec l'institut BVA s’est intĂ©ressĂ©e Ă  la perception des marques par les Français.

Ainsi, les Français sont 68 % Ă  s'interroger sur les consĂ©quences de l'activitĂ© humaine sur l'environnement, 63 % sur la provenance de leurs achats, et ​58 % sur l'impact de leur propre consommation.

Et ces tendances sont encore plus prĂ©gnantes chez les 18-24 ans qui sont, par exemple, 71 % Ă  s’interroger sur l'impact de leur propre consommation. Selon l’article, le succĂšs de la marque de laits vĂ©gĂ©taux Oatly illustre bien ce phĂ©nomĂšne. Par ailleurs, si 29% des Français se sentent coupables face Ă  la surconsommation, ils sont 43 % chez les 18-34 ans. ConsĂ©quence de tout cela : 71 % des Français ont « simplifiĂ© leur consommation » depuis la crise.

Au final, environ 2/3 des Français estiment que les marques n'en ont pas fait assez pendant la crise. Selon eux, il est nĂ©cessaire pour les marques de : faire plus pour les consommateurs et la sociĂ©tĂ©, bien se comporter avec les employĂ©s, proposer des bons produits et faire des efforts sur les Ă©tiquettes. 

L’étude complĂšte est disponible ici

Le Figaro, Tisanes, céréales, chocolat...Ces produits qui brandissent des allégations de santé non réglementaires, 21/06/2021

D’aprĂšs les rĂ©sultats d’une enquĂȘte publiĂ©s cette semaine par la DGCCRF, 44% des denrĂ©es alimentaires prĂ©senteraient des anomalies en ce qui concerne les indications rĂ©glementaires. Ces produits mettent en effet en avant des allĂ©gations santĂ© et/ou thĂ©rapeutiques qui ne sont pas autorisĂ©es, du type “dĂ©tox”, “la vitamine C augmente les dĂ©fenses immunitaires” ou encore “s'utilise lors d'un rhume”. Comme le prĂ©cise la DGCCRF, Â« cette enquĂȘte a ciblĂ© les produits les plus susceptibles de porter des allĂ©gations de santĂ© : infusions, thĂ©s, chocolats, cĂ©rĂ©ales pour petit-dĂ©jeuner, produits de la ruche ».

L’article rappelle par ailleurs que “seules des listes positives d'allĂ©gations, rĂ©pertoriĂ©es par la Commission EuropĂ©enne peuvent normalement figurer sur ces produits de consommation”.

La DGCCRF note qu’il y a une forte augmentation des cas d'anomalie. En effet, une Ă©tude identique avait eu lieu en 2016 et l’organisme avait trouvĂ© un taux d'anomalie de 21%. 

Le communiqué de presse de la DGCCRF est disponible ici.

Les Echos, Sortie de crise inattendue pour les fabricants de spiritueux, 11/06/2021

En avril 2020 le pire était prédit aux entreprises spécialisées dans les spiritueux, touchées de plein fouet par la fermeture des cafés, hÎtels et restaurants mais également par celle des boutiques des aéroports.

Alors que les entreprises du secteur craignaient une chute des prix, il se trouve que les consommateurs se sont tournĂ©s vers des bouteilles plus haut de gamme. Mais surtout, comme l’explique Christian Porta, directeur gĂ©nĂ©ral adjoint du dĂ©veloppement chez Pernod Ricard, “ce comportement perdure aujourd'hui avec le dĂ©confinement”. Ainsi, la montĂ©e en gamme dans les spiritueux, qui Ă©tait dĂ©jĂ  en cours depuis plusieurs annĂ©es s'est â€œaccĂ©lĂ©rĂ©e dans toutes les catĂ©gories”.

Elles ont Ă©galement profitĂ© de l’envolĂ©e du e-commerce et, comme le prĂ©cise Christian Porta, “on a vu arriver de nouveaux clients et nous pensons que les habitudes prises vont s'installer”. Pour s’adapter au dĂ©veloppement de ce canal de vente, les entreprises des spiritueux ont proposĂ© de nouveaux formats plus petits (25 cl et 35 cl) et plus adaptĂ©s.

Enfin, comme le prĂ©cise l’article, les entreprises du secteur ont profitĂ© de cette pĂ©riode de pandĂ©mie pour "dĂ©velopper du contenu digital sur leurs histoires, leurs ingrĂ©dients, l'Ă©laboration de leurs produits”.   

Les Echos, La terre, nouvel horizon des milliardaires, 23/06/2021

Aux Etats-Unis, Bill Gates serait devenu le plus gros propriĂ©taire de terres agricoles du pays avec prĂšs de 100 000 hectares. En France, Xavier Niel soutient Hectar, qui se prĂ©sente comme “le plus grand campus agricole du monde”.

Dans son Ă©dition 2021, le Demeter prĂ©cise que « alors que le prix des denrĂ©es alimentaires a doublĂ© entre 2002 et 2018, celui des terres arables a Ă©tĂ© multipliĂ© par 6 dans le monde, soit une inflation moyenne annuelle de 12 % ». 

Ainsi, selon l’article, “que les tycoons qui se penchent vers la terre, comme les paysans de Millet, soient aussi des as de la technologie n'a rien d'un hasard”.

Et les GAFAM ne sont pas en reste. A l’instar de Google et de son projet « Mineral » dont le pitch est « l'agriculture mondiale devra produire plus de nourriture dans les 50 prochaines annĂ©es qu'au cours des 10.000 annĂ©es prĂ©cĂ©dentes. » 

BFM, Le bio pourrait nourrir l'Europe Ă  condition de diviser par deux notre consommation de viande, 22/06/2021

Le CNRS vient de publier une Ă©tude qui propose une analyse prospective basĂ©e sur un scĂ©nario oĂč l'ensemble de la production europĂ©enne serait en agriculture biologique.

Selon cette Ă©tude, si le bio ne permet pas de produire autant que l'agriculture conventionnelle sur la mĂȘme surface, il serait pourtant envisageable de nourrir l’Europe avec une agriculture europĂ©enne 100% en bio. Ainsi, selon les auteurs de l’étude, “Avec un systĂšme agroalimentaire biologique, il serait possible de renforcer l’autonomie de l’Europe, de nourrir la population attendue en 2050, d’exporter encore des cĂ©rĂ©ales vers les pays qui en ont besoin pour l’alimentation humaine, et surtout de diminuer largement la pollution des eaux et les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre par l’agriculture”.

Mais pour que ce scĂ©nario devienne rĂ©alitĂ©, il va falloir modifier de maniĂšre drastique l’alimentation des europĂ©ens. Cela passera notamment par une diminution par deux de la consommation de viande.

L’étude met en avant 2 autres leviers pour une massification de l’agriculture bio Ă  l’échelle europĂ©enne : le retour Ă  une forme de polyculture afin d'optimiser le recyclage des dĂ©jections animales et faire plus de rotations dans les cultures entre les cĂ©rĂ©ales et les lĂ©gumineuses afin de prĂ©server les sols.


Washington Post, Food security isn’t enough. Anti-hunger experts say the focus should be on nutrition security, 11/06/2021

Alors que l’on emploie souvent le terme "sĂ©curitĂ© alimentaire" pour dĂ©crire un accĂšs constant Ă  la nourriture, de nombreux professionnels de la santĂ© et dĂ©cideurs politiques pensent que ce terme est inadĂ©quat. Selon eux, nous devrions plutĂŽt parler de "sĂ©curitĂ© nutritionnelle".

Comme l’explique Sara Bleich, conseillĂšre principale pour le Covid-19 au ministĂšre de l'agriculture amĂ©ricain, “à l'heure actuelle, un nombre record d'AmĂ©ricains vivent dans un Ă©tat d'insĂ©curitĂ© alimentaire et nutritionnelle malgrĂ© l'abondance de nourriture produite et disponible Ă  travers les États-Unis”. Ainsi, on estime Ă  42 millions le nombre de personnes en situation d'insĂ©curitĂ© alimentaire aux Etats-Unis, contre 35 millions avant la pandĂ©mie.

S’il existe bien des programmes nationaux de sĂ©curitĂ© alimentaire pour aider les AmĂ©ricains Ă  accĂ©der Ă  des aliments sĂ»rs et nutritifs, il existe toutefois une lacune. En effet, la partie "nutritive" est souvent laissĂ©e de cĂŽtĂ©, car les programmes en question se concentrent la plupart du temps sur la fourniture d'une quantitĂ© appropriĂ©e d'aliments ou de calories plutĂŽt que de s'assurer que les aliments soient riches en nutriments.

Financial Times, We must overcome the fear of genetic engineering in our food, 19/06/2021

Comme l’explique l’auteur de l’article, alors qu’il Ă©tait dans un cafĂ© aprĂšs avoir reçu son vaccin contre le Covid, son oeil a Ă©tĂ© attirĂ© par ces plats qui Ă©taient fiĂšrement Ă©tiquetĂ©s "sans OGM". C’est alors qu’il s’est demandĂ© pourquoi “aprĂšs avoir fait la queue pour qu'on me plante un vaccin gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ© dans le bras, on m'encourageait Ă  refuser les aliments gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s dans mon assiette”.

Selon lui, les nouvelles techniques d'édition de gÚnes pourraient également transformer l'agriculture et jouer un rÎle essentiel dans la lutte contre le changement climatique, mais elles sont encore largement boudées, car elles créent des "aliments Frankenfoods".

Pour illustrer son propos, il prend l’exemple de la variĂ©tĂ© de banane Cavendish. Comme il l’explique, cette variĂ©tĂ© domine la production mondiale mais elle est aujourd'hui sous la menace d’une nouvelle souche de la maladie de Panama. Il s’agit d’un champignon qui a dĂ©jĂ  tuĂ© la seule autre variĂ©tĂ© de banane qui ressemblait et avait le mĂȘme goĂ»t que la Cavendish, la Gros Michel (voir ici pour plus de prĂ©cision sur cette maladie).

Or dans certains pays, les agriculteurs dépendent de la culture de la banane pour gagner leur vie. A cause de cette maladie la Colombie a par exemple déclaré l'état d'urgence national en août 2019.

Comme l’explique l’auteur, les pesticides ne permettent pas de combattre ce champignon et le seul moyen de sauver la banane Cavendish serait apparemment de modifier son gĂ©nome. En Australie, des chercheurs ont ainsi crĂ©Ă© des bananes "transgĂ©niques", en insĂ©rant un gĂšne issu de bananes sauvages qui pourrait aider Ă  rĂ©sister au champignon. Au Royaume-Uni, la sociĂ©tĂ© Tropic Biosciences modifie le gĂ©nome de la Cavendish en utilisant la technologie CRISPR pour Ă©liminer les gĂšnes qui la rendent vulnĂ©rable.

Si, comme il le prĂ©cise, “une telle modification gĂ©nĂ©tique semble contre nature”, il rappelle que la banane Cavendish elle-mĂȘme n'est pas naturelle car “elle est Ă©levĂ©e comme un clone pour que chaque gĂ©nĂ©ration soit gĂ©nĂ©tiquement identique”. D’ailleurs, il affirme que finalement “presque rien de ce que nous mangeons n'est vraiment “naturel” car “toutes les cultures et tous les animaux que nous consommons sont le fruit de siĂšcles de sĂ©lection”. Le problĂšme selon lui est qu’“en matiĂšre d'alimentation, nous supposons gĂ©nĂ©ralement que le “naturel” est meilleur que le “non naturel””.

The Guardian, Drinking coffee may cut risk of chronic liver disease, study suggests, 22/06/2021

D’aprĂšs les rĂ©sultats d’une Ă©tude britannique publiĂ©e cette semaine dans la revue BMC, les personnes qui boivent du cafĂ© ont moins de risque de mourir d’une maladie chronique du foie. Cette nouvelle Ă©tude est la derniĂšre en date Ă  suggĂ©rer que la consommation de cafĂ© pourrait avoir des effets bĂ©nĂ©fiques, des travaux antĂ©rieurs ayant suggĂ©rĂ© qu'il pourrait aider Ă  Ă©viter le cancer du foie et Ă  rĂ©duire le risque de maladies du foie liĂ©es Ă  l'alcool.

L'analyse a notamment révélé qu'aprÚs la prise en compte de facteurs tels que l'indice de masse corporelle, la consommation d'alcool et le tabagisme, les personnes qui buvaient du café, quelle qu'en soit la quantité et quel qu'en soit le type, avaient un risque de développer une maladie chronique du foie ou une stéatose hépatique (toutes catégories confondues) inférieur de 20 % à celui des personnes qui ne consommaient pas ce breuvage. Les buveurs de café avaient également 49 % de risque en moins de mourir d'une maladie chronique du foie. L'équipe a par ailleurs indiqué que l'ampleur de l'effet augmentait avec la quantité de café consommée, jusqu'à trois ou quatre tasses par jour, "au-delà desquelles des augmentations supplémentaires de la consommation n'apportaient aucun avantage supplémentaire".

The Economist, The refreshing taste of Woke-a-Cola, 21/06/2021

L’article nous apprend qu’en mars dernier, le groupe Coca-Cola a fait face Ă  une crise d’image. En effet, les rĂ©publicains de l'État de GĂ©orgie ont fait adoptĂ© la loi sur l'intĂ©gritĂ© des Ă©lections, qui met en Ɠuvre un large Ă©ventail de restrictions du droit de vote. Ces restrictions semblent avoir Ă©tĂ© conçues pour Ă©carter les Ă©lecteurs dĂ©mocrates, et en particulier les afro-amĂ©ricains. Le prĂ©sident Joe Biden a qualifiĂ© cette loi d'"anti-amĂ©ricaine". Pour en savoir plus sur cette loi, vous pouvez aller voir cet article.

Un certain nombre d’entreprises ont pris position contre cette loi. Plus d’une centaine d’entre elles, parmi lesquelles Amazon, Starbucks et Alphabet, la sociĂ©tĂ© mĂšre de Google, ont signĂ© une lettre ouverte s'opposant aux tentatives de limiter la participation dĂ©mocratique. Mais Coca-Cola, dont le siĂšge est Ă  Atlanta, la capitale de la GĂ©orgie, a eu du mal Ă  prendre une position.

Or, comme l’explique l’article, au fil des dĂ©cennies et sur tous les continents, Coca-Cola a sĂ©duit les populations en leur faisant miroiter la libertĂ©. Ainsi, en pleine Seconde Guerre mondiale, une publicitĂ© de la marque disait "Coca-Cola, la boisson qui se bat". De mĂȘme, lorsque le mur de Berlin est tombĂ©, Coca-Cola Ă©tait lĂ .

En AmĂ©rique, le Coca-Cola est la boisson nationale. Mais lorsque James Quincey, le patron du groupe, a rĂ©agi de façon trĂšs discrĂšte Ă  la proposition de loi, Twitter s'est emportĂ©, les lettres de reproches ont fusĂ© et les boycotts ont commencĂ©. Ce n’est qu’une fois le projet de loi adoptĂ© que James Quincey a affichĂ© l’indignation de son groupe. Il a ainsi dĂ©clarĂ© fin mars “je veux ĂȘtre parfaitement clair. La sociĂ©tĂ© Coca-Cola ne soutient pas cette lĂ©gislation, car elle rend le vote plus difficile, et non plus facile”.

L’article revient Ă©galement sur les origines du Coca-Cola, qui fĂ»t inventĂ© en 1886 par John Pemberton.

Et comme le conclut l’article, “AprĂšs presque un siĂšcle Ă  vendre l'AmĂ©rique Ă  l'Ă©tranger, il est temps pour Coca-Cola de vendre l'AmĂ©rique Ă  l'AmĂ©rique”.

The Economist, The origin or watermelons, 05/06/2021

Retour sur les origines d’un fruit typique de l’étĂ©.

D’aprĂšs l’article, on sait depuis un moment que les ancĂȘtres de la pastĂšque sont africains. En effet, des fouilles archĂ©ologiques menĂ©es en Libye et en Égypte ont montrĂ© qu'elle y Ă©tait cultivĂ©e il y a des milliers d'annĂ©es. D’ailleurs, le continent africain compte sept espĂšces et de nombreuses sous-espĂšces de plantes classĂ©es dans le mĂȘme genre.

Mais d’aprĂšs une publication rĂ©cente, la pastĂšque dĂ©rive en fait d'une sous-espĂšce appelĂ©e melon soudanais du Kordofan, qui pousse au Darfour, la partie occidentale du Soudan.

New York Times, The Message in a Reusable Wine Bottle: Combat Climate Change, 10/06/2021

Les bouteilles en verre sont le principal contributeur à l'empreinte carbone de l'industrie du vin. Plusieurs entreprises expérimentent de nouvelles méthodes d'expédition.

L’article nous parle par exemple de Gotham Project, une entreprise spĂ©cialisĂ©e dans le vin en fĂ»t, qu'elle vend Ă  des bars et des restaurants dans prĂšs de 40 États. Ainsi, en mai dernier, c’est dans un conteneur en plastique hermĂ©tique de 24 000 litres qu’est arrivĂ© l’équivalent de 32 000 bouteille de 75 cl de pinot grigio de Sicile. Le conteneur est arrivĂ© Ă  Filling Station East, une installation de conditionnement du vin situĂ©e prĂšs du port de Bayonne, dans le New Jersey. Le vin a ensuite Ă©tĂ© siphonnĂ© par un tuyau Ă©pais jusqu'Ă  une cuve en acier inoxydable. À terme, il servira Ă  remplir des fĂ»ts, des canettes et des bouteilles. Mais surtout, ces bouteilles sont rĂ©utilisables. Elles ressemblent Ă  des bouteilles de Bourgogne, en verre vert pour les rouges et transparent pour les blancs et les rosĂ©s, sont estampillĂ©es de la mention "Return & Reuse" et scellĂ©es uniquement avec des bouchons en liĂšge, Ă©vitant ainsi les dĂ©chets que produiraient les capsules en aluminium.

Alors certes, comme l’explique l’article, les bouteilles rĂ©utilisables ont une longue histoire dans le domaine du vin, en particulier dans les rĂ©gions viticoles europĂ©ennes. NĂ©anmoins, la frugalitĂ© a largement cĂ©dĂ© la place Ă  la commoditĂ© dans le dernier tiers du XXe siĂšcle. De mĂȘme, l'expĂ©dition de vins en vrac n'a rien de nouveau. Jusque dans les annĂ©es 1960, des producteurs bordelais expĂ©diaient leurs vins en fĂ»ts vers la Grande-Bretagne, oĂč ils Ă©taient ensuite mis en bouteille pour ĂȘtre vendus par des nĂ©gociants

Autre entreprise mise en avant : Good Goods. Il s’agit d’une start-up new-yorkaise qui a commencĂ© Ă  tester sa bouteille rĂ©utilisable auprĂšs de 14 dĂ©taillants du pays l'annĂ©e derniĂšre. Mais les bouteilles rĂ©utilisables ne sont pas pour autant la panacĂ©e. Comme l’explique Zach Lawless, le fondateur de Good Goods, lorsque l’entreprise a testĂ© sa premiĂšre bouteille rĂ©utilisable Ă  l’étĂ© 2020, seuls 25 % d'entre elles ont Ă©tĂ© retournĂ©es. Cela prouve que le fait de demander une petite caution, qui est restituĂ©e lorsque les bouteilles sont rapportĂ©es, n'est pas une incitation suffisante pour que les consommateurs surmontent leur prĂ©fĂ©rence pour les bouteilles jetables. Good Goods a contournĂ© ce problĂšme en passant d'un systĂšme de consigne Ă  un systĂšme de crĂ©dit magasin pour le retour des bouteilles. Le taux de retour est passĂ© Ă  85 %. Pour Zach Lawless, "le fait de prĂ©senter les choses comme une rĂ©compense plutĂŽt que comme une consigne a eu un impact considĂ©rable".


Carrefour lance l’Eco-Score pour ses produits MDD

Twitter avatar for @ElodiePerthuisoElodie Perthuisot @ElodiePerthuiso
Merci Ă  nos Ă©quipes qui viennent de lancer l’Eco-Score sur
Carrefour.fr ! 🚀 Carrefour est le premier acteur de la grande distribution en France Ă  expĂ©rimenter l’affichage de l’Eco-score sur son site e-commerce Carrefour.fr ! Image

Le chef Eric Guerin met en place ne nouvelle organisation pour son restaurant en soirée en décidant de fermer son restaurant à minuit tous les soirs.

Son post complet est Ă  retrouver ici.


Concours Podcast #0 | Émilie Laystary, LĂ©o Corcelli, Beena Paradin Migotto, Olivier Frey et Daniel Coutinho racontent leur expĂ©rience podcast + les rĂšgles du concours, 17/06/2021

Eat’s Business #23 | Anti Nutri-Score, guerre de la saucisse et vrac-washing | avec la participation de Kelly Frank, co-fondatrice de Siga, 22/06/2021

Information : il n’y aura pas d’épisode de podcast Eat’s Business mardi prochain. Rendez-vous le 6 juillet pour le dernier Ă©pisode avant les vacances.


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O. Frey