đŸŒŸđŸ‡đŸ„ Eat's business đŸ•đŸ·đŸ§€ 2021-22

Bonjour Ă  toutes et Ă  tous, je vous propose cette newsletter dans laquelle vous trouverez quelques articles sur le monde de l’alimentaire qui m’ont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente. 

Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont : 

Bonne lecture et bonne semaine Ă  toutes et Ă  tous!

Pour celles et ceux d’entre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :


BFM, Une pinte mais sans alcool : les ventes de biùre sans alcool s’envolent en France, 05/06/2021

D’aprĂšs Kantar WorldPanel, prĂšs de 22% des foyers français ont achetĂ© des biĂšres sans alcool en 2020. Entre 2015 et 2020, ce sont 3,6 millions de nouveaux foyers qui ont achetĂ© de la biĂšre sans alcool. Il s’agit mĂȘme selon l’article du “segment le plus dynamique du marchĂ©â€. En consĂ©quence, tous les principaux acteurs du secteur, de Heineken Ă  AB InBev en passant par Carlsberg, proposent dĂ©sormais une version sans alcool de leurs principales marques. Et mĂȘme la sacro-sainte Guinness s’y est mise. Illustration de ce phĂ©nomĂšne : le site Gueule de joie en propose 78 Ă  la vente.

D’un point de vue technique, ces biĂšres sans alcool s’obtiennent grĂące au procĂ©dĂ© de dĂ©salcoolisation: la biĂšre est brassĂ©e et fermentĂ©e puis l’alcool est enlevĂ© par Ă©vaporation, sans trop altĂ©rer le goĂ»t. Pour les brasseurs artisanales un tel procĂ©dĂ© coĂ»te trop cher et ces derniers utilisent plutĂŽt des levures spĂ©cifiques et des cĂ©rĂ©ales peu fermentescibles.

En comparaison avec les ventes globales de biĂšre, les biĂšres sans alcool ne reprĂ©sentent encore que 3,6% du marchĂ© total. Par contre, le chiffre d'affaires des biĂšres sans alcool est en croissance de 49% sur les douze derniers mois par rapport Ă  la mĂȘme pĂ©riode deux ans plus tĂŽt, selon Iri.

L’article prĂ©cise d’ailleurs que, selon la lĂ©gislation en vigueur, le terme “biĂšre sans alcool” fait, en fait, rĂ©fĂ©rence Ă  “toute biĂšre dont la teneur en alcool ne dĂ©passe pas 1,2%”.

LSA, Embouteillage dans la livraison Ă  domicile express (23 acteurs Ă  la loupe), 03/06/2021

Un article de LSA qui fait le point sur le maquis des acteurs du Q-commerce et de la livraison de courses Ă  domicile.

L’article rappelle un chiffre : en 2020, les courses alimentaires livrĂ©es Ă  domicile ont bondi de 45 %. Mais, rapportĂ© au global, la livraison Ă  domicile ne reprĂ©sentait, en fĂ©vrier 2021, que 0,5 % des achats alimentaires.

Et comme l’explique Matthieu Vincent de DigitalFoodLab,  Â«â€‰ la rapiditĂ© de dĂ©ploiement de ces start-up est Ă©tonnante. On remarque, en outre, qu’elles attirent dĂšs leur crĂ©ation des investisseurs Ă©trangers, ce qui est plutĂŽt rare ». En moins d’un an d’existence Gorillas est ainsi devenue une licorne.

LSA segmente les business models des entreprises de livraison de courses en plusieurs types :

  • Celles reposant sur des “dark stores” comme Gorillas, Cajoo, Flink, Dija, Weezy et Getir

  • Celles qui ont un assortiment plus vaste et proposent des temps de livraison supĂ©rieurs aux 10mn promises par la plupart des entreprises de la catĂ©gorie prĂ©cĂ©dente. C’est le cas de Picnic, La Belle Vie ou encore mon-marchĂ©.fr.

  • Celles qui proposent de la livraison collaborative, Ă  l’instar de Everli.

  • Celles qui sont des prestataires de livraison, par exemple pour la grande distribution, comme Deliveroo, Uber Eats et Frichti

La France Agricole, Les produits laitiers s’adaptent Ă  leur Ă©poque, 07/06/2021 + Ouest France, L’industrie du lait « s’est concentrĂ©e autour des leaders », 08/06/2021

FranceAgriMer a publié fin mai une étude sur les évolutions des industriels du lait entre 2010 et 2019.

Au cours de cette pĂ©riode, les entreprises laitiĂšres françaises ont dĂ» faire face Ă  divers Ă©vĂšnements extĂ©rieurs qui ont perturbĂ© les marchĂ©s français et mondiaux comme par exemple « l’accroissement des capacitĂ©s de sĂ©chage des outils suite Ă  la crise de 2015-2016, le dĂ©veloppement des fabrications de poudre de lait infantile pour rĂ©pondre Ă  la demande chinoise et l’évolution des fabrications pour suivre la demande des consommateurs français ». La collecte de lait de vache est passĂ©e de 22,9 milliards de litres en 2010 Ă  23,8 milliards de litres en 2019 (+ 4,1 %). 

Si le mix-produit global n’a pas Ă©normĂ©ment Ă©voluĂ©, il y a tout de mĂȘme clairement des gagnants et des perdants lorsque l’on regarde dans le dĂ©tail.

Parmi les perdants : la poudre de lactosérum (- 18,9 %), la poudre grasse (- 11,4 %), les petits-suisses et fromages blancs (- 16,5 %), les yaourts et laits fermentés (- 13,1 %) et le lait conditionné (- 12,6 %).

Parmi les gagnants : les fromages à pùte filée (+ 64 %, tirée par la croissance des ventes de pizzas), la poudre de lait infantile (+ 38,3 %, tirée par la demande chinoise), la crÚme conditionnée longue conservation (+ 32 %) et fraßche (+ 21,3 %) et la poudre de lait écrémé (+ 29,6 %).

L’étude s’est Ă©galement intĂ©ressĂ©e Ă  la concentration des entreprises du lait. Ainsi, « Pour tous les produits sauf pour les fromages Ă  pĂąte pressĂ©e non cuite, les trois premiers groupes laitiers produisent plus de 50 % des volumes ». C’est mĂȘme beaucoup plus dans certains segments comme par exemple les fromages Ă  pĂąte filĂ©e (type mozzarella) oĂč 99,6 % de la production a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© par le trio Eurial, Lactalis, et La compagnie des fromages & RichesMonts en 2019. Dans la fabrication de poudre de lait infantile Isigny Sainte- MĂšre, NestlĂ© et Sodiaal concentrent 73 % de la production. FranceAgriMer note qu’entre 2010 et 2019, la part du top 3 a progressĂ© pour la plupart des produits secs et des fromages « ce qui montre, pour ces produits, une concentration de l’activitĂ© autour des leaders. »

L’étude complĂšte de FranceAgriMer est disponible ici.

Ouest-France, La coopĂ©rative Isigny-Sainte-MĂšre, le champion normand de l’export, 05/06/2021

Focus sur une coopĂ©rative laitiĂšre qui est en pleine forme et qui, chose assez rare pour ĂȘtre signalĂ©e, rĂ©alise prĂšs de 60% de ses 507 millions d’euros de chiffre d’affaires Ă  l’export.

La coopĂ©rative Isigny-Sainte MĂšre est plus que centenaire, compte 425 fermes laitiĂšres adhĂ©rentes et fabrique notamment du beurre, de la crĂšme, des fromages et surtout de la poudre de lait infantile, dont elle est spĂ©cialiste depuis 1952 et qui reprĂ©sente 65% de son chiffre d’affaires. Les boĂźtes de lait infantile qui sortent des usines de la coopĂ©rative permettent de nourrir tous les jours 2,5 millions de bĂ©bĂ©s dans le monde. 

GrĂące Ă  toutes ses diversifications dans les produits Ă  haute valeur ajoutĂ©e, la coopĂ©rative Isigny-Sainte-MĂšre peut se targuer d’ĂȘtre l’entreprise qui rĂ©munĂšre le mieux le lait dans l’Hexagone, avec un prix d’achat (primes et ristournes comprises) de 408,25 € la tonne.

Les Echos, Le monde d’aprĂšs doit ĂȘtre un monde avec les agriculteurs, 04/06/2021

Une tribune de Florian Breton, fondateur de Miimosa, en faveur de celles et ceux qui nous nourrissent et qui “font partie de ces forces sociales qui Ɠuvrent en permanence pour la stabilitĂ© de la Nation”.

Pour une “rĂ©conciliation” entre le monde agricole et la sociĂ©tĂ©, il faut selon lui 2 conditions :

  • l’adhĂ©sion durable des citoyens Ă  payer plus cher une alimentation dont la qualitĂ© progresse et dont l’empreinte environnementale diminue. Pour celles et ceux dont les moyens ne le permettent pas, des solutions solidaires pour les inclure dans un tel mouvement doivent ĂȘtre envisagĂ©es.

  • l’encouragement des mondes agricoles Ă  attirer soit des nĂ©o-ruraux Ă  s’installer Ă  la campagne pour y dĂ©velopper de l’entrepreneuriat valorisant les productions de la terre, soit des investisseurs soutenant l’innovation dans le secteur.

Le Monde, « Les visages de la prĂ©caritĂ© alimentaire sont multiples, complexes et Ă©volutifs », 06/06/2021

Une tribune rédigée par des membres de la Fondation Daniel et Nina Carasso.

En 1985, Coluche lançait les Restos du cƓur. Mais 36 ans plus tard, l’aide alimentaire est selon eux “devenue la rĂ©ponse principale Ă  la prĂ©caritĂ© alimentaire”. Il s’agit ainsi de dons en nature de produits peu chers auxquels on accĂšde temporairement sur prescription sociale. Cette aide est distribuĂ© Ă  8 millions de personnes en prĂ©caritĂ© alimentaire (deux fois plus de personnes qu’il y a 10 ans).

Or selon les auteurs de la tribune les failles de ce systĂšme sont largement connues :

  • dispositif administratif trop complexe,

  • non-recours frĂ©quent,

  • conditions d’accĂšs stigmatisantes,

  • nombreuses « zones blanches »

  • mauvaise qualitĂ© nutritionnelle des aliments distribuĂ©s.

Tout ceci rendrait l’aide alimentaire “uniforme” et l’empĂȘcherait de s’adapter “aux besoins des personnes qu’elle prĂ©tend cibler”. 

Les auteurs s’interrogent Ă©galement sur la difficultĂ© Ă  amĂ©liorer la qualitĂ© de l’aide alimentaire. Pour l’expliquer, ils arguent qu’en complĂ©ment des produits bas de gamme achetĂ©s avec les fonds europĂ©ens, la plupart des associations dĂ©pendent des dons des supermarchĂ©s de produits abĂźmĂ©s ou proches de leur date de pĂ©remption. Ainsi, selon eux, “la relation de pouvoir est telle que ces associations ne peuvent en critiquer la qualitĂ© au risque de se voir exclues des distributions”. Or, comme ils le prĂ©cisent, “la dĂ©fiscalisation que reprĂ©sentent ces dons, encouragĂ©e massivement par la loi Garot, coĂ»te prĂšs de 75 % du budget public consacrĂ© Ă  l’aide alimentaire”.

In fine cela pose le problĂšme moral suivant : la lutte contre le gaspillage peut-elle devenir un prĂ©texte pour justifier une alimentation Ă  deux vitesses, oĂč une partie de la population doit se contenter des restes de l’autre ?

Mais tout n’est pas noir Ă  leur yeux. Ils mettent ainsi en avant le fait que “depuis plus de dix ans, de nombreux acteurs de la sociĂ©tĂ© civile imaginent de nouvelles solidaritĂ©s alimentaires, fondĂ©es sur la participation des personnes, permettant Ă  toutes de choisir des produits bons pour leur santĂ© et la planĂšte, de retrouver leur dignitĂ© de citoyens”.

L’Opinion, «La guerre du Spritz aura-t-elle lieu ?», 04/06/2021

Un article consacrĂ© Ă  cet apĂ©ritif italien orange, que l’on trouve dĂ©sormais dans tous les bars dignes de ce nom (et Ă  des prix parfois exhorbitants).

Tout commence au dĂ©but des annĂ©es 2000 lorsque l’entreprise Campari fait l’acquisition de Barbero, qui possĂšde entre autres la marque Aperol. Comme l’explique SĂ©bastien Abis, pour Campari, l’objectif est aussi et surtout de promouvoir un cocktail mixant ses liqueurs avec de l’eau gazeuse et du vin effervescent.

Et pour accroĂźtre la notoriĂ©tĂ© du Spritz, Campari va mettre les moyens avec “opĂ©rations de sĂ©duction innovantes sur les places des grandes villes italiennes” ou “publicitĂ©s spectaculaires Ă  grand renfort de stars internationales du cinĂ©ma” mais Ă©galement “crĂ©ation de festivals de musique de trĂšs haut niveau entiĂšrement labellisĂ©s”. Et mĂȘme s’il existe plusieurs variantes du Spritz (Campari Spritz, Select Spritz ou Aperol Spritz), c’est l’Aperol Spritz qui est la locomotive car il a un goĂ»t plus lĂ©ger et est donc plus accessible.

Et dans le Spritz, l’Aperol est dĂ©sormais indissociable du prosecco (dont nous parlions il y a quelques semaines). Comme l’explique SĂ©bastien Abis, le prosecco Ă©tait, jusqu’au succĂšs du Spritz, “mĂ©connu en dehors des milieux professionnels et de sa zone gĂ©ographique en VĂ©nĂ©tie”. DĂ©sormais il fait mĂȘme de l’ombre au champagne. D’ailleurs, en rĂ©ponse, LVMH vient de lancer Chandon Garden Spritz.

Le Figaro, Pourquoi les restaurateurs ne jouent pas toujours la carte du 100% français, 01/06/2021

On rĂ©pĂšte souvent aux consommateurs français de privilĂ©gier le made in France, mais force est de constater que les origines des viandes affichĂ©es dans les restaurants sont plus souvent irlandaises ou allemandes que françaises. Ce constat a d’ailleurs Ă©tĂ© mis en avant par Emmanuel Macron le 18 mai dernier lorsqu’il affirmait que “les tables françaises de la restauration servent Ă  plus de 60% de la viande qui n'est pas française”.

Les premiers fautifs selon l’article seraient les grossistes, et en premier lieu Metro, car '“les restaurateurs sont orientĂ©s par les propositions des fournisseurs et grossistes”. L’article prĂ©cise toutefois que Metro “s'est engagĂ© depuis 2020 dans une dĂ©marche de valorisation des produits hexagonaux”. 

Autre difficultĂ© : la saisonnalitĂ© des productions. Ainsi, les tomates et les salades proposĂ©es sont Ă  90% françaises entre avril et octobre et l'offre de fruits et lĂ©gumes est en gĂ©nĂ©ral française Ă  60%. Pour Laurent Frechet, prĂ©sident de la branche restauration au GNI, afin de limiter les coĂ»ts des produits français “il suffit de travailler avec des produits de saison et pour cela il ne faut pas dĂ©marrer trop tĂŽt”. Il explique ainsi que â€œles asperges, au dĂ©but de saison sont Ă  35 euros le kilo, mais elles tombent Ă  7 ou 8 euros une fois la saison lancĂ©e”. Par consĂ©quent “si on a une carte adaptĂ©e, cela ne coĂ»te pas plus cher”.

Michael Gautier patron du restaurant «Les Françaises» Ă  Paris, et qui travaille Ă  100% en viandes françaises, propose de son cĂŽtĂ© la crĂ©ation d’« un label qui dit qu'on a une certaine part de produits français dans nos assiettes Â». Toujours selon lui, il y a le problĂšme des appellations. Ainsi, “entre une planche de Pata Negra et un porc noir de Bigorre, les gens vont choisir le premier”.  

Du cĂŽtĂ© de la restauration collective, il y a une contrainte budgĂ©taire qui “oriente fortement la recherche des produits”. L’article prĂ©cise Ă©galement que “pour les clients publics, il n'est pas autorisĂ© de choisir explicitement un produit du fait de son origine gĂ©ographique, en raison des rĂšgles de concurrence Ă©laborĂ©es au niveau europĂ©en”.

Vanity Fair, AprÚs les fusées et les voitures, Elon Musk lance une chaßne de restaurants, 03/06/2021

Les utilisateurs d’un groupe Reddit consacrĂ© Ă  Tesla ont rĂ©cemment dĂ©couvert que l’entreprise a dĂ©posĂ© une demande fin mai auprĂšs de l’United States Patent and Trademark Office (le bureau des brevets et des marques aux Etats-Unis) en prĂ©cisant que son logo, et tous les Ă©lĂ©ments distinctifs de sa marque, puisse faire rĂ©fĂ©rence Ă  des services de restaurations divers et variĂ©s, comme des bars, restaurants, self-service ou encore un drive-in.

Et Ă©videmment les suppositions vont bon train quant Ă  la possibilitĂ© de voir Tesla ouvrir des restaurants. Cette demande n’est pas si farfelue qu’il y paraĂźt car il s’agit pour Tesla de trouver des moyens de rentabiliser le temps d’attente de ses clients lors de la recharge de leur vĂ©hicule.

L’article prĂ©cise d’ailleurs que Tesla va ouvrir un immense SuperCharger Ă  Santa Monica en Californie au sein duquel se trouvera un restaurant de type dinner inspirĂ© des annĂ©es 50.


Financial Times, Insects creep up on the human diet, 06/06/2021

Alors que les entrepreneurs se prĂ©cipitent pour dĂ©velopper de nouveaux moyens de nourrir la population croissante de la planĂšte, le Financial Times propose un focus sur les insectes. Ces derniers sont en effet riches en protĂ©ines et autres nutriments essentiels et peuvent ĂȘtre Ă©levĂ©s Ă  grande Ă©chelle avec un impact minimal sur l'environnement.

Alors que jusqu'à présent, les start-ups produisant de la viande à base de plantes ou cultivée en laboratoire ont attiré le capital-risque et l'attention du public, le buzz autour des insectes est en train de grandir. Le financement de capital-risque dans le secteur a augmenté fortement depuis 2018, avec 210 millions de dollars d'investissements l'année derniÚre selon Dealroom. Et parmi les leaders du secteur se trouvent deux startups françaises :

  • InnovaFeed, qui Ă©lĂšve des mouches soldats noires et a levĂ© 140 millions de dollars lors de son dernier tour de financement.

  • Ynsect, qui Ă©lĂšve des vers de farine et a annoncĂ© l'annĂ©e derniĂšre une levĂ©e de fonds de plus de 350 millions de dollars en capital et en dette.

Pour l’heure, les startups qui Ă©lĂšvent des insectes les utilisent pour en produire de l’alimentation animale. Pour faire des insectes une source de nourriture humaine sur les marchĂ©s occidentaux elles vont devoir surmonter le «facteur beurk». Toutefois, pour Gorjan Nikolik, analyste chez Rabobank, si les avantages fonctionnels et sanitaires des insectes Ă©taient clairement Ă©tablis, ils pourraient jouer « un rĂŽle important dans l’alimentation ».

Dans un rĂ©cent rapport publiĂ© par Rabobank, la banque estime que d’ici 2030, 200 000 tonnes d’insectes par an seront utilisĂ©es dans l’alimentation des poissons, soit 0,4 % de l’industrie de l’alimentation aquacole. Par ailleurs, 150 000 tonnes utilisĂ©es dans les aliments pour animaux de compagnie, ce qui reprĂ©sente 0,5 % du secteur total des aliments pour animaux de compagnie. Enfin, seulement 10 000 Ă  20 000 tonnes d’insectes seront utilisĂ©es pour l’alimentation humaine.

La clĂ© pour les spĂ©cialistes de l’élevage d’insectes sera probablement de s’éloigner de la consommation d’insectes entiers pour les utiliser comme ingrĂ©dients et additifs. C’est par exemple ce que propose Short-Horn dans les assaisonnements.

Financial Times, The durian fruit, redeemed, 02/06/2021

Un article qui s’intĂ©resse Ă  fruit que l’on ne trouve quasiment qu’en Asie et qui a une assez mauvaise rĂ©putation dans les pays occidentaux : le durian.

Il s’agit d’un gros fruit vert, en forme de ballon de rugby et qui est originaire de Malaisie, d'IndonĂ©sie et de Brunei. Le durian est Ă©galement cultivĂ© en ThaĂŻlande ou au Vietnam. SurnommĂ© le "roi des fruits", il peut peser jusqu'Ă  4 kg et est couvert de pointes ("duri" signifie Ă©pine en malais).

Ce fruit a une saveur complexe. Au 19Ăš siĂšcle, l'explorateur britannique Alfred Russell Wallace affirmait qu'il s'agissait du fruit parfait pour la "douceur gluante" de sa pulpe, qui ressemble Ă  "une crĂšme riche, semblable Ă  du beurre, fortement aromatisĂ©e aux amandes [et entremĂȘlĂ©e d'odeurs de] crĂšme au fromage, de sauce aux oignons, de sherry brun et d'autres incongruitĂ©s".

Mais ce qui fait le plus dĂ©bat Ă  propos du durian est son odeur. D’ailleurs l’article prĂ©cise que “la façon dont le fruit et son arĂŽme sont prĂ©sentĂ©s en Occident est devenue un sujet de discorde majeur”. Un article paru dans le New York Times en 2020 va mĂȘme jusqu’à affirmer qu'il "pue la mort". A tel point que de nombreux asiatiques y voient tout simplement du racisme. Pour l'Ă©crivaine gastronomique Anna Sulan Masing, “vous pouvez Ă©crire que le durian n'est pas une saveur que vous aimez, comme vous pourriez le faire pour le roquefort. Et parler de la complexitĂ© de sa saveur. Mais c'est rarement fait comme ça. C'est plus souvent une excuse pour Ă©crire des choses subtilement racistes”. Elle prĂ©cise d’ailleurs que c'est une des raisons pour lesquelles la diaspora d'Asie du Sud-Est s'accroche au durian car “il y a un sentiment de rĂ©appropriation”.

Food Navigator, Avocado consumption climbs with plenty of headroom for growth ahead, says Rabobank, 01/06/2021

Un article déniché par Céline Laisney.

Selon un rapport de Rabobank, la consommation d'avocats aux États-Unis a atteint des record en dĂ©but d’annĂ©e grĂące Ă  la reprise de l’économie ainsi qu’une perception toujours positive de l’avocat en tant que super aliment Ă  la mode. Ainsi, les expĂ©ditions mensuelles d'avocats sur le marchĂ© amĂ©ricain en janvier 2021, ont enregistrĂ© une croissance en volume de 33 % par rapport Ă  janvier 2020.

La consommation d'avocats par habitant a augmentĂ© Ă  un taux de croissance annuel moyen de 8 % au cours de la derniĂšre dĂ©cennie. En 2010, la consommation d'avocats par habitant aux États-Unis Ă©tait d'environ 4 livres, en 2018 elle Ă©tait proche de 8,5 livres et Rabobank estime que ce chiffre pourrait dĂ©passer 11 livres par personne d'ici 2026.

Pour ceux qui veulent aller plus loin sur l’avocat, je vous invite Ă  lire cet article que nous avons co-Ă©crit avec CĂ©line Laisney dans l’édition 2021 du DĂ©mĂ©ter.


Kantar vient de publier la 9Ăš Ă©dition de son Ă©tude Brand Footprint. C’est l’occasion d’explorer les donnĂ©es afin de connaĂźtre les marques qui se sont le mieux vendues dans les diffĂ©rents pays en 2020.

En France, par exemple, le podium est occupé par Herta, Président et Fleury Michon, qui sont les seules à passer le cap des 200 millions d'euros d'achats annuels. Elles devancent Coca-Cola, Panzani, Cristaline, Harry's, Bonduelle, Pasquier et Elle & Vive, qui clÎture le top 10.

Les données sont accessibles ici.


Une initiative sympa découverte dans la newsletter Pomélo.

La marque Mi & Jo vend des purĂ©es pour bĂ©bĂ© prĂ©parĂ©es avec lĂ©gumes venant de chez Terroirs d'Avenir et des Ă©pices de chez Roellinger. A partir de 1,90 €. Livraison une fois par semaine Ă  Paris et proche banlieue.


Bon anniversaire Les 3 Chouettes ! Dans cette vidĂ©o les 2 co-fondatrices reviennent sur les 5 ans de l’entreprise.


C’est vrai que je me suis souvent fait la rĂ©flexion sur la taille des 2 portions annoncĂ©es

Une idée de gùteau à proposer aux concurrents du Meilleur Pùtissier

Une tourte bien expressive


Eat’s Business #21 | NestlĂ© pas bon pour la santĂ©, Yuka VS Charcuterie et la mafia des fruits de mer | avec la participation de l’avocat Juan-Carlos Zedjaoui, 08/06/2021


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O. Frey