đŸŒŸđŸ‡đŸ„ Eat's business đŸ•đŸ·đŸ§€ 2021-2

Bonjour Ă  toutes et Ă  tous, je vous propose cette newsletter dans laquelle vous trouverez quelques articles sur le monde de l’alimentaire qui m’ont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente. 

Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont : 

Bonne lecture et bonne semaine Ă  toutes et Ă  tous!

Pour celles et ceux d’entre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :


L’Usine Nouvelle, Trois clefs pour comprendre le rapprochement entre InVivo et Soufflet, 13/01/2021

C’est un coup de tonnerre dans le monde agricole et agroalimentaire française qui a eu lieu ce mercredi 13 janvier. L’union de coopĂ©ratives agricoles InVivo a annoncĂ© ĂȘtre entrĂ©e en nĂ©gociations exclusives pour acquĂ©rir le groupe familial Soufflet, qui cherchait un repreneur depuis plus de deux ans.

Avec un chiffre d’affaires de 4,866 milliards d'euros pour l'exercice 2018/2019, Soufflet, est un groupe cĂ©rĂ©alier spĂ©cialisĂ© dans la meunerie et le malt. Le groupe possĂšde notamment 27 malteries dans le monde et produit 2 280 000 tonnes de malt. Il est Ă©galement prĂ©sent dans la boulangerie industrielle avec Neuhauser et la marque BaguĂ©pi.

Avec cette acquisition, InVivo se renforcerait donc Ă  l’international grĂące Ă  l’activitĂ© nĂ©goce de Soufflet, mais le groupe diversifierait Ă©galement ses activitĂ©s avec l’ajout de nouvelles filiĂšres comme la meunerie, le malt et la boulangerie industrielle. L’ensemble InVivo/Soufflet pĂšserait ainsi 10 milliards d'euros de chiffre d’affaires et deviendrait ainsi le deuxiĂšme groupe agricole europĂ©en derriĂšre l'allemand BayWa. Le nouvel ensemble serait prĂ©sent dans plus de 30 pays, avec plus de 90 sites industriels, dont 59 en France. Il compterait 12 500 salariĂ©s dont 10 000 en France.

Les Echos, Quelle sera la premiĂšre cible du trio Zouari-Niel-Pigasse dans l'alimentation ?, 09/01/2021

Le trio s'est associĂ© fin 2020 et a lancĂ© 2MX, un « SPAC » (Special Purpose Acquisition Company) qui a levĂ© 300 millions d’euros et vise une grosse acquisition en 2021.

La future cible cochera au moins deux cases selon Les Echos : celle de l'alimentaire et celle du durable. Selon le journal, 2MX a un budget de 1,5 milliard Ă  2 milliards d'euros pour cette premiĂšre acquisition et pourrait donc s’offrir :

  • tout le groupe Casino dont la capitalisation boursiĂšre est infĂ©rieure Ă  trois milliards, ou l'une de ses pĂ©pites, du type Naturalia ou Monoprix

  • un spĂ©cialiste du bio, dont la plupart sont en difficultĂ© face Ă  la montĂ©e en puissance des distributeurs gĂ©nĂ©ralistes. Si Bio C Bon a dĂ©posĂ© le bilan et a Ă©tĂ© repris par Carrefour, La Vie Claire pourrait ĂȘtre une cible. 

  • enfin, d’aprĂšs un certain nombre d’observateurs, une cible tient la corde : le spĂ©cialiste des produits frais Grand Frais, qui appartient en partie Ă  des fonds d’investissement.

Les Echos, La plus grosse fortune chinoise bùtie sur l'eau minérale, 07/01/2021

Il est probablement moins connu que Jack Ma, mais Zhong Shanshan est devenu l'homme le plus riche de Chine en 2020. C’est notamment grĂące Ă  l'entrĂ©e en Bourse de ses deux entreprises, le groupe pharmaceutique Beijing Wantai Biological Pharmacy et Nongfu Spring, spĂ©cialiste des eaux minĂ©rales.

La capitalisation boursiĂšre de Nongfu Spring s'Ă©lĂšve dĂ©sormais Ă  32 milliards d'euros, soit presque autant que Danone. L’entreprise a Ă©tĂ© fondĂ©e en 1996 et, comme en Chine les nappes phrĂ©atiques et les cours d'eau sont polluĂ©s, l'eau du robinet n'est en gĂ©nĂ©ral pas potable. La voie Ă©tait donc toute tracĂ©e pour une entreprise proposant de l’eau en bouteille. Selon Jason Yu, spĂ©cialiste de l'industrie de la consommation en Chine, “le coup de gĂ©nie de Zhong Shanshan, c'est d'ĂȘtre parvenu Ă  associer une image de puretĂ© et de nature Ă  son produit. Il n'hĂ©site pas Ă  en vanter les vertus sur la santĂ©, encourageant mĂȘme les consommateurs Ă  s'en servir comme eau de cuisson”.

Nongfu Spring dĂ©tiendrait environ 27 % du marchĂ© de l’eau en bouteille en Chine et aucun de ses concurrents, y compris les marques occidentales comme Evian ou Fiji Water, ne possĂšde plus de 6,5 % du marchĂ©, selon Mintel. Nongfu Spring a Ă©galement lancĂ© une gamme de thĂ©s froids, de cafĂ©s et de jus de fruits et a mĂȘme commencĂ© Ă  vendre du yaourt vĂ©gĂ©tal. En 2019, son chiffre d'affaires a bondi de 17,3 % pour atteindre 24 milliards de yuans (3 milliards d'euros).

ZdNet, Faire entrer la cantine connectée sur son lieu de travail, une tendance de demain ?, 08/01/2021

Est ce que la cafĂ©tĂ©ria va ĂȘtre remplacĂ©e par des frigos connectĂ©s disposĂ©s dans les espaces communs des entreprises? Zdnet fait le point avec l’une des entreprises leaders de ce secteur : Popchef. Initialement positionnĂ©e sur la livraison de repas chez les particuliers sur Paris, Popchef a pivotĂ© fin 2017 Ă  cause de la forte concurrence dans ce secteur pour s’orienter vers la restauration collective d’entreprise.

Son offre est centrĂ©e sur un modĂšle de cantine digitale « flexible Â» et « modulaire Â», qui s'adapte plutĂŽt aux PME qu'aux grands groupes, chaque frigo connectĂ© pouvant contenir 50 repas. Chaque matin, le frigo connectĂ© est rempli avec les plats du jour. Popchef met Ă©galement en avant la qualitĂ© et la provenance des produits, ainsi que l'Ă©quilibre des repas, Ă©laborĂ©s avec un nutritionniste.

Avec le dĂ©veloppement du tĂ©lĂ©travail, Popchef a Ă©galement mis en place une offre de livraison suite Ă  des demandes de ses clients. Comme le prĂ©cise François de Fitte, le cofondateur, « nous livrons en dĂ©but de semaine des plats pour tous les jours tĂ©lĂ©travaillĂ©s de la semaine. Ce sont les mĂȘmes repas que sur site, mais ils sont conditionnĂ©s sous vide. »

Ouest France, Galettes bretonnes : pourquoi vous mangez souvent chinois sans le savoir, 07/01/2021

La Bretagne fait face Ă  une situation pour le moins paradoxale : alors qu’elle a longtemps Ă©tĂ© une grosse productrice de blĂ© noir, elle est contrainte depuis quelques annĂ©es d’en importer 70 % de Chine et dans une moindre mesure, des pays de l’Est (la Pologne en tĂȘte).

La rĂ©gion possĂšde pourtant une IGP «  blĂ© noir breton  » et 1 700 producteurs et 9 des 30 meuniers bretons produisent du blĂ© noir et de la farine IGP, selon un cahier des charges qui prĂ©voit notamment une culture sans produits phytosanitaires. En 2020, la Bretagne a produit 2 400 tonnes de farine de sarrasin IGP et 300 Ă  400 tonnes de farine de blĂ© non IGP. Mais cela suffit Ă  peine Ă  couvrir 20 Ă  25 % des besoins de la rĂ©gion estimĂ©s entre 25 000 et 30 000 tonnes par an.

Pourquoi une telle situation ? Comme souvent c’est une question de prix et de rĂ©munĂ©ration des producteurs. Le blĂ© noir IGP (conventionnel) se nĂ©gocie en effet Ă  840 € la tonne (le producteur ne perçoit que 700 €) et le bio Ă  1 000 € quand les blĂ©s noirs chinois ou polonais se nĂ©gocient entre 250 et 400 € la tonne.

Autre problĂšme : le flou de la rĂ©glementation française, qui n’oblige pas Ă  donner l’origine du produit et certains industriels importent donc du blĂ© noir et se contentent de mettre une BigoudĂšne, un drapeau breton ou un Triskell sur leur emballage.

Les Echos, Le végan, nouvelle folie des industriels, 11/01/2021

Un article complet sur le mouvement végan, qui a été lancé en 1944 en Grande-Bretagne par Donald Watson et ses conséquences sur certains marchés, notamment agroalimentaires.

Car le véganisme est une tendance de consommation que les industriels ne peuvent plus ignorer. Ainsi, selon les prévisions de Barclays, les ventes mondiales de produits à base de protéines végétales augmenteraient de 16 % par an et, en 2027, ce marché pÚsera 30 milliards d'euros.

Et tous les gros acteurs de l’agroalimentaire s’y intĂ©ressent. Unilever, qui a rachetĂ© The Vegetarian Butcher, a par exemple annoncĂ© qu’il visait 1 milliard d’euros de revenus d’ici 5 Ă  7 ans grĂące Ă  cette nouvelle offre.

Du cÎté des startups spécialisées dans les protéines végétales, les capitaux affluent également. Selon Meticulous Market Research, 750 millions de dollars ont été levés dans ce secteur en 2019.

En France, si les ventes de produits vĂ©gans progressent vite (+11 % en 2019, selon Xerfi) le marchĂ© reste encore modeste en valeur absolue (environ 400 millions d'euros). Toutefois, selon Guillaume Gachet, directeur marketing de Herta Le bon VĂ©gĂ©tal, « Le marchĂ© français a un gros potentiel et devrait connaĂźtre une croissance Ă  deux chiffres dans les annĂ©es Ă  venir ».

Le Figaro, Le succÚs des mini-supermarchés automatisés en SuÚde, 08/01/2021

Un article sur la maniĂšre dont la chaĂźne de supermarchĂ©s automatisĂ©s Lifvs a transformĂ© le monde rural suĂ©dois. En soi ce concept de magasin sans personnel n’est pas nouveau mais Lifvs se distingue sur deux points : ses mini-supermarchĂ©s peuvent ĂȘtre transportĂ©s par camion et posĂ©s n'importe oĂč et l’assortiment, qui comprend plus de 500 articles ne se limite pas aux snacks, surgelĂ©s et produits d'entretien mais propose Ă©galement des produits frais (lait, oeufs, fruits & lĂ©gumes, viande).

Dans un pays oĂč le nombre de supermarchĂ©s est passĂ© de 8500 en 1985 Ă  moins de 4000 aujourd’hui, les mini-supermarchĂ©s de Lifvs rĂ©pondent Ă  un vrai besoin dans les zones rurales. Car en SuĂšde, 30 % de la population vit encore dans des villes de moins de 10 000 habitants et, comme l’explique le fondateur, Daniel Lundh, « ce sont les communes, dans tout le pays, qui nous appellent Ă  l'aide. Â»

Ouest France, La framboise française en quĂȘte d’un rebond, 08/01/2021

Les ventes de framboises fraĂźches sont en croissance depuis une quinzaine d’annĂ©es dans l’hexagone : entre 2015 et 2019, les achats ont augmentĂ© de 9,4 % en volume (+ 10,8 % en valeur), selon une Ă©tude du Centre technique interprofessionnel des fruits et lĂ©gumes (CTIFL). Mais en 2019, seulement 13 % des framboises commercialisĂ©es Ă©taient d’origine France, contre 31 % dix ans plus tĂŽt. La production française a, en effet, Ă©tĂ© divisĂ©e par deux en 15-20 ans, passant de plus de 8 000 tonnes Ă  environ 4 000 tonnes. La France importe ainsi plus de 22 000 tonnes de framboises fraĂźches par an et s’approvisionne principalement en Espagne, au Portugal et au Maroc.

Les Echos, Les colas tricolores tentent un nouvel assaut des deux géants américains, 05/01/2021

Ils s’appellent Breizh Cola, Coq Cola, Paris Cola, Berry Cola â€Š et veulent tailler des croupiĂšres aux deux gĂ©ants des sodas.

En France, il s’agit d’un marchĂ© Ă©valuĂ© Ă  1 milliard d'euros. Mais, comme l’explique Xavier Terlet, de XTC ProtĂ©ines, « Coca-Cola est une rĂ©fĂ©rence absolue Ă  laquelle tout le monde se compare, qui est partout, avec des moyens considĂ©rables ».

Une trentaine de colas rĂ©gionaux se sont dĂ©jĂ  lancĂ©s dans l’aventure mais il n’en reste Ă  ce jour qu’une quinzaine qui sont encore commercialisĂ©s. Et parmi ceux-ci, seul Breizh Cola, avec ses 14,5 millions de litres produits par an et un chiffre d'affaires annuel de 24 millions d'euros a une prĂ©sence significative. La marque a d’ailleurs Ă©tĂ© reprise en 2020 par le groupe coopĂ©ratif Agrial, qui souhaite le proposer sur de nouveaux marchĂ©s, que ce soit en France ou en Europe.

Les Echos, Les recettes de LenĂŽtre pour traverser la crise sanitaire, 12/01/2021

Lenître, qui appartient au groupe Sodexo, s’en est plutît bien sorti en 2020.

Si Ă©videmment son activitĂ© traiteur a plongĂ© en 2020 (-77% sur l’annĂ©e), LenĂŽtre a pu compter sur ses activitĂ©s connexes pour limiter la casse. Ses boutiques (11 en France et 7 en franchise au Japon, en Chine, en Arabie Saoudite, au Koweit et en Allemagne) et son Ă©cole de cuisine, ont, en effet, mieux traversĂ© la crise sanitaire. Comme l’explique Olivier Voarick, le directeur gĂ©nĂ©ral, « Notre Ă©cole a Ă©tĂ© freinĂ©e par le premier confinement mais va afficher au final le mĂȘme chiffre d'affaires qu'avant le Covid. Quant Ă  nos boutiques, elles ont bien rĂ©sistĂ© avec un recul de 8 % sur l'exercice 2019-2020 terminĂ© fin aoĂ»t et mĂȘme une hausse de 2 % de septembre Ă  fin dĂ©cembre 2020 par rapport Ă  la mĂȘme pĂ©riode de 2019 ».

LenĂŽtre s’est Ă©galement appuyĂ© sur la forte croissance du e-commerce, qui est passĂ© de 2 Ă  10 % du chiffre d'affaires entre mars et dĂ©cembre. Pour y arriver, l’entreprise a notamment passĂ© des accords avec les marketplaces de livraison Deliveroo et Epicery, et octroyĂ© une licence pour ses plateaux-repas Ă  Popchef. 

Comme pour beaucoup, c’est la configuration mĂȘme de l’entreprise qui a changĂ©. PrĂ©-Covid, l’activitĂ© traiteur reprĂ©sentait 55 % du chiffre d'affaires LenĂŽtre contre 35 % pour les boutiques et 10 % pour l'Ă©cole et le restaurant PrĂ© Catelan. DĂ©sormais les boutiques et l'Ă©cole pĂšsent plus de 60 %.  


Vogue UK, How Food Photography Transformed The Humble Cookbook Into An Aspirational Entity, 31/12/2020

Un article intéressant pour les fans de livres de cuisine (dont je suis) qui analyse la maniÚre dont le développement de la photographie culinaire a fait évoluer les livres de cuisine.

Pour l'historienne de l'alimentation Polly Russell, la photo culinaire Ă©tait, jusque dans les annĂ©es 60, plus instructive que dĂ©corative et dominĂ©e des "images soignĂ©es et rĂ©gimentĂ©es" en sĂ©pia ou en noir et blanc. La bascule aurait eu lieu, selon l’article, en 1967, avec la sortie du livre de Robert Carrier “Great Dishes of the World”, dans lequel les assiettes sont "magnifiquement rendues, grĂące Ă  des photographes cĂ©lĂšbres".

Il semble que deux choses soient inextricables Ă  l'ascension de la photographie culinaire : la premiĂšre est la technologie et la seconde le consumĂ©risme, associĂ© aux mĂ©dias sociaux. Et comme le rĂ©sume bien l’article, les livres de cuisine sont passĂ©s de livres d'instruction et de textes Ă  ce qui ressemble “davantage Ă  une histoire de style de vie, les images sont devenues la raison de cuisiner, la raison de faire confiance Ă  l'auteur, presque autant que les mots”.

La Presse, Couche-Tard en discussion pour acquérir la chaßne française Carrefour, 12/01/2021

C’est une des grosses infos de la semaine : le groupe canadien Couche-Tard a confirmĂ© avoir initiĂ© des « discussions exploratoires » avec Carrefour.

Couche-Tard compte plus de 14 200 supĂ©rettes dans son rĂ©seau Ă  travers le monde, dont 9200 en AmĂ©rique du Nord. En Europe, son rĂ©seau de vente au dĂ©tail de 2700 magasins s’étend en Scandinavie, en Irlande, en Pologne, dans les pays baltes et en Russie. En vertu de contrats de licence, Couche-Tard exploite plus de 2200 magasins dans 15 autres pays et territoires (Hong Kong, Mexique, Vietnam, etc.).

Il faut dire que le groupe canadien pùse plus du double de Carrefour : sa capitalisation boursiùre est d’environ 29,7 milliards d’euros contre 12,6 milliards d’euros pour Carrefour.

Inkstone News, Remember Groupon? A new version is making waves in China, 12/01/2021

VoilĂ  un phĂ©nomĂšne qui est en train de prendre de plus en plus d’ampleur en Chine : les achats alimentaires groupĂ©s.

Comme partout dans le monde, la pandĂ©mie de Covid a fait grimper la proportion d’achats alimentaires en ligne Ă  des sommets en Chine. Mais, Ă  cette croissance du e-commerce, s’est greffĂ© en parallĂšle le dĂ©veloppement des achats groupĂ©s communautaires.

Le principe est simple : en quelques clics sur leur téléphone portable, les consommateurs peuvent commander des produits d'épicerie via des plateformes technologiques, qui les localisent pour ensuite regrouper et coordonner les commandes. Cela génÚre des achats en gros pour les principaux fournisseurs de produits alimentaires qui peuvent alors proposer des remises importantes, ce qui permet d'éviter les intermédiaires et les détaillants traditionnels. Les nouveaux acteurs de ce marché en pleine expansion se nomment Didi Chuxing, Meituan et Pinduoduo.

Mais Ă  la diffĂ©rence d’un simple grossiste, il y a ici un aspect communautaire qui fait toute la diffĂ©rence. En effet, les rĂ©sidents d’un quartier se regroupent et dĂ©signent un reprĂ©sentant pour acheter les articles au nom de la communautĂ©. Tout cela s’organise gĂ©nĂ©ralement via un groupe sur WeChat. Les commandes de chaque groupe sont ensuite livrĂ©es en vrac aux points de collecte pour que le reprĂ©sentant de la communautĂ© puisse les rĂ©cupĂ©rer, avant que les membres de la communautĂ© ne les collectent. Ce systĂšme permet ainsi de rĂ©duire les frais de livraison du dernier kilomĂštre.

Comme le rapporte un analyste, “l'achat groupĂ© communautaire complĂšte le commerce Ă©lectronique traditionnel, qui livre les consommateurs individuels Ă  partir d'un mĂȘme entrepĂŽt. Il amĂ©liore l'expĂ©rience d'achat, car les dĂ©taillants sont plus proches du consommateur, et il permet d'Ă©conomiser sur les coĂ»ts logistiques car les chefs de groupe sont responsables de la livraison aux consommateurs individuels”.


France 2, Alimentation : la victoire du camembert normand, 07/01/2021

Alors que depuis le 1er janvier, il est interdit de mentionner "fabriquĂ© en Normandie" sur les camemberts, France 2 a rendu visite Ă  une fromagerie qui fabrique le traditionnel camembert de Normandie.

France 2, Emission Infrarouge sur le thùme “Une vraie boucherie”, 12/01/2021

Un documentaire consacrĂ© au quotidien d’un mĂ©tier qui est de plus en plus dĂ©criĂ©.

La viande est aujourd'hui devenue une matiÚre sensible. Ceux qui la travaillent et la mettent en vitrine subissent parfois le rejet du public. Réchauffement climatique, maltraitance animale : les bouchers doivent se réinventer. Patrons ou apprentis, hommes ou femmes se racontent derriÚre le billot, à l'école, ou devant la clientÚle.

Le replay est disponible jusqu’au 11.03.21.

France 24, Cuisine française : aux origines de la gastronomie, 12/01/2021

L’émission "C'est en France" revient cette semaine sur l'histoire du "gaster nomos", soit "l’art de rĂ©gler l’estomac, dont les ingrĂ©dients principaux ont toujours Ă©tĂ© le pouvoir, et une certaine influence Ă©trangĂšre. Entre l'art de la diplomatie et le besoin de transmission de notre hĂ©ritage, la gastronomie est bien plus que de la simple cuisine.


Le ministĂšre de l’Agriculture a lancĂ©, en collaboration avec les Chambres d’agriculture, la plateforme nationale fraisetlocal.fr, qui recense plus de 8 000 exploitations agricoles et points de vente permettant de se fournir directement en produits fermiers.


Les Echos nous apprenaient mi-décembre que Coca-Cola va, à son tour, se lancer dans les hard-seltzer avec le lancement de la marque Topo-Chico sur le marché français en avril prochain.

Dans les biscuits, selon un article de BFM, Ferrero lance ce mois-ci sa nouvelle gamme CereAlé en France. Il faut dire que le groupe, qui est entré sur ce marché en 2016, pÚse déjà 10% de ce marché et vise désormais les 15% d'ici trois ans.

Aux Etats-Unis, selon CNBC, Chobani veut relancer ses yaourts grecs et va donc lancer Chobani Probiotic, une gamme enrichie en probiotiques. Il faut dire que les ventes de yaourts enrichis en probiotiques sont en croissance de 6,6% Ă  fin novembre 2020, pour un montant de 2,07 milliards de dollars.

Probiotiques toujours, le site Dairyfoods nous apprend que le groupe Bel va lancer aux Etats-Unis en fĂ©vrier prochain, une version enrichie de son produit star qui s’intitulera Babybel Plus+ Probiotic.

Enfin, The Verge nous présente ColdSnap, un nouvel Nespresso-like mais cette fois-ci pour les crÚmes glacées.


Le pîle recherche de l’Institut Paul Bocuse cherche un(e) doctorant(e) pour travailler sur les rapport entre la gastronomie et la diplomatie

Parce qu’il est parfois difficile d’ĂȘtre un Ă©tranger en France


Business of Bouffe #32 | Steve et Jonathan Dolfi – À la Mùre de Famille, Stohrer, 10/01/2021

https://businessofbouffe.com/podcast/business-of-bouffe-32-steve-et-jonathan-dolfi-a-la-mere-de-famille-stohrer

Eat’s Business #1 | Vins et spiritueux sans alcool, pain au chocolat vs chocolatine et l’intelligence artificielle appliquĂ©e Ă  la gastronomie, 12/01/2021

https://businessofbouffe.com/podcast/eats-business-1-vins-sans-alcool-pain-au-chocolat-chocolatine-intelligence-artificielle-gastronomie

À CĂŽtĂ© De La Plaque #15 | Pierre Gagnaire – Cuisinier inouĂŻ, grand nostalgique de l’existence et sublime joueur du verbe, 14/01/2021

https://businessofbouffe.com/podcast/a-cote-de-la-plaque-15-pierre-gagnaire-cuisinier-inoui-grand-nostalgique-de-lexistence-et-sublime-joueur-du-verbe


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O. Frey