đŸŒŸđŸ‡đŸ„ Eat's business đŸ•đŸ·đŸ§€ 2021-19

Bonjour Ă  toutes et Ă  tous, je vous propose cette newsletter dans laquelle vous trouverez quelques articles sur le monde de l’alimentaire qui m’ont semblĂ© intĂ©ressants dans la semaine prĂ©cĂ©dente. 

Pour ceux qui veulent la formule ristretto, les 3 articles que je vous conseille de lire en prioritĂ© cette semaine sont : 

Bonne lecture et bonne semaine Ă  toutes et Ă  tous!

Pour celles et ceux d’entre vous qui ont plus de temps pour la formule lungo :


Les Echos, Comment les cavistes répondent aux nouvelles attentes des amateurs de vin, 07/05/2021

Alors que la pandĂ©mie a bouleversĂ© nos habitudes de consommation, Les Echos se sont intĂ©ressĂ©s Ă  la maniĂšre donc les cavistes se sont adaptĂ©s Ă  ces nouvelles tendances. DĂ©sormais, il n’est plus rare de se faire livrer une bouteille de vin ou de spiritueux ou alors de la commander en click and collect.

Les cavistes se sont donc adaptĂ©s en misant sur le numĂ©rique. C’est ce que confirme les chiffres fournis par Epicery, qui a vu le nombre de cavistes prĂ©sents sur la plateforme multipliĂ© par 2,5 entre 2019 et 2020 pour un chiffre d’affaires qui a, quant Ă  lui, Ă©tĂ© multipliĂ© par 10.

De son cĂŽtĂ© le rĂ©seau de cavistes Nysa, qui compte une soixantaine de magasins, a lancĂ© son site internet et propose la livraison partout en France et en trente minutes Ă  une heure dans Paris. Chez Nicolas, la hausse de chiffre d'affaires est montĂ©e jusqu'Ă  30 % sur les premiers mois de 2021, ce que l’enseigne explique par une hausse de la frĂ©quentation mais Ă©galement par une hausse du panier moyen, qui est passĂ© de 30-35 euros Ă  40 euros. 

Comme l’explique l’article, l’objectif est d’amĂ©liorer l’omnicanalitĂ© afin de “trouver les bonnes formules pour articuler ventes en boutique et en ligne”.

Le Point, Viande rouge et environnement : pour en finir avec les contre-vĂ©ritĂ©s, 12/05/2021

Une tribune Ă©crite par les quatre principaux syndicats des Ă©leveurs de bovins viande.

Ils y dĂ©noncent notamment “des contre-vĂ©ritĂ©s sur les empreintes Ă©cologiques de nos productions, fondĂ©es sur des donnĂ©es issues de la mĂ©thode d'analyse de cycle de vie, ACV, conçue Ă  l'origine pour l'industrie.”

Selon eux, “ces 12,5 millions d'hectares de prairies (20 % du territoire) et les haies qui les entourent jouent un rĂŽle essentiel dans l'Ă©quilibre des rotations de culture, dans la prĂ©servation de la qualitĂ© de l'eau et des sols et comme zone refuge pour la biodiversitĂ©â€ et ainsi, “il ne peut y avoir d'agriculture durable sans Ă©levage.”

Ils demandent Ă  ce que soient Ă©laborĂ©es “des mĂ©thodes d'Ă©valuation qui permettent une information fiable des consommateurs afin de privilĂ©gier pour demain des modes de consommation et de production plus durables et plus vertueux”.

Cette semaine c’était la Semaine de l’Agriculture (qui remplace le Salon de l’Agriculture qui n'a pas eu lieu cette annĂ©e) donc vous trouverez ci-dessous une sĂ©lection parmi la multitude d’articles sortis ces derniers jours.

Pour L’Eco, Les agriculteurs gagnent-ils vraiment 350 € par mois ? Pas vraiment, 17/05/2021

Un article trĂšs intĂ©ressant qui Ă©tudie le revenu rĂ©el des agriculteurs et agricultrices. Alors que l’on parle souvent de ce chiffre de 350 euros de revenus par mois qu’en est-il vraiment?

L’article rappelle pour commencer que ce chiffre a Ă©tĂ© donnĂ© par la MSA (mutualitĂ© sociale agricole, la sĂ©curitĂ© sociale des agriculteurs) et porte sur des donnĂ©es de 2016. A l’époque, la MSA prĂ©cisait que « 30 % des exploitants auraient un revenu infĂ©rieur Ă  350 € par mois Â».

PremiĂšrement, l’article prĂ©cise que ce chiffre de 350 euros correspond au revenu fiscal et social de l’agriculteur(trice), Ă  savoir celui Ă  partir duquel sont calculĂ©es les cotisations dont il doit s’acquitter. DeuxiĂšmement, ces 350 euros se basent sur un revenu comptable mĂ©langeant coĂ»ts rĂ©els et coĂ»ts standards.

Enfin, un expert comptable met en avant le fait qu’“il ne faut pas confondre prĂ©lĂšvement privĂ©, correspondant Ă  ce que se verse l’agriculteur pour vivre, et revenu de l’exploitation”

Le Point, La France peut-elle reconquĂ©rir sa souverainetĂ© alimentaire ?, 18/05/2021

La souveraineté alimentaire est LE sujet dont tout le monde parle en ce moment et cet article du Point résume bien le problÚme.

L’article nous apprend que les Ă©changes agricoles de la France ont rapportĂ© l'an dernier 6,3 milliards mais que ce bĂ©nĂ©fice a Ă©tĂ© divisĂ© par deux en sept ans. Par ailleurs, nous importons 60 % des fruits que nous consommons, 40 % des lĂ©gumes et ce n’est pas mieux au niveau de la viande, avec plus d'un tiers des volailles qui sont importĂ©es (contre 13 % en 2000). De mĂȘme, 85 % des produits aquacoles que nous consommons (pĂȘche et aquaculture confondues) viennent de l’étranger.

L’article avance plusieurs explications Ă  cette baisse de l’indĂ©pendance alimentaire de la France :

  • des charges sociales plus Ă©levĂ©es

  • une surrĂ©glementation systĂ©matique en matiĂšre environnementale

  • des faiblesses structurelles de filiĂšres mal organisĂ©es


D’autres articles sur l’agriculture à consulter pour celles et ceux qui veulent aller plus loin :

Le Monde, AllĂŽ, allĂŽ, Monsieur l’agriculteur : quand les paysans communiquent en ligne, 13/05/2021

RTL, Agriculture : la souveraineté alimentaire de la France est-elle en danger ?, 13/05/2021

L’Opinion, SouverainetĂ© alimentaire: une rĂ©flexion politique qui doit aller bien au-delĂ  des fermes, 18/05/2021

LibĂ©ration, Eau de luxe : l’amer Ă  boire, 18/05/2021

L’article s’intĂ©resse Ă  un segment de niche mais qui est en forte croissance. 

Eau de mer puisĂ©e Ă  plus de 300 mĂštres de profondeur au large des cĂŽtes bretonnes, eau prĂ©levĂ©e dans des icebergs de l’Atlantique Nord
 ces eaux vantĂ©es comme Ă©tant « pures Â» sont vendues dans des bouteilles en verre Ă  la maniĂšre d’un grand cru classĂ©. 

Elles s’appellent BreezeOdeepBerg ou encore Antipodes Water et se vendent jusqu’à 10 fois plus cher que les eaux classiques (certaines vont jusqu’à 10,50 € pour une bouteille de 75cl, voire mĂȘme 69€ pour Bling H20). Comme le prĂ©cise l’article, ces eaux « autrefois rĂ©servĂ©es aux rayons confidentiels de quelques Ă©piceries bio Â» sont dĂ©sormais disponibles dans beaucoup de super et hypermarchĂ©s. 

Mais, comme le rappelle l’article, la dĂ©finition d’une « eau pure Â» est « floue Â» car « au sens chimique une eau pure est une eau dĂ©minĂ©ralisĂ©e, donc impropre Ă  la consommation Â». Pour la chercheuse Agathe Euzen, la puretĂ© revendiquĂ©e par ces eaux se rapprocherait de la dĂ©finition de Brillat-Savarin, Ă  savoir « la transparence, l’absence de goĂ»t et la neutralitĂ© Â». Et pour justifier leur positionnement luxe, ces marques d’eau jouent sur « l’esthĂ©tique de la raretĂ© Â».

Evidemment ces eaux ont un bilan carbone parfois peu flatteur et certaines pratiques posent question, notamment le fait qu’au Canada des chasseurs tirent sur les icebergs pour en extraire l’eau.

Le Parisien, Gaspillage alimentaire : en France, 5,5 millions de tonnes de nourriture jetĂ©es par an, bonnet d’ñne pour les jeunes, 13/05/2021

Les rĂ©sultats d’un sondage de l’institut OpinionWay pour le compte SmartWay (ex-ZĂ©ro-GĂąchis) sont assez accablants.

Commençons par les bonnes nouvelles :

  • 94 % des personnes interrogĂ©es affirment faire attention au gaspillage alimentaire

  • 50% pratiquent au moins 5 gestes antigaspillage au quotidien

  • 60% pratiquent le tri des produits dans le frigidaire en fonction des dates limites de consommation, 56% congĂšlent des produits frais dĂšs l’achat et 51% cuisinent de plus petites quantitĂ©s

Mais du cÎté des mauvaises nouvelles :

  • les Français jettent chaque annĂ©e 5,5 millions de tonnes de nourriture, soit “de quoi nourrir 10 millions de personnes”

  • 50% confient jeter au moins un type de produits (pain, lĂ©gumes, produits laitiers
) tous les mois et 25% au moins 5 types de produits

  • les 18-24 ans jettent 2 Ă  3 fois plus que les 65 ans et plus, tout type de produits confondus 

Pour ceux qui veulent aller voir les résultats du sondage en détail, cela se passe ici.

Les Echos, Le prosecco, un succÚs made in Italy porté par le Spritz, 12/05/2021

Comme l’explique l’article, la production de prosecco a augmentĂ© de 75 % depuis 2000 et ce vin pĂ©tillant italien est dĂ©sormais sur les cartes de trĂšs nombreux bars de New York Ă  Londres en passant par Paris.

En 2020, l’Italie a ainsi produit 500 millions de bouteilles de prosecco, ce qui Ă©quivaut Ă  environ le double de la production de champagne plus haut de gamme. Cette production pesait environ 2,4 milliards d'euros avant la pandĂ©mie de Covid-19 et environ 78 % Ă©tait exportĂ©, principalement vers l'Europe (70 % des exportations) et les Etats-Unis (24 %). 

L’article nous apprend que le prosecco est produit dans le nord-est de l’Italie sur 44 000 hectares dans le Frioul et en VĂ©nĂ©tie. Sa dĂ©mocratisation en grande distribution s’est faite suite Ă  l'obtention, en 1969, du statut de DOC ( « Denominazione di Origine Controllata »). S’en sont suivis une montĂ©e en gamme et le dĂ©veloppement des exportations.

Selon l’article, le succùs du prosecco s’explique par une combinaison de deux facteurs :

  • Son coĂ»t : de 3,50 euros Ă  25 euros pour le trĂšs haut de gamme, avec une grande majoritĂ© des bouteilles qui se vendent de 8 Ă  12 euros (Ă  comparer Ă  20 euros pour le champagne).

  • Son mode de consommation : Ă  la diffĂ©rence du champagne, le prosecco se boit aussi bien pour une cĂ©lĂ©bration importante que pour un simple apĂ©ritif, notamment sous forme de Spritz, dont le succĂšs ne se dĂ©ment plus depuis quelques annĂ©es.

Le Parisien, Île-de-France : la livraison de repas « Ă©thique et sociale » de Delivreetic, 18/05/2021

Le Parisien nous prĂ©sente un nouveau venu sur le crĂ©neau de la livraison de repas Ă  domicile : Delivreetic. Il s’agit d’une plateforme de livraison qui se veut « plus sociale et Ă©thique Â» et qui est disponible depuis le 15 mai dernier en Ile-de-France.

Et le positionnement de cette appli est allĂ©chant pour tous les restaurateurs : « 0 % de commission pour les restaurateurs Â». A la place, les trois fondateurs de l’appli ont mis en place un coĂ»t fixe de 99 centimes, qui est facturĂ© Ă  la fois au restaurateur et au client, pour la mise en relation. 

Delivreetic met Ă©galement en avant le traitement des livreurs et veille notamment Ă  ce que chacun d’eux soit assurĂ©.

Le Figaro, Lactalis survole la crise et talonne Danone, 19/05/2021 + Les Echos, Lactalis anticipe un prix du lait au plus haut en France en 2021, 19/05/2021

Le groupe laitier Lactalis a annoncĂ© ce mardi que son chiffre d’affaires a augmentĂ© de 6% en 2020, portant le total Ă  21,1 milliards d’euros. Selon Les Echos, le rĂ©sultat courant du groupe s'est maintenu Ă  1,2 milliard et le rĂ©sultat net ressort Ă  427 millions d'euros. Comme l’a prĂ©cisĂ© Emmanuel Besnier, le PDG du groupe, « nous ne sommes pas, Ă  2 %, une industrie Ă  forte marge mais nous sommes dans la moyenne du secteur ».

Et, comme le rappelle l’article du Figaro, ce chiffre d’affaires annoncĂ© ne tient pas compte des rĂ©centes acquisitions rĂ©alisĂ©es par le groupe, comme les fromages amĂ©ricains de Kraft-Heinz ou encore le rachat de Leerdammer qui devrait ajouter encore 2,5 milliards d’euros et ferait passer Lactalis devant Danone.

Lactalis a grossi en misant sur la croissance externe (100 entreprises acquises en 10 ans) et la progression de son chiffre d’affaires a Ă©tĂ© beaucoup plus rapide que celle de Danone. Ainsi, il y a dix ans Lactalis pesait 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires contre 17 milliards d’euros pour Danone. Et l’article du Figaro prĂ©cise que, contrairement Ă  Danone, Lactalis est moins dĂ©pendant des clients de la restauration hors foyer (ils reprĂ©sentent entre 10 et 15% de son chiffre d’affaires).

Enfin, comme le prĂ©cise l’article des Echos, Lactalis anticipe « une hausse significative » des cours mondiaux du lait cette annĂ©e grĂące Ă  une bonne demande.


Bloomberg, Coffee Without Beans? A Startup Brews a New Cup of Joe, 12/05/2021

AprĂšs la “viande sans viande” ou le “lait sans lait” voici dĂ©sormais le “cafĂ© sans cafĂ©â€.

L’article s’intĂ©resse Ă  une startup FoodTech amĂ©ricaine qui se nomme Atomo Coffee qui produit un cafĂ© qui est fabriquĂ© Ă  partir d'ingrĂ©dients recyclĂ©s, comme les enveloppes de graines de tournesol et les graines de pastĂšque, qui subissent un processus chimique brevetĂ© pour produire des molĂ©cules qui imitent la saveur et la sensation en bouche du vrai cafĂ©. Le marc qui en rĂ©sulte est infusĂ© comme une tasse de cafĂ© ordinaire et la boisson obtenue contient mĂȘme de la cafĂ©ine.

L'industrie du café pÚse environ 100 milliards de dollars par an mais est l'une des plus vulnérables au changement climatique. Nous en parlions il y a quelques semaines, au cours des sept prochaines décennies, l'arabica risque de perdre au moins 50 % de sa zone de production, selon un rapport publié en 2019 par des scientifiques des Royal Botanic Gardens de Kew, en Grande-Bretagne.

AprĂšs plus de deux ans de dĂ©veloppement, Atomo Coffee va enfin lancer son cafĂ© cette annĂ©e avec dans un premier temps des canettes de cold brew. À terme, l’entreprise prĂ©voit d'Ă©tendre sa gamme avec des cafĂ©s instantanĂ©s, des cafĂ©s moulus et des cafĂ©s en grains. L’un des co-fondateurs d’Atomo Coffee prĂ©sente d’ailleurs son entreprise comme “la Tesla du cafĂ©â€.

Et l’entreprise compte sur une subtilitĂ© juridique. En effet, l’article nous apprend que, contrairement Ă  la viande et aux produits laitiers, le terme “cafĂ©â€ n'a pas de standard d'identitĂ© rĂ©glementĂ©e par la Food and Drug Administration (l’équivalent amĂ©ricain de notre Agence Française de SĂ©curitĂ© Sanitaires des Produits de SantĂ©). En somme, cela signifie qu’une boisson peut s’appeler “cafĂ©â€ sans avoir Ă  provenir d'un lieu particulier, ni mĂȘme d'une plante particuliĂšre.

Atomo Coffee a déjà levé environ 11,5 millions de dollars en deux tours de financement depuis 2019.

Buzzfeed, The Rise Of The Appuccino: How TikTok Is Changing Starbucks, 14/05/2021

L’article est inspirĂ© d’un tweet publiĂ© dĂ©but mai avec une photo d’une commande Starbucks d’une boisson contenant pas moins de 13 personnalisations.

L’article explique au prĂ©alable que l’appli Starbucks pĂšse de plus en plus dans le chiffre d’affaires du groupe. Selon un rĂ©cent rapport de Starbucks, 26 % des commandes passĂ©es entre janvier et mars 2021 l'ont Ă©tĂ© par l'intermĂ©diaire de l'application mobile, contre 18 % l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente. De plus, l’article prĂ©cise que lorsque vous commandez via l'application Starbucks, l'ajout de personnalisations est facile et presque encouragĂ©. C’est ce que l’article nomme “l'Ăšre de l'Appuccino”.

Mais le vĂ©ritable contributeur de la montĂ©e en puissance de l’Appucino est Ă  trouver du cĂŽtĂ© des rĂ©seaux sociaux, et plus particuliĂšrement chez TikTok. En effet, sur ce dernier les suggestions de boissons personnalisĂ©es deviennent virales et des influenceurs de Starbucks (et mĂȘme des employĂ©s) y montrent les boissons qu'ils prĂ©parent. D’une part il s’agit du rĂ©seau star des adolescents mais, comme le prĂ©cise l’article, contrairement aux adultes qui ont tendance Ă  conserver la mĂȘme commande de cafĂ© pendant des dĂ©cennies, les adolescents expĂ©rimentent de nouveaux goĂ»ts et de nouvelles commandes.

Et l'effet TikTok sur les commandes Starbucks est loin d’ĂȘtre insignifiant. Ainsi, un barista Ă  Nashua, dans le New Hampshire, a racontĂ© Ă  BuzzFeed News que l'Ă©tĂ© dernier une boisson Ă©tait devenue virale sur TikTok et s’est mise Ă  reprĂ©senter jusqu’à 20% des boissons qu'il prĂ©parait pendant le service de l'aprĂšs-midi.

Et bien Ă©videmment l'Appuccino a ses propres influenceurs sur TikTok. Allez donc voir le profil de Anna Sitar, qui compte pas moins de 9,2 millions d’abonnĂ©s.

Financial Times, Gastronomes look beyond pandemic to a revolution in French fine-dining, 14/05/2021

Le Financial Times s’intĂ©resse Ă  la rĂ©ouvertures des restaurants trois Ă©toiles français.

Comme le rĂ©sume l’article, “Ces temples de la gastronomie française ont longtemps attirĂ© les touristes Ă©trangers fortunĂ©s, qui n'hĂ©sitent pas Ă  payer plus de 1 000 euros pour un repas en tĂȘte-Ă -tĂȘte, tant qu’ils peuvent dĂ©couvrir l'art de vivre Ă  la française.”

Mais avec la pandĂ©mie ces clients ne devraient pas revenir avant un certain temps. Pour ces restaurants le dĂ©fi est donc double : attirer les locaux et retenir les employĂ©s, dont bon nombre ont quittĂ© le secteur pour se rĂ©orienter. Car, comme le rĂ©sume Joerg Zipprick, cofondateur de La Liste, “la pandĂ©mie a rĂ©vĂ©lĂ© que le modĂšle Ă©conomique des restaurants haut de gamme en France ne fonctionne tout simplement pas sans les touristes”.

Pour illustrer son propos, le journal est allĂ© interviewer Yannick AlĂ©no. Ce dernier affirme "J'ai trois ans de lutte devant moi" et prĂ©cise que la moitiĂ© des 4 millions d'euros de rĂ©serves de trĂ©sorerie du groupe a Ă©tĂ© dĂ©pensĂ©e lors de la crise sanitaire. Selon lui, “il y aura beaucoup de victimes” parmi les restaurants trois Ă©toiles. Il faut dire qu’avant la pandĂ©mie son restaurant phare gĂ©nĂ©rait plus des 3/4 de son chiffre d'affaires avec des clients Ă©trangers, principalement d'Asie et des États-Unis. Et donc comme leur retour est peu probable avant quelques mois les portes de son restaurant resteront fermĂ©es jusqu'en septembre.

Selon Yannick AlĂ©no, une des solutions pour les trois Ă©toiles serait de “chercher Ă  personnaliser les expĂ©riences en discutant au prĂ©alable avec les clients de l'occasion de leur dĂźner, des invitĂ©s et de leurs goĂ»ts”. Ainsi, cette approche en mode "service de conciergerie" permettrait de mieux planifier les menus, ce qui amĂ©liorerait l'expĂ©rience du client et les finances du restaurant qui pourrait commander des quantitĂ©s plus prĂ©cises de chaque produit.

Financial Times, The 50 greatest food stores in the world, 19/05/21

Le Financial Times publie un article qui va plaire Ă  tous les amateurs de bonne chĂšre qui ont prĂ©vu de voyager Ă  l’étranger dans les prochains mois. L’article compile en effet les “50 meilleurs magasins d’alimentation du monde”.

De New York Ă  Beyrouth en passant par Rome, Berlin ou Istanbul vous saurez oĂč chercher le meilleur bagel, le meilleur fromage ou encore la meilleure saucisse lors de votre prochain voyage.

A noter qu’il y a deux magasins parisiens dans la sĂ©lection :

Et si vous aussi vous avez des adresses de ce type Ă  partager n’hĂ©sitez pas Ă  m’en parler par mail.


A l’occasion de la semaine de l’agriculture, BVA, le CrĂ©dit agricole et #AgriDemain ont rĂ©alisĂ© une enquĂȘte pour faire le point sur l’image des agriculteurs auprĂšs des Français et la maniĂšre dont celle-ci a Ă©voluĂ© depuis la derniĂšre enquĂȘte de 2015.

Parmi les résultats :

  • 71% des Français ont une trĂšs bonne opinion de l’agriculture (contre 59% il y a 6 ans).

  • 77% reconnaissent que les agriculteurs ont jouĂ© un rĂŽle plutĂŽt ou tout Ă  fait essentiel pendant la crise du Covid

  • MĂȘme s’ils imaginent plutĂŽt bien connaĂźtre le mĂ©tier d’agriculteur, 59% des Français ont toujours le sentiment de ne pas connaĂźtre les modes de productions vĂ©gĂ©tales ni les conditions dans lesquelles les animaux sont Ă©levĂ©s pour 50%

  • si on leur en donnait l’occasion, 9 Français sur 10 aimeraient pouvoir Ă©changer avec des agriculteurs

Autre fait intĂ©ressant, 78% prĂ©fĂšreraient des produits alimentaires non Bio mais issus du local plutĂŽt que des produits Bio importĂ©s.

L’étude en dĂ©tail est disponible ici.


Food Karma #4 | Sandra Salmandjee alias Sanjee – Fondatrice de Bollywood Kitchen | Le bonheur de cuisiner indien, 13/05/2021

Eat’s Business #18 | Boom des alternatives vĂ©gĂ©tales au lait, commerce Ă©quitable français et appĂ©tit pour le pain de mie | avec la participation de Guillaume Millet – PlantBased Global Director chez Danone, 18/05/2021

Sur le Champ #BONUS | Solution clef en main pour la fabrication de produits Ă  la ferme | JĂ©rĂŽme Huguet – La ferme des Bergeronnettes x NĂ© d’une seule ferme, 19/05/2021


C’est tout pour aujourd’hui.

Si vous apprĂ©ciez cette newsletter n’hĂ©sitez pas Ă  la partager.

Et si vous voulez vous pouvez mĂȘme me payer un cafĂ© ;-)

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A la semaine prochaine!

O. Frey